L’Etat français champion du monde du racket fiscal

Au XIVe siècle le paiement des impôts, excepté les contributions exceptionnelles consenties pour la guerre, était regardé comme un déshonneur, une honte réservée aux pays conquis, le signe visible de l’esclavage

Simone Weil, L’enracinement

 

Dans un silence assourdissant et quasi unanime, la France vient de décrocher une victoire mondiale sur laquelle l’Etat se montre très discret. Eurostat, l’équivalent européen de l’INSEE, l’affirme sans conteste : L’Etat français bat tous les records de prélèvements fiscaux et sociaux.

Il faut dire que nous avons des experts à la tête de l’Etat qui ont travaillé jour et nuit pour décrocher cette victoire. Le président Macron n’a pas chômé depuis son arrivée à l’Elysée il y a huit mois. Le cabinet d’audit Ernst&Young a relevé dans la loi Finances 2018 et les lois de finances rectificatives 2017 pas moins de 8 nouveaux prélèvements : un par mois.

Hollande avait fait mieux que Sarkozy et Macron s’inscrit dans les pas de son prédécesseur en matière de pression fiscale. Si la continuité de l’Etat est assurée en un domaine, c’est bien celui de l’impôt.

A côté des annonces tonitruantes concernant la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages ou encore la disparition de l’impôt sur la Fortune (ISF), Bercy a très vite concocté de nouvelles formules pour taxer les Français. Par exemple, l’ISF a immédiatement été remplacée par l’impôt sur la fortune immobilière : cas d’école de la technique Macron-Philippe.

Les prestidigitateurs au pouvoir enchaînent les tours pour faire accroire au changement et masquer des prélèvements toujours plus élevés. En sus, l’Etat se décharge de ses compétences et des frais attenants sur les collectivités locales, tout en réduisant son enveloppe des dotations générale de fonctionnement aux communes (30 milliards d’euros en moins sur les cinq dernières années). Résultat mathématique dans la plupart des cas, les impôts locaux augmentent aussi.

Exemple : l’Etat transfert la prévention des risques d’inondations aux collectivités mais ne fournit aucune aide au financement. Il y a 8000 kilomètres de digues à construire sans un sou vaillant à cet effet, alors que le chantier prévisionnel se chiffre dizaines de milliards. Résultat, une nouvelle taxe apparaît connue sous le nom de GeMAPI.

Exception notable, seule la ville d’Orange parvient à baisser ses taxes grâce à son désendettement total et à sa libération de l’usure depuis 2 ans : un modèle dont l’Etat devrait s’inspirer. Il n’en est rien.

Non content d’appauvrir sa population et ses corps intermédiaires par une imposition délirante, L’Etat ne semble pas prêt de revenir sur son train de vie, ni de réduire son déficit. Le scandale des privilèges des fonctionnaires de l’Assemblée nationale et du Sénat et de leurs logements de fonctions luxueux en plein Paris est l’un des exemples prosaïques de cette déconnexion entre le pays légal et le pays réel. L’enquête sur la caste des hauts fonctionnaires de Vincent Jauvert révèle les conflits d’intérêts, les rémunérations secrètes et le mélange des genres qui ont cours dans les plus hautes instances de l’Etat. Où que le regard du contribuable se porte, Caisse des Dépôts, Elysée, Bercy, Conseil d’Etat… partout règne la prévarication en bande organisée.

Si encore l’argent public permettait de défendre les Français et la souveraineté nationale… Or, l’Etat a malheureusement vendu depuis longtemps ses pouvoirs régaliens aux instances mondialistes et aux multinationales.

Il est grand temps de chasser les menteurs, les spoliateurs et les voleurs pour rendre aux Français leurs libertés et leur prospérité !

Les djihadistes ont-ils des droits supérieurs à la sécurité des Français ?

Le problème du terrorisme islamiste dans notre société contemporaine s’apparente à l’exemple du cancer dans un organisme encore sain. Petit à petit, les cellules cancéreuses gangrènent le corps humain, comme l’islamisme disloque notre corps national. Cela se fait de manière insidieuse mais malheureusement pas moins redoutable.

Vouloir rapatrier les djihadistes pour les juger en France, c’est reconnaître que leurs prétendus droits à la défense sont supérieurs aux droits à la sécurité des citoyens. C’est déifier les Droits de l’Homme à la place du devoir de la cité vis-à-vis de son peuple. Face à cette terrible maladie de l’angélisme et de la médecine douce, voire de l’incantation, s’inquiéter des traitements que peuvent infliger aux terroristes les pays qui les ont arrêtés, confine à la maladie mentale, doublée de pulsions suicidaires. Alors que l’actualité le prouve, nous sommes incapables de faire respecter l’ordre et la loi dans nos prisons, et voici que nous voulons, sur ce dossier, donner des leçons au reste du monde ? Prétendre vouloir rapatrier les djihadistes pour les juger, c’est un signe explicite que notre démocratie est malade et qu’elle mourra si elle est incapable de se défendre. Attribuer des droits à la défense des terroristes, qui ne sont en rien des victimes, c’est travailler à promouvoir la victoire du mal.

Notre-Dame-des-Landes : chronique de la fin de l’Etat de droit

L’abandon officiel par le gouvernement Macron-Philippe du projet d’aéroport Nantes-Métropole à Notre-Dame-des-Landes n’est qu’un nouveau chapitre de l’histoire d’un autre abandon, celui de l’Etat de droit. L’Etat par la parole du Premier ministre n’a pas tenu compte dans sa décision de la parole du peuple, lequel s’était prononcé le 26 juin 2016 pour le maintien du projet en Loire-Atlantique.

L’Etat n’a pas simplement bafoué le principe de la volonté générale qui fonde sa légitimité, il a renié son principe de prédominance dans le cours des affaires publiques se ravalant au même niveau que ses contestataires les plus acharnés qui ne lui reconnaissent pas cette autorité publique. Surtout, l’Etat par son manque de constance et de fiabilité crée un précédent majeur et une insécurité absolue, car il est désormais clair aux yeux de tous, citoyens, institutions, partenaires économiques nationaux ou étrangers, élus locaux et parlementaires, que l’Etat n’est pas un soutien de confiance sur lequel s’appuyer dans l’adversité et la durée. Pour paraphraser François Ier, « Souvent Etat varie, bien fol qui s’y fie ».

Nous n’appartenons pas au cortège des pleureuses de ces funérailles grotesques d’un aéroport mort-né, présidées par Jupiter, lequel laisse ses zélés débiteurs composer le livret de l’enterrement. Cependant, nous prenons acte d’une nouvelle lâcheté de l’Etat qui, incapable de porter un projet d’envergure, transforme en acte de courage politique l’une des plus surprenantes démissions de ces dernières années. Cédant aux caprices des gueulards et reniant sans vergogne les ambitions de ses prédécesseurs, le président de la République donne le cap de son projet politique pour les quatre ans qu’il reste : gloriole personnelle en avant, mépris de l’Etat de droit pour le reste.

Bruno le Mal nommé : Bercy contre les maires

Ce matin dans l’émission Les 4 Vérités, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a prouvé avec un zèle particulier qu’il était bien digne de servir Emmanuel Macron … c’est d’ailleurs ce même zèle qui le caractérisait déjà lorsqu’il œuvrait sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

En bon énarque et en parfait parisianiste, Bruno Le Maire a balayé d’un revers de main les conséquences budgétaires de sa politique sur nos collectivités locales. Pour lui, c’est un problème secondaire, qu’il prétend cacher par sa proposition malhonnête de suppression de la taxe d’habitation pour 80% des Français. Malhonnête car le principe de l’impôt réside précisément dans son équité et par le fait qu’il doit être payé par tous en fonction de nos moyens.

N’ayant jamais exercé de mandat local, si ce n’est celui de conseiller régional, autant dire un mandat bien loin des préoccupations citoyennes et quotidiennes, Bruno Le Maire ne connaît donc pas les problèmes récurrents auxquels sont confrontés, en premier lieu, nos Maires. Après la baisse de 13 milliards d’euros de dotations aux collectivités territoriales décidée par Macron, l’Etat poursuit sa logique destructrice en confiant de plus en plus de compétences à ces collectivités, faute de pouvoir les exercer lui-même, mais sans pour autant leur donner les moyens de le faire. Bruno Le Maire aura beau dire qu’il n’y aucun problème pour nos collectivités locales, c’est bien lui, en tant que ministre des Finances, qui sera responsable de la fin de l’équilibre budgétaire du bloc communal, dont la dette est pourtant inférieure à 12% du P.I.B., bien loin de celle de l’Etat qui a dépassé les 100% de notre P.I.B.

Avec la loi NOTRe, Emmanuel Macron avait fragilisé nos communes, en privilégiant un nouvel échelon territorial que sont les intercommunalités, une technostructure politico-administrative échappant à la vigilance citoyenne. Avec ses orientations budgétaires, Bruno Le Maire semble donner le coup de grâce au pouvoir local en le privant de ses leviers d’action financiers.

Islamisme radical : combattre le mal à la racine

Les derniers chiffres que le gouvernement vient de donner ont de quoi faire froid dans le dos. D’année en année, le nombre d’islamistes et d’individus radicalisés ne cesse d’augmenter. Ils étaient 5.500 en 2006, 9.700 en 2015 et ils seraient 12.000 en décembre 2017, si ce n’est plus. Et faute de mesure politique coercitive, ce chiffre pourrait bien encore augmenter. A ces statistiques, il convient de préciser que 1.507 individus radicalisés dorment derrière les barreaux des prisons françaises.

La carte du signalement des islamistes en France est elle aussi effrayante, puisque nous remarquons qu’aucun département français n’est épargné par la présence de terroristes potentiels, mis à part la Creuse, le Cantal et la Lozère, où il y aurait moins de 10 personnes radicalisées, ce qui est déjà bien trop. Cela signifie donc que même le monde rural est maintenant gagné par l’islamisme, dont le seul projet est d’imposer sa culture de mort. Rien que dans mon département de Vaucluse, ce sont entre 150 et 199 islamistes qui ont été recensés. Et le pire, c’est que les services de l’Etat sont ravis de leur nouvelle méthode de recension des terroristes qu’ils trouvent très efficace, depuis l’instauration du fichier de signalement pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (.F.S.P.R.T.). En revanche, les moyens opératoires de lutte contre le terrorisme sont effrayants … d’inefficacité. Les pauvres préfets viennent de se voir doter de moyens supplémentaires pour seulement prévenir la radicalisation, alors qu’il faudrait la combattre à la base. L’Etat devient fou si ce n’est dépassé par la situation ! C’est ainsi qu’un Préfet dispose, en fonction de son département, d’une enveloppe équivalente à 40.000 euros uniquement dédiée à cette prévention. Chaque préfet est fortement incité à s’adresser à des associations reconnues pour proposer des stages de « déradicalisation », dont l’inutilité est patente, comme l’ont révélé de nombreux experts. Ce sont ainsi déjà près de 2.700 jeunes qui sont pris en charge par ce type d’association. Et la preuve que cette politique est inopérante réside dans les chiffres cités plus haut, puisque chaque année le nombre d’islamistes ne cesse de croître en France.

Combien d’années faudra t-il encore attendre pour en revenir au bon sens qui a quitté l’esprit de nos dirigeants ? Combien de victimes et d’attentats supplémentaires pourront résoudre nos gouvernants à passer de la prévention à l’action ? Lorsque l’on remarque que la Chancellerie réfléchit aux possibles conditions de retour des djihadistes français sur le territoire national, nous comprenons bien que l’Etat est complètement déconnecté de la réalité, et qu’il n’a pas saisi que le combat qui s’offrait de manière impérative à la France n’était pas simplement juridique mais bien plus vital parce qu’identitaire. Laisser prospérer l’islamisme, c’est condamner la France à une fin sûre et certaine.

L’Etat de nouveau sans pitié avec les paysans

D’anciens agriculteurs viennent d’attirer dernièrement mon attention. Plusieurs d’entre eux vont devoir rembourser une partie des pensions de retraite qu’ils auraient trop perçues. Lorsque l’on sait, qu’en moyenne, un agriculteur en retraite touche 741 euros par mois, pour avoir travaillé plus de 30 ans de sa vie 57 heures par semaine, l’affaire paraît ahurissante.

Il se trouve que les exemples qui m’ont été rapportés ne semblent pas isolés. En effet, ce sont près de 250.000 anciens agriculteurs qui viennent de recevoir une demande de la caisse de Sécurité sociale du monde agricole, la M.S.A., leur signalant qu’ils avaient reçu une pension trop importante. Cette erreur s’explique par le fait qu’à l’époque, désireux de faire oublier son mépris des classes populaires et des « sans-dents », François Hollande avait souhaité une légère revalorisation des retraites paysannes. Or visiblement, la M.S.A. aurait été trop large par rapport aux exigences présidentielles, augmentant pourtant seulement de 3 points le chiffre proposé initialement par l’Elysée. Le trop-plein perçu correspondrait à 346 euros par mois. Nous sommes pourtant bien-loin des 350.000 euros du voyage qu’a coûté le vol retour du Premier ministre.

Résultat : les retraités agricoles doivent encore essuyer les pots cassés d’un bilan socialiste catastrophique, puisque non contents d’avoir connus une revalorisation minimaliste de leurs pensions, les paysans devront rembourser chaque mois 128 euros. Merci M. le Président !

Edouard Philippe plane complètement

Matignon a dépensé la modique somme de 350.000 euros pour le vol, soi-disant privé, d’Edouard Philippe depuis la Nouvelle-Calédonie. Après tout, cela ne représente que cent cinquante fois la somme annuelle qu’un Français moyen consacre à son budget transport ! Soit quelque chose de purement dérisoire.

Le problème, c’est que ce vol a peut-être été privatisé pour le confort de l’hôte de Matignon, mais son financement quant à lui ne l’est en rien, puisque ce sont bien les contribuables français qui vont régler les 350.000 euros. Et tout le paradoxe, c’est que ce vol a été spécialement affrété pour permettre le retour plus rapide du Premier ministre en France afin de permettre le départ d’Emmanuel Macron vers l’Algérie … ce pays qui chassa la France de chez elle. Donc payer 350.000 euros pour un Premier ministre qui est allé fleurir la tombe des leaders indépendantistes kanaks en Nouvelle-Calédonie et permettre dans le même temps un voyage en Algérie, reste un acte de provocation inouï. Monsieur le Premier ministre dit « assumer » ce vol mais la vérité c’est que seul le contribuable l’assumera.

Autriche : l’Europe des droites se lève à Vienne

Depuis hier, lundi 18 décembre, un vent d’air frais souffle de nouveau sur l’Europe avec l’entrée du nouveau gouvernement autrichien qui scelle l’alliance entre l’ÖVP et le FPÖ. Ce qui semble impossible en France, une alliance gouvernementale entre les conservateurs et la droite patriote, se réalise sous les yeux ébahis de tous les tenants du consensus obsolète de la social-démocratie.

La patrie de Metternich, après la victoire du Parti populaire (ÖVP) emmené par Sebastian Kurz le 15 octobre, ose le pari de l’union des droites que nous appelons de nos vœux depuis si longtemps. Ayant moi-même l’habitude de me rendre en Autriche au moins une fois l’an pour y retrouver de la famille, je ne peux que me réjouir de cette heureuse surprise transalpine, et j’espère que cette marche viennoise fera bientôt entendre sa petite musique sur la scène européenne, comme pour un concert du Nouvel An digne de ce nom.

Un nouveau cœur bat au centre de l’Europe. L’Autriche rejoint la Hongrie de Viktor Orban et la Pologne conservatrice de Jarosław Kaczyński, qui forment avec la Slovaquie et la Tchéquie le groupe de Visegrad. Certes l’empire austro-hongrois ne renaît pas de ses cendres un siècle après sa disparition, car l’Autriche n’appartient pas encore formellement à ce club des nations de la Mitteleuropa, mais elle adopte une ligne politique similaire. Faisant de la liberté et de la responsabilité individuelle le socle d’un engagement patriotique profond, les deux grands partis de droite autrichiens adoptent une ligne claire fondée sur le bon sens et la mesure. En accordant trois ministères régaliens, soit l’Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères, à son allié du parti de la Liberté (FPÖ), le chancelier Kurz montre qu’une véritable union passe aussi par la considération et le respect de ses alliés. Cette coalition naturelle a six mois pour montrer à ses pairs européens la marche à suivre avant de prendre la tête du Conseil de l’Europe l’été prochain. Voilà une formidable occasion de remplacer le duo antique et mortifère incarné par Angela Merkel et Emmanuel Macron pour mener une politique d’espérance.