Un train peut en cacher un autre : les incroyables excès de la loi bioéthique

On croyait le sujet reporté aux calendes grecques, mais il n’en est rien. Au contraire, profitant de l’état d’urgence sanitaire et du chaos de la gestion de la Covid-19, le rapporteur de la loi bioéthique Jean-Louis Touraine a mis les bouchées doubles pour faire avancer son texte et valider une suite d’amendements d’une portée transgressive extraordinaire pour qui a encore un peu de conscience.

De tels sujets sont débattus en toute discrétion et dans la précipitation justement pour éviter le sursaut des esprits. Les textes sont préparés en amont et soumis aux parlementaires dans une urgence organisée : 1 500 amendements ont été soumis à leur examen en 3 jours ! La navette est revenue du Sénat le 5 février, mais les membres de la commission ont été avertis le 1er juillet de nouvelles dispositions.

La PMA non-médicale intégralement remboursée

La commission pilotée par le rapporteur LREM a détricoté la semaine passée tous les garde-fou frileusement mis en place par le Sénat. L’article premier stipulant que « nul n’a de droit à l’enfant » a été immédiatement retiré. De la même manière le remboursement de la PMA (procréation médicalement assistée) sans motif médical a été rétabli. On voit l’urgence de l’utilisation de l’argent public.

Dans un pays qui manque cruellement de médecins et dont l’hôpital public peine à remplir ses missions, la crise sanitaire ayant fait apparaître les terribles lacunes de notre système de santé, le seul impératif de ces députés idéologues est d’inventer de nouveaux besoins non-médicaux subventionnés par la sécurité sociale. La France manque de respirateurs artificiels dans ses unités de réanimation, mais l’important pour ces gens-là est d’assurer la PMA et à terme la GPA pour tous les couples que l’imagination peut inventer : « un homme devenu femme qui aurait conservé ses spermatozoïdes pourrait les utiliser si elle se mettait en couple avec une autre femme », vante la députée LREM Laurence Vanceunebrock dans le Figaro.

La création de chimères homme-animal

Pire, le texte a ouvert une véritable boîte de Pandore en autorisant par exemple l’insertion de cellules-souches humaines dans des embryons animaux ! L’eugénisme avance aussi à marche forcée avec la validation du DPI-A, un test génétique permettant de vérifier le nombre de chromosomes de l’embryon dans le cadre de la PMA.

Bref, le monde d’après, c’est celui-ci : l’enfant à naître ne sera qu’un objet de fabrication industrielle comme les autres. Bientôt, la filiation naturelle ne sera qu’une obsolescence tolérée sur le nouveau marché des enfants devenus simples objets de consommation achetables et jetables.

« Nous n’assistons pas à la fin naturelle d’une grande civilisation humaine, mais à la naissance d’une civilisation inhumaine qui ne saurait s’établir que grâce à une vaste, à une immense, à une universelle stérilisation des valeurs de la vie. Car, en dépit de ce que j’écrivais tout à l’heure, il s’agit beaucoup moins de corruption que de pétrification. » Ces mots de Bernanos dans La France contre les robots sont d’une clairvoyance redoutable. Pour pourrir, encore faut-il vivre. Nous n’en sommes plus là. L’homme devient un objet comme les autres. Si nous ne nous réveillons pas, ce n’est pas le cimetière qui nous attend mais les rayons de supermarché. Le matérialisme aura alors atteint sa tautologie mortifère et l’humanité ne s’en relèvera pas.

Mauvais perdant, le matamore du Pontet déserte

Un siège vide comme les promesses non tenues

Finalement, la candidature parasite de Xavier Magnin aura été à l’image du personnage : beaucoup d’esbroufe, aucun résultat et la fuite pour toute ligne d’action.

Après avoir clamé dans toutes les colonnes de la presse qu’il serait maire, après avoir commencé de distribuer les postes à chacun et à promettre tout et son contraire, voilà Monsieur 7% tenter de garder la face en justifiant son absence au premier conseil municipal le 3 juillet.

L’insulte à la démocratie

Pour sûr, le matamore du Pontet ne peut que se morfondre tant le ridicule de son score final lui révèle l’inanité de sa candidature. Sa seule fierté d’avoir provoqué un deuxième tour est aussi son acte d’accusation pour qui prétend défendre la cause nationale.

Et le voilà faire montre de ses seules compétences, l’insulte et le mépris, pour expliquer les raisons de sa désertion : les horaires ne conviennent pas, le maire ne convient pas, et même les électeurs ne conviennent pas.

Comme le remarque La Provence du 6 juillet, Xavier Magnin fait fi de la démocratie et des Orangeois en refusant de siéger. Peu lui chaud, même si aucune démission officielle n’a été enregistrée : il ne semble pas pressé de faire plaisir à Yannick Cuer quoi qu’il en dise. En effet, il annonce dorénavant attendre septembre pour obéir au parti qui l’a commandité : il pourra démissionner quand il aura voté aux sénatoriales. Pas avant ! On voit poindre une double vérité. D’une part, la réalité d’un parti qui ne pense qu’à ses prébendes. D’autre part, le peu de confiance accordée à Yannick Cuer.

Les déclarations de Xavier Magnin aux allures de « retiens-moi ou je fais un malheur » n’ont pour seul intérêt que de dévoiler le ridicule de ce monsieur qui aura trompé ses électeurs sans autre vergogne que de laisser sa dernière adresse connue à Orange : la mairie du Pontet.

Catherine Gaspa

Orange : une victoire sans appel malgré l’abstention

La presse ne s’est pas étendue sur l’analyse du vote de dimanche, hors le constat d’une abstention massive et la recherche désespérée des signes d’un affaiblissement de la popularité de Jacques Bompard chez les Orangeois.

Une presse partisane

Résultat, quelques papiers subjectifs et peu d’informations pointues sur le scrutin. Surtout un traitement médiatique de la victoire très en-deçà d’Avignon et même de Carpentras. A croire que certains succès n’ont pas la même saveur que d’autres. Tandis que Cécile Helle fait deux fois la une de La Provence, nous n’avons le droit qu’aux aigreurs d’un journaliste de passage pour analyser la victoire d’Orange.

Pourtant, il y avait bien des critères objectifs à relever de ce deuxième tour : une abstention trop forte (plus de 60%) que je suis le premier à regretter et même à blâmer ; mais aussi l’écroulement de la dernière liste (566 voix réunies péniblement pour le RN) qui accentue son illégitimité tandis que le reste de l’opposition (LREM est à plus de 36 points de notre liste) demeure loin derrière notre équipe.

Les oppositions loin derrière

Pour aboutir au score final de 56,34% sur les 22 bureaux que compte Orange, il faut aussi rappeler aux spin-doctor en chambre qui pensent faire et défaire les élections que la somme de toutes les oppositions demeure inférieure à celui-ci. Si la liste de Jacques Bompard réunit 4057 voix, les 3 autres candidats amassent à peine 3 144 voix. Il y a donc un delta de près de mille voix, sans compter le différentiel entre la première et la deuxième liste qui est de plus de 2580 voix ! Il est de 3 500 voix entre la première et la dernière liste.

Tout cela nous amène à la conclusion naturelle que, malgré une abstention scandaleuse, les Orangeois se reconnaissent dans notre bilan et notre programme auxquels ils renouvellent leur adhésion majoritairement, et ce, sans réserve.

L’abstention profite à l’opposition

En effet, nous ne pensons pas être bénéficaires de cette abstention. Pourquoi ? Parce que nous sommes les premiers à être dépositaires du civisme des électeurs.

Exemple in situ : le quartier du Grès détient le bureau de vote qui réunit proportionnellement le plus de votants. 48,77% des inscrits sont allés voter dans ce bureau, et c’est aussi au Grès que Jacques Bompard réalise l’un de ses plus hauts scores avec un résultat final de 67%.

La corrélation est donc claire, et nous pouvons aussi la prendre à l’envers. C’est au bureau n°9 à l’école Camus que le nombre de votants est le plus faible (quasi 70% d’abstention) et c’est aussi le seul endroit où Jacques Bompard a le pourcentage le plus faible avec 33,8% des votes exprimés.

Après 25 ans de mandat résumés par un bilan sécuritaire et financier irréprochable qui ont permis à Orange de se relever de la gabegie socialo-communiste des années 90, Jacques Bompard réalise encore l’un des plus hauts scores de Vaucluse.

Le rôle néfaste du RN

S’il a fallu un deuxième tour et une pandémie pour départager les 6 candidats, cela est indubitablement dû à une candidature parasite étiquetée RN. Le même sabotage a eu lieu en d’autres communes voisines, en l’occurrence Tarascon et Bollène. Dans ces villes, le candidat national légitime a été attaqué et torpillé par le RN qui ne peut prétendre au rassemblement. A Tarascon, la candidature de Remise a privé Valérie Laupies de la victoire et de la concrétisation de plus de 8 ans de travail acharné dans l’opposition. A Bollène, les électeurs RN ne se cachent pas d’avoir fait campagne contre Marie-Claude Bompard pour faire élire un socialiste et ruiner 19 ans de travail au service du bien commun. Ces gens-là réunissent à Orange une vingtaine d’électeurs par bureau, soit à peine 3% des inscrits. A quoi peuvent-ils prétendre si ce n’est au chaos et à la haine ?

Il est grand temps de faire le ménage et de dénoncer les saboteurs qui se servent de la cause de la patrie pour nuire au bien commun et agir contre les idées nationales quand ils gouvernent : politique clientéliste et communautariste au Pontet, soutien d’élus socialistes dans les communautés de communes. Pas une voix patriote ne peut continuer de remplir l’urne des traîtres.

Marie-Thérèse Galmard

Cas de Covid importés en Provence : le village global, c’est l’épidémie mondiale

Nos gentils mondialistes qui sont au pouvoir aussi bien à Bruxelles qu’à Paris n’ont de cesse de prétendre que leur projet cosmopolite est l’aboutissement heureux de l’histoire. A les écouter la libre circulation des hommes et des biens partout sur la planète n’a que des effets heureux : c’est la fin des guerres, des haines nationales et des discriminations sociales… Le mondialisme et son dogme matérialiste provoqueront l’avènement du socialisme total, nous chantent les fables de nos idéologues.

Il n’en est rien dans le monde réel. Le mondialisme, c’est l’importation des conflits, c’est la prédation sur les hommes, les femmes et les enfants, leurs biens de la part des multinationales. Ce sont les pandémies répandues à la vitesse de la lumière, c’est la surpopulation et la surpollution des sols et des mers.

61 cas chez les travailleurs étrangers

Aujourd’hui en Provence, le Covid-19 réapparaît avec le dépistage de 61 cas parmi des ouvriers agricoles dans les Bouches-du-Rhône. Il s’agit de travailleurs importés d’Afrique et d’Amérique latine par des sociétés espagnoles sous le coup de poursuites judiciaires (Laboral Terra, Terra fecundis, Safor temporis sont directement mises en cause dans La Provence du 19 juin 2020). Le mondialisme et ses conséquences sanitaires, économiques et sociales, le voilà !

Lorsque nous parlons de frontières, d’autonomie nationale sur la santé, l’emploi et l’alimentation, nous ne faisons pas de l’idéologie. Nous tirons seulement les réflexions de bon sens à partir de l’observation du réel.

Nier le réel au risque de la dictature du prêt-à-penser mondialiste, c’est laisser circuler le virus au nom du libre-échange. Favoriser un système qui importe la main d’œuvre de l’étranger avec ses maladies, ses conflits, ses coutumes barbares, c’est provoquer entre autres l’insécurité sanitaire et nationale pour conclure sur l’effet inverse de ce qui est recherché : la mort de l’économie française avec deux mois de confinement et de mise à l’arrêt total du pays.

Le réel contre la loi du profit

Il ne peut pas y avoir de droit irrévocable à envahir un pays, à moins de le faire disparaître. Il n’y a pas de droit à l’exploitation qui maltraite les hommes de toutes les nations pour satisfaire la loi du profit à l’infini.

Le réel nous donne raison. Nous ne sommes pas des extrémistes comme les promoteurs du mondialisme voudraient le faire croire. Nous sommes des patriotes de bon sens.

Aujourd’hui si des gens meurent encore du Covid en France, c’est par la faute de ces gouvernants inconséquents qui servent le matérialisme et la loi du fric plutôt que le bien de leur peuple. Le mondialisme matérialiste, c’est la mort de tout.

Pourquoi la justice sauvegarde le RN de la banqueroute ?

L’ex-Front national a été condamné à une amende ridicule pour « recel d’abus de biens sociaux » dans l’affaire des kits de campagne des législatives de 2012.

18 750 € d’amende. Une bagatelle, une vétille pour un parti qui a accumulé plus de 20 millions d’euros de dettes ces dernières années. Alors qu’en février encore, l’avenir de l’ex Front national s’annonçait incertain tant les créances et les procédures judiciaires s’accumulaient, cette dernière (et généreuse) ristourne de la part de la justice française finit de rassurer la société familiale Le Pen sur son futur électoral.

Tant pis pour les fusibles

« Rarement condamné n’aura eu autant le sourire » ironise le Figaro dans un article publié le 16 juin. Cette sentence pour « recel d’abus de biens sociaux » est bien éloignée des réquisitions de l’avocat de l’État, partie civile au procès, qui demandait 11,6 millions d’euros de dommages et intérêts pour ce que le parquet qualifiait « d’escroquerie en bande organisée », charge finalement abandonnée. Tandis que Frédéric Chatillon écope pour sa part de 30 mois de prison dont dix ferme ainsi que de 250 000 euros d’amende, le parti de Marine le Pen sort pour ainsi dire quasiment blanchi de cette procédure.

Il faut dire qu’à moins de deux ans des présidentielles, celle qui s’autoproclame déjà première opposante à Emmanuel Macron semble avoir bénéficié d’une incroyable clémence de la part du système honni dont elle prétend qu’il cherche à la museler par tous les moyens. La justice ne serait donc pas laxiste qu’avec les délinquants extra-européens, mais également avec les adversaires politiques du régime en place. Étonnant, vraiment.

L’adversaire désignée de Macron

La route se dégage. Les obstacles judiciaires se lèvent tandis que les créanciers se rétractent. Tout semble concourir à un nouveau second tour Macron/Le Pen … Avec l’issue prévisible que tout le monde connaît. De quoi alimenter la réflexion sur le rôle joué par le Rassemblement National dans l’échiquier politique. Pour nous, il est clair : Marine le Pen est l’opposante idéale, l’épouvantail utile du nouveau monde macronien qui ne veut pas d’une candidature crédible face à lui.

Depuis des années, le parti à la flamme étouffe les candidats patriotes qui refusent son carcan, au mépris du bon sens et du bien commun. Les maires d’Orange, de Bollène ou la candidate Valérie Laupies à Tarascon en font encore les frais aujourd’hui aux élections municipales. Puisse une alternative se proposer pour les électeurs de la droite nationale. Nous lui souhaitons en tout cas bien du courage, car il en faudra pour rattraper l’immense gâchis laissé en héritage par le clan Le Pen.

La guerre civile en guise de jours d’après

Pendant qu’Emmanuel Macron nous mijote ses discours creux et sans intérêts du dimanche soir, la France s’enfonce toujours un peu plus dans la guerre civile.

 D’un côté, les émeutiers de l’antiracisme continuent de vociférer à Paris et dans quelques grandes villes devant les génuflexions soumises de quelques bobos gavés au prêt à penser et aux bons sentiments. Que des policiers se fassent agresser en marge du cortège est devenu d’une telle banalité que le phénomène n’émeut plus personne place Beauvau.

De l’autre, les rixes inter-ethniques qui virent au règlement de compte, voir à la guérilla urbaine. En plein centre de Dijon, une centaine de ressortissants tchétchènes ont pris pour cible un bar à narguilé et des maghrébins d’origine pour venger un jeune de leur communauté agressé selon eux quelques jours plus tôt par des dealers. Il aura fallu trois jours d’émeutes, une voiture bélier, des barres de fer et, pour finir, des tirs d’armes de guerre pour que Laurent Nuñez daigne se dépêcher sur les lieux et envoi une unité du RAID intervenir.

Quatre personnes seulement ont été interpellées …

Suite au mouvement des gilets jaunes, Emmanuel Macron promettait de bâtir un « nouveau contrat social ». Nous y sommes : autrefois nous consentions à renoncer à nos libertés et à payer l’impôt pour que l’État nous protège. Aujourd’hui, nous n’avons plus de libertés, nous payons toujours plus d’impôts et l’État ne nous protège plus.

Maurice Barrès a dit « Où manque la force, le droit disparaît ; où apparaît la force, le droit commence de rayonner. » Regardez de quel côté est la force aujourd’hui, et vous comprendrez qui dictera les lois demain …

Macron : 20 minutes pour rien

Emmanuel Macron a repris la parole le 14 juin pour annoncer la fin officielle des dernières mesures liées au confinement. En réalité, le chef de l’Etat a monopolisé les écrans de télévision pour délivrer un message vide et creux sans autre intérêt que de mettre en scène sa propre inconsistance.

Bilan de cette allocution : des paroles, des promesses, du vent et des mensonges. Ainsi des 500 milliards d’euros annoncés comme injectés dans l’économie française sans autre détails et précisions que la citation de quelques secteurs industriels. Comment cet argent est-il créé et sera-t-il remboursé ? On ne sait pas. Le président promet juste de ne pas augmenter les impôts… C’est formidable ! En fait, l’argent magique qui n’existait pas pour les infirmières coule à flots d’un coup mais sera distribué selon une logique encore ignorée. Nul doute que le réseau des petits copains et des petits coquins saura capter l’argent public à son plus grand profit comme d’habitude.

500 000 emplois en moins

Après plus de deux mois de confinement et de mise à l’arrêt de l’économie nationale, les belles paroles d’Emmanuel Macron sur le retour de la souveraineté et la nécessité d’un monde d’après ressemblent aux vœux pieux entonnés par le monde de la finance après la crise de 2008 : on a recommencé de plus belle les mêmes erreurs. En attendant, ce sont plus d’un demi-million d’emplois qui ont disparu au premier trimestre 2020. La Banque de France anticipe un taux de chômage de 11,5% d’ici un an alors qu’il était de 7,8% au début de l’année. En Europe, la situation n’est pas meilleure puisque les analystes prévoient que 26% des emplois sont menacés, soit 53 millions de personnes qui risquent d’être mis au chômage du jour au lendemain.

Alors que la crise économique grossit avant de nous submerger, que l’autorité de l’Etat est contestée chaque semaine par les manifestations illégales, Emmanuel Macron ne trouve rien de mieux à dire que de vendre du rêve pendant 20 longues minutes comme si ses paroles avaient le pouvoir de l’incantation, soit le pouvoir du néant et de l’autosatisfaction alors que le péril est dans la demeure.

Adieu au consul général Jean Raspail

Samedi 13 juin, Jean Raspail est mort. Habitant longtemps à Séguret, c’est aussi un voisin qui s’en est allé. Nous avions eu l’occasion de nous rencontrer chez un ami commun à Sarrians il y a une vingtaine d’années. Récemment, grâce à l’entremise du général Ivanoff, j’ai moi-même été naturalisé Patagon. Je salue donc la mémoire du consul général de cette patrie mythique, refuge des esprits libres.

Ce n’est pas seulement un écrivain qui nous quitte, c’est aussi et avant tout un explorateur, amoureux des peuples premiers menacés dans leur existence par la modernité et le matérialisme.

A cause du Camp des Saints, on a voulu transformer Raspail en auteur politique, mais sa valeur était ailleurs. Ce n’était ni un idéologue ni un militant. Jean Raspail était sans doute l’un des derniers grands écrivains de langue française, l’alter ego dans le monde des lettres, colonisé par le prêt-à-penser et la médiocrité, des peuples amérindiens qu’il aimait tant.

La disparition de Jean Raspail doit nous lancer sur la piste de ses livres, nous inviter à sa relecture ou à la découverte de quelques-uns de ses romans qui nous permettront de continuer de le faire vivre dans le panthéon des lettres françaises.

Serviteur du Bien commun, non esclave de quiconque

« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice. » Le talent littéraire d’un Montesquieu suffit en une phrase a résumer le danger du prêt à penser ridicule qu’on nous impose depuis quelques jours.

Bien loin déjà semble l’urgence sanitaire qui a présidé notre confinement général pendant près de deux mois. A peine sorti de nos maisons et le soleil retrouvé, nous voici de nouveau confronté au rouleau compresseur idéologique et médiatique. Les mêmes qui nous gavaient jusqu’à la nausée d’images ignobles et de chiffres terrifiants sur le COVID-19 durant le confinement, s’échinent aujourd’hui à nous « sensibiliser » à la nouvelle lubie planétaire : la lutte générale et généralisée contre le racisme.

Antiracisme ?

Comprenons-nous bien, il est évident que le racisme est un mal et qu’on ne peut qu’avoir de la compassion pour ceux qui en sont les victimes. Mais la justice consiste à rendre à chacun selon ses œuvres et non selon sa couleur de peau. En cela, la logique antiraciste est semblable à celle qu’elle prétend combattre puisqu’elle prétend donner à certains au nom de leur appartenance ethnique et non de leur mérite personnel.

Certes, la recette est connue. On nous sert du réchauffé, avec en accompagnement le dernier mort d’ordre scandé par toute la classe médiatique : « Black Lives Matters », comprendre en français “la vie des noirs compte”.

Car pour le système, il y a évidemment les vies qui comptent, mais aussi celles qui ne comptent pas. Soudainement, le monde entier semble se préoccuper de la valeur de la vie des noirs aux États-Unis et en Europe. Enfin, tout du moins, celle des criminels ou de ceux suspectés d’actes délictueux au nom d’un racisme d’État imaginaire. Quand un policier noir est insulté, caillassé, brûlé voir tué par des émeutiers, sa vie compte déjà beaucoup moins.  Quand des milliers de Français, chaque année, vivent dans la peur pour leurs biens ou pour eux-mêmes car ayant la malchance de vivre dans ce qu’on appelle communément aujourd’hui des zones de non-droit, cela n’émeut ni la classe journalistique, ni même la classe politique.

La réalité, c’est que cet énième mouvement proclamé antiraciste par le « camp du Bien » n’a comme mots à la bouche que les vertus du droit, de la vérité ou de la justice mais lutte exactement pour l’inverse. Droit, vérité et justice n’ont de sens que s’ils sont sujettis au Bien commun et non aux intérêts particuliers de quelques groupes communautaires, pour ne pas dire personnels, dans ce jeu du « tous-racistes ».

La haine n’est pas la justice

Le vrai visage de ces émeutiers du samedi, c’est celui de la haine des blancs. De la haine de la France. De la haine de notre civilisation de droit, de tempérance et de justice.

Alors comment ne pas exprimer notre dégout en voyant nos élites ramper devant eux ? Comment ne pas comprendre la saine colère de nos forces de police, quand le premier flic de France leur crache ouvertement dessus au lieu de les défendre ? Comment ne pas nous-même nourrir du ressentiment, lorsque l’Assemblée nationale, la garde des Sceaux, et même le Président de la République se mettent à genoux devant quelques excités qui déboulonnent des statues et exigent des réparations sonnantes et trébuchantes aux français déjà saignés de tous les côtés ? Comment ne pas s’inquiéter en entendant de la bouche du Ministre de l’Intérieur que l’émotion prime sur le droit ?

Face à cette lâcheté générale et cette tyrannie de l’émotion, nous restons debout. Jamais nous ne plierons genoux devant une communauté, une cause ou une idéologie quelle qu’elle soit. Seul le bon Dieu, infiniment parfait et désirable, peut nous demander dignement de s’incliner bas devant lui. En tant que Maire, je suis volontiers le serviteur des Orangeois et du Bien commun. Je ne suis en revanche l’esclave de personne.

Viticulture : emplois français en danger

Pesant 500 000 emplois directs et indirects sur l’ensemble du territoire national, la filière viticole est en grande difficulté. La fermeture des hôtels, bars et restaurants pendant 3 mois aggrave une situation déjà critique depuis la surtaxe de 25% imposée par les Etats-Unis en représailles d’une guerre commerciale entre Airbus et Boeing.

Taxes + pandémie

En Vaucluse, terre bénie des Côtes-du-Rhône, cette convergence de la politique internationale et de la pandémie est extrêmement préoccupante après des années de calamités agricoles (sécheresse et flavescence dorée). 6000 emplois directs sont en jeu dans ce département qui, rappelons-le, est l’un des plus pauvres de France et dont le vin est l’une des rares richesses. La moitié de la surface agricole du Vaucluse est dédiée à la vigne.

Les estimations sont catastrophiques. L’organisation internationale du vin prévoit une baisse de 50% en valeur des ventes en Europe. Pire, même les ventes par l’intermédiaire de la grande distribution ont chuté de 13% lors du confinement en France.

Dans cette situation, la profession réclame un plan d’aide à Bruxelles et à Bercy chiffré à 500 millions d’euros. Surtout les entreprises du secteur ont demandé une exonération des charges comprises dans le coût du plan de soutien. Le 11 mai, le gouvernement a annoncé sa stratégie en divisant toutes les demandes par deux. Quant au contentieux américain, il demeure en suspens.

C’est ici le point d’achoppement. Face à une politique américaine protectionniste, dans un contexte de tension commerciale, l’Union européenne s’avère incapable de remettre en cause ses dogmes idéologiques pour répondre aux sanctions unilatérales des Etats-Unis. Pire, le seul commissaire Français à Bruxelles, Thierry Breton, consacre toute son énergie à saper toute possibilité de souveraineté commerciale et économique comme il l’a déclaré à la presse. Du côté du commissariat européen à l’agriculture, le Polonais Janusz Wojciechowski a lancé un avertissement aux ministres européens le 13 mai sur le strict respect du marché unique, s’opposant notamment aux mesures favorisant la consommation locale.

Des Français pour les emplois

Enfin, et surtout, cette crise révèle que l’un des derniers pans de notre économie repose sur la main d’œuvre étrangère. En effet, nombre de nos exploitations agricoles sont en pénurie de travailleurs, lesquels proviennent souvent d’Espagne, d’Europe de l’Est, d’Afrique du Nord et même d’Amérique du Sud. Deux causes à cela : un coût trop élevé du travailleur français et le manque de candidatures. Ce constat doit nous engager à promouvoir une révolution culturelle qui consisterait non seulement à relocaliser totalement l’économie, c’est-à-dire la production et la consommation mais aussi l’emploi. Il faut défiscaliser le travail pour l’employeur et l’employé, et relancer la valorisation et la reconnaissance des métiers de la terre qui souffrent d’une désaffection dangereuse. Ce n’est pas qu’une simple question de commerce et de gros sous. C’est aussi la préservation d’un savoir-faire et d’un patrimoine qui est en train de disparaître sous nos yeux.