Ils font disparaitre l’immigration du débat

Ces élections présidentielles sont originales. Chacun en convient. Il est simplement un sujet qui n’aura jamais été aussi semblable qu’à l’habitude, c’est la disparition d’une réflexion sérieuse sur l’immigration. Les médias évoquent les affaires Fillon ou Macron, pavent la voie de Marine Le Pen et insultent les petits candidats.

Le résultat est bien connu : le peuple se désespère d’entendre toute la journée des histoires de vignettes venir supplanter la première angoisse du pays, à savoir la crise identitaire.

J’ai exprimé à plusieurs reprises mon sentiment à ce sujet, notamment à travers le dépôt de plusieurs propositions de loi : contre l’immigration, contre le Grand Remplacement, pour la suppression des ELCO. J’ai vu qu’elles étaient parfois discrètement reprises sur l’échiquier politiques. Cependant les questions identitaires et migratoires, qui focalisent les Français, disparaissent peu à peu du débat public.

Dans le même temps les quotas migratoires sont réduits par Theresa May et Viktor Orban propose aux Européens de l’Ouest de demander l’asile devant l’ensauvagement de leurs sociétés.

Chez nos voisins allemands, 1 200 000 clandestins ont rempli des demandes d’asile l’année dernière. En France, les visas accordés ont explosé en cinq ans. Mais il s’agit de parler d’un revenu universel irréaliste et de positions sur la réforme des frais de collaborateurs de l’assemblée nationale.

Entre temps, la France sera submergée et son identité dissoute. Mais les gros partis politiques seront satisfaits de leur mauvais théâtre.

Le Grand Remplacement détruit la femme européenne

La journée internationale de la femme est l’occasion de développements délirants. Théorie du genre, promotion de la culture de mort, fantaisies grammaticales s’invitent dans une actualité saturée de prébendiers du communautarisme.

Pourtant, un spectre hante notre continent. Un triste esprit qui pourrait remettre en cause un des piliers de notre civilisation. J’entends parler de l’islamisme politique, c’est-à-dire d’une religion déguisée en fait culturel qui se comprend comme une idéologie de combat. De Cologne aux marchés d’Avignon, de Roubaix à Argenteuil, les constats s’accumulent : les femmes occidentales pourraient bientôt se laisser tenter par la proposition d’asile que leur lança Viktor Orban.

La faute à un discours sur l’islam de notre classe politique qui oscille entre pudibonderies multiculturalistes et préciosités électoralistes. La faute aussi à des visas majoritairement accordés à des pays où la situation de la femme est notoirement compromise.

Folklore-provençal

J’ai déposé le 26 janvier 2016 une proposition de loi intitulée contre toutes les violences faites aux femmes. Elle rappelait que le vieux projet de régénération de l’Humanité à travers l’idéologie féministe et que la violence islamiste et son projet rétrograde se nourrissaient mutuellement. Dans un entretien accordé à la gazette en ligne catholique, Le Rouge et le Noir, l’essayiste Gabrielle Cluzel résumait à propos le chemin de résistance des femmes : « Celui d’assumer leur identité avec assurance et fierté, dans toutes ses acceptions. Et pour cela, d’envoyer valdinguer toutes les burqas qu’on veut leur faire enfiler de force pour masquer leurs attributs : burqa physique de l’islam, bien sûr, mais aussi burqa chimique de la contraception qui vient éteindre leur fécondité, burqa psychologique du « genre » qui vient nier leur féminité… et la liste est longue ! »

Et j’ajoute dans la fin de l’exposé des motifs de ma proposition de loi : « Il faut donc lutter vivement contre les violences à l’égard des femmes, qu’elles soient physiques, éthiques ou d’ordre économique. Le viol, les agressions de femmes enceintes, la marchandisation du corps de la femme ou l’incitation forcée à l’activité professionnelle par le biais de sanctions économiques sont autant de violences auxquelles doivent faire face les femmes de notre société. Il est de notre devoir de représentants du peuple français de les aider en fournissant à la justice les moyens de lutter pour les protéger. »

Vive la femme provençale, porteuse des trésors de la Tradition ; vive la femme française, modèle pour tant d’autres dans le monde ; vive la femme européenne, pilier de notre Civilisation.

Les immigrés à l’hôtel, les SDF à la rue !

Les condamnations du Ministère à l’encontre de certains hebdomadaires ne semblent en réalité que correspondre au seuil de tolérance des officines ministérielles. Faire état de l’ire que suscitent les installations de fortune des Roms chez les Français a valu à Valeurs Actuelles d’être exclu des aides à la presse alloués par décret par le Ministère de la Culture. De même, démontrer que 40 000 « migrants » dorment toutes les nuits à l’hôtel au frais du contribuable suscite le courroux des institutions étatiques.

Une enquête de Minute de cette semaine a démontré comment les logements destinés aux sans domicile fixe ont été mis à disposition des immigrés clandestins et demandeurs d’asile. Une aberration, à l’heure où 498 sans domiciles fixe[1] se meurent de n’être dotés d’un toit ; un scandale, qui a coûté pour l’année 2015 près de 234 millions d’euros ! Jacques Bompard a écrit au Ministre de l’Intérieur pour lui faire part de sa consternation quant à cette gabegie. « Ceux que la presse appelle les « migrants » coûtent déjà [plusieurs centaines de] millions d’euros à la collectivité du fait de leurs nuits d’hôtel », indique le député de Vaucluse. « Cette somme n’est pas acceptable par les précaires de la France périphérique et tous ceux qui sont déjà frappés par la désespérance sociale », continue-t-il.

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A l’heure où les collectifs dénoncent de plus en plus de décès des sans domicile fixe en France, le gouvernement s’emploie à héberger les nouveaux arrivants en priorité. « En janvier 2016 », rapporte Minute, « 40% des demandeurs d’asile étaient hébergés en dehors des structures pérennes du ministère de l’Intérieur [notamment] dans des dispositifs d’urgence généralistes, dont les hôtels représentent près de 40% de l’offre ! ». Tout en réitérant le caractère exceptionnel de cette mesure, le gouvernement avait encouragé, en février 2015, les préfets à se tourner vers des solutions alternatives. Résultat ? Cette année-là, le nombre de nuitées d’hôtels affectés à ces présumés sans domicile – sans qu’il fût possible de déterminer la part d’immigrés clandestins parmi les SDF, a fait un bond de 16.5%.

Condamner les hebdomadaires énonçant ces vérités qui dérangent n’empêchera pas l’Etat de faire bientôt face à son irresponsabilité. Aveuglé par sa doxa, le gouvernement ne pourra condamner ad vitam aeternam ces publications qui ne se font que l’écho du réel. De cette infamie des méthodes, qui se multiplie dans l’infamie des résultats, que restera-t-il demain, lorsque les Français harassés décideront que cela suffit ?

Retrouvez ci-dessous la lettre ouverte de Jacques Bompard au Ministre de l’Intérieur.

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[1] Selon le collectif Morts dans la rue, pour l’année 2015.

Inquiétudes dans l’enseignement catholique : Jacques Bompard interpelle Najat Vallaud Belkacem!

Jacques Bompard a interpellé le Ministre de l’Education Nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les inquiétudes soulevées par les acteurs de l’enseignement catholique. « Avec près de 2 millions d’élèves scolarisés dans l’enseignement catholique, ces effectifs ne doivent pas faire l’objet de négligence de la part du Ministère de l’Education Nationale. Or, plusieurs requêtes de l’enseignement catholique semblent rester en suspens », a-t-il indiqué au Ministre.

Retrouvez la lettre de Jacques Bompard ci-dessous.

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Énergies renouvelables : des surcoûts inutiles !

Jacques Bompard a interrogé le Ministre de l’Environnement sur les énergies renouvelables, qui engendrent des surcoûts inutiles. « Tout est fait de manière à favoriser les producteurs et contrevient aux intérêts des consommateurs », a-t-il souligné.  « Quelles mesures le Ministère compte prendre afin de favoriser les consommateurs et trouver des solutions pour développer les énergies naturelles ? ».

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Le féminisme augmente le nombre de cancers

Il s’agissait pour toute une génération de femme de prendre le contrôle de leur vie. Poursuivant une tradition millénaire chrétienne, les femmes françaises ont aspiré à acter leur autonomie au lendemain de la seconde guerre mondiale. Après avoir vécu les affres du suicide européen en 1914 puis les élucubrations du règne des partis menant à l’impréparation de la seconde guerre mondiale, les femmes obtinrent le droit de vote.

Aujourd’hui décrit comme une émancipation uniforme, la « libération de la femme » est allée dans deux directions : pour l’une la reconnaissance de l’originalité de son autonomie, qui est admirable, pour l’autre de l’adhésion aux erreurs d’une propagande qui ne devait aller qu’en empirant.

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Les résultats sont de plus en plus contestés. La société américaine du cancer, par la plume de Sally Cowal, vient d’admettre que le retardement des naissances, leur contrôle chimique et la médicalisation du suivi de la fertilité augmentaient le nombre de cancers. Aujourd’hui, en France, c’est la communication à ce sujet qui est réprimée à travers la question du délit d’entrave.

Par ailleurs, la transition économique, c’est-à-dire l’explosion du salariat féminin, a été effectuée sans adaptation des rapports économiques. A ce titre, la multiplication des emplois à temps partiels, la fin de la politique nataliste et familiale, la non-prise en compte des maladies liées au stress, provoquent des conséquences médicales négligées.

En somme l’Etat, en ne cherchant par le développement harmonieux de la société en fonction de la juste lutte pour l’autonomie des femmes n’a fait que propulser une société individualiste et mercantile qui leur est défavorable.

Les femmes sont donc en droit de porter plainte contre un Etat qui continue à confondre idéologie féministe et service réel de leur bien.

Nos forêts attaquées !

Alors que le gouvernement s’emploie à répéter que la protection de l’environnement constitue l’un de ses sujets de préoccupation majeur, les différents ministères attenants ne cessent d’y porter atteinte. La révision du code minier, proposée à l’Assemblée Nationale il y a quelques semaines, s’en fait un puissant écho. A grand renforts de législations oiseuses, sous des allures précautionneuses, l’extension des titres miniers souhaitée par le gouvernement porte atteinte au respect du patrimoine naturel.

Dernier exemple en date : le projet de décret relatif au régime spécial applicable dans les forêts de protection, qui permettra bientôt d’opérer des fouilles archéologiques et l’exploitation souterraine des ressources minérales dans ces espaces protégés. Discrètement proposé par le Ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, le décret entrera en vigueur dès le 1er mars 2017.

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Et pourtant : le projet contrevient au respect même du code forestier, qui souligne « qu’aucun défrichement, aucune fouille, aucune extraction de matériaux, aucune emprise d’infrastructure publique ou privée, aucun exhaussement du sol ou dépôt ne peuvent être réalisés dans une forêt de protection »…La contradiction ne semble pourtant pas effleurer le Ministre de l’Agriculture, qui souhaite rendre possible « la recherche et l’exploitation souterraine de ressources minérales revêtant un intérêt national ou régional, telles que les substances de mines et certaines substances de carrière ». Comment alors, ne pas distinguer une étrange conjonction entre cette volonté de relance des exploitations minières et ce projet superflu, qui ne fera une fois de plus qu’attenter au respect de ces lieux protégés ?« [Les mesures de votre décret] ne vont-elles pas attenter à un patrimoine environnemental précieux, sans cesse mis en danger par l’urbanisation galopante ? », a dans cette perspective soulevé Jacques Bompard dans une lettre ouverte au Ministre de l’Agriculture.

Le gouvernement n’en est pas à son coup d’essai : depuis le début du quinquennat, 74 arrêtés ministériels relatifs à des permis exclusifs de recherche et 12 décrets relatifs à des concessions viennent alimenter l’extension des titres miniers au détriment du patrimoine environnemental. A l’heure où certaines de ses législations se révèlent inconstitutionnelles, le Gouvernement ne cesse de faire état de son inconstance. Sa versatilité, même, dans le choix de ces dispositions législatives menées à la hâte, tantôt pour répondre à la satisfaction de lobbyistes voraces, trop souvent pour étancher les soifs partisanes…

Retrouvez la lettre ouverte de Jacques Bompard au Ministre de l’Agriculture ci-dessous.

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Nos forêts attaquées !

Alors que le gouvernement s’emploie à répéter que la protection de l’environnement constitue l’un de ses sujets de préoccupation majeur, les différents ministères attenants ne cessent d’y porter atteinte. La révision du code minier, proposée à l’Assemblée Nationale il y a quelques semaines, s’en fait un puissant écho. A grand renforts de législations oiseuses, sous des allures précautionneuses, l’extension des titres miniers souhaitée par le gouvernement porte atteinte au respect du patrimoine naturel.

Dernier exemple en date : le projet de décret relatif au régime spécial applicable dans les forêts de protection, qui permettra bientôt d’opérer des fouilles archéologiques et l’exploitation souterraine des ressources minérales dans ces espaces protégés. Discrètement proposé par le Ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, le décret entrera en vigueur dès le 1er mars 2017. Et pourtant : le projet contrevient au respect même du code forestier, qui souligne « qu’aucun défrichement, aucune fouille, aucune extraction de matériaux, aucune emprise d’infrastructure publique ou privée, aucun exhaussement du sol ou dépôt ne peuvent être réalisés dans une forêt de protection »…

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La contradiction ne semble pourtant pas effleurer le Ministre de l’Agriculture, qui souhaite rendre possible « la recherche et l’exploitation souterraine de ressources minérales revêtant un intérêt national ou régional, telles que les substances de mines et certaines substances de carrière ». Comment alors, ne pas distinguer une étrange conjonction entre cette volonté de relance des exploitations minières et ce projet superflu, qui ne fera une fois de plus qu’attenter au respect de ces lieux protégés ?« [Les mesures de votre décret] ne vont-elles pas attenter à un patrimoine environnemental précieux, sans cesse mis en danger par l’urbanisation galopante ? », a dans cette perspective soulevé Jacques Bompard dans une lettre ouverte au Ministre de l’Agriculture.

Le gouvernement n’en est pas à son coup d’essai : depuis le début du quinquennat, 74 arrêtés ministériels relatifs à des permis exclusifs de recherche et 12 décrets relatifs à des concessions viennent alimenter l’extension des titres miniers au détriment du patrimoine environnemental. A l’heure où certaines de ses législations se révèlent inconstitutionnelles, le Gouvernement ne cesse de faire état de son inconstance. Sa versatilité, même, dans le choix de ces dispositions législatives menées à la hâte, tantôt pour répondre à la satisfaction de lobbyistes voraces, trop souvent pour étancher les soifs partisanes…

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Première obligation comptable des partis politiques? L’arrêt des financements d’Etat!

Jacques Bompard intervenait, en Commission des lois du 15 février 2017, sur la proposition de loi tendant à renforcer les obligations comptables des partis politiques. « Je ne trahirai pas la volonté des Français en disant que leur première volonté en matière d’obligation comptable des partis politiques serait d’abord de leur financement par l’Etat« , a-t-il souligné.

Ceta : haro sur nos exploitants agricoles locaux !

Le vote avait lieu hier : au Parlement Européen, près de 408 députés à l’Union Européenne ont adopté l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada (CETA). Au dehors, l’ambiance est houleuse : les opposants au texte, issus de la société civile, crient leur indignation face à un texte désastreux.

Mais au siège du Parlement Européen, la coalition libérale est à l’œuvre : au nom du « caractère démocratique de la prise de décision en Europe », au titre de la nature « singulièrement progressiste de l’accord », il fallait s’élever en faveur de ce texte. Voter le CETA, un gage de conformisme bon teint ? De Jean-Claude Juncker à Justin Trudeau, les chantres du néolibéralisme s’érigent en défenseurs des vertus d’un traité qui engendrera la perte de 230 000 emplois, dont 200 000 seulement pour la seule Union Européenne[1].

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Aux quelques audacieux qui oseraient s’opposer à cet écrin du progressisme, on brandit l’épouvantail d’une tentation protectionnisme. Et de la droite à la gauche, tous s’y accordent : « Nous voulons le partenariat, pas le protectionnisme », s’insurge Manfred Weber président du groupe PPE au Parlement Européen. La menace est toute pointée du doigt : au-delà de l’Atlantique, les propos du Président Donald Trump sur la préférence d’une économie faisant prévaloir les acteurs nationaux dérangent. Qu’importe, donc, que les bénéfices d’un tel traité se révèlent quasi nuls. Qu’importe, que le PIB de l’Union ne connaisse qu’une progression infirme (0.08%) à l’application d’un tel traité. Qu’importe que les peuples s’y opposent/

Introduction de droits de justices privées pour des entreprises étrangères, au détriment des institutions nationales ; entrée intrusives de lobbies industriels susceptibles d’attaquer chaque pays membre de l’Union ; dommages sanitaires collatéraux sur les exploitations agricoles locaux,… : dès le 1er mars, ce sont ces mesures-là qui vont s’imposer à l’Union Européenne.

Soumises aux exigences de plus en plus fortes d’une mondialisation destructrice ; atteintes en leur cœur par un traité de libre-échange faisant primer la quantité et une réponse à la demande rapide au détriment de la qualité du produit, nos filières agricoles et artisanales ne pourront se relever d’une telle attaque. L’adoption des traités de libre-échange signent la fin d’une économie fondée sur la nature même des intérêts nationaux.

Un espoir toutefois demeure : les trente-huit parlements régionaux et nationaux doivent encore ratifier le texte. L’opposition farouche de la Wallonie, à l’issue de la signature des premières négociations du texte, laissent à penser que le rejet du texte est encore possible…

[1] Selon une étude de l’Université américaine Tufts.