Blocus du 17 novembre : une colère légitime

En l’espace de dix mois, soit en moins d’une année, le prix du gasoil en France a augmenté de 15%. A cette allure, il est clairement admis que le prix du gasoil atteindra celui de l’essence en 2019. Ce sera là le cadeau de Macron et d’En Marche en guise d’étrennes.

En effet, au 1er janvier 2019, les taxes de l’Etat sur les carburants augmenteront de 6,5 centimes sur le diesel et de 2,9 centimes sur l’essence. Les économistes s’entendent même pour dire que cette hausse des taxes pour le seul gasoil coûtera 1,9 milliard aux Français !

Ajoutons à cette spoliation fiscale pilotée par l’Elysée, la suppression du taux réduit sur le gasoil non routier tel que le prévoit le projet de loi de finances pour 2019. Cette mesure représenterait un coût supplémentaire de 700 millions d’euros pour la seule activité des travaux publics sans oublier le monde agricole, déjà bien oublié et malmené, qui pâtirait immédiatement de ce qui est bien une hausse fiscale déguisée et un mépris total du monde agricole.

N’oublions pas non plus, que depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a créé 8 nouvelles taxes, qu’il a collecté 5 milliards d’euros supplémentaires, et qu’il a augmenté le montant du taux de C.S.G., pour une inflation attendue de 1,6%. Alors que Macron anticipait une croissance de 2%, nous devons sobrement nous contenter d’un taux de croissance de … 0,2%. Sans occulter l’indécent prélèvement à la source qui devrait coûter rien qu’à l’Etat près de 2 milliards d’euros. Le pire, c’est que le montant de toutes les taxes, impôts et autres cotisations dans notre pays atteint la somme faramineuse de 1.038 milliards d’euros, nous faisant les champions du monde toutes catégories confondues. Pourtant, parallèlement, les dépenses publiques se sont envolées représentant désormais 47,2% du P.I.B., l’Etat n’ayant réduit ses dépenses que de 3 milliards d’euros alors qu’il était prévu que son train de vie baisse de 21 milliards d’euros ces cinq dernières années

Le plus grave, c’est que ce pillage fiscal ne profite même pas à nos infrastructures, à nos équipements ou à notre politique de santé. Sur les 5 milliards d’euros collectés, 4 milliards sont d’ores et déjà réservés au seul accueil des migrants, lorsque 200 millions d’euros supplémentaires ont été consacrés en un an à la politique d’accueil des clandestins, somme pourtant supprimée du budget dépendance du ministère de la Santé alloué aux maisons de retraite.

Aussi le 17 novembre prochain, une grande mobilisation spontanée de Français exaspérés du racket fiscal comme de la préférence étrangère doit se mettre en place. J’y apporte tout mon soutien car il est grand temps de rappeler l’Elysée aux réalités du pays et de la France qui se lève tôt. Aussi il est nécessaire d’opposer à la volonté présidentielle la colère populaire, conséquence logique d’une désastreuse politique de trahison de l’intérêt national.

 

La Nouvelle-Calédonie ou la nouvelle Algérie française ?

Dimanche dernier, un référendum sur l’auto-détermination de la Nouvelle Calédonie était organisé dans un contexte particulier.

En effet, trente ans après les accords de Matignon conclus en 1988 afin de trouver un point d’achoppement entre pro-Français et indépendantistes, était projetée l’organisation d’un référendum sur la question.

Inutile de dire qu’en trente ans la situation de la France en Nouvelle-Calédonie s’est relativement dégradée, puisque nos dirigeants successifs ont toujours été prompts à défendre les intérêts étrangers plutôt que ceux de la France. D’ailleurs lors du précédent référendum réalisé en Nouvelle-Calédonie le 08 novembre 1998 qui prévoyait de repousser le principe d’une auto-détermination, 72% des électeurs montraient encore leur attachement à la France. Vingt ans plus tard, ils ne sont plus que 56,4% seulement à choisir la voie de la France, soit 16 points de moins qu’en 1998, signe alarmant s’il en est. D’autant plus qu’Emmanuel Macron s’est empressé de confirmer que d’autres référendums pourraient être organisés, finalement jusqu’à ce que l’indépendance soit acquise, car c’est bien là la volonté de notre exécutif.

Comment pourrait-il en être autrement lorsque le chef de l’Etat lui-même, Emmanuel Macron, a refusé publiquement de s’engager dans cette campagne référendaire refusant de défendre la France dans le Pacifique ? Sans oublier que dans le même temps son Premier ministre préférait fleurir la tombe des leaders indépendantistes plutôt que celle des militaires tués dans l’exercice de leur fonction à Ouvéa.

Même les conditions de déroulement du référendum sont purement scandaleuses. Lorsque l’on sait que les désastreux accords d’Evian en 1962 avaient été soumis à l’ensemble des citoyens français, d’Algérie comme de la métropole, nous sommes en droit de nous demander pourquoi l’ensemble des électeurs métropolitains n’a pas été convié à ce dernier référendum. N’est-il pas écrit dès l’article 1er de notre Constitution que « la France est une République indivisible » ? N’est-il pas normal que n’importe quel citoyen français puisse donner son avis sur l’avenir de la France, y compris dans le Pacifique ?

De plus que pourrait signifier l’indépendance pour la Nouvelle-Calédonie, elle qui est déjà placée sous la tutelle économique de l’Australie comme de la Nouvelle-Zélande, principaux utilisateurs des ressources minières de ce territoire, alors que la Chine lorgne avec envie sur cette région deuxième productrice mondiale de nickel ? D’ailleurs des Etats de la zone Pacifique comme l’Australie ont clairement pris position pour la France, son ambassadeur à Paris affirmant clairement que « l’Australie accorde une grande valeur au rôle bénéfique joué par la France pour la sécurité et l’économie du Pacifique », afin de ne pas voir ses intérêts concurrencés par la Chine ou le Japon. Même l’Inde est allée jusqu’à défendre la présence française en Nouvelle-Calédonie afin de contrer l’appétit du rival chinois.

Cependant notre gouvernement laisse pourrir une situation qui par bien des aspects rappelle la guerre d’Algérie où tout avait été entrepris depuis 1945 pour conduire tout droit à une indépendance algérienne dont la France paie encore aujourd’hui les dommages collatéraux.

Ce qu’En marche ne vous dira pas

Souvenons-nous de cette phrase culte d’Emmanuel Macron se prenant pour le général de Gaulle et incitant les Français à ne pas se plaindre.

Il est vrai qu’après la hausse de 1,7 point du taux de C.S.G. rien que pour l’année 2017, soit en moyenne 32,50 euros de plus à payer chaque mois pour 60% des retraités, beaucoup de Français avaient pourtant de très bonnes raisons de se plaindre.

Fort heureusement dans sa très grande bonté, la majorité présidentielle va de nouveau mettre en contribution nos aînés, par le biais d’une nouvelle hausse déguisée de la C.S.G., puisque les pensions de retraite seront sous-valorisées, alors que parallèlement l’inflation devrait être de 1,6%. Autant dire que nos aînés vont continuer à payer et à subir l’insupportable matraquage fiscal d’En Marche.

De même, pour permettre aux 350.000 foyers les plus modestes d’être exonérés de toute augmentation de la C.S.G., ce qui est louable, des députés En Marche ont déposé un amendement permettant de faire porter une nouvelle hausse de la C.S.G. sur tous les autres retraités, ce qui est beaucoup moins tolérable. Ne sachant gouverner, Macron et les siens exacerbent les tensions en dressant petit à petit tous les contribuables contre les autres.

Après que Gérard Collomb a constaté justement mais dramatiquement que le communautarisme dressait la France d’âme et de chair contre le grand remplacement si souvent haineux malgré les largesses de notre accueil, la majorité En Marche fait tout pour accentuer les déterminismes sociaux à même de conduire les Français au bord de l’implosion. Au lieu d’agir pour le bien commun, En Marche divise et détruit.

Il était trois fois la libération d’un djihadiste dans le beau pays de France

Les ministres de l’Intérieur passent et rien ne change. Ou plutôt tout empire, puisque jeudi 25 octobre, un djihadiste, Oulib B., vient d’être relâché par erreur après avoir été appelé à comparaître au tribunal à Paris.

En effet cet homme connu des services de l’Etat pour son profil de terroriste vient d’être relaxé par la Cour d’Appel qui le jugeait déjà pour ne pas avoir respecté son assignation à résidence, ce qui est plutôt problématique pour un ennemi de la France. Sans oublier que lors d’un précédent procès en avril 2018, cet homme de trente ans avait déjà été remis en liberté par erreur après la décision d’un magistrat. Rendez-vous bien compte : ce terroriste a bénéficié de TROIS remises en liberté sans que cela n’alerte ni le ministère de l’Intérieur ni celui de la Justice, ni même l’Elysée d’ailleurs.

Rassurez-vous : tout semble désormais sous contrôle puisque Oulib B. peut désormais vaquer très librement à ses occupations sans aucune difficulté.

La France a changé de ministre de l’Intérieur : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

 

L’école de la République est une jungle comme les autres

Cette vidéo a fait le tour des réseaux sociaux et a même constitué les gros titres des journaux télévisés. Nous y voyons un jeune homme menacer d’une arme factice, mais d’une arme tout de même, un professeur pour qu’il le note présent lors d’un cours qu’il avait visiblement manqué.

Cette image est le triste résumé de la France d’aujourd’hui, mais pas seulement de la France de Macron d’ailleurs, mais plutôt d’un pays héritier de la déliquescence de mai 68, assortie de l’abandon généralisé de l’autorité de l’Etat, coïncidant étrangement avec l’entrée en vigueur de la Vème République. Je laisse ce dernier point d’analyse aux historiens courageux.

En fait cet exemple illustre parfaitement l’image du pompier pyromane qu’est Emmanuel Macron. Par son comportement irréel, il allume les foyers d’incendie en alimentant une haine de la France. Mais tient à rassurer immédiatement les Français, lors d’interventions télévisées, par des formules creuses en appelant à la responsabilité de chacun.

En effet lorsque le président de la République en personne s’affiche, bras dessus bras dessous, avec un délinquant à Saint Martin qui défie ouvertement l’autorité publique en réalisant un bras d’honneur à la France et aux Français, nous comprenons qu’il n’y a plus aucune limite au déploiement de la délinquance et de son pendant qu’est le terrorisme. Car s’il n’y a plus de lutte légale possible contre l’incivilité, les dérives sont immédiates et obligatoires et peuvent conduire aux actes de la pire atrocité comme le meurtre ou le viol.

Pourtant Emmanuel Macron a publié un communiqué condamnant le geste de lycéen armé. Etrange, puisqu’il est finalement l’instigateur de cette haine de ce qu’est la France, préférant vanter la mémoire de Maurice Audin, du 17 octobre 1961 ou encourager amicalement un délinquant « à ne plus faire de bêtises » selon sa propre formule. En revanche, il est bien naturel pour lui de faire la leçon à des retraités venus l’apostropher en leur rappelant qu’il était indigne de se plaindre, ou encore de réprimander un jeune français, certes provocateur, l’interpellant dans la foule par un sobriquet gentillet.

Le plus dramatique dans cette situation c’est que peu importe la façon dont est allumé l’incendie, qu’il soit volontaire ou non. Les dégâts et les dommages collatéraux qu’il provoque sont toujours lourds de conséquences et il n’est pas donné à tout le monde de savoir jouer avec le feu. En allumant ses propres incendies, Emmanuel Macron pourrait en être la principale victime et mettre le pays à feu et à sang face à deux France qui ne se comprennent plus, comme l’a souligné justement son ancien ministre de l’Intérieur.

Le remaniement du néant

Les journalistes avaient fini par devenir las, que leur champion et protégé, Emmanuel Macron n’ait toujours pas nommé de nouveau gouvernement. D’ailleurs, il fallait voir avec quel degré d’absurdité, les fidèles soldats de la macronie s’étaient rendus précipitamment sur les plateaux de télévision, usant de diverses métaphores, pour faire un éloge de la lenteur et vanter les vertus de patience comme de modération dont aurait fait preuve le couple exécutif Macron-Philippe dans le choix de ses ministres.

Cette attente insoutenable pour les uns, anecdotique pour les autres, ridicule pour nous, d’un nouveau gouvernement, permettait à Macron d’occuper le terrain politique sur lequel, il faut bien le dire, il n’avait plus prise, faisant penser à cette réplique de Beckett dans En attendant Godot, dont le ton seyait parfaitement à la situation : « On trouve toujours quelque chose […] pour nous donner l’impression d’exister ? ».

Le plus absurde dans cette histoire, c’est que cette attente ne devait déboucher sur rien de bien pertinent, tellement la fonction ministérielle a été vidée de son sens en cette Vème République sur le déclin. Car finalement à quoi servent réellement les ministres en 2018 ? Nous l’avons bien vu, qu’il y ait ou non un ministre de l’Intérieur ne change en rien la donne, puisque la mort ce week-end d’un enfant de douze ans, frappé à coups de barre de fer, ne fait que s’inscrire dans un long cycle de montée en puissance de la délinquance que les divers ministres de l’Intérieur qui se sont succédés n’ont su enrayer. En soixante ans, la place Beauvau a déjà vu passer trente-quatre ministres de l’Intérieur, soit une moyenne de cinq ministres par présidence, ce qui atteste bien de la vacuité certaine d’une fonction qui échappe à son titulaire pour se retrouver de facto à l’Elysée. Cette certitude est renforcée par la toute récente nomination de Christophe Castaner à ce poste, pur produit de la politicaillerie, prêt à tout pour être adoubé et vanté, et surtout ayant le profil correspondant le plus au petit monde de la pensée unique.

Ce que nous révèle clairement cette Vème République, c’est que c’est la présidence qui dirige, et non pas tellement un président, simple marionnette du système médiatique, et par conséquent encore moins des ministres choisis non pas pour leurs compétences supposées mais davantage pour répondre à un casting politique. Parfait jeu de dupes où tout le monde croit pourtant avoir un rôle essentiel qui sert avant tout à faire semblant et à financer une excellente retraite.

Balance ton maire : les équipes de Macron s’en prennent aux élus

Il y a trois jours, les équipes de la République En Marche publiaient un message dans lequel, selon le fameux modèle de « Balance ton porc » destiné à montrer du doigt tous les pervers sexuels, était créé le hashtag « Balance ton Maire » pour condamner tous les Maires ayant été contraints d’augmenter leurs impôts locaux face au désengagement financier programmé et volontaire de l’Etat dans nos territoires.

L’initiative ayant fait polémique, l’exécutif s’est très vite désolidarisé de la démarche par crainte de se mettre un peu plus à dos des élus locaux déjà très irrités par la première année de présidence macronienne. Même l’Association des Maires de France (A.M.F.), pourtant jusqu’à présente très accommodante avec les différentes majorités successives, s’est fendue d’un communiqué de protestation dénonçant « la campagne de stigmatisation » menée à leur encontre et dénonçant « le gouvernement et le parti majoritaire [qui] portent une responsabilité majeure dans le dérapage insupportable observé ces dernières heures ». Avec de tels propos, une chose est au moins sûre : François Baroin, président de l’A.M.F., ne fera pas partie de la nouvelle équipe gouvernementale.

En effet, ce sont 6.027 communes qui ont dû augmenter leur imposition locale face à la demande très autoritaire de l’Elysée de baisser de 30% la taxe d’habitation. Avec comme slogan sous-entendu de l’équipe En Marche : en 2020, punissez les responsables. C’est dire le mépris de l’exécutif pour la gestion municipale et tout paradoxalement son désir de faire émerger des candidats locaux L.R.E.M. pour briser les derniers bastions de bon sens résistant encore aux volontés d’hégémonie présidentielles.

Je peux d’autant plus librement dénoncer cette mascarade puisque ma ville d’Orange n’est pas dans le viseur présidentiel, étant donné que depuis mon arrivée en 1995, je n’ai cessé de baisser les impôts chaque année, avec une baisse cumulée de 7% ces trois dernières années, après avoir encore acté une diminution de 2% en 2018.

Que Macron et les siens respectent un peu plus nos terroirs et leurs représentants, car la sourde colère qui y bruisse pourrait bien avoir raison de leur pérennité politique et électorale.

Démission de Gérard Collomb : les rats quittent le navire

La République en marche patine de plus en plus, et ses cadres de la première heure ont décidé de prendre la poudre d’escampette avant qu’il ne soit trop tard. Comme le remarque l’observateur Gabriel Robin, le désormais ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb possède un flair politique certain : soutien de la première heure de Ségolène Royal, il avait été un des premiers à sentir le vent tourné en 2007 ; puis de même avec François Hollande dont il avait senti avec lucidité l’incapacité à gouverner et à pourvoir conserver le pouvoir. C’est pourquoi l’ex-futur maire de Lyon s’était rallié avec célérité à la candidature d’Emmanuel Macon, dont il abandonne le navire avant la perdition probable.

Il faut avouer que le Lyonnais a sans doute eu du mal à se voir impliqué dans l’affaire Benalla. On a beau aimé les coiffes, on peut avoir regret à porter le chapeau. Gérard Collomb s’était montré distant et critique vis-à-vis de l’exécutif lors de la commission d’enquête parlementaire et les réunions de crise qui ont suivi. Sa mise à l’écart volontaire, l’incertitude de pouvoir revenir dans la capitale des Gaules en 2020, ont décidé l’un des doyens du gouvernement Philippe à quitter la place Beauveau au plus vite. Cette démission rocambolesque, refusée puis accordée par le président de la République, ne s’est pas faite sans heurts : un coup de théâtre a même marqué l’incroyable passation de poste entre Gérard Collomb et l’intérimaire Philippe.

Sur le perron du ministère le 3 octobre, Gérard Collomb patiente. Le Premier ministre impose une humiliation protocolaire au déserteur, et ce dernier décide alors de « passer un message » au chef du gouvernement. Sur le départ, l’ancien ministre revêt une dernière fois le costume de « premier flic de France » en se faisant le porte-parole de troupes inquiètes et désemparées. Alors qu’Emmanuel Macron a posé joyeusement aux côtés d’un dealer et d’un braqueur lors de sa visite aux Antilles le week-end précédent, Gérard Collomb met en garde sur un avenir proche qui s’annonce sombre. « Je suis allé dans tous ces quartiers. La situation est très dégradée. On ne peut plus continuer à travailler commune par commune, il faut une vision d’ensemble pour recréer de la mixité sociale », avance prudemment cet ancien cacique du Parti socialiste qui, à l’instar du maire de Lille Martine Aubry, déplore aujourd’hui les effets des causes qu’il a tant chéries. Puis, engaillardi par sa froide éviction, le Lyonnais crache le morceau : « Aujourd’hui, on vit côte à côte. Moi, je le dis toujours : je crains que demain on vive face à face ».

En somme, Gérard Collomb affirme une vérité trop longtemps non-dite mais sue par tous : la dissociété multiculturelle est un terreau fertile de la discorde civile. Défavorisée mais justifiée par une immigration de masse essentiellement africaine et musulmane depuis 40 ans, la fameuse mixité sociale est un leurre lexical. En réalité, il serait plus honnête de parler d’un projet de mixité ethnique, mais lui-même n’a jamais pu vraiment voir le jour malgré les injonctions permanentes et vaines à la fraternité républicaine.

Surtout, notons qu’aucun media hors Cnews n’a repris cette information capitale et ne l’a traitée avec commentaires et analyses.

Maintenant, que faire ? Si un homme, malgré son passé politique et le lourd prêt-à-penser dû à sa fonction, en vient à tenir un discours qui valide les analyses d’Eric Zemmour avec la connaissance des dossiers de police et du renseignement intérieur, alors il faut s’interroger gravement sur l’imminence de la discorde civile. Celle-ci existe déjà, de manière latente et par soubresauts, mais elle n’est pas encore actée. Les paroles de Gérard Collomb sont d’une gravité exceptionnelle, bien éloignées du soap-opera macronien. Il s’agit ni plus ni moins d’une alerte et d’une mise en garde sur l’état de péril imminent de la République de moins en moins française.

Ces paroles lourdes de sens devraient en appeler à un gouvernement de salut public qui devrait viser en priorité à assurer la sécurité des populations au plus vite, comme la Hongrie et même l’Italie nous le montrent chaque jour, en sachant que la France hérite d’un contexte bien plus dangereux.

Du Vaucluse à la France, doit-on laisser les paysans mourir ?

Dans un article de La Provence du 2 octobre 2018 synthétisant le bilan économique du premier semestre dans le département, une incohérence majeure est soulignée.

D’une part, il est noté que le secteur primaire traverse une passe difficile tandis que, d’autre part, l’industrie agro-alimentaire se porte au mieux de sa forme.

Pourtant il est du plus élémentaire bon sens que la grande distribution ne vend normalement que ce que produit l’agriculture. Or cette dernière sortant d’une année 2017 marquée par le gel et la sécheresse, puis traversant un printemps aux pluies diluviennes et un été caniculaire, a subi des pertes importantes : les vignerons ont souffert du mildiou tandis que les maraîchers ont revu leurs récoltes à la baisse, surtout les exploitations bio. En revanche l’industrie agro-alimentaire vauclusienne représente 30% des emplois de la région et compte 230 entreprises d’une moyenne de 20 salariés.

L’interrogation d’évidence alors est de se demander pourquoi l’industrie dépendant directement de l’agriculture est florissante, et tant mieux, alors que les paysans peinent financièrement et se sentent abandonnés à cause des contraintes de l’Etat plus encore que celles de la nature. Doit-on rappeler ici les nouvelles réformes sur la baisse annoncée des exonérations pour les travailleurs saisonniers ? Si cette mesure est validée, les exploitations viticoles et maraîchères devront dépenser 240 euros de plus par mois et par salarié. Cette augmentation de charges mettra à mal un secteur économique élémentaire dans notre département et favorisera le chômage, voire l’emploi de travailleurs étrangers. Doit-on aussi rappeler le doublement des taxes sur la gazole non routier (GNR) qui représentera une nouvelle dépense majeure dans le budget des exploitations agricoles ? La ruine guette nombre de nos paysans.

A l’opposé la nouvelle loi Agriculture et Alimentation continue de favoriser la grande distribution, sans doute sous la dictée des groupes de pression noyautant le Palais Bourbon.

Il est grand temps de prendre à bras le corps la cause de l’agriculture française et de ses paysans en souffrance. Un agriculteur se suicide tous les deux jours. S’il y a des causes systémiques qui expliquent l’impasse productiviste dans laquelle s’est enferrée l’agriculture française, il est clair que l’Etat laisse volontairement mourir ceux qui ont fait l’identité de la France et de ses paysages pendant des siècles. Plus encore que l’énergie ou même les finances, l’agriculture n’est pas qu’un simple secteur stratégique de l’économie nationale : c’est un enjeu vital de la souveraineté du pays et de sa survie.

Les derniers paysans sont aussi les derniers Français. La France n’est pas une nation du commerce ou du numérique, elle est fille des champs et du sang de ses éleveurs, de ses laboureurs, de ses cultivateurs. Le cœur de la France ne bat pas à la Défense, il est dans chaque épi mûr de la Beauce, dans chaque raisin des Côtes-du-Rhône, dans chaque bête des Pyrénées, dans chaque truffe de la Dordogne…

Le cœur de la France fléchit, tombe en dormition, s’essouffle sous les épreuves : il ne tient qu’à nous de le faire battre de nouveau sous le souffle de l’énergie vitale. Ne cédons rien aux ennemis de la France qui siègent sous les ors de la République. L’Histoire nous enseigne quel sort réserver aux usurpateurs.

PMA : L’Etat continue de détruire la famille

Malheureusement personne n’était réellement dupe tant la décision du Conseil National d’Ethique semblait couler de source en ce règne de la bien-pensance.

En effet, ce Conseil de sages cooptés vient d’émettre un avis favorable pour l’ouverture du recours à la Procréation Médicalement Assistée (P.M.A.) aux couples de femmes célibataires et homosexuelles. Cinquante ans plus tard, la victoire de l’esprit de mai 68 est totale et sonne le triomphe de la démolition des derniers pivots de la famille, et donc de notre société organique.

Accepter ce recours à la P.M.A. c’est accepter de se confronter à de multiples enjeux philosophiques comme politiques.

Philosophiques d’abord, car c’est remettre profondément en cause l’équilibre naturel des choses et balayer d’un revers de main deux mille ans de chrétienté et des années de traditions multiséculaires. Ce n’est pas parce que l’homme a réalisé de prodigieux progrès techniques qu’il doit pour autant s’exonérer de l’héritage légué par la religion chrétienne et par toutes les religions et toutes les traditions. Accepter la P.M.A. c’est tout simplement faire primer une conception artificielle du droit à naître sur une logique naturelle et biologique : l’homme, tel Dieu, prétend décider en lieu et place de la nature et pourra programmer une naissance quand bon lui semble. Le pire c’est que désormais il n’y aura plus besoin d’un homme et d’une femme pour procréer, ce qui remet totalement en cause la notion de filiation et détruit un peu plus des repères qui semblaient une évidence pour les enfants : disposer d’un père comme d’une mère. D’ailleurs comment pourra t-on expliquer à l’enfant que sa naissance n’est pas le fait d’un acte d’amour mais seulement d’une technique médicale qui a consisté à le concevoir en éprouvette ? Surtout, alors que la P.M.A. était déjà permise pour des couples hétérosexuels infertiles, son ouverture aux couples de femmes change complètement la donne. Comme le résume bien le Pr Sapin, « il s’agit cette fois-ci d’accorder à une personne ce qui lui est impossible d’obtenir de la part de la nature ». Il ne s’agit donc plus de pallier un dysfonctionnement naturel, l’infertilité, comme le souligne ce Professeur, mais bien de créer une humanité s’exonérant du respect des lois naturelles en permettant à des individus de même sexe d’avoir un enfant, alors que cela leur est biologiquement inenvisageable.

Politiques ensuite,  car c’est toute l’organisation de notre société qui est clairement remise en cause. Avoir un enfant ce n’est pas se contenter de l’élever, de l’instruire et de l’éduquer. C’est aussi lui transmettre un patrimoine, pas seulement biologique, mais matériel, spirituel et culturel. Or quels droits ouvrira la P.M.A. aux couples homosexuels ? De même la P.M.A. oblige à nous interroger également sur l’avenir démographique de notre société, car un monde qui conçoit des enfants de manière scientifique, se prive d’un futur radieux en montrant qu’il ne croit plus en l’avenir de l’espèce humaine.

C’est pourquoi en tant que défenseur des droits de l’enfant, de la famille comme de la vie, je m’insurgerai toujours contre la reconnaissance de la P.M.A. Espérons que, pour une fois, le gouvernement En Marche saura analyser tous ces enjeux, mais en ce règne de haute trahison, je suis plus que dubitatif.