Le reconfinement condamne à mort l’économie réelle et les libertés publiques

L’erreur est humaine, mais persévérer dans celle-ci est diabolique. Emmanuel Macron, caché derrière les recommandations d’un conseil scientifique et d’experts anonymes, a décidé de reconfiner le pays.

Le reconfinement est une décision fatale qui ne préservera pas la santé publique. Il aura un effet certain en revanche sur la mise à mort de l’économie réelle. Les indépendants, les commerçants et les artisans, considérés comme « non essentiels », ne survivront pas. L’explosion de la dette publique ne pourra pas couvrir la perte d’activité à un mois de Noël, avec déjà un trimestre en moins. Le « en même temps » des décisions présidentielles provoque la confusion, l’incohérence et la peur.

Ce faisant, tous les Français auront été surpris d’entendre une nouvelle série de mesures liberticides et culpabilisatrices mais aucune solution sanitaire réelle. Les chiffres fictifs des « vies épargnées » ne tiennent pas la rigueur de la comparaison. Il n’y a pas plus de morts proportionnellement dans les pays qui ont choisi de ne pas confiner.

Au prix d’incohérences majeures, le gouvernement a décidé de nous contraindre à une nouvelle quarantaine inefficace. Il est de bon ton de se moquer du Moyen-Âge et d’un soi-disant obscurantisme, mais qu’avons-nous mis en place que les moyens modernes permettaient ? Rien. Les frontières demeurent ouvertes. La pratique du dépistage est arrivée très tardivement et demeure lacunaire. Le matériel médical de protection est toujours en rupture. L’incapacité gouvernementale ne peut plus se cacher derrière des annonces tape-à-l’œil, non seulement inutiles mais dangereuses.

La véritable raison du confinement

La vérité est simple. Pour libérer des places aux urgences et en réanimation, il faut soulager les services hospitaliers des principales causes d’arrivée de patientèle. En l’occurrence, la traumatologie des accidents de la route et des violences urbaines. D’où le couvre-feu dans un premier temps, véritable mesure sécuritaire et faux remède sanitaire dont personne ne saisissait l’adéquation des horaires avec la circulation supposée du virus. Bref, ce reconfinement général n’est qu’un couvre-feu renforcé rendu nécessaire par une double incurie de l’Etat sur la sécurité et la santé. C’est pourquoi le gouvernement refuse d’avouer ces simples faits.

En effet, la réalité est toujours la même depuis le mois de mars. Elle a même empiré. L’objectif des 12 000 lits de réanimation promis est loin d’être atteint : seul un millier de lits a pu être créé en 8 mois. Et les paroles sur la guerre et l’effort national ne résistent pas aux faits.

La 5ème République a détruit la médecine

La France souffre d’une pénurie de personnel médical. Hier encore, le professeur Raoult dans une intervention sur LCI l’expliquait : la France ne fabrique plus de médecins depuis 1970. La 5ème République a détruit la médecine. La pandémie a révélé l’ampleur du désastre : 5 000 lits en réanimation à l’échelon national pour plus de 67 millions d’habitants ; des médecins et des infirmiers qui fuient l’hôpital public ; une dépendance totale de l’étranger pour l’acheminement des médicaments et des molécules ; une tiers-mondisation avancée de nos infrastructures et de l’ambiance qui y règne.

L’arrivée brutale et inédite de l’épidémie a provoqué un sursaut et une tension solidaire du corps médical et du personnel de soin. 6 mois plus tard, à coup de primes non versées, de milliards invisibles et alors que l’hôpital public continue d’être démantelé activement, 40% du personnel hospitalier veut démissionner. Cet échec profond et durable, le gouvernement en est responsable mais souhaite le voir porter par la responsabilité collective en accusant les Français d’avoir propagé la maladie et de manquer de solidarité.

Puisque les décisions gouvernementales doivent être discutées devant le Parlement, j’espère que nos élus sauront faire entendre la voix des libertés publiques et de tous les acteurs économiques indépendants qui risquent de mettre la clé sous la porte et de se retrouver à la rue. L’heure est grave. La fuite des responsabilités, le refus de la prise de risque, l’incapacité à demeurer sur une même stratégie, la guerre des coteries contre les initiatives médicales indépendantes, tout cela conduit le pays à la ruine et à la mort sur fond d’attaques terroristes et de guerres étrangères sur notre sol.

Et si l’islamisme tuait plus que le coronavirus ?

Quelle cruelle ironie ! A peine, Macron a-t-il annoncé un nouveau confinement à partir de courbes mathématiques encore invérifiées que le réel de la France de 2020 frappe à la porte.

15 jours après la décapitation de Samuel Paty, un islamiste coupe la tête d’une paroissienne de la cathédrale de Nice, en égorge une deuxième, et blesse grièvement une troisième qui mourra dans le café d’à côté. A Avignon, on apprend à l’instant qu’un homme vient d’être abattu après avoir attaqué des policiers.

La veille, ce sont des centaines de Turcs qui se sont répandus dans les rues de Vienne au sud de Lyon pour une ratonnade contre les Arméniens aux cris de « Allah akbar ». Pendant ce temps, la Turquie et le Pakistan incitent tous les jours le monde musulman à la haine antifrançaise.

L’urgence de salut public n’est pas tant le coronavirus que l’épidémie islamiste qui tue plus sûrement encore, et dont nous connaissons les agents incubateurs.

Si Macron est capable de mettre le pays en résidence surveillée à cause d’un virus mutant, il doit au plus vite prendre des mesures d’une sévérité analogue contre l’immigration, qui est à l’islamisme ce que l’air est au virus.

Macron doit agir rapidement. Il n’y a pas de place en réanimation pour les Français décapités.

Le chômage est vaincu : les producteurs de clémentines obligés d’importer des Marocains !

Il est curieux qu’une telle information ne soit pas développée médiatiquement. Malgré la crise économique et sanitaire, la France a vaincu son chômage endémique. Si, si.

La preuve, pour récolter les agrumes corses, 900 Marocains ont dû être acheminés à Bastia par avions pour un coût d’un demi-million d’euros.

La réalité n’est pas celle-ci, bien entendu. Le chômage est au plus haut, mais les offres d’emploi demeurent sans réponse.

Pendant le confinement déjà, au moment de la récolte des fraises et des cerises, les producteurs du Vaucluse s’inquiétaient de la fermeture de la frontière entre la France et l’Espagne, empêchant l’arrivée des centaines de travailleurs détachés. De même, la filière corse qui génère 80 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel est à l’agonie dès qu’elle ne peut avoir recours aux travailleurs étrangers. 3 raisons sont invoquées pour justifier cette incohérence économique et politique : les annonces d’emplois ne trouvent pas preneur, la cueillette est technique et les conditions de travail sont rudes pour le SMIC.

La crise du Covid et toutes ses bonnes résolutions n’auront duré que le temps des beaux discours la larme à l’œil : le localisme économique des consommateurs et des producteurs a très vite vécu sous le poids de la reprise des mauvaises habitudes.

Le chômage subventionné n’incite pas à la reprise du travail. Et de la même manière, des salaires trop bas, équivalents aux diverses allocations, ne peuvent valoriser des métiers difficiles. L’allègement des charges fiscales devraient enfin inciter les producteurs à embaucher une main-d’œuvre locale. Tout le reste n’est que rêverie et destruction consciente de notre économie.

Le grand enfermement : préservons nos libertés et notre santé mentale

Pire que le Covid, il existe une maladie kafkaïenne qui s’est emparée de l’exécutif. Concomitante du virus asiatique, ce dérèglement de la logique et du bon sens se traduit par une surenchère des oukases sanitaires, contradictoires les unes avec les autres et perpétuellement changeantes.

Il n’y a pas que le nombre de lits de réanimation qui n’a pas changé depuis le mois de mars. Emmanuel Macron aussi. Aucune leçon médiatique n’a été tirée de la cacophonie de la période du confinement.

Ainsi, le discours du 14 octobre au soir a ouvert le grand retour des règles absurdes de « Jacques a dit : pas plus de six à table » ou encore de « Jacques a dit : le virus va dans les bars seulement après 21 heures ».

Le plus ironique et le plus triste dans cette gabegie aux velléités sanitaires, c’est l’inadéquation des mesures édictées et les zones à risques identifiées : ils pénalisent les restaurants mais ils ne disent rien sur les transports en commun bondés ; ils surveillent la vie intérieure des familles mais ignorent l’école ; ils décrètent les couvre-feux, enfin, mais laissent frontières et aéroports ouverts.

Mort économique

Appuyé sur un conseil scientifique anonyme et la dictature sacrée de courbes mathématiques ésotériques, le gouvernement relance un confinement partiel qui ne dit pas son nom mais qui a d’ores et déjà deux effets majeurs sur la vie des Français.

Le premier est l’arrêt de mort économique de plusieurs corporations déjà gravement touchées par les conséquences de l’épidémie depuis le début de l’année. L’hôtellerie-restauration, grandement dépendante du tourisme, s’est adaptée aux nouvelles contraintes parfois au prix d’investissements coûteux pour accueillir une clientèle moindre. Les nouvelles règles de couvre-feu et d’accueil réduisent à néant les derniers espoirs de survie de l’un des derniers fleurons commerciaux français.

Le deuxième effet est de pousser les Français à l’exaspération et à l’indiscipline tant les règles changent, demeurent hermétiques et surtout apparaissent arbitraires. Le principal ressort de la défense sanitaire adoptée par la Suède est la pédagogie, laquelle repose sur des ordres permanents et identiques depuis le début de l’épidémie. La Suède n’a pas confiné et n’impose pas le port du masque. Son économie fonctionne quasi normalement. Le taux de létalité n’est pas supérieur aux autres pays occidentaux, c’est le pays en passe d’atteindre un seuil d’immunité collective protecteur face au Covid. Pourquoi ? Parce que la Suède décide de responsabiliser ses habitants plutôt que de réduire leurs libertés au gré des dernières paniques ou du dernier rapport pondu par quelque organisme international aux intérêts obscurs.

Séquestration des libertés

Ces règles sanitaires ressemblent de plus en plus à une méthode de gouvernement : la gestion des affaires courantes sous le mode de l’état d’urgence. Or, ce n’est pas une plus grande efficacité politique et technique qui en ressort, mais un constat terrible. La ruine des libertés publiques accélère celle de l’économie réelle et des derniers vestiges de l’Etat-providence. Nous vivons une ère de liquidation générale plutôt que de préservation nationale. Les restrictions imposées n’ont pas pour finalité de redresser la médecine en France ou de rétablir des règles évidentes de bon sens dans les finances publiques.

Est-ce que l’état d’urgence sécuritaire a provoqué une amélioration de la sécurité quotidienne des Français ? La réponse est non. Est-ce que l’état d’urgence sanitaire préservera la santé publique ? La réponse risque d’être malheureusement la même.

Séparatisme : fuite et fin

A chaque fois, la même logique antinationale s’applique. Moins l’Etat est souverain, plus il devient totalitaire. Faible avec les forts du moment, il devient intrusif et autoritaire avec ceux qui appliquent les règles. Le projet de loi contre le séparatisme islamiste en est une nouvelle illustration. Enfin, il paraît qu’il n’est plus question de séparatisme déjà. En guise de remèdes, on se retrouve avec une nouvelle attaque en règle contre les libertés, la promotion de l’enseignement de l’arabe, des clins d’œil hypocrites à l’islam, et une opération électoraliste téléphonée qui ne sauvera pas la France des périls qui la menacent.

Pour reprendre une pensée synthétique d’Eric Zemmour, tous les problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islamisme. Et quand l’Etat se décide à agir, il est souvent trop tard. Du coup, ses réactions sont brutales et arbitraires. Pour les équilibrer en retour, l’Etat décide donc de s’en prendre à la majorité autochtone, devenue simple variable d’ajustement pour éviter la victimisation excessive des minorités ethniques et religieuses, et prétendre ainsi à une égalité de traitement au risque de l’injustice.

Contre l’école libre

Le cas se démontre avec les mesures annoncées par Emmanuel Macron dans le cadre de la lutte contre le séparatisme islamiste. Au lieu de cibler le mal à sa racine, l’Etat décide de s’en prendre à la liberté d’enseignement et dans la lignée des pires méthodes totalitaires de retirer aux familles l’éducation des enfants en obligeant la scolarisation dès l’âge de 3 ans. Faisant fi de l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, reconnue par la France et stipulant que « Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants », l’Etat place dans son viseur l’instruction à domicile, les écoles hors-contrat des cours Montessori aux instituts catholiques et israélites. Cela concerne environ 80 000 élèves en France. Ce n’est pas anodin, et même si des exceptions sont déjà envisagées, l’usine à gaz réglementaire est déjà mise en route. Finalement, l’islamisme apparaît comme un heureux prétexte à une mainmise renforcée de l’Etat sur l’instruction des enfants, laquelle n’est pas sans susciter de légitimes interrogations tant sur le niveau scolaire que sur l’idéologie véhiculée.

L’arabe plutôt que le français

Pire, alors que l’objectif théorique est d’éviter le communautarisme nouvellement renommée séparatisme, le ministre de l’Intérieur ne trouve rien de mieux que de promouvoir l’enseignement de l’arabe à l’école. Comme le relève François-Xavier Bellamy, si l’Education nationale doit enseigner une langue, c’est avant tout le français, non seulement à cause du niveau désastreux de la lecture et de l’écriture des jeunes élèves, mais aussi parce que c’est le plus sûr ciment de la cohésion nationale. Une langue, c’est une culture, une manière de penser, un véhicule privilégié de transmission de la civilisation. Enseigner l’arabe à l’école ne fera que renforcer le sentiment de double appartenance culturelle sans éloigner l’enseignement religieux islamiste qui verra son champ d’action s’élargir.

D’ailleurs, on peut se demander quel jeu est suivi par le gouvernement quand le même ministre déclare que l’islam est « la religion qui aura le moins de difficulté à travailler avec la République ». Quel sens donner à ces paroles ? Les autres religions sont-elles visées en miroir ? A Tourcoing, comme maire, Gérald Darmanin a signé les permis de construire des mosquées comme le rapporte Le Figaro du 2 octobre. Comme vice-président de la Région Hauts-de-France, il a été l’un des principaux promoteurs à Lille avec Xavier Bertrand du Lycée Averroès proche des Frères musulmans et financé par le Qatar comme l’ont révélé les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

Soumission

Vouloir laïciser l’enseignement de l’arabe et nationaliser la prédication de l’islam en France est à la fois un aveu d’échec et une entreprise de soumission l’islam, et par là-même à l’islamisme qui n’est que « sa traduction idéologique actuelle » selon le mot du professeur Bernard Rougier. D’une part, l’Etat abandonne totalement la perspective de l’assimilation des immigrés musulmans et, devant leur nombre, entérine de fait le communautarisme. Pour éviter de perdre totalement le contrôle des individus et des territoires, l’Etat valide la compromission et tente d’arracher une légitimité à des populations qui se défient de lui, en attendant de prendre le pouvoir effectif. Cette stratégie du « en même temps » ne marchera pas avec l’islam, projet total, à la fois religieux et social, dans lequel la distinction moderne du privé et du public n’existe pas. De plus, l’islam est directement un projet politique universaliste et prosélyte en concurrence directe avec la République. Le rapport de forces est d’ailleurs permanent, et il est en train d’être gagné par les franges islamistes radicales et « modérées », lesquelles utilisent intelligemment la dialectique libérale de l’islamophobie pour promouvoir un agenda islamiste (cf. Les territoires conquis de l’islamisme – PUF) et faire pression sur la société et le pouvoir politique.

L’islamisme est un enjeu électoral

Enfin, ce que prouve ce projet de loi, c’est l’enjeu électoral que représente la lutte contre l’islamisme. « Personne n’est dupe en effet quant au calendrier de cette loi, qui devrait être votée quatre mois avant l’élection présidentielle d’avril 2022 », écrit Le Figaro. « La République en actes » que veut vendre le gouvernement n’est que le reflet de l’inaction passée et des contradictions idéologiques du prêt-à-penser. L’islamisme est la conséquence naturelle de l’importation massive de peuples étrangers, venus avec leurs us et coutumes, jusqu’à remettre en cause l’équilibre de la démographie. La tentative de trouver un compromis ressemble à s’y méprendre aux efforts désespérés de la IVème République confrontée aux débuts de la guerre d’Algérie.

Et les causes ?

Emmanuel Macron déclare : « Le problème, c’est le séparatisme islamiste. Ce projet conscient, théorisé, politico-religieux, qui se concrétise par des écarts répétés avec les valeurs de la République, qui se traduit souvent par la constitution d’une contre-société… » Il a raison bien sûr, mais il s’arrête là, et, plutôt que de remonter aux causes, préfère énumérer des attitudes manifestes de la prégnance de ce courant dans le pays au point d’en troubler les mœurs publiques. Aucune remise en question de l’immigration, du regroupement familial, des territoires accordés de fait par l’Etat qui continue de subventionner grassement la cause matérielle de ce qu’il dénonce. La géographie internationale de l’islamisme nous renseigne parfaitement par exemple sur les foyers de diffusion algériens du salafisme, lesquels prospèrent grâce à l’immigration et au ralliement des populations de culture musulmane nouvellement arrivées en France.

Cette schizophrénie politique de l’Etat renforce l’islamisme qui peut jouer sur les deux tableaux de l’exigence et de la victimisation.

Estrosi enterre Les Républicains

Le maire de Nice LR Christian Estrosi annonce vouloir soutenir Emmanuel Macron pour la présidentielle : un aveu en forme d’évidence qui dévoile la réalité du parti unique du prêt-à-penser

Cette semaine, M. Estrosi s’est décidé à faire tomber les masques. Pas seulement dans la tribune VIP du Tour du France, non. Mais aussi au sein de son camp politique.

Nul doute que beaucoup d’élus LR entendront ce vibrant appel du premier édile de Nice à soutenir la candidature Macron en 2022. La manœuvre n’est pas nouvelle puisque le parti « de la droite et du centre » s’est déjà rallié comme le RN aux rangs des marcheurs lors des législatives de 2017 dans notre circonscription. Cette année encore, Gilles Laroyenne, conseiller municipal LR sous mon précédent mandat, a changé son étiquette comme on change ses godillots pour celle, plus printanière, de la candidate LREM Carole Normani.

Les électeurs de droite voient donc une fois encore ceux qui prétendaient les représenter tourner casaque. La logique de parti les a d’abord détournés du Bien Commun. Aujourd’hui elle les pousse à quitter le navire. Ainsi, si Emmanuel Macron a porté le coup, les LR ont achevé l’animal, s’occupent de sa mise en bière et préparent déjà leur deuxième noce républicaine.

La droite la plus bête du monde ?

Pourtant, faut-il désespérer de la droite ? La mort programmée des Républicains d’un côté, et la gabegie du Rassemblement National de l’autre ne doit pas conduire les Français à la résignation de l’abstention, mais à la reconquête du champ politique. Déjà, l’agonie des grands partis permet le tri nécessaire entre le bon grain et l’ivraie. Je salue au passage mon ami Pierre Marquestaut qui a eu le courage de faire passer ses convictions politiques d’abord, malgré les menaces des instances de son parti.

Souvenons-nous que tout désespoir en politique est une sottise absolue. Si la situation de notre pays ne doit pas être pris à la légère, c’est aux hommes et aux femmes de bonne volonté de montrer la voie de l’exemple. S’engager n’est plus une simple option pour les gens de notre temps. C’est une œuvre de salut.

Il faut s’engager non pas pour des promesses démagogiques et communautaristes comme le font tous les parti, mais au contraire pour la promotion intelligente que nous impose, si nous avons encore un peu de bon sens, la défense du bien commun.

Solidarité avec le Liban

En ces heures difficiles, je tiens tout d’abord à témoigner  mon soutien aux habitants de Beyrouth et au peuple libanais. Cette nouvelle catastrophe qui s’abat sur ce qui fût jadis la perle du Levant peut bien attrister toutes les belles consciences du monde, les mots de Bossuet sur l’hypocrisie des hommes qui chérissent les causes dont ils déplorent les effets trouvent là encore une actualité tragique et déplorable.

Si nous ne savons pas pour l’heure les causes – accidentelles ou intentionnelles – de ces explosions, ces dernières frappent comme un point d’orgue le formidable gâchis libanais : violence, insécurité, instabilité politique, crise économique, inflation, gabegie généralisée, … En 2020, la dette du Liban a atteint les 92 milliards de dollars de dette, soit 170% du PIB du pays. Un engrenage infernal sur lequel plane, depuis 30 ans, le spectre de la guerre civile.

Sans vouloir refaire l’Histoire, il est tout de même bon de rappeler que les mêmes causes produisent les mêmes effets. La libanisation de la France que nous dénonçons depuis de nombreuses années apparaît de plus en plus clairement aux observateurs de notre pays à mesure que s’opère le grand remplacement et la tribalisation de la société française. Pour ce qui est des Français, premiers témoins de cette décadence sourde, laissons les tirer les conclusions nécessaires de la gestion hallucinante de la crise du Covid-19 par le gouvernement Macron.

Ainsi, si mes prières accompagnent aujourd’hui nos amis libanais, je souhaite que cette tragédie sonne l’alarme pour mes compatriotes. Le monde pleure au chevet du Liban. Agissons pour que la France ne suive pas le même chemin.

Covid-19 : des milliards plus tard

Alors que les médias bruissent d’une potentielle nouvelle vague à la fois entretenue et minimisée, la gestion de la crise semble toujours aussi aléatoire qu’aux premiers jours de l’annonce de la pandémie.

Après six mois de crise sanitaire incluant deux mois de confinement, les chiffres de la dette nationale se sont emballés. Début juillet, les compteurs établissaient le montant à 121% du PIB. En clair, les dépenses s’envolent et les recettes disparaissent. Bercy table sur une contraction de la croissance de 11% du PIB et une augmentation du déficit public de 11,4% alors même qu’il était estimé aux alentours des 2% avant le surgissement de la pandémie.

Qui va payer ?

La conséquence la plus évidente de cette explosion de la dette publique sera inévitablement une croissance de la fiscalité, même si le gouvernement s’en dédit. Premier exemple, la prolongation de la CRDS jusqu’en 2042 au lieu d’une disparition initiale programmée en 2024. Cet impôt qui prélève 0,5% de tous les revenus devrait rapporter près de 8 milliards cette année à l’Etat, lequel discrètement déplace les dettes dues au Covid vers les caisses de la Sécurité sociale.

Au 1er juillet, le manque à gagner dû à la crise sanitaire se chiffrait en France à 165 milliards d’euros, dont 96 milliards pour le secteur public. En parallèle des plans de relance prévus, c’est surtout l’épargne des Français qui sera mise à contribution et sur laquelle lorgnent banques et Etat : un pactole supposé de 100 milliards d’euros sur l’année. En effet, ces économies parcimonieusement accumulées représentent la seule planche de salut de notre pays à l’économie exsangue : notre agriculture est détruite, notre balance commerciale est déficitaire depuis 20 ans, nous sommes le pays le plus désindustrialisé d’Europe et pour couronner le tout, ce sont nos entreprises qui accusent la plus forte baisse d’activité en Occident avec 22 points en moins !

Des impôts pléthoriques mais aucun service à la hauteur

Après avoir ponctionné grassement l’argent des Français sans être capable d’assurer la continuité élémentaire du service public aussi bien dans sa compétence sanitaire que sociale, les gouvernements de la Vème République continuent dans la même voie délétère. Il n’y a plus ni paysans, ni médecins, ni travail. Les techno-traîtres ont vendu le pays aux intérêts étrangers et continuent de voler sans vergogne dans les poches du contribuable pour un avenir hypothéqué qui ne profite qu’à une caste de plus en plus réduite.

La liquidation est si totale que ce qui ne peut être vendu est incité à se dissoudre : le peuple lui-même est sommé de disparaître pour laisser la place à de nouveaux arrivants, seuls bénéficiaires des largesses de l’Etat.

Il est temps de sortir de la résignation mortifère.

La peine de mort existe en France : seulement pour les victimes innocentes

Il est faux de prétendre que la peine de mort a été abolie en France en 1981. La vérité est la suivante : depuis 40 ans, les criminels, les assassins, les violeurs sont assurés de ne plus risquer leurs vies malgré leurs méfaits et le sang qu’ils font couler.

Trois meurtres d’une portée terrible ont eu lieu ces derniers temps : la mort du gendarme Mélanie Lemée, 26 ans, tuée dans l’exercice de ses fonctions par un dealer de cocaïne roulant à 150 km/h ; la mort de Phillipe Monguillot, 56 ans, lynché par une bande de racailles dans son bus à Bayonne ; la mort de Thomas Carbonnel, 23 ans, décédé à la suite de ses blessures au couteau reçues il y a deux mois d’un récidiviste tout juste sorti de prison.

Encore et encore… jusqu’où ?

Ce week-end encore, à Lyon, un fait divers sordide pointe le glissement terrible de notre société vers une barbarie totale. Un piéton a été renversé par une voiture et trainée sur plusieurs dizaines de mètres, le bras arraché. Les secours une fois sur place n’ont rien pu faire. Selon une source proche du dossier, une jeune femme sortait son chien quand ce dernier aurait été percuté par la voiture folle. Le ton serait monté, et le chauffeur de la berline aurait ensuite renversé la victime. On mesure à ce récit l’absence totale de morale des criminels laissés libres d’avoir le droit de vie ou de mort sur n’importe quelle victime qui a le malheur de croiser la route de ces racailles.

Le point commun entre toutes ces victimes ? Elles ont toutes été tuées pour des motifs d’une futilité extrême et dans une débauche de violence gratuite qui devrait conduire les auteurs au même sort. L’un est poignardé parce qu’il a eu le malheur de regarder une femme, tel autre est lynché à mort parce qu’il a voulu rappeler des règles civiles élémentaires aux contrevenants. Tous sont morts. Ils sont tombés sous les coups de ceux qui jouissent d’un sentiment d’impunité si fort qu’ils en banalisent la mort. Or, il faut reprendre les maux à leur racine et la racine des mots. Impunité signifie tout simplement l’absence de punition, et de juste sanction.

Impunité des récidivistes

Tous les auteurs de crimes atroces sont des récidivistes. Ce ne sont pas des primo-délinquants qui auraient versé dans un accès de violence subit sur un coup de folie. L’absence de peines échelonnées et surtout appliquées entraîne une injustice profonde entre les victimes et leurs assassins. Pire, aujourd’hui, il n’y en a que pour les prisonniers et leurs conditions de détention. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), par un arrêt du 30 janvier, a même « condamné la France pour les conditions inhumaines et dégradantes de ses établissements pénitentiaires et le non-respect du droit à un recours effectif pour faire cesser ces atteintes ». C’est en effet essentiel à l’heure où il n’y a compassion et soutien médiatique que pour la famille Traoré, plus connue pour ses passages devant la justice que pour son engagement civique au service de la communauté nationale.

Qu’en est-il donc du sort des honnêtes gens dans ce monde de fous ? Royalement, le nouveau Garde des Sceaux a évoqué la nécessité d’un « meilleur accueil des victimes » par les services judiciaires. Personne n’a encore saisi de quoi il en retournait exactement.

Il est temps que cela cesse et que pour qu’une véritable justice puisse s’affirmer la peine de mort ne soit pas réservée aux seules victimes des racailles impunies.