Gel dans les cultures : il faut vite venir en aide à nos paysans !

Communiqué de presse du député Marie-France Lorho, du Maire et président du Pays d’Orange Jacques Bompard, des conseillers départementaux Marie-Claude Bompard, Marie-Thérèse Galmard, Xavier Fruleux et Yann Bompard.

Dans la nuit du 7 au 8 avril, des gelées particulièrement vigoureuses se sont abattues sur les cultures de la région. Le Vaucluse, terre de vignes et de vergers, a été très durement touché. Fermes et domaines ont vu en une nuit disparaître le travail d’une année. La plupart des exploitations voient 70 à 80% de leurs récoltes potentielles anéanties. Parfois, il n’y a rien à sauver. Ceux qui espèrent encore voir des fruits aux arbres tremblent à l’idée de devoir tenir encore un mois sous l’épée de Damoclès d’un climat alternant soleil printanier et froids hivernaux.

Dans ces conditions, l’Etat a annoncé mettre en place le régime de calamité agricole, la Région a déjà provisionné une enveloppe d’aides financières, mais cela est bien peu en considération des intempéries subies.

Sachant que :

  • toutes les cultures ne sont pas assurées,
  • que le secteur viticole a dû traverser de nombreuses crises ces dernières années (canicule, maladies, taxes douanières, chute des ventes due à la fermeture des restaurants),
  • que la production de fruits et légumes est un domaine d’activité en voie de disparition à cause de la concurrence déloyale au sein même de l’Europe,

Nous élus d’Orange, de Bollène et du Vaucluse,

  • assurons les paysans de tout notre soutien moral dans l’épreuve traversée et pratique dans leurs démarches ;
  • écrivons au Premier ministre et au Ministre de l’Agriculture pour déclencher une aide exceptionnelle d’Etat à la hauteur des dizaines de millions d’euros de pertes pour permettre à toutes les exploitations touchées de traverser cette année blanche.

Vous avez besoin d’aide ?

Contactez-nous : marie-france.lorho@assemblee-nationale.fr / 06.40.43.22.61

En mémoire d’Arnaud Beltrame (+2018)

A l’heure du bouleversement et de l’inversion permanente de toutes les valeurs fondatrices de notre civilisation, l’histoire de cet officier mort pour la Patrie bouscule notre tiédeur et ressuscite la vertu.

Dans notre siècle de fer où l’égoïsme le plus sec règne en maître, la grandeur du don ultime d’Arnaud Betrame a rappelé à toutes les consciences que quelques-uns étaient encore prêts à mourir pour une cause juste.

L’important n’est pas d’accélérer ou de retarder le cours des choses, notait avec justesse Georges Bernanos. L’important, disait-il, c’est aider à maintenir debout un petit nombre d’hommes capables de fierté.” Un petit nombre auquel appartient indéniablement le colonel.

La force morale des fanatiques islamistes repose sur un désir de mort qui va jusqu’à l’abolition de leur instinct de survie. Ils se moquent de la mort, de celle de leurs victimes et de la leur tout ensemble, parce qu’ils croient que celle-ci leur permettra d’accéder à un au-delà bienfaisant, que le meurtre des infidèles et des mécréants leur assurera la félicité éternelle en paradis.

A l’inverse, Arnaud Beltrame a, aussi, puisé dans sa foi la force d’affronter la mort. La différence majeure réside dans une nuance qui n’est pas que dialectique : l’un voulait tuer par haine, l’autre est mort par amour. Arnaud Beltrame n’a pas voulu être martyr, mais il était prêt, en héros, à en subir les risques.

Pour la première fois, de manière consciente et mesurée, un adversaire s’est interposé à la funeste volonté djihadiste, et a décidé de jouer sa vie pour avoir l’assurance d’en sauver une autre. Arnaud Beltrame a tout simplement posé l’acte qui caractérise au plus haut degré la nature de la charité.

« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. », nous enseigne le Christ dans l’Evangile selon Saint-Jean, une lecture connue et méditée d’Arnaud Beltrame.

Beltrame n’est pas une victime. Il a tout de l’antique image d’Epinal de l’officier mêlant dans son attitude un mélange médiéval de sainteté et d’héroïsme. C’est cette attitude qui a percé jusqu’à la mémoire des Français pour de nouveau leur faire entendre le chant profond du courage, cette force qui vainc toutes les forces parce qu’elle vient du cœur.

« La guerre tue moins d’âmes que la paix », constatait Veuillot. Beltrame a préféré la mort du corps pour que vive l’esprit, celui de l’honneur et de la patrie, comme le lui avait appris sa formation d’officier.

C’est cet esprit que, par ce bien modeste hommage, nous devons porter aux générations présentes et futures.

C’est cet esprit de service et de droiture que nous nous devons de garder en mémoire pour ne pas succomber à la facilité de la lâcheté et du déni.

C’est cet esprit, enfin, que nous voulons voir triompher des forces des ténèbres qui s’abattent sur le monde.

Je prie aujourd’hui afin que la mort d’Arnaud Beltrame ne soit pas vaine.

Je crois qu’il n’y a pas de service inutile face à la chevalerie du néant et du chaos.

J’espère, enfin, que nous saurons vaincre nos propres peurs mesquines pour comprendre et retrouver le sens du sacrifice.

Gloire aux héros ! Vive la France !

Extrait du discours prononcé le 8 octobre 2018 pour le baptême de la rue Arnaud-Beltrame à Orange

Le localisme n’est pas un vain mot

Pandémie, terrorisme, restriction des libertés, faillite économique, absentéisme électoral grandissant, … La liste est longue des maux qui rongent notre pays et minent le moral des Français. Les causes, nous les connaissons. Inutile de s’attarder dessus. La trahison et l’infamie soufflent depuis longtemps dans les corridors des palais ministériels. Tels les vents mauvais s’échappant de la boite de Pandore, ils s’immiscent partout, forçant une à une les ultimes frontières protégeant encore la spécificité et la qualité de vie du savoir-être français.

Reste à savoir que faire.

Difficile de proposer des solutions politiques à un peuple qui, las de se faire berner, en vient à rejeter l’idée même de vie publique et revient, petit à petit, au bon sens le plus élémentaire, celui du système D auquel on a recours dans les temps de guerre et de calamités. Pourtant, des principes que nous portons depuis des années reviennent aujourd’hui dans le débat public. Ainsi le localisme, comme le retour des frontières ou la nécessaire souveraineté, répond d’un besoin humain élémentaire trop longtemps négligé et méprisé par nos gouvernants : agir au plus près des gens.

Si nous pouvons nous féliciter que la primauté de l’échelle locale redevienne un enjeu politique, le localisme ne doit pas devenir un emballage marketing, une sorte de label obligatoire pour des partis en perte de vitesse. Il doit se concrétiser dans des responsabilités. 

Ainsi, j’ai appris avec surprise la création prochaine d’un micro-parti de droite nationale axée sur le localisme. Une initiative intéressante mais qui interpelle lorsque la présidente du Rassemblement National salue tant l’initiative, qu’un concept « essentiel » nécessitant « une autonomie et une visibilité bienvenues ». Madame Le Pen, n’est-ce pas vous qui, dans les prochains jours, prétendez soumettre un projet de loi sur le séparatisme islamiste incluant la possibilité pour recteurs et préfets de se substituer aux autorités locales et aux établissements scolaires lorsque la situation leur semblera opportune ? N’y voyez-vous pas une contradiction flagrante avec le « concept » de localisme pourtant « essentiel » selon vos dires ?

Ce combat, que j’ai porté tout au long de ma vie politique et qui, disons-le, n’a jamais intéressé ni les partis de pouvoir, ni ceux prétendument d’opposition, mérite mieux qu’un mot d’encouragement devant les médias et un paragraphe voué à rester lettre-morte dans un programme présidentiel.

Les Français ne sont pas dupes, et c’est là notre meilleur espoir. Aux billevesées partisanes qui prétendent faire monter artificiellement la sauce autour de l’énième candidature de M. Truc et Mme Machin, je veux croire que nos compatriotes reconnaitront la qualité du franc-parler et la finesse d’esprit d’un candidat choisit par le peuple.

Aussi, plus que jamais, il faut qu’Éric Zemmour soit candidat en 2022.

Un collégien laissé pour mort après un lynchage ? Darmanin préfère parler de la dissolution de Génération Identitaire

Les chaînes infos ont tout de suite commenté la déclaration d’intention du ministre
cachant la réalité et les causes de l’hyperviolence en France

Tout le monde a vu les images insoutenables de la vidéosurveillance qui montrent le jeune Yuriy être lynché sur la dalle de Beaugrenelle en plein Paris par une bande en survêtements qui l’a plongé dans le coma à force de lui sauter sur le crâne à pieds joints.

Alors que le garçon ouvre à peine les yeux dans sa chambre d’hôpital plus de dix jours après les faits, le président de la République se serait entretenu avec la mère de la victime… La belle affaire ! Incapable de protéger ses citoyens les plus vulnérables dans la première ville de France, Emmanuel Macron en vient à jouer le service après-vente des sauvages qu’il a laissés envahir nos rues et nos quartiers, en attendant de donner la responsabilité régalienne de la sécurité totalement à la charge financière des collectivités locales. De qui se moque-t-il ?

Pendant ce temps, son ministre de l’Intérieur, loin de remettre sa démission ou de prendre les mesures d’urgence qui s’imposeraient en redonnant à la police sa vraie mission de protection et de lutte contre l’insécurité, annonce vouloir dissoudre Génération Identitaire.

Il faut dire que le mouvement des jeunes activistes s’acharne à vouloir montrer la réalité en dehors du discours médiatique, notamment que nos frontières sont ouvertes au passage des clandestins du monde entier, qu’ils soient porteurs de virus ou d’islamisme. L’action purement médiatique des Pyrénées, comme celle d’il y a deux ans dans les Alpes*, a le don d’agacer les autorités dont la duplicité apparaît au grand jour. Pendant que tout le pays est en résidence surveillée, la loi des bandes et des mafias s’impose au bénéfice de l’inaction totale de l’Etat.

Il est, décidément, des constantes dont nous aimerions pouvoir nous débarrasser, notamment cette volonté permanente de l’Etat de s’en prendre aux derniers réflexes de défense du peuple français qui ne veut pas mourir.

Il est des lâchetés que nous aimerions ne plus subir, celles des petits apparatchiks, mauvais agents provocateurs de la diversion politique. Pour justifier des demi-mesures indexées sur les promesses qu’ils sont incapables de tenir, en l’espèce la loi sur le séparatisme islamiste, les voici s’en prendre à une association patriote.

Souvenez-vous : en octobre dernier, Emmanuel Macron nous faisait un grand discours républicain contre le séparatisme islamiste. Deux jours après, l’islamisme avait déjà disparu du texte de loi. Deux semaines après, Samuel Paty était décapité à quelques kilomètres de la comédie macroniste. Et, malgré des positions de façade, l’Etat se déclare déjà vaincu et décide de s’en prendre à ce qu’il demeure de l’identité française. Rugy, l’homme aux hommards, nous fait des dissertations sur les patronages catholiques, tandis que la loi veut mettre fin à l’enseignement à domicile, voire aux écoles privées hors contrat, dernier reflet d’une liberté d’enseignement que ni les communistes ni les laïcistes intransigeants n’avaient réussi à ébranler.

Face à un Etat qui n’assume plus ses responsabilités, ni ce qu’il est, il est urgent d’engager le traitement sanitaire qui s’impose pour guérir ce cancer dont le gouvernement est sans doute la tumeur la plus visible. L’heure est arrivée de confiner ceux qui nous confinent, nous méprisent, et nous taxent en espérant nous voir disparaître le plus vite possible.

Qu’ils sachent que nous n’avons pas dit notre dernier mot, et que tout ce qu’ils pensent faire pour maintenir leur fragile position ne peut que contribuer à unir les forces qui les renverseront.

*la justice a blanchi les militants identitaires en réfutant le caractère illégal de leurs actions par une relaxe générale de la Cour d’appel de Grenoble le 16 décembre 2020.

Le communautarisme à l’assaut de l’école et des campagnes

Peut-on de nouveau débattre de l’Education nationale ? Après celui de la baisse du niveau scolaire, c’est un autre tabou institué par la gauche qui tombe : le communautarisme islamiste à l’école.

Selon une enquête IFOP commandée par la Fondation Jean Jaurès auprès des enseignants, les revendications religieuses -autres que catholiques- seraient de plus en plus nombreuses et récurrentes. Ainsi, quatre professeurs sur cinq affirment y avoir déjà été confrontés au cours de leur carrière dont 59% dans leur établissement actuel. 47% ont reçu des revendications de repas confessionnels dans les cantines. 40% ont vu de jeunes filles s’absenter lors de cours d’éducation physique (avec ou sans certificat médical).

Surtout, un professeur sur deux affirme s’être déjà autocensuré dans son enseignement sur des questions religieuses par peur de possibles incidents… Ou de représailles. 13 points de plus qu’en 2018 !

Un constat qui n’est pas nouveau mais qui devrait, logiquement, en appeler un autre. Tout le monde sait, malgré le non-dit permanent de ce genre d’études, que ces « revendications religieuses » concernent en général une religion : l’islamisme. Pourtant, celle-ci n’est pas tombée du ciel. Les revendications communautaristes et la menace latente qu’éprouvent ces professeurs sont la traduction politique du basculement démographique qui s’opère avec le grand remplacement. Pourquoi existe-t-il de plus en plus de revendications de la part d’élèves musulmans ? Parce qu’ils sont de plus en plus nombreux tout simplement.

La loi du nombre les rends d’autant plus forts que l’État préfère la faiblesse et la trahison. Ainsi, le ministère de l’Intérieur a choisi, plutôt que de combattre l’explosion du nombre de demandes d’asile sur notre territoire, de « soulager » l’Île de France en submergeant les régions plus ou moins préservées d’un afflux de migrants. L’objectif de l’État d’ici 2022 étant de 2500 migrants dispatchés tous les mois entre la Bretagne, la Nouvelle Aquitaine et la Bourgogne … Histoire d’alimenter un peu plus les foyers de radicalisation désormais présents jusque dans nos campagnes.

On retrouve cette même lâcheté dans tous les dossiers qui n’en finissent plus de pourrir notre société : Fraude fiscale et sociale, délocalisations, chômage, insécurité, terrorisme, … Partout l’arbre de la trahison politicienne nous donne les mêmes fruits de discorde, de rancœur et de haine. Mais, de la même manière que nous osons dire qu’il n’y a pas de communautarisme sans communautés étrangères, il ne peut y avoir de richesse que d’hommes, surtout dans le domaine politique. Un changement de paradigme à la tête de l’État ne peut-être incarné que par un homme courageux comme Eric Zemmour. Car comme le dit un célèbre proverbe « bon courage est la moitié du travail ».

Dupont-Moretti, chevalier du rien

J’ai lu dans la Provence (13/12) l’homélie du père Dupond-Moretti et je dois dire que je suis encore un peu .. ébloui !

Qu’Eric Zemmour me pardonne cette paraphrase, mais elle résume parfaitement à mon sens le délire idéologique de l’actuel Garde des sceaux qui s’exprime à travers sa réforme de la justice des mineurs et la vision qu’il livre de l’assassinat de Samuel Paty par un islamiste en novembre dernier.

Le crime, c’est pas beau. La haine, c’est pas bien. Voilà condensé en deux phrases une page entière d’entretien. Certes, on ne s’attend pas d’un homme surnommé « Acquittator », repéré par Brigitte Macron pour ses qualités théâtrales, une grande vision de ce que doit être la justice. Mais quand même, un tel niveau de bêtise -ou de lâcheté ?- chez un homme occupant une fonction régalienne a de quoi sidérer même les plus avertis d’entre nous.

Parlons de la justice des mineurs. M. Dupont-Moretti reconnaît la lenteur des tribunaux et le sentiment d’injustice des victimes. Très bien. Mais que propose-t-il ? de juger les mineurs d’abord … Et de les condamner (éventuellement) 9 mois plus tard. Ceci afin que les juges aient « une vision de la personnalité du mineur avec une mise à l’épreuve ». C’est beau. C’est plein de bons sentiments. Est-ce que cela va désengorger les tribunaux ? Que nenni. Quant aux victimes ou leurs familles, ils seront certainement ravis de savoir que leurs agresseurs sont coupables mais pas condamnables et que les juges prennent le temps d’apprendre à les connaître eux, plutôt que les victimes.

Une fois encore, les parlementaires trahissent les attentes légitimes des Français. 97%, selon notre Garde des mômes, attendaient une réforme de la justice des mineurs. Voilà ce qu’ont voté pour eux « les socialistes, la droite républicaine et l’ensemble des groupes de la majorité » LREM.

Autre combat de notre Don Quichotte des prétoires, la lutte contre la « Haine » et les « haineux ». Vaste programme. Car oui, selon le Ministre de la justice, c’est la haine qui a décapité Samuel Paty dans les rues de Conflans-Sainte-Honorine. La haine de qui ? Par qui ? Dans quel but ? Mystère et boule de gomme. Mais la haine, c’est mal. Et il faut la combattre. Pour cela, Eric Dupont-Moretti propose des comparutions immédiates pour les personnes accusés d’incitation à la haine, notamment en ligne. Pas un mot sur l’islamisme. Parlez de séparatisme, s’il vous plait. Comme si c’était les séparatistes basques, corses ou bretons qui « exigent des horaires différenciés » dans les piscines ou qui interdisent l’auscultation d’une femme par un homme gynécologue pour reprendre les exemples du Garde des sceaux.

Ce qui est terrible, c’est cette négation d’un réel qui s’aggrave quotidiennement. Comme nous le rappelions à travers notre campagne d’affichage du mois dernier, on assassine en France des gens innocents parce qu’ils sont flics, parce qu’ils sont professeurs, parce qu’ils sont catholiques … Parce qu’ils sont Français tout simplement ! Des mineurs, comme des majeurs, jouissent d’un sentiment d’impunité complète et se livrent à des exactions inconnues sur notre sol depuis les grandes invasions. Comprenne qui pourra.

Un référendum sur le climat, et pourquoi pas sur les huîtres ou la rotation du globe ?

Le référendum a-t-il encore une place à sa mesure dans notre démocratie ? Empêtré dans ses promesses vis-à-vis de la Convention citoyenne sur le climat dont il n’arrive pas à se défaire, Emmanuel Macron a trouvé la parade : annoncer un référendum pour inscrire dans la Constitution la défense du climat ! Ni plus ni moins…

Il y a dans cette décision une triple désinvolture humaine, démocratique et juridique.

Quel orgueil et quel ridicule tout d’abord de prétendre que l’homme à lui seul peut commander et dicter à la nature !

Sous prétexte de prise de conscience écologique, nos brillants esprits modernes ne peuvent sortir de l’anthropocentrisme qui les persuade d’être « maître et possesseur de la nature ». Croire que le réchauffement climatique n’est dû qu’à l’activité humaine est tout aussi grave et faux que de penser notre environnement comme une ressource illimitée à consommer de manière exponentielle.

L’esprit d’écologie est avant tout un esprit d’économie, c’est-à-dire la science du foyer, et partant de la gestion de ses ressources. Il est certain que le modèle économique de la croissance sans limite et désordonnée est une aberration, reflet d’une démesure égoïste et cupide.

Bref, s’imaginer qu’un référendum et une inscription dans la Constitution a le pouvoir de modifier un phénomène naturel sur lequel nous n’avons peu ou pas prise est au mieux une ambition prométhéenne peu sérieuse, au pire une diversion à peu de frais.

Et là, le visage politique d’Emmanuel Macron apparaît. Son utilisation des institutions pour occuper le champ médiatique en tentant de créer un populisme vert a les limites de son cynisme.

La Vème République avait, dès son commencement, sali le seul outil de démocratie directe qui avait survécu au parlementarisme en l’utilisant sur l’autodétermination de l’Algérie dans des conditions discutables de guerre ouverte et de contingent envoyé au front. Faussé par les événements en cours et la volonté métropolitaine de voir les appelés revenir au foyer, ce référendum avait été utilisé pour laver De Gaulle de sa responsabilité politique.

Un peu plus de 40 ans plus tard, le dernier référendum en date, celui sur le projet de Constitution européenne, a tout simplement été foulé aux pieds par le pouvoir en place. Nicolas Sarkozy a enterré publiquement la volonté du peuple français à Lisbonne avec la complicité d’un parlement-carpette.

Aujourd’hui Macron achève dans un mépris sublime de détruire l’essence même de la démocratie, la consultation directe du peuple, en la ridiculisant. Faisant mine de récupérer les revendications issues de la révolte spontanée des Gilets Jaunes, il aura en deux étapes utilisé et détourné le tirage au sort, puis le référendum.

Cette entreprise de sape est couronnée par une inscription symbolique dans la Constitution qui équivaut à jeter aux orties un référent juridique majeur pour un coup de com’ voué à s’évanouir dans les pages des journaux.

Macron, par son cynisme politique, scie la dernière branche sur laquelle il est assis. Indubitablement, et peut-être avant 2022, cette initiative apparaîtra pour ce qu’elle est : un énième détournement de la démocratie au profit d’une opération électorale sans autre considération de la France ou même de l’écologie.

Au contraire, il est temps de rendre à la politique ses lettres de noblesse et au peuple son droit souverain de se prononcer sur son avenir. A ce titre, les deux grands sujets sur lesquels le peuple doit être consulté directement est l’immigration, comme le recommande Eric Zemmour, mais aussi la dette publique.

La démographie et la liberté économique de la France sont les deux grands sujets de notre pays car ils commandent à son existence même : c’est donc sur eux qu’il faut être interrogé comme sur une question de vie ou de mort.

COVID-19 : Les fautes graves et les mensonges de Jérôme Salomon dévoilés

Octobre 2018. Un rapport tombe sur le bureau du directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Les stocks d’État de masques chirurgicaux sont incomplets et doivent être renouvelés. 700 millions à l’époque, bientôt désuets, contre une recommandation formelle d’experts évaluée à 1 milliards de masques en cas de pandémie. L’échange de mails entre Jérôme Salomon et le directeur de Santé Publique au moment des faits ne laisse aucune ambiguïté : L’État commandera dix fois moins de masques que ce que le rapport préconise et somme les experts de modifier ce dernier pour avaliser cette décision.

Un an et demi après, la crise du COVID-19 éclate …

Rendue publique par la commission d’enquête du Sénat sur la gestion de la crise sanitaire, l’affaire alerte le rapporteur Bernard Jomier : « En octobre 2018, ont été recommandés seulement 100 millions de masques, ce qui fait que quand la crise est arrivée, nous n’avions pas assez de masques pour protéger les soignants dans de bonnes conditions, et ils en ont payé un lourd tribut. »  Pour autant, les sénateurs demandent-ils la démission du directeur général de la Santé ? « Ce n’est pas notre rôle, nous sommes des politiques, pas des juges. » estime Alain Milon, président de la commission d’enquête. De fait, le Sénat ne prendra même pas la peine de transmettre l’affaire à la justice.

Pourtant, lors de son audition en septembre 2020 devant le Sénat, le directeur général de la santé s’est appuyé sur le rapport contrefait à sa demande deux ans auparavant « pour justifier l’inutilité de constituer un tel stock et la pertinence de n’avoir commandé que si peu de masques en octobre 2018 ». Réponse d’Alain Milon :  « Il s’agit d’une omission, pas d’un faux témoignage ». Quelle mansuétude !

Pour l’heure, Jérôme Salomon reste donc à son poste et continue de sermonner les Français qui ne respectent pas les règles sanitaires. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Amen.

Amour, Sénat et Empire du Milieu : une histoire in-Folliot

Qu’il est beau de voir que les contes de fées existent. Philippe Folliot, sénateur centriste du Tarn, semble avoir trouvé le vrai grand amour auprès de sa nouvelle compagne Liu Jing, ressortissante chinoise. Un amour que rien ne saurait contrarier, pas même la justice de l’Empire Céleste qui a généreusement effacé l’ardoise de Madame Liu, condamnée il y a plus de 10 ans pour une affaire de fraude et expatriée depuis dans notre beau pays.

Au pays de l’amour courtois, Madame a repris ses affaires. D’abord mariée à un Français originaire de Gaillac dans le Tarn, elle a conduit celui-ci -ainsi que le maire UDI de la ville, Patrice Gausserand- devant les tribunaux français en juillet dernier pour corruption passive, prise illégale d’intérêts et complicité. M. Gausserand a d’ailleurs provisoirement perdu ses mandats d’élu (ville – département – intercommunalité) dans l’affaire.

Une mauvaise passe vite oubliée, puisque désormais Liu Jing file le parfait amour avec le sénateur du même département. Sa nouvelle idylle commence même on ne peut mieux puisque maintenant que madame a été blanchie par la justice de son pays, nos deux tourtereaux s’apprête à réveillonner en Chine dans le cadre d’un voyage d’affaire d’un mois, tous frais payés par un cabinet d’avocats de Shanghai réputé proche du Parti unique.

Pourtant déjà les mauvaises langues jasent. Philippe Folliot, membre de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, président du groupe d’études et de contact entre la France et la Corée du Nord, vice-président au sein de l’assemblée parlementaire de l’OTAN semble avoir pris, depuis un peu plus d’un an, le contrepied des convictions qu’il défendait depuis une quinzaine d’années.

Ancien député alors vice-président du groupe d’études sur le problème du Tibet, il s’est illustré en 2004 en portant un baillon blanc lors du discours du président Hu Jintao devant l’assemblée parlementaire française. En 2013 encore, il recevait en grandes pompes un envoyé spécial du Dalaï Lama … Dirigeant qu’il ne reconnaît plus depuis puisqu’en octobre 2019, il s’est démené pour faire annuler la réception au Palais Bourbon du « Premier ministre du gouvernement Tibétain en exil » !

Le Canard Enchaîné qui a révélé l’affaire (2/12/20) a même publié une lettre dithyrambique de notre nouveau sinophile adressée au Ministre des Affaires étrangères de la République Populaire de Chine. Ceci afin de le remercier du soutien de « la justice, de votre ministère et vos collègues pour cette issue favorable » au procès qui inquiétait toujours sa compagne.

L’amour rend aveugle diront certains. Pourtant, on peut trouver une cohérence idéologique dans toutes ces chinoiseries. Un sénateur centriste qui sympathise avec l’Empire du Milieu, cela se tient.