La droite peut-elle renaître de ses cendres ?

Extrait du journal de La Provence du 17 juin 2019

Le Rassemblement National (RN) assemblé en convention à La Rochelle a présenté son plan de conquête pour les prochaines municipales, au lendemain des élections européennes. Passons sur le bilan mitigé de cette échéance électorale qui a vu le parti de Marine Le Pen arrivé tout juste en tête de cette consultation nationale, talonné par la majorité présidentielle (LREM) pourtant en mauvaise posture dans l’opinion publique. Cela amène deux réflexions.

D’une part, l’écroulement électoral des Républicains malgré la campagne de fond de François-Xavier Bellamy prouve que la droite ne réussit plus à réunir les électeurs sur son discours. Seraient-ce parce qu’ils sont rétifs à la vérité ou tout simplement qu’ils ne sont plus dupes ? La seconde alternative est la plus plausible tant les analyses de Bellamy semblaient en total décalage avec le bilan des trahisons des exécutifs et parlementaires de droite depuis 60 ans. A force de tromper les électeurs sitôt élus, ces derniers se réfugient légitimement dans l’abstention ou le vote de caste, refuges naturels des dépités et des pragmatiques. Dans un célèbre article sobrement intitulé Le Procès, Pasolini s’en prenait en 1975 aux hiérarques de la démocratie chrétienne qui colle en tous point à l’inventaire que nous pourrions faire de nos hommes de droite et de pouvoir en général : « Donc je reprends : indignité, mépris pour les citoyens, manipulation des deniers publics, combines avec les pétroliers, les industriels, les banquiers, connivence avec la Mafia, haute trahison en faveur d’une puissance étrangère, collaboration avec la CIA, usage illicite d’organismes tel que le SID, responsabilité dans les massacres de Milan, de Brescia et de Bologne (au moins en tant que coupable incapacité de punir les exécutants), destruction du paysage et de l’urbanisme en Italie, responsabilité de la dégradation anthropologique des Italiens (une responsabilité qui est aggravée par l’absence totale de conscience de ce phénomène), responsabilité de l’état, comme on dit, effrayant, des écoles, des hôpitaux et de tous les principaux établissements publics, responsabilité de l’abandon “sauvage“ de la culture de masse et des médias, responsabilité de la stupidité criminelle de la télévision, responsabilité de la décadence de l’Eglise et enfin même, au-delà de tout le reste, distribution de fonctions publiques à des adulateurs, qui rappelle le règne des Bourbons en Italie… » Remplaçons Italie par France, les attentats des Brigades rouges par ceux des islamistes, et nous voici chez nous. En cela d’ailleurs, Emmanuel Macron s’inscrit parfaitement dans la continuité indigne de la droite de pouvoir.

D’autre part, la perspective d’unions locales pour les municipales est une heureuse nouvelle à condition qu’elle soit sincère et suivie d’effets. Comme le note avec une honnête mémoire Jean-Yves Camus dans son analyse pour La Provence, j’avais raison de promouvoir cette stratégie localiste de la complémentarité dès 1995, ce qui m’a valu il est vrai une certaine inimitié. Je serais heureux si cette déclaration d’intention se confirme. Pour le moment, je ne vois que des candidats autoproclamés RN qui sur le terrain, à Orange comme à Bollène, s’acharnent à combattre une politique et des élus qui agissent conformément à l’esprit de la droite originelle que ce soit dans les domaines de la sécurité, des finances publiques ou encore de la culture. J’émets donc le souhait que cette confusion finisse par céder et que le discours soit éclairci par les actes. Je ne m’opposerai pas aujourd’hui à une pratique que j’ai toujours défendu et dont j’ai su prouver la pertinence dans les faits.

Préserver le bien public

C’est un début de victoire inattendue et inespérée. Le Conseil Constitutionnel, pourtant peu à l’écoute de la volonté populaire, vient d’accepter les démarches préalables à l’instauration d’un référendum d’initiative partagé afin de demander l’avis des Français sur la privatisation des Aéroports de Paris.

Instauré par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, le référendum d’initiative partagé doit être proposé par au moins 185 parlementaires avant de recueillir le soutien de 10% des Français inscrits sur les listes électorales. Une fois toutes ces formalités remplies, un référendum est organisé à l’échelle nationale.

Le 9 mai dernier, le Conseil Constitutionnel a donné son aval après avoir obtenu les signatures de 248 parlementaires, toutes tendances confondues. Il ne reste plus qu’à mobiliser 4.717.396 Français pour appuyer cette décision.

Pendant ce temps-là, le débat parlementaire sur la privatisation des Aéroports de Paris est suspendu.

C’est une bonne chose et il est à espérer que la mobilisation des Français empêche une privatisation de ce fleuron national, à l’importance toute symbolique, car en vendant Aéroports de Paris, le gouvernement et Macron en tête s’apprêtaient à vendre une partie de nos frontières. De plus lorsque l’on pense à l’inflation qu’a suscitée la privatisation des autoroutes françaises, avec le doublement du prix des actions dès le lendemain de cette privatisation, il était à craindre le même scénario.

C’est pour cela que nous vous appelons à vous mobiliser pour signer en masse ce texte qui permettra de déclencher le référendum au cours duquel les Français, à n’en pas douter, condamneront fermement les inconséquences de la politique macronienne.

Pour ce faire, il suffit d’être inscrit sur les listes électorales et de se connecter à l’adresse internet suivante pour remplir le formulaire correspondant

Vous pouvez aussi déposer votre soutien sur un formulaire papier au guichet de la commune la plus peuplée de votre canton (service Populations pour la commune d’Orange).

Européennes : un vote pour rien ?

Les élections de dimanche dernier ont un arrière-goût amer pour qui pense que la voix du peuple a encore intérêt à être prise en compte dans une démocratie.

Disséminé parmi 34 listes, le choix des électeurs français a dû s’exercer dans des conditions plus que discutables. En effet, nul ne peut prétendre que ces 34 listes aient bénéficié d’une couverture médiatique égale.

De deux choses l’une, soit la règle permet une représentation équitable pour un scrutin de liste proportionnel à un tour, soit devant l’impossibilité technique et logistique de l’assurer cette règle doit changer. Il est vain de prétendre à la plus large représentation, et de la nier dans les faits en privant de parole, de débat et de publicité les deux tiers des listes présentes.

Notons qu’à Orange où je présidais le scrutin en tant que maire aucune liste n’a fait un score nul. Ceci vérifie que le vote électronique favorise la représentativité totale et évite les absences de bulletins. De plus, ces 34 listes sont autant de tendances existantes du corps électoral puisqu’elles trouvent des voix pour se porter sur elles quand les conditions sont réunies.

Autre entrave à la démocratie la plus évidente, le rôle partisan du chef de l’Etat. A-t-on jamais vu utilisation plus éhontée de la fonction présidentielle et des moyens afférents pour soutenir une liste lors d’une élection nationale ? Cette ingérence a pollué la campagne et n’a eu pour objectif que de mettre en scène la bipolarisation LREM/RN.

Je ne sais si Emmanuel Macron est son propre stratège mais il demeure un tacticien favorisé. En effet, il tient dans son jeu tous les atouts. Lorsqu’il décide de faire des élections européennes un référendum sur sa personne, il court-circuite la finalité de la consultation avec tous les instruments du pouvoir médiatique et institutionnel.

C’est pourquoi je ne suis pas d’accord lorsque j’entends dire qu’Emmanuel Macron a bien résisté au choc électoral, qu’il a consolidé sa base et qu’il est en route pour la présidentielle. Tout cela je ne le conteste pas en tant que tel mais c’est aller un peu vite en besogne que de considérer comme victorieux un homme qui ne réussit pas à réunir sur son nom plus d’un cinquième des votes exprimés, soit un dixième des électeurs, prisonniers et déficients mentaux compris, quand on dispose de tous les arsenaux de la propagande. Celle-ci a d’ailleurs montré sa redoutable efficacité avec la percée des Verts qui bénéficient de l’effondrement conjoint de LFI et du reliquat du PS.

Le plébiscite qu’espérait Macron est advenu dans les riches quartiers de l’ouest parisien qui ont abandonné définitivement Les Républicains, mais non ailleurs. Le socle des gagnants de la mondialisation qui s’autoproclament « progressistes » se maintient mais ne s’élargit pas.

Oui, Macron a compris qu’il était possible de s’emparer du pouvoir à 20% et que la meilleure manière de tromper la démocratie était de passer par Le Pen. Jouer sur la colère puis la peur du chaos, voilà la botte secrète du prince de l’Elysée : une simple parade créée par Mitterrand et appliquée de manière systématique. Emmanuel Macron sait que la technique de ce coup d’Etat lui assurera la continuité du pouvoir le temps de finir don travail de dépeçage de la France, puis, lui ou un autre serviteur, laisseront définitivement le pays verser dans l’anarchie et la guerre une fois ses dernières richesses pillées.

Le peuple français ressent confusément l’imminence du péril, mais dans la panique et le désespoir, il se disperse. Cette élection, entre abstention toujours massive et listes contestataires, montre la colère du citoyen et une France éclatée. Peut-on déceler au soir du 26 mai une victoire des patriotes dispersés sur 6 listes ? Rien n’est moins évident. Il suffit de regarder les scores en Italie, au Royaume-Uni, en Hongrie ou en Pologne pour comprendre ce que signifie une victoire nette des patriotes.

Si Les Républicains payent indéniablement le bilan de leurs trahisons, seule fidélité au gaullisme, il faut saluer une belle campagne de François-Xavier Bellamy, talent gâché dans cette élection. Si La République en Marche tente de rallier à sa suite les écologistes de papier, l’OPA sur les vieux partis de gouvernement est confirmée et totale. Reste la droite patriote mobilisée en partie par le vote RN qui a sans doute bénéficié du recul de Marine Le Pen et de l’afficacité médiatique du jeune Bardella. Les ressources sont maigres et les résultats en recul en comparaison à 2014. C’est-à-dire que si tout reste en l’état, la présidentielle de 2022 ne sera qu’un remake écœurant de celle de 2017.

Il est donc grand temps de repartir à la conquête du pays en l’appuyant sur le travail du localisme et la suppression des partis politiques. Les réserves de voix sont aujourd’hui dans l’abstention, chez tous ces Gilets Jaunes qui n’ont pas voté conscients du cirque dans lequel on a voulu les enfermer. Les municipales sont un moyen pour tous les volontaires prêts à s’engager pour le bien commun de s’enraciner et de commencer de mener le combat en creusant un sillon à leur mesure dans lequel germera le grain du salut.

Il n’y a pas grand sens à se déclarer anti-européen hier comme aujourd’hui. Il ne fait nul doute de l’Atlantique à l’Oural que nous appartenons au même ensemble civilisationnel. L’Europe est fille de la Chrétienté et, malgré les schismes et les divisions, les langues et la diversité des traditions populaires, elle demeure un ensemble géographique cohérent. Ce serait une imposture que de prétendre nier sa réalité. Cependant, il est possible de se montrer critique à l’encontre du projet politique qui sous-tend la fédération européenne depuis le traité de Rome de 1957. Pis, il est salutaire de s’interroger sur les transferts de libertés effectifs depuis le traité de Maastricht en 1992. L’ambition cosmopolitique des « patriotes européens » ressemble à s’y méprendre à d’antiques projets impériaux, cette fois dans une visée mondialiste tirant ses racines tout à la fois de l’eschatologie chrétienne et du messianisme révolutionnaire synthétisés par la doctrine du libéralisme. C’est pourquoi l’européisme n’est que le visage contemporain d’une vieille idée toujours active, toujours mutante, qui tend avec logique et cohérence à la gouvernance mondiale puisque c’est là le projet initial.

La persécution contre les chrétiens plus que jamais d’actualité

Nous avons appris la tragique disparition d’une religieuse franco-espagnole âgée de 77 ans en Centrafrique.

Sœur Inès a été retrouvée assassinée dans un local où elle donnait des cours de couture à des jeunes femmes de la région. Elle appartenait à la communauté des Filles de Jésus, une congrégation religieuse du Tarn.

Les circonstances de son assassinat n’ont pas été éclaircies. Toutefois, la région dans laquelle Sœur Inès a été assassinée a vu l’explosion de la violence depuis 2014, puisque les milices Séléka, majoritairement musulmanes, affrontaient les groupes dits Anti-Balaka, plutôt chrétiennes. Des règlements de compte continuent toujours dans cette zone, sur fond de trafic de diamants. C’est une hypothèse à prendre au sérieux, d’autant plus que le vicaire général du diocèse a souligné : « Ils n’ont rien emporté du tout, on dirait qu’ils sont juste venus pour la tuer ».

Le Pape François a tenu à rendre hommage à Sœur Inès sur la place Saint-Pierre.

Les actes christianophobes ne cessent d’augmenter en Europe comme dans le monde sans ne susciter la moindre réaction nationale ou internationale. Il y a visiblement un fossé dans le traitement de l’actualité, puisque les crimes à l’encontre des autres religions suscitent une énorme émotion. Il serait peut-être temps que les instances gouvernementales et inter-gouvernementales prouvent enfin leur utilité en envisageant les mesures nécessaires pour la protection des chrétiens.

Un sursis pour Vincent Lambert et l’humanité

Une petite victoire, mais une grande espérance. Pas seulement pour Vincent, qui échappe à une condamnation à mort lente et douloureuse, mais aussi pour les milliers de personnes qui le suivent.

Ces hommes, ces femmes, ces enfants. Alzheimer, parkinsoniens, trisomiques, tétraplégiques ou que savons-nous encore ? Ceux dont la vie “ne vaudrait pas d’être vécue”, comme s’il nous appartenait de juger de l’utilité de chacun, ou de sa valeur humaine. Le diable ruse. Il se pare des plus belles intentions, des plus beaux sentiments pour accomplir son macabre dessein.

La loi sur l’avortement devait profiter aux femmes faibles, abusées et dos au mur. L’exception qu’on pratique avec une main tremblante. Qu’en est-il aujourd’hui ? Qu’en sera-t-il demain, lorsque les partisans de l’euthanasie obtiendront gain de cause devant la loi ?

« Alors Il dira encore à ceux de gauche : Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges. Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger, j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire. » Son excellence, le cardinal Sarah, a choisi ce passage dur mais vrai de l’Évangile pour cristalliser l’importance du cas Vincent Lambert.

Il nous appartient dès aujourd’hui de choisir quelle voie nous voulons suivre : Celle, pavée de bonnes intentions, qui nous conduit au « Meilleur des Mondes » de Huxley ou celle, plus exigeante, de l’accompagnement jusqu’à la mort naturelle, des soins palliatifs et du Bien commun.

Aujourd’hui, Vincent boit. Vincent mange. Vincent vit. Et nous tous avec lui.

Vincent Lambert, condamné à mourir

Je ne suis pas là pour faire culpabiliser les uns ni les autres au sujet de Vincent Lambert. Toutefois, en tant que citoyen et élu, je suis en droit de m’interroger sur l’avenir de notre société devenue folle et qui ne respecte plus ce qui est ô combien sacré et au fondement de tout : la vie.

A titre personnel je suis hostile à tout acharnement thérapeutique lorsqu’il n’a plus que pour conséquence un maintien en vie dit clinique du patient et que tout soin apporté n’est plus qu’une souffrance plutôt qu’un acte de guérison.

Toutefois l’exemple de Vincent Lambert est totalement différent car il ne s’agit pas de le maintenir en vie, puisqu’il l’est, mais d’arrêter de le nourrir et de l’hydrater et de débuter une sédation ayant pour but de lui ôter la vie.

Quelle société peut décider de mettre un terme quand elle le juge bon à la vie de quelqu’un, qui plus lorsqu’aucune recommandation n’a été écrite de son vivant par la personne concernée ?

Les conséquences de la décision du corps médical sont non seulement dramatiques pour Vincent Lambert et ses parents, mais ouvrent une véritable boîte de Pandore à même d’ériger la mort programmée voire l’euthanasie au même rang que la vie. Je suis trop échaudé par d’anciens combats pour ne pas être trompé à nouveau. Souvenez-vous, le PACS devait simplement répondre à un vide juridique. Il a débouché sur le mariage détruisant l’altérité de la famille et demain sur la P.M.A. et la G.P.A.

Aujourd’hui on ne défend plus la vie et demain l’Etat pourra ordonner, au détriment des lois naturelles, la mort sans que cela ne heurte plus que la conscience des derniers tenants du bon sens.

Gloire aux Héros !

C’est le cœur empli d’émotions qu’une nouvelle fois nous assistons impuissants mais aussi révoltés à un énième passage du convoi funèbre sur les arches du Pont Alexandre III ce matin.

Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont péri dans l’exercice de leur fonction, au service de la France, en opération extérieure.

Ils appartenaient tous deux aux troupes d’élite de notre belle Armée française, comme membres du commando Hubert, l’une des unités de commandos de la Marine nationale basée dans ma région provençale, à Saint-Mandrier.

Ces deux sous-officiers, au grade de maîtres dans la Marine nationale, ont rempli parfaitement leur mission, en donnant leur vie pour en sauver deux autres. Tragique situation qui rappelle que la déplorable inconséquence des uns peut avoir des répercussions dramatiquement fatales pour le dévouement des autres.

Depuis la fin de la guerre d’Algérie, ce sont 692 soldats et militaires français qui sont morts en opérations extérieures dans plus de vingt pays différents.

Ce n’est pas le jour ni le moment de polémiquer sur l’utilité parfois contestable de toutes ces missions étrangères. Toutefois au même titre que les morts de la Grande Guerre, des Français morts durant le second conflit mondial ou encore au cours des combats d’Indochine ou d’Afrique du Nord, la mémoire de ces Français doit perdurer dans nos cœurs patriotes car leur sacrifice n’a pas été vain : ils sont morts pour défendre nos trois couleurs, pour la France.

Vive la France !

Les Pâques sanglantes de la christianophobie

Notre cœur de chrétien n’en finit plus d’être endeuillé.

Après l’incendie de Notre-Dame, symbole même de notre France chrétienne, la statue de la vierge de Cartaire, située dans le village de Marlhes, dans le département de la Loire, a été décapitée.

Inutile de préciser que cet acte de vandalisme est volontaire et qu’il s’inspire malheureusement d’actes de barbarie et de terrorisme scandaleux. Car c’est bien de terrorisme dont il s’agit consistant à s’en prendre aux racines fondamentales de notre civilisation française et chrétienne.

Depuis 2018, plus de 200 actes christianophobes ont saccagé notre patrimoine religieux sans que cela ne provoque la moindre réaction de notre cher ministre de l’Intérieur, bien trop occupé à pourfendre les soi-disants adeptes de l’islamophobie.

Parallèlement la persécution des chrétiens dans le monde vit une nouvelle recrudescence comme le montrent les terribles attentats de Pâques au Sri-Lanka. 320 personnes ont péri et plus de 500 ont été blessées dans ces attaques perpétrées par les islamistes. Ce crime de masse subit toutefois une relative indifférence médiatique et politique, le prêt-à-penser rivalisant d’ignorance volontaire de la qualité de chrétien des victimes.

La France serait-elle régie par le règne du deux poids deux mesures ? Incontestablement. Le pire c’est que ce règne s’effectue sous la protection officieuse voire officielle de la bien-pensance politico-médiatique.

La “start-up nation” des dealers

Grenoble est devenu un supermarché de la drogue à ciel ouvert
et le ministre de l’Intérieur est content.

L’actualité n’en finit plus de désespérer les derniers tenants du bon sens et de l’intégrité.

Alors que la délinquance ne cesse de se moquer de l’autorité de l’Etat, des dealers grenoblois viennent de mettre au point un système de récompenses pour remercier et fidéliser leurs clients, comme s’il s’agissait de simples commerçants ayant pignon sur rue.

Par le biais des réseaux sociaux, ces trafiquants de drogue ont assuré la promotion d’une tombola permettant de gagner une console de jeux vidéos.

L’étonnement est total au point que le Procureur de la République a affirmé : « Je n’avais encore jamais vu une telle opération marketing dans le domaine du trafic de drogue. Je suis très étonné par ces méthodes de vente particulièrement modernes ».

Déjà en 2014, un placard indiquant « Fermeture exceptionnelle. Toutes nos excuses. Réouverture prochainement. Merci de votre compréhension » avait été découvert dans la ville iséroise.

Autant dire que les délinquants se jouent littéralement de la peur du gendarme, qui n’existe d’ailleurs plus, afin de poursuivre en toute lumière leur lucratif petit commerce.

Notre ministre de l’Intérieur ne dit mot. Pour une fois, il est vrai qu’il y a là de quoi rester muet.

Incendie de Notre-Dame de Paris : interrogations, haines et espérance

Accidentel l’incendie du 15 avril ? Peut-être mais l’histoire de la Vème république
nous aura formés au doute méthodique à coup d’AZF, de Rainbow Warrior
et de suicidés à deux balles dans la tête…

Les images terribles de l’incendie qui a ravagé en quelques heures huit siècles d’Histoire ne peuvent que nous emplir de chagrin. Ces flammes dévorant « la forêt » de charpente de ce joyau gothique en pleine semaine sainte ne peuvent que nous renvoyer à une profonde méditation sur la nature périssable de nos œuvres ici-bas. Pour autant, par-delà le chagrin et la pitié, il faut voir au-delà. Nous devons en effet redevenir des bâtisseurs de cathédrale, en fait des Français. Nous devons aussi tout voir et tout savoir sur un tel drame bien que le prêt-à-penser commence déjà son travail de sape de la vérité.

En premier lieu, je voudrais interpeller, sans illusion, les pouvoirs publics sur une menace qui sourd depuis plusieurs années dans l’indifférence générale.

L’incendie criminel de l’église Saint-Sulpice à Paris le 17 mars n’était-il qu’un essai ? La vague de dégradations, de vols et de profanations ciblant les églises et les édifices catholiques n’en finit plus de progresser. Dijon, Nîmes, Houilles et Maisons-Laffitte, ou encore Lavaur, avaient été le théâtre de profanations importantes dans la même semaine. En France, une église est attaquée tous les 2 jours et 95% lieux de culte attaqués sont catholiques. Silence général. Ni les actes, ni les auteurs, ni les mobiles ne sont ébruités. Il faut avoir l’âme d’un détective pour trouver dans la presse écrite quelques informations vite dites et rapidement évacuées comme l’histoire de ce migrant pakistanais qui a vandalisé la Basilique Saint-Denis dans la nuit du 2 au 3 mars dernier.

Dans ce contexte, qui n’est malheureusement pas nouveau et qui montre l’inaction complice de l’Etat, l’incendie de Notre-Dame garde tout son mystère. Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a beau affirmer que «rien ne va dans le sens d’un acte volontaire» et que la piste accidentelle est privilégiée, il ne fait qu’orienter l’enquête et n’apporte aucune preuve du contraire. Peut-il ignorer les témoignages des pompiers ou d’experts qui parlent tous soit de plusieurs départs de feu soit de la nécessité d’une cause externe pour susciter des flammes de cet ampleur sur une telle structure ? Peut-on nier le professionnalisme de Julien Le Bras, PDG d’Europe Echafaudage, la société exploitant le chantier et habituée des procédures draconiennes puisque l’entreprise opère sur les plus célèbres monuments historiques depuis plus de 10 ans ?

Accidentel l’incendie du 15 avril ? Peut-être mais l’histoire de la Vème république nous aura formés au doute méthodique à coup d’AZF, de Rainbow Warrior et de suicidés à deux balles dans la tête…

En parallèle de ces actes de haine sacrilège, plusieurs groupuscules antifascistes et gauchistes se sont une nouvelle fois publiquement réjouis de l’incendie de Notre-Dame. Les réseaux sociaux ont révélé que cette haine est partagée par une grande partie de la jeunesse islamisée. Le tweet de la militante de l’UNEF Hafsa Askar sur les délires de « petits blancs » à propos de l’émoi légitime suscité par l’incendie en est une illustration.

Ces réactions ne doivent pas être prises à la légère. Elles reflètent la fracture culturelle et politique qui couve sous la chape du prêt-à-penser, les nihilistes de pacotille n’étant que les idiots utiles d’un islamisme conquérant.

Il faut renforcer drastiquement la surveillance de nos lieux de culte qui sont aussi des lieux d’histoire et de communion nationale comme le montre l’entrain suscité par le sinistre du 15 avril. Plus encore, il faut cesser d’entretenir la haine de soi véhiculée par la pensée dominante et ne pas encourager par notre faiblesse les barbares et les mutants d’une société déracinée.

Nous sommes en deuil aujourd’hui. C’est pourquoi tous les drapeaux de la Ville d’Orange ont été mis en berne dès hier matin. Toutefois, nous ne devons pas nous morfondre dans une humeur noire, stérile par nature. De telles catastrophes obligent. Nous sommes là pour relever le défi des siècles. Finalement, nous pouvons interpréter deux signes dans ce feu hypnotique qui a massé les foules sur les quais de Paris en un silence presque sacré.

D’une part, cette flèche qui sombre dans les flammes ne peut qu’illustrer le destin de notre pays, lequel chute d’an en an au fil d’une décadence destructrice.

D’autre part, le feu a toujours eu une vertu purificatrice. Par-delà ses ravages, il permet de recouvrer les immenses qualités de foi, de don et d’allant nécessaires à la réédification d’un tel chef-d’œuvre. Cet incendie nous relie à l’âge d’or de la Chrétienté médiévale, à Saint Louis et aux compagnons qui se sont succédés durant deux siècles pour ériger ce temple qui dépassait la simple histoire de chacun pour former l’œuvre de tous en vue de la gloire de Dieu. Rien n’est impossible pour qui sait retrouver la patience du temps long et la transcendance nécessaire à la reconstruction d’un ouvrage sacré.

L’émotion légitime, les prières et le montant des premiers dons semblent montrer qu’il demeure encore de la foi et de la volonté en ce peuple de France parfois si décevant et si inconstant.

Notre-Dame doit nous faire relever les yeux vers le Ciel et nous aider à retrouver ce qui fait notre première qualité de Français, d’être les enfants de la Fille aînée de l’Eglise.