Syrie : Macron fait du Hollande en pire

Sur le dossier syrien, la France n’en finit plus de changer son fusil d’épaule. Sous le précédent quinquennat, François Hollande n’a jamais été à la hauteur de la situation, ridiculisant la France sur la scène internationale, tout en coopérant avec l’ennemi. Car ce même François Hollande avait préféré, au tout début du conflit, armer l’opposition dite modérée au régime syrien afin de faire tomber le président Bachar El-Assad, jugé comme un tyran massacrant son peuple. Tout le problème, c’est que cette opposition était le repaire des islamistes qui devaient rapidement proclamer l’existence de l’Etat islamique sur le sol syrien. C’est ainsi que l’exécutif français reproduisait les mêmes erreurs historiques que par le passé, sans en tirer la moindre conclusion. Que l’on se souvienne de l’intervention américaine en Afghanistan en 1979, armant les islamistes contre les Russes, et déstabilisant par là-même un pays qui est toujours dans une situation catastrophique. Sans oublier, l’intervention américaine en Iraq en 2003 qui conduisit à faire tomber Saddam Hussein pour mieux préparer l’arrivée de l’Etat islamique. Situation qui se reproduisit très rapidement en Lybie sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui préféra éliminer son ami d’antan, Kadhafi, pour laisser le pays entre les mains des salafistes.

Emmanuel Macron, en digne successeur de son mentor François Hollande, marche scrupuleusement dans ses pas. Adoptant une attitude de suspicion et de mépris vis-à-vis de Bachar El Assad, le nouveau président français resta d’abord le témoin ennuyé de l’efficacité russe en Syrie, devant les assauts répétés de l’aviation de Vladimir Poutine sur les dernières poches de repli de l’Etat islamique. Puis en l’espace d’un week-end, le président français retourna totalement sa veste, faisant du François Hollande dans le verbe et dans le geste, en intimant l’ordre à l’armée française de bombarder des points stratégiques militaires du régime syrien, sous prétexte que Bachar El Assad aurait utilisé des armes chimiques. Tout le problème c’est que jamais Emmanuel Macron n’a révélé aux Français et à la scène internationale la moindre preuve lui permettant d’affirmer de tels propos, d’autant plus qu’il parait invraisemblable que le président syrien ait pu avoir recours à cette facilité alors qu’il reprend peu à peu le contrôle de son pays.  Là encore, Emmanuel Macron préfère faire le jeu des islamistes en Syrie plutôt que d’œuvrer au retour d’un Etat sous contrôle. Surtout, Emmanuel Macron brade encore un peu plus la souveraineté nationale en prenant ses ordres auprès de Washington et de Bruxelles, remettant en cause l’indépendance française en matière diplomatique. Le pire, c’est qu’il ouvre un nouveau conflit dans une Syrie déjà exsangue, prétendant combattre le mal… par la guerre.

Victoire de Viktor Orban en Hongrie : le peuple contre l’oligarchie

Viktor Orban, figure de proue de la coalition du Fidesz-KDNP, a remporté dimanche 8 avril une large victoire lors des élections législatives. Pour les votes de listes, le Fidesz totalise 49,51% et récupère 133 sièges. Le Jobbik, parti nationaliste, arrive deuxième avec 19,61% des votes de liste, et obtient 27 députés. La très large participation des Hongrois à cette élection révèle le soutien réel et populaire que rencontre le Premier ministre Orban, à la tête de la Hongrie depuis deux mandats consécutifs.

Cette victoire réconfortante, après les élections autrichiennes et le score de la droite nationale italienne, démontre une nouvelle fois que le bon sens demeure du côté du peuple et que celui-ci a tendance à voter pour ceux qui lui tiennent un langage de vérité et luttent pour sa survie.

La sécession européenne

Nul n’ignore plus que l’Union européenne est entrée en sécession de manière informelle. D’une part, le couple franco-allemand dominant sur les plans économique et diplomatique tente de maintenir une hégémonie contestée sur les affaires européennes. D’autre part, les pays d’Europe centrale sous l’impulsion de gouvernements nationaux-conservateurs optent pour l’émergence d’un nouveau modèle pluraliste et surtout européen. Ainsi ils ont réactualisé le groupe de Visegrad, du nom de l’union scellée dans le château éponyme qui a prévalu entre les royaumes au XIVème siècle. Ce groupe de Visegrad réunit la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie et la Hongrie, tandis que l’Autriche a manifesté son intention d’adhérer à la structure.

Cette union diplomatique informelle est devenu aujourd’hui un véritable contrepoids politique aux injonctions de Bruxelles. En effet, la capitale européenne a tenté d’isoler à plusieurs reprises et tour à tour la Hongrie et la Pologne. Grâce à cette union de ces pays tous membre de l’UE, la technocratie européenne n’est pas parvenue à ses fins.

La gestion de la crise grecque et le Brexit ont mis à mal la domination économique, essentiellement allemande. Ensuite le modèle de société multiculturelle occidentale a pris du plomb dans l’aile avec l’arrivée massive de clandestins à partir de 2015. Les flots organisés de populations extra-européennes qui se sont déversés sur le continent ont révélé toutes les failles du melting-pot prôné par le capitalisme mondialisé : attentats, viols, agressions, revendications ethno-religieuses ont démontré le vrai visage des « réfugiés » en un temps record. L’idéologie du vivre ensemble a révélé sa face sombre trop rapidement pour des pays encore sensibles aux réalités de l’invasion.

Une campagne sans langue de bois

Viktor Orban a volontairement axé sa campagne sur la défense de la Hongrie et de l’Europe face à des hordes de clandestins. Il a mis en valeur l’efficacité de la barrière à la frontière sud qui a rendu caduque la route des Balkans vers l’Allemagne en quelques semaines. Le Premier ministre hongrois, plébiscité par son électorat, oriente désormais son combat contre Bruxelles et la fondation Soros, accusées de favoriser l’immigration illégale et la destruction des valeurs nationales.

Fortifié par l’expérience du passé communiste, déçu par les illusions de la démocratie libérale, Viktor Orban apparaît comme le chef de file d’une résistance conservatrice qui place en la nation les frontières naturelles du développement humain. Rétifs aux invasions et aux ingérences mondialistes, les peuples d’Europe centrale montrent une voie à suivre, fondée sur le pragmatisme et une identité culturelle forte.

Eviter l’illusion de l’homme providentiel

Cependant il convient d’éviter de tomber dans un piège rhétorique. Quand nous parlons de l’étranger, il faut toujours éviter deux écueils : la géopolitique en chambre, et l’illusion du paradis terrestre. La Hongrie rencontre bien sûr d’autres problèmes sur le plan intérieur que ne saurait gérer seul un homme politique, si bien intentionné soit-il. Il ne faut pas s’imaginer des rivières de miel et des champs d’herbe grasse. Prémunissons-nous de ce romantisme qui place son espérance en l’étranger ou en l’homme providentiel. Ce ne sont là bien souvent que des rêveries qui s’opposent à la nécessité du travail politique et qui entretiennent en contrepoint le découragement et le désespoir.

Si les Hongrois nous montrent qu’il est toujours possible de reconquérir le réel pied à pied en permettant l’alliance d’un peuple avec un gouvernement véritablement au service des intérêts de celui-ci, nous ne devons pas simplement nous réjouir pour eux, mais continuer jour après jour de travailler pour le bien commun : en cela nous accomplirons notre tâche dans la défense de notre civilisation commune.

Quand le statut localiste et communal du logement social est supprimé

Aujourd’hui était discuté en conseil des ministres le projet de loi ELAN destiné à la réforme des bailleurs sociaux.

L’objectif clairement affiché du gouvernement En Marche est d’accélérer la construction de logements sociaux, comme l’affirme très clairement dans Le Figaro de ce jour, Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires : « Il n’y a pas suffisamment de logements sociaux, il faut en construire plus ». Or, tout le problème c’est que plus que de cohésion, il s’agit en fait d’une destruction de la société organique dans laquelle nous vivons, puisque ce projet de loi va acter la fin de la gestion communale du logement social.

En effet, la loi ELAN accentue encore plus le millefeuille administratif qui étouffe la France puisque désormais tout organisme H.L.M. devra avoir une taille minimale de 15.000 logements, favorisant l’émergence de vastes structures colossales faisant et défaisant ce qu’elles veulent sans attendre le consentement des Maires. Nous sommes totalement dans cet esprit macronien de course au gigantisme, qui se traduit par la destruction du bloc communal et l’émergence de vastes métropoles et maintenant par la création de bailleurs sociaux à taille surhumaine, désireux de gérer le parc social à leur guise, sans souci de respecter la cohésion sociale ou de préserver notre identité française.

Les bailleurs sociaux viennent d’ailleurs de m’alerter aussitôt, soucieux du détricotage du lien de confiance établi parfois après de longs pourparlers avec les Maires du territoire, et inquiets de l’avenir politique et financier qui leur est réservé.

Ce projet de loi ELAN est donc une nouvelle atteinte à la défense du bien commun comme à la société française, et ne règle en rien les difficultés sociales qui la gangrènent.

Le Pape, les migrants et… nous

Le voyage à Rome et au Vatican des élus des diocèses de la province ecclésiastique de Marseille, du 11 au 14 mars, a indéniablement été un succès. Près de 300 élus de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur ont répondu favorablement à l’invitation à Rome de leurs évêques respectifs, dont le maire de Bollène Marie-Claude Bompard, le maire d’Orange Jacques Bompard, ainsi que le conseiller départemental de Vaucluse Xavier Fruleux. Tous trois étaient porteurs d’un message commun à tous les élus de la Ligue du Sud qu’ils ont pu transmettre au Saint Père lors de l’audience privée du 12 mars en la salle Clémentine du palais du Vatican.

Sur le papier, c’était une gageure, disons-le, de réussir à réunir dans un même voyage des élus d’opinions ou de responsabilités parfois opposées, et ce dans la sérénité et la concorde. Cependant la pax romana a tenu bon, et l’Eglise a de nouveau prouvé ses vertus en termes de dialogue et d’apaisement. L’opération de relations publiques de l’Eglise catholique, à l’origine de cette visite officielle, a été parfaitement comprise par tous les élus présents, quels que soient leurs obédiences politiques, leur degré de responsabilité et d’intervention dans le cours des affaires publiques ou même leurs attaches locales.

Dans une démarche de curiosité réciproque, les institutions vaticanes, réputées discrètes voire fermées, ont su montrer leur fonctionnement, exprimer leur conscience des grands enjeux contemporains et manifester leur volonté de ne pas être exclues du débat public aussi bien comme Etat que comme puissance spirituelle.

Pour autant, nous devons remarquer à la lecture ici et là des différentes relations de cette découverte au cœur des institutions catholiques l’étrange pouvoir de la subjectivité. Car, enfin, il semble bien que chacun ait voulu voir et entendre ce qu’il désirait !

Nous en voulons pour preuve certains commentaires péremptoires sur la véritable position de l’Eglise et du Pape concernant la question des migrants, les lois bioéthiques, la place des femmes dans l’Eglise, la finance catholique ou encore les relations du Saint-Siège et de la Chine populaire.

En ce qui nous concerne, les différentes interventions du Pape, en premier lieu, mais aussi des cardinaux et des responsables associatifs que nous avons rencontrés ont pour la plupart été d’une grande prudence et d’un ton diplomatique d’évidence.

Pour être clair, si nous avons en effet eu l’heur de pouvoir écouter les plus hauts responsables du gouvernement de l’Eglise, ce voyage n’a pas comporté de révélations extraordinaires ni de contradictions avec les prises de paroles officielles relatées dans la presse. Le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège Mgr Pietro Parolin et le Secrétaire pour les rapports avec les Etats Mgr Richard Gallagher par exemple ont tenu des propos en tous points conformes avec la position connue de l’Eglise notamment contre l’euthanasie.

Si les rencontres comportaient à chaque fois un moment d’échanges après les exposés, le fond des problèmes n’a pas pu être décortiqué avec précision et développements : le cadre officiel de la visite et le programme extrêmement complet de ces trois jours l’empêchaient. Nul ne peut revenir en se vantant de longs dialogues ou de confidences reçues de la part du Saint-Père sur tel ou tel sujet : la chose étant logiquement impossible pour des raisons de protocole lors d’une audience privée de 300 personnes. C’est pourquoi, nous n’avons pas voulu prendre la parole pour raconter ce que tout le monde avait vécu, mais il semble utile aujourd’hui de dire les faits et notre sentiment.

Il est certain qu’à l’instar de l’opinion publique et des médias, les ecclésiastiques ont tous compris l’importance politique que le Pape attachait à la question des migrants. Ces trois jours ont été une parfaite confirmation de cette volonté de communication puisqu’il n’y a pas une rencontre qui n’a pas été ponctuée par une parole à ce sujet. Le point d’orgue de cette intention manifeste a été comme il se doit la rencontre avec le Pape François, précédée d’une adresse de Mgr Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France. A la veille de l’anniversaire des 5 années de pontificat de François, il a été rappelé que sa première sortie officielle avait été réservée à la visite d’un centre de réfugiés sur l’île de Lampedusa.

 

Dans son allocution, le Pape a été clair dans l’exposé de sa philosophie, mise en exergue sans doute par une traduction un peu fade et fortement influencée par les tabous et valeurs du politiquement correct en vogue. Ainsi François a évoqué « l’estime de l’Eglise catholique pour l’engagement politique quand il est porté par la volonté de créer les conditions favorables d’un vivre ensemble, respectueux des différences », et cela dans une région influencée par la Méditerranée, « riche des diversités qui sont des réelles potentialités au plan humain, économique, social, culturel et aussi religieux. » Dans le cadre de la recherche « du développement intégral de tous », « les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité constituent un repère et un horizon pour l’exercice de vos responsabilités », a martelé le Pape sans risque de froisser les oreilles des frères maçons.

Quant aux questions de société, comprendre la remise en cause du droit naturel par le mariage pour tous, la gestation pour autrui et demain l’euthanasie et l’eugénisme, le Chef spirituel des catholiques en a appelé à l’engagement des personnes de bonne volonté grâce au « développement d’une culture de la rencontre » (sic). Il a toutefois été question de conversion dans cette adresse papale, mais à propos d’écologie : « Vous êtes appelés (…) à ne vous résigner jamais à la disparité sociale, racine des maux de la société, mais à promouvoir une conversion écologique intégrale au service de notre maison commune. »

Enfin, l’acmé de l’allocution n’a pas déçu : « Je pense aussi aux migrants et aux réfugiés qui ont fui leur pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence et à ce qui a déjà été fait pour leur venir en aide. Il s’agit de persévérer dans la recherche de moyens compatibles avec le bien de tous, pour les accueillir, les protéger, promouvoir leur développement humain intégral et les intégrer. »

Le soir même, la délégation française a été reçue à la communauté laïque Sant’Egidio par son fondateur Andrea Riccardi. Le Pape lui-même s’y était rendu la veille pour le 50ème anniversaire de l’association humanitaire, preuve de l’intérêt et de l’importance de ce qui est devenu un véritable lobby au cœur de l’Eglise et de la politique italienne. Andrea Ricardi a en effet été ministre de la Coopération internationale et de l’Intégration du gouvernement Monti, l’un des plus impopulaires d’Italie. S’exprimant dans un français parfait, maniant l’ironie avec finesse, l’ancien ministre a su dresser un constat juste du phénomène migratoire que subit en ce moment l’Europe. Profitant de l’occasion, Xavier Fruleux est intervenu lors du débat consécutif : « Venant du sixième département le plus pauvre de France, nous avons grand peine à comprendre et donc à expliquer ce qui apparaît comme une fausse charité : quel sens cela a-t-il d’accueillir des gens dans des conditions comme celles de Calais ou de centres d’accueil mal équipés ? La charité concerne d’abord le « prochain », c’est à dire le compatriote qui vit dans la misère, et non le lointain étranger. Or les premiers sont encore les plus nombreux puisqu’un Français sur sept vit avec moins de 800 euros par mois. Ce sont eux qu’il faut secourir avant de chercher à accueillir tout le monde. »

Quelques minutes après, le maire d’Orange Jacques Bompard a pris la parole en choisissant la métaphore médicale pour traduire son propos. « Dans le constat et les solutions que vous apportez, vous voulez combattre les maux dont souffrent notre société, dont celui de la pauvreté provoquée par l’arrivée massive de migrations, cause de déstabilisations sociales et religieuses majeures en Europe. Vous parez au pire en courant aux urgences, mais vous ne diagnostiquez pas l’origine du mal, et quand on ne s’attaque pas à la racine de la maladie, le patient est condamné à la subir ou à en mourir. Malheureusement je pense qu’un politique qui n’analyse pas et ne s’attaque pas aux causes n’agit pas pour le bien commun, il agit contre même. »

Ces deux interrogations quant au discours d’accueil excessif de populations étrangères a permis à Andrea Riccardi de préciser sa pensée : oui, les migrations sont bel et bien des invasions au sens propre, y compris à l’intérieur du continent africain, comme l’analysait l’historien Jean-Baptiste Duroselle. Or, le rôle d’une communauté auto-consacrée à la paix comme Sant’Egidio, née à l’époque d’une Rome « blanche et chrétienne », est de gérer ces invasions de manière pacifique par la stratégie des bras ouverts du Bon Samaritain, et ce d’autant qu’il faudrait réparer ainsi les torts de la colonisation et pallier les défaillances démographiques d’une Europe vieillissante par la vigueur des jeunes migrants.

A l’écoute de tels propos, tous maintenus et fondés par une vision idéologique du monde et non sur le bon sens, il est devenu clair que des personnes d’influence dans l’Eglise, qui monopolisent actuellement la parole, utilisent la vertu de charité à leurs fins. Ils ne donnent pas seulement la priorité aux autres sur les nôtres. Pour eux, il y a l’Autre, incarné par l’Etranger. Certains les décriront comme des philanthropes naïfs, d’autres reconnaîtront les tenants prométhéens d’une nouvelle Babel, persuadés de réaliser en ce monde la promesse de la Jérusalem céleste.

Sans avoir pu dissiper le trouble qui nous habitait à cause des positions politiques de l’Eglise, nous avons quitté Rome sans aucun doute cependant sur la sagesse de la Providence. Nous savons néanmoins reconnaître et nommer l’ennemi, même lorsqu’il prend les habits de l’agneau.

De plus il y a différents degrés de valeur dans le magistère de l’Eglise. Le positionnement idéologique ou politique de quelques ecclésiastiques n’engage pas heureusement les fidèles dans une obéissance ou une adhésion caporaliste, comme le distingue le droit canon en plusieurs points. C’est pourquoi nous conservons notre sérénité de chrétiens.

Il y a actuellement au sein de l’Eglise, comme dans de nombreux pays et institutions, une véritable lutte entre deux camps qui apparaissent avec force au grand jour. Il y a ceux qui veulent et programment notre disparition. Il y a ceux qui ne veulent pas disparaître.

Il y a les Autres. Il y a Nous.

 

Il faut déchoir de la nationalité et renvoyer les familles des terroristes

Vendredi 23 mars, un Marocain de 25 ans fraîchement naturalisé Français, Redouane Lakdim, a assassiné quatre personnes au nom d’Allah. L’attentat a été revendiqué par l’Etat islamique dans la même journée et a fait 4 victimes à Carcassonne et à Trèbes.

La banalisation du terrorisme et de l’islamisme

Ce deuxième attentat islamiste depuis l’élection du président Macron est le 43ème depuis la première promulgation de l’état d’urgence au lendemain de la tuerie barbare du Bataclan le 13 novembre 2015. Pendant cette période 12 attentats ont été effectifs, occasionnant 98 morts. La continuité des quinquennats en ce domaine est malheureusement assurée.

La courbe des attaques ou des tentatives d’attentats sur le sol français est exponentielle. Le terrorisme islamiste se banalise malgré l’effort incessant des media et du gouvernement de classer les auteurs comme déséquilibrés ou comme des individus isolés. Le chantage parallèle à l’islamophobie achève de détruire les dernières défenses mentales d’une population livrée en pâture aux exactions de ses ennemis.

Il apparaît pourtant clairement à chaque observateur que ces attaques sont idéologiquement concertées et motivées. De plus, les auteurs présentent tous un profil identique : de jeunes Maghrébins de confession musulmane, passés par la petite délinquance. Toute nation normalement constituée prendrait des mesures immédiates à l’encontre des individus susceptibles de passer à l’acte. A l’inverse, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner plaide quelques jours après l’attentat pour le retour des djihadistes en France… A entendre de pareilles absurdités, il semble que les politiques en charge de la sécurité des Français ont déjà abdiqué et sont les alliés objectifs des ennemis de la France.

Trump et la Hongrie au secours du bon sens

La nouvelle attaque qui a ensanglanté la France et le geste héroïque du gendarme Beltrame qui a échangé sa vie contre celle d’une otage ont fait le tour des nouvelles du monde entier. Le président américain Donald Trump a adressé ses condoléances au peuple français et en l’espace d’un tweet en a tiré la conclusion logique : « La France honore un grand héros. Un officier est mort après avoir bravement échangé sa place avec celle d’un otage lors d’une attaque terroriste liée à Daesh. Tant de bravoure partout dans le monde combattant sans relâche le terrorisme islamiste radical. Des mesures encore plus fortes sont nécessaires, en particulier aux frontières ! » De la même manière, le ministre des Affaires étrangères de la Hongrie Peter Szijjarto a été clair et direct tirant toutes les leçons de l’événement : « La dernière attaque terroriste en France prouve qu’il existe un lien étroit entre immigration et terrorisme. La Hongrie estime que l’immigration n’est pas utile mais est un danger vital, c’est le devoir d’un gouvernement de protéger ses citoyens ».

Rétablissement des frontières et arrêt total de l’immigration sont les mesures évidentes à prendre dans l’immédiat. Dans le même temps, il faut attaquer le mal aux racines et engager la responsabilité familiale des terroristes. Il faut déchoir de la nationalité et expulser les familles des terroristes responsables de ces attentats. Comme il a été démontré lors du procès Merah, c’est bien dans la cellule familiale que naissent les vocations islamistes, soit par laxisme et indulgence coupable, soit par encouragement direct. Il faut agir maintenant et de manière dissuasive.

https://youtu.be/M45PthgCjR4

Occupation de la Basilique Saint-Denis : une démonstration du Grand remplacement

Dimanche 18 mars, un collectif de défense des clandestins a occupé de manière violente la Basilique royale de Saint-Denis provoquant une fermeture de plusieurs heures et l’annulation de l’office dominical. Cette manifestation illégale pilotée par les élus d’extrême-gauche n’est pas qu’une simple protestation contre la nouvelle loi du gouvernement « Asile Immigration », car elle revêt une portée symbolique forte que d’aucuns ont considéré à juste titre comme une profanation.

Un lieu doublement sacré

En 2018, les puissances telluriques à l’œuvre pour achever d’abattre tout ce qui constitue matériellement et symboliquement la France apparaissent à la vue de tous. La manœuvre n’est plus voilée, ni même subversive : l’attaque est frontale et démontre que les poches de résistance se réduisent telle une peau de chagrin. En pénétrant de force dans un lieu saint qui porte la double sacralité du culte divin et de l’Histoire de France, les clandestins commettent un acte dont ils ne peuvent saisir toute la portée.

Une profanation consciente de la France éternelle

En revanche, les manipulateurs gauchistes qui les utilisent comme armée supplétive connaissent toutes les conséquences de leur crime. Cette intrusion, heureusement contrée par une force publique au bord de l’épuisement, intervient juste après l’annonce effective de la Ville de Saint-Denis et du Ministère de la Culture d’engager les travaux pour remonter la flèche de la Basilique. Ces travaux de restauration du patrimoine n’ont pas qu’une finalité esthétique ou artistique, mais sont la continuité effective d’une histoire qui, malgré tout, ne veut pas mourir. Cette insolence de la longue vie d’un peuple révolte ses plus irréductibles ennemis confédérés.

Au premier rang figure le laïciste forcené de la France Insoumise (FI) Eric Coquerel, cheville ouvrière de la profanation qui se cache derrière le rôle d’accueil de l’Eglise pour justifier ses actes. Il a vite été soutenu par sa collègue parlementaire Clémentine Autain qui assène dans un tweet révélateur : « Mais il n’y a rien à profaner. On a tout mis à la fosse commune en 1793. L’enjeu est aujourd’hui de trouver un lieu refuge pour des personnes qui ont fui la guerre et la misère. » Il y a donc bien une volonté politique d’achever la profanation terroriste de la Révolution en prétendant défendre les clandestins. Ces derniers ne sont malheureusement que des idiots utiles, en tout cas considérés comme tels par les agitateurs gauchistes.

 

La haine a un visage et ce n’est pas celui des clandestins

Cet acte démontre en outre le cynisme des plus abjects des pseudo-Insoumis. Ces nihilistes veules, animés d’un esprit de profit et de récupération digne de leurs adversaires, utilisent sciemment la situation des clandestins pour arriver à leurs fins. Ce faisant, ils renforcent la déstabilisation sociale et les fractures ethniques et culturelles en exposant ces mêmes clandestins comme les responsables d’une profanation qu’il n’osent assumer eux-mêmes. Nous connaissons notre ennemi, et nous savons distinguer le clandestin motivé par l’esprit de survie et le gauchiste haineux toujours en guerre civile.

A la foule anonyme des clandestins, lumpenprolétariat utilisé par le Grand Capital et l’extrême-gauche conjointement, nous choisissons la défense du peuple français et de son histoire. Cependant nous savons qui porte la responsabilité des crimes commis et qui emploie les mercenaires du chaos. Nous ne nous tromperons jamais d’ennemi.

19 mars 1962 : mensonge et trahisons

Chaque 19 mars, un certain nombre de communes françaises a décidé de pavoiser. En effet, depuis la présidence Hollande, le 19 mars est devenue la date officielle de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie.

Nous ne faisons aucun reproche à ces communes, car après tout cette guerre d’Algérie s’est soldée par une victoire militaire de notre vaillante Armée, où nombre d’appelés sont tombés loin de chez eux. Et en ces temps où la satisfaction individuelle devient la règle, il est bon d’honorer ce sacrifice.

Toutefois, à Orange, nous ne reconnaissons pas le 19 mars comme la fin officielle de ce que l’on a longtemps appelé les événements d’Algérie. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? Les accords d’Evian ne sont que la date fatidique qui annonce le repli de la France et le triomphe du laxisme, avec son lot de menaces rampantes et insidieuses comme le communautarisme, la pression migratoire et la mise à mal de notre identité. Ce 19 mars 1962, c’est une certaine forme de la légitimité française qui a été mise à mal, celle qui consiste à ne pas dévier de sa vocation historique. Or, en bradant l’Algérie française, notre métropole a non seulement abandonné une partie de son territoire national pour lequel elle avait tant œuvré depuis 1830, mais elle a aussi délaissé des milliers de Français qui n’avaient que comme seule image de notre pays celle du désert et de la Méditerranée.

Reconnaître le 19 mars comme date officielle de fin de la guerre d’Algérie, c’est aussi oublier volontairement toutes les victimes civiles tuées par le fanatisme algérien le 26 mars 1962 à Alger, ou ces centaines de milliers d’harkis exécutés durant le mois de juillet 1962. C’est pourquoi l’humilité, la décence et le respect dus à nos morts nous commandent de ne pas célébrer cette date fatidique. « Tel est le onzième commandement : tu seras fidèle aux tiens, surtout quand la Nation les oublie ou les diffame » avait écrit à ce propos le patriote français André Rossfelder.

Y a-t-il un marché du travail pour favoriser la formation ?

Le gouvernement, par l’intermédiaire du ministre du Travail Muriel Pénicaud, vient de proposer le 5 mars ce qu’il appelle « le big bang » de la formation professionnelle. Vaste programme.

L‘objectif affiché se veut clair sur le papier : permettre aux salariés de se former pour acquérir les compétences nécessaires à l’évolution du marché du travail. Le gouvernement estime que 50% des emplois seront transformés ces prochaines années et qu’il faut anticiper ce changement. Pour ce faire, Macron et son équipe prévoient de consacrer 15 milliards d’euros sur cinq ans pour permettre à un million de chômeurs peu qualifiés et à un million de jeunes décrocheurs d’obtenir de meilleures qualifications et de nouvelles compétences.

Toutefois, il est à remarquer que depuis 2015 il existe pour chaque salarié un certain nombre de droits à la formation qui sont sous-utilisés. Ce qui fait dire justement à certains experts que sans une révolution culturelle, à savoir sans une évolution des mentalités, il est peu probable que le nouveau plan de Macron ait une vraie utilité, car peu de salariés seront disposés à suivre une formation.

De plus, ce n’est pas une seule révolution culturelle qui pourrait suffire. Sans une révolution fiscale et salariale qui soit incitative pour les entreprises, afin de leur permettre d’embaucher davantage sans explosion des charges, le gouvernement aura beau entreprendre de nombreux chantiers, aucun ne sera réellement utile. Surtout lorsque le ministre se permet d’annoncer la création d’une énième agence nationale, en charge de la régulation de la formation et de l’alternance, baptisée France Compétences, dont nous savons très bien que les coûts de fonctionnement sont disproportionnés par rapport au travail rendu. D’ailleurs ce n’est pas un hasard si le patronat a indiqué : « Ils veulent simplifier le système mais, pour le moment, c’est complétement flou ». Evidemment puisque aucune proposition sérieuse et de bon sens n’a été déclinée.

Bref, Macron n’a pas compris la situation économique du pays : tant que le marché du travail sera vide, il y aura un véritable frein à l’emploi. Et ce n’est pas en favorisant la formation de ceux qui sont déjà salariés que la France ira mieux. De plus, la question du traitement social du chômage en France reste véritablement problématique. Tant que la redistribution sociale paiera plus que le travail, il sera difficile d’inciter à un retour durable à l’emploi.

Les incantations présidentielles seront comme toujours bien inutiles mais elles sont là pour occulter l’incompétence du système incarné par Emmanuel Macron.

Italie : le populisme en poupe

Ce matin, nombre de sujets d’actualité ô combien brûlants n’avaient pas échappé à nos journalistes français : la pluie et le beau temps, les chassés-croisés des vacanciers rentrant du ski ou encore les derniers résultats sportifs du week-end. Quant aux élections législatives du 4 mars en Italie, rares étaient les journalistes à vouloir évoquer ce sujet, bien épineux pour le prêt-à-penser médiatique. Ou plutôt la rare analyse proposée consistait à s’effrayer de la victoire du populisme italien.

Il faut dire que jamais nos journalistes n’avaient réellement osé s’aventurer sur le terrain politique italien, où des thèmes de campagne fondamentaux pour le devenir national italien ainsi que pour notre civilisation européenne s’étaient fort heureusement invités : dénonciation de l’immigration de peuplement, exaltation de l’identité nationale, volonté d’un retour à la sécurité. Face à l’exaspération italienne, nos journalistes français avaient préféré occulter volontairement tous les enjeux de l’élection italienne, alimentant à l’insu des citoyens français une campagne de désinformation choquante. Pire, le thème de l’abstention devenait pour eux l’alpha et l’oméga de leur analyse.

Mais en ce lendemain d’élection, la réalité est tout autre. Plus de 70% des Italiens se sont rendus aux urnes ce dimanche, balayant d’un revers de main toute la glose journalistique. Dès lors, pour masquer leur erreur d’analyse, cette non-abstention s’est transformée pour eux en une percée effrayante du populisme, qu’il convient d’occulter en n’en parlant pas. Pourtant le succès du Mouvement 5 Etoiles d’Alessandro Di Battista avec 32% des voix sans oublier les 37% réalisés par la coalition des droites composée par Fratelli d’Italia, la Ligue du Nord et Forza Italia sont un signe manifeste d’une volonté de sursaut du peuple italien. Sous le terme de populisme nos chers journalistes cherchent seulement à qualifier le succès dérangeant de candidats hors système, et dont la victoire était espérée par le peuple mais unanimement condamnée par la bien-pensance.

Ce populisme montre au contraire à quel point les citoyens veulent que le pouvoir politique s’empare des sujets impérieux tels la défense de la souveraineté, la préservation de leur modèle culturel et civilisationnel ainsi que leur héritage chrétien. Et ce n’est pas en promettant toujours plus à l’étranger et à ce qui est lointain, comme l’avait fait la gauche italienne au pouvoir jusqu’à présent, ou comme le fait en France Emmanuel Macron, que le peuple sera satisfait. Et que nos journalistes se préparent : si le peuple se ressaisit, le populisme a plus que jamais de l’avenir.

Loi Asile : toujours plus d’immigration !

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a présenté le mercredi 21 février son projet de loi sur l’asile et l’immigration, sous l’intitulé officiel « Pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ». Tout un programme ! Au même moment, le député En Marche Aurélien Taché, ancien conseiller socialiste sous l’ère Hollande, proposait un autre rapport préconisant une meilleure intégration des migrants en France.

A la lecture de ces deux rapports force est de constater que rien ne va changer pour les étrangers et les migrants en France. Bien au contraire, leur situation va s’améliorer avec une volonté que le traitement de leur dossier pour l’attribution de visas soit plus effectif. En effet, la durée d’examen pour vérification du droit au séjour va passer de 16 à 24 heures. Gérard Collomb argumente en prétextant qu’il s’agit de mieux maîtriser les remises en liberté afin d’éviter que les individus dangereux ne soient relâchés immédiatement. Par-là même, le ministre souligne toute la carence du dispositif, car que ce soit au bout de 16 comme de 24 heures, le migrant fugitif sera quoi qu’il en soit relâché dans la nature française, sans que ne soit envisagé une mesure de renvoi immédiate. Quant aux éventuels migrants jugés comme dangereux, ils pourront retrouver leur liberté après quelques jours de détention. Ensuite, la rétention administrative se voit aussi étendue dans le temps, passant de 45 à 90 jours, et cela renouvelable trois fois. Là encore l’objectif affiché sent bon l’hypocrisie puisque Gérard Collomb souhaite par cet allongement de la rétention être mieux à même de négocier un retour avec les Etats d’où sont originaires les migrants. Un ministre français peut-il réellement penser que les Etats vont collaborer sérieusement avec la France pour favoriser des retours ou empêcher de nouveaux départs ? Sauf si bien sûr la France met encore une fois la main à la poche pour investir dans un développement outre-Méditerranée, comme Macron vient de le promettre à coups de milliards à la Tunisie. D’ailleurs, il se trouve que les statistiques parlent d’elles-mêmes puisque 95% des migrants soumis à des mesures d’éloignement ne sont pas inquiétés par l’administration française.

Quant au rapport Taché, le député affirme clairement ses intentions : « Ce que je propose, c’est de donner aux étrangers l’autonomie, reconnaître que les gens qui arrivent en France viennent pour apprendre et pour travailler ». Et d’ajouter : « Les personnes qui viennent sur notre territoire ne sont pas venues pour demander l’assistance, elles sont venues pour avoir la liberté de construire leur vie ». Pourquoi prévoir alors de consacrer 607 millions d’euros à cet accueil puisque ces mêmes migrants sont venus pour s’intégrer par eux-mêmes ? Pourquoi accepter d’augmenter le budget de prise en charge des migrants de 200 millions d’euros supplémentaires pour 2018 si leur volonté est de s’intégrer rapidement ? Autant de questions qui restent bien évidemment sans réponse.

Sous ses atours d’homme froid et sérieux, Gérard Collomb poursuit la politique pro-immigration que la gauche socialiste, dont il est un transfuge, avait menée sous François Hollande. Toujours plus de moyens financiers et humains pour les étrangers ; toujours moins pour les Français de souche.