Guerre d’Algérie : Le poids de l’héritage et la grandeur de l’héritier

Ce 5 décembre est consacré au souvenir des morts, des blessés et des vétérans de la guerre d’Algérie. Il est juste et bon que le pays se souvienne des hommes qui ont donné de leur jeunesse et parfois jusqu’à leur vie pour une terre qui s’appelait la France.

Il est triste en revanche de voir le peu de cas que la Vème république, née du sang de ces soldats, a fait et continue de faire de leur sacrifice.

Il est impossible de comprendre la France d’aujourd’hui sans saisir les trahisons, le mépris et l’ignorance qui ont commandé à l’abandon de ces départements, et au-delà, à celui de millions de vies, d’histoires et d’amours entrelacées dans les plis des montagnes des Aurès, de la plaine d’Oran ou dans les rides des ruelles d’Alger la blanche.

Oh, je ne veux pas faire ici de la nostalgie inutile en réveillant des souvenirs douloureux pour beaucoup, et même traumatisants pour certains.

Mon intention est plus simple et plus logique. Je dis simplement à ceux qui ont vécu : racontez à vos proches, à vos familles, cette histoire, même terrible, mais aussi heureuse.

Je dis à ceux qui ne savent pas : ayez la curiosité de vous rapprocher des livres et des personnes qui ont encore la chance de témoigner.

A tous, je demande : transmettez et apprenez votre histoire, l’histoire de vos parents, de vos aïeux, l’Histoire de France, celle qui ne distingue pas les métropolitains des autres. N’oubliez pas dans ce récit, le calvaire des Harkis, trahis et persécutés.

Je vous demande cela comme une prière parce que si vous ne le faites pas, cette Vème république honteuse ne se privera pas d’enterrer, avec les dernières mémoires, toute trace de sa trahison originelle.

En voulez-vous la preuve ? Regardez avec quelle constance cette part de notre histoire est tronquée, salie, cachée, revue et corrigée.

Souvenez-vous des mots ignobles du candidat Macron assimilant l’action de la France à un crime contre l’humanité.

Rappelez-vous la nomination du militant trotskyste donc anti-français Benjamin Stora à la tête de la commission des mémoires sur la guerre d’Algérie.

Voyez les tristes images du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin fleurir le monument du FLN à Alger, lui-même pourtant petit-fils de tirailleur algérien engagé dans les Forces françaises de l’Intérieur.

Commémorez donc en ce 5 décembre l’histoire, toutes les histoires, sans laisser la propagande du prêt-à-penser piocher ce qui l’intéresse et déformer le reste.

Nous ne voulons ni verser dans l’angélisme ni tomber dans la culpabilisation. Nous aimons tout simplement la vérité, l’honneur qui lui est attaché, et notre pays. Nous savons qu’il faut transmettre ce que nous avons reçu. C’est là le poids de l’héritage et la grandeur de l’héritier.

Vive la France !