Refus de cautionner le « sexe neutre » : un acte de résistance !

Après la loi Taubira autorisant le mariage aux homosexuels, après les récurrentes attaques contre la vie (banalisation de l’avortement et restriction de la diffusion d’informations alternatives), après la reconnaissance du changement d’état civil des transsexuels, il était raisonnable d’envisager que la requête de Gaëtan puisse trouver un écho favorable  auprès des juges de la Cour de cassation.

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Tel n’a pas été le cas, puisque le 4 mai 2017, la Haute juridiction a rejeté le pourvoi visant à remplacer sur son état civil la mention « sexe masculin » par celle de « sexe neutre ». Pour l’avocat du requérant, Maître Périer, « C’est une triste journée pour les personnes intersexuées que l’on persiste à faire entrer de force dans une binarité purement artificielle ». Gaëtan revendiquait que «l‘être humain existe au-delà de son sexe, qui n’est qu’une petite partie de sa physiologie ».

Fort heureusement  la Cour de cassation fait barrage à ce mouvement de revendications individuelles, qui vise à ébranler l’ordre juridique pour mieux mettre à genoux notre société. La motivation de la cour est ferme : « la loi française ne permet pas de faire figurer, dans les actes de l’état civil, l’indication d’un sexe autre que masculin ou féminin […], et cette binarité des sexes est nécessaire à l’organisation sociale et juridique ». Gregor Puppink, directeur du Centre européen pour le droit de la justice, avait réagi sur cette affaire en ces termes  « Reconnaître un sexe neutre revient à élever une pathologie au rang de norme »;  en outre, « Vous noterez d’ailleurs qu’on parle désormais moins de « sexe » que « d’identité sexuelle ». Et ce n’est pas anodin, car l’identité n’est pas intangible, elle peut –être modifiée en fonction des envies de chacun. C’est très révélateur de l’époque.» 

L’avocat de Gaëtan ne souhaite cependant pas en rester là et a annoncé son intention de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme. Travaillant à la protection de la société fondée sur l’ordre naturel, le député Jacques Bompard accueille avec satisfaction l’arrêt de la Cour de cassation qui rejette la reconnaissance légale « du sexe neutre » : c’est un acte de résistance contre les tendances libertaires de la société.

Docetaxel : l’omerta continue !

Le Docétaxel est un produit anticancéreux, soupçonné d’avoir causé le décès de 48 patientes soignées pour cancer du sein. Cette semaine, le Figaro publie le rapport commandé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), alors qu’il n’a toujours pas été rendu officiellement public. Des praticiens, à l’instar des oncologues de Gustave-Roussy, ont souligné le caractère dangereux de la substance et ont préféré prescrire le Paclitaxel.

Le rapport qualifié de « tellement mal fait qu’il y a de quoi devenir dingue » – ainsi que le soulignent certains experts – est approximatif. Des hypothèses sont avancées au détriment d’effets secondaires avérés à dénoncer : « Il est possible que ces modifications aient réduit la perte de produit et que les patients reçoivent maintenant une quantité plus importante de Docétaxel qu’avant 2010 ». Le paradoxe est à son comble lorsque l’expertise reconnaît : « Nous avons aussi retrouvé une augmentation du nombre de cas fatals rapporté au nombre estimé de patients exposés pour les colites et les chocs septiques à partir de 2015 pour Taxotere et à partir de 2016 pour Docetaxel ». Pourtant à aucun moment, le rapport ne met en garde explicitement les médecins et les patients sur les graves effets secondaires éventuels encourus par les patientes.

Le silence frappe la classe politique qui refuse de prendre les mesures appropriées pour protéger la santé des Françaises. Les intérêts des groupes pharmaceutiques ont les faveurs du ministère des affaires sociales et de la Santé. Marisol Touraine achève son mandat plus occupée à appeler à voter Emmanuel Macron plutôt qu’à assumer ses fonctions.

Refusant toujours de se soumettre à la loi du silence, le député Jacques Bompard a écrit au Ministre des Affaires sociales et de la Santé pour l’inviter à procéder à la suspension de la commercialisation du médicament dans l’attente d’une nouvelle expertise.

Retrouvez la lettre de Jacques Bompard au Ministre ci-dessous :

Lettre JB Ministre Touraine. 04.05.2017-page-001

Hollande et Macron, le bilan !

Le bilan du quinquennat de François Hollande exécuté avec zèle par Emmanuel Macron comme ministre de l’économie ne devrait pas susciter la fierté pourtant affichée par les ministres socialistes. Les caisses de l’Etat sont bien au-delà de ce qu’il est possible de qualifier de « vide » avec 2 147,2 milliards de dettes en 2016 alors qu’en 2012 elle s’élevait déjà à 1 717,3 milliards. Les Français ne sont pas dupes : 83% d’entre eux estiment que le bilan économique et social des socialistes est négatif.

Celui qui déclarait en 2012 sans rougir « le chômage n’est pas une fatalité. Et j’inverserai la courbe ! » n’a naturellement pas tenu sa promesse. Jamais le marché de l’emploi français n’a autant souffert que lorsqu’il fut de la responsabilité de François Hollande et d’Emmanuel Macron de permettre aux Français de travailler. L’un et l’autre se sont confortés dans l’illusion que « l’hyper mondialisation » était la planche de salut des Français. La réalité est plus sévère pour ceux qui n’appartiennent à la caste des politiques puisque le taux de chômage atteint un niveau record en février 2017 avec 6 358 500 millions de chômeurs. Partout en Europe le chômage baisse sauf en France où il est resté stable à 10,1% de la population active.

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Lui Président, il allonge la longue liste de ceux qui ont ruiné la France. Lui Président, il a défiguré notre société avec des lois libertaires. Lui Président, il a fait d’une nation millénaire le vassal des Américains en politique extérieur et a gravement abîmé la diplomatie française (58% des Français constatent que François Hollande n’a pas été à la hauteur de ses fonctions en politique étrangère). Lui Président, il a ouvert plus grand encore les frontières à l’immigration massive. Lui Président, il laisse finalement un goût amer dans la bouche des Français dont 70% d’entre eux estiment qu’il a été un « mauvais président ». Lui Président, il appelle à voter massivement Emmanuel Macron…

Nous devons virer Erdogan !

« Vous n’avez d’autre choix que d’ouvrir les chapitres que vous n’avez pas ouverts. Si vous les ouvrez, très bien. Dans le cas contraire, au revoir. » Le 3 mai, Recep Tayyip Erdogan menaçait d’abandonner définitivement ses rêves fous d’une intégration de la Turquie à l’Union Européenne. Un rêve qui pourrait tourner au cauchemar, pour l’Europe, si la Commission Bruxelloise décidait de céder lâchement aux velléités d’un président devenu intouchable.

Depuis le supposé « putsch » manqué du 15 juillet et le passage du référendum (51.4% des suffrages) renforçant les pouvoir du président, Erdogan n’hésite plus à inscrire son chantage sur l’échiquier politique européen. Comme le soulignait Tancrède Josseran, attaché de recherche à l’Institut de Stratégie Comparées (ISC), voilà le Président turc devenu « pour les Européens un interlocuteur difficile et peu enclin au compromis». En témoigne son intervention à Ankara, le 22 mars : « Je m’adresse une nouvelle fois aux Européens […] La Turquie n’est pas un pays qu’on peut bousculer, dont on peut bafouer l’honneur », avait d’abord prévenu le Président avant de menacer :  « Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun Occidental, ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dans le monde. »

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Seize chapitres, sur les trente-cinq que comptent les négociations de l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, ont été ouverts. Si certains pays européens se sont révélés plus hésitants à ouvrir grand les portes à la Turquie depuis le renforcement des pouvoirs de son chef d’Etat, la France a accueilli à bras ouverts les meetings de l’AKP en son sein. Nul doute qu’Emmanuel Macron, s’il accède au fauteuil de l’Elysée, regardera avec la même bienveillance que son prédécesseur la patrie d’Erdogan. N’avait-il pas indiqué, fin avril, qu’il fallait « qu’on puisse continuer à avoir une Union européenne, une France qui laisse la porte ouverte aux démocrates de la Turquie » ?

Macron : le zombie de la PAC

Répondre aux besoins des consommateurs sur le marché : telle semble être l’épine dorsale du programme d’Emmanuel Macron en matière agricole. En véritable garant de la politique défectueuse menée par son prédécesseur de la rue de Varenne, le candidat d’En Marche renouvelle son vif soutien à la Politique Agricole Commune, à laquelle il souhaite néanmoins redonner des couleurs. Couleurs toutes transatlantiques : en instituant un « système de subventions contracyliques de garantie sur les prix ou le chiffre d’affaires »[1] dans le domaine agricole, Macron ne fait qu’ébaucher une disposition inapplicable sur le territoire français. Inféodée aux règles budgétaires plafonnées de Bruxelles, un tel pastiche du système américain ne ferait qu’entériner la précarisation des agriculteurs.

Aspirant à cristalliser son image de progressiste assumé, l’héritier d’Hollande tente vainement de flatter un électorat que son gouvernement n’a cessé de dépecer. Là, le candidat à l’Elysée annonce une modernisation des exploitations agricoles, oubliant que les exploitants surendettées ne pourront investir quelconque subsides dans la remise à neuf de leur matériel. Une disposition qui plus est davantage destinée à satisfaire les marchés par une productivité accrue, qu’à soulager les conditions de production des agriculteurs. Flatterie, encore, lorsque l’ancien locataire de Bercy annonce « renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs dans le respect de la législation européenne pour qu’ils fassent le poids face aux industriels et aux distributeurs » ; sans jamais dénigrer les modes de gestion d’une production intensive, Emmanuel Macron sait pourtant que la législation européenne en ce domaine a fait la preuve de ses échecs et que ce n’est guère en délivrant aux agriculteurs une faculté d’expression factice qu’il parviendra à apaiser leur légitime courroux.

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Le plus vil des camouflets infligés aux agriculteurs fut sans nul doute l’hommage que rendit Emmanuel Macron, à l’issue de la présentation de son programme agricole en janvier, à Stéphane le Foll. Un ministre de l’Agriculture dont le seul exploit fut d’être le seul de toute la Cinquième République à rester à la tête de son ministère cinq années durant. Un ministre qui contribua à la faillite des éleveurs bovins en restant sourd aux dangers que produirait l’embargo à l’encontre de la Russie sur le prix de la viande française. Un potentat qui ne sut pas favoriser la production céréalière française, alors même que celle-ci connaissait une chute de 30 à 40% et se voyait confrontée à la folle concurrence avec un marché mondiale pléthorique…

Sans réponse sur l’orientation qu’il donnera à la recherche sur les OGM ; sans avis sur les traités mondiaux (CETA, TAFTA) dont cet adorateur échevelé de la mondialisation fera rejaillir le spectre inquiétant ; c’est à l’enterrement définitif de l’agriculture française que la présidence d’Emmanuel Macron va vouer son quinquennat.

[1] Cf. La France agricole, Macron expose son programme agricole, 17.01.2017.

Macron : l’ennemi des professions réglementées

Est-ce sous le sceau de l’ignorance ou par servilité à l’égard des marchés qu’Emmanuel Macron compte porter un peu plus atteinte aux professions réglementées ? En France, ces ensembles d’activités professionnelles, dont la réunion est inspirée par des qualifications communes, constituent des maillons essentiels couvrant un large panel – des corps oeuvrant dans le tertiaire (avocat, notaire,…) à celles proposant des services du quotidien (boulangerie,…). Les aptitudes particulières que suggère la fondation de telles maisons sont indispensables à la préservation du savoir-faire français. Une habileté qui puise ses racines dans les jurandes de l’Ancien Régime, dans ces corporations heureuses qui firent rejaillir sur la France le prestige d’un savoir-faire que la qualité a inscrit dans la tradition. Elles sont en cela de véritables échelons subsidiaires essentiels au bon développement de la Cité.

Il n’en fallait pas plus à la gauche pour entériner le grand œuvre de déstructuration de ces professions, estimées menaçantes pour l’État jacobin qu’elle s’est évertuée à consolider cinq années durant. Leur déréglementation fut prônée par une réforme absconse dès 2014. « L’une des mesures phares de la réforme annoncée serait d’ouvrir les capitaux des professions réglementées à des puissances financières privées, indiquait alors Jacques Bompard. Ce faisant, le risque de dérives et de collusions ou d’influence sur les professions jadis réglementées serait bien plus grand qu’à l’heure actuelle », concluait-il justement. Qu’à cela ne tienne : Emmanuel Macron, quittant le confortable siège de secrétaire de cabinet du président s’en allait achever le grand dessein socialiste.

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A Bercy, le ministre de l’Économie propose une nouvelle révision visant à introduire les professions réglementées dans une concurrence forcenée. « Fluidification du marché » oblige. A l’image de « l’anéantissement »[1] des corporations de métiers souhaité par Le Chapelier en 1791, cette atteinte aux professions réglementées instaure le triomphe d’une économie ne visant plus à la création de richesses mais à l’individualisation du travail, à une autonomie supposée correspondant au schéma globalisant de la vision économique de l’héritier socialiste.

Briser les porte-drapeaux de la tradition est coutumier, parmi l’élite socialiste. Dictées par les plumes technocrates de Bercy, assujetties aux velléités des marchés, les dispositions économiques portées par Emmanuel Macron à la veille de son accession à l’Élysée laissent présager le pire pour la sérénité de ces précieuses coalitions de métiers… A défaut de n’en être qu’un ennemi patenté, le banquier Macron pourrait bien en être le fossoyeur.

[1] Selon le terme même employé par le Chapelier dans son discours à l’Assemblée. Cf. Le révolutionnaire, l’expert et le geek, Gaspard KOENIG.

Macron : le roi de la repentance !

Le visage d’Emmanuel Macron apparaît, à la surface du journal le Point. A la vue de son sous-titre, « Seul face à l’histoire », on ne peut s’empêcher de se demander si les médias ne sont pas frappés d’amnésie. Macron parle vite et mal, œuvrant à se façonner une stature présidentielle dont il n’a guère l’esprit. Les Français s’apprêtent à se laisser gouverner par un banquier porté par une presse complaisante qui pardonne bien volontiers les innombrables insultes faites à ceux qui ont forgé l’Histoire de France. Celui qui en Février 2016 avait, dans une interview à la chaîne privée algérienne Echourouk News, déclaré que «  La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ».

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En un revers de main, l’arrogant a balayé l’Histoire, alors même que certains veulent en faire le gardien. Il ignore que la France débarque sur les côtes d’Algérie au 19ème siècle pour mettre fin au trafic d’esclaves blancs. Il ignore que « les colons » ne sont pas que de riches propriétaires terriens mais aussi des commerçants, des artisans, des ouvriers qui ont travaillé pour le développement de l’Algérie. Il ignore que les « colons » aiment cette terre dont ils se sentent orphelin. Il ignore que les Harkis se sont battus pour une France qui incarnait un idéal pour finalement les trahir. S’il doit y avoir un procès fait à l’Histoire de France Emmanuel Macron devrait le faire à la lumière des Harkis abandonnés, des pieds noirs rejetés par les villes de la côte d’azur.

Sans consistance, le discours d’Emmanuel Macron porte tout et son contraire. Car il veut rassembler, est obsédé par ce lumineux objectif : « Je n’ai pas dit que vous aviez fait un crime contre l’humanité ni que tous les Français qui y étaient avaient commis un crime contre l’humanité ». Comment peut-il dissocier « la colonisation » des hommes qui l’ont faite ? Mystère … Désormais, voilà le présidentiable qui parle de patriotisme et d’Histoire de France comme il l’a fait à son discours du premier tour des élections.

Jacques Bompard quant à lui n’oublie pas les Harkis et les pieds noirs. Militant de la première heure pour l’Algérie française, il porte jusqu’à l’Assemblée nationale ce combat pour que la France n’oublie pas, pour que la France connaisse son Histoire.

Macron : la diplomatie du pire

Après l’interventionnisme militant qui a rythmé le quai d’Orsay ces derniers quinquennats, difficile de croire que pire politique diplomatique puisse être menée dans les années à venir. Naïvement, on songeait que jamais l’approbation coupable de Laurent Fabius quant au « bon boulot » des djihadistes en Syrie en 2012 puisse être égalée. Et pourtant, l’acharnement aveugle dont la gauche a fait preuve contre le gouvernement syrien au fil des cinq ans pourrait connaître un pire destin : Emmanuel Macron.

Pétri de contradictions, celui dont le discours ressemble chaque jour un peu plus à celui d’un directeur marketing cherche à satisfaire un électorat trop large. Alors que la campagne battait son plein, le candidat à la présidentielle, en recherche désespérée d’une stature diplomatique convenable, s’est rendu au Liban où il a assuré que l’éviction du président Bachar Al-Assad ne constituait un préalable aux négociations internationales. Une décision qu’il contredira, de retour en France, en soutenant une intervention militaire en Syrie sous l’égide de l’ONU après une attaque chimique dont le coupable reste à ce jour indéterminé.

emmanuel_macron_0Cette posture versatile ponctue l’ensemble du discours diplomatique d’Emmanuel Macron. De « Bachar, un dirigeant qui a failli »[1], le président syrien devient quelques minutes plus tard « Bachar un dictateur qui a failli et qui a commis des crimes ». Oublié la lutte prioritaire contre l’Etat islamique : désormais, pour Emmanuel Macron « L’ennemi du peuple syrien, c’est Bachar al Assad »[2] . Fortuite, la menace terroriste : il « faut [désormais] travailler […] pour le [ndlr. Bachar al Assad] sortir du jeu »[3]. Une attitude dangereuse, dont le caractère changeant risque de ridiculiser cinq années de plus une France déjà meurtrie par son image de veule suiveur des positions atlantistes …

A ce sommet d’indécision, déroge cependant l’attitude du candidat à la présidentielle quant aux chrétiens d’Orient. Pour l’aspirant au siège de l’Elysée, les chrétiens ne doivent faire l’objet d’une attention plus accrue que les autres communautés du Proche-Orient. « Je ne veux pas jouer une communauté contre l’autre. […] Il faut tenir le même discours d’équilibre, comme pour la laïcité en France», soulignera au Liban le candidat face au Patriarche Bechara Raï. Alors même que le Prélat maronite confiait récemment que « les chrétiens, […] sont davantage affectés [par] l’état de guerre, la violence, les problèmes de sécurité et la crise économique […] parce qu’ils sont moins nombreux »[4], Emmanuel Macron n’aura même pas la décence de reconnaître le martyre que subissent aujourd’hui des millions de chrétiens chassés de leurs terres ancestrales partout au Proche-Orient. N’aura la décence de reconnaître qu’il est inaudible, pour les chrétiens d’Orient, de s’entendre proposer un « discours d’équilibre », à l’heure où son peuple est touché chaque jour un peu plus par le joug d’un Etat islamique qui a juré sa perte.

[1] 6/04/2017. France Info.

[2] Déclaration sur BFM TV, 05.04.2017.

[3] France info. Op. cit.

[4] http://www.riposte-catholique.fr/osservatore-vaticano/episcopats-locaux-ov/le-patriarche-des-maronites-craint-lhiver-arabe

Emmanuel Macron faiseur d’illusions et créateur de nouvelles discriminations

Emmanuel Macron se comporte comme un banquier qui achète tout, y compris les emplois. Alors que le fils spirituel de celui qui est encore président scande qu’« il faut faire sauter les verrous, les tabous, les discriminations », il promeut la discrimination positive sans rougir, à travers les emplois francs. Que les électeurs ne s’y trompent pas, cette mesure a été instituée à titre expérimental depuis juin 2013 sous la houlette de François Hollande. L’objectif est de permettre aux habitants des quartiers prioritaires d’être embauchés plus facilement.

L’entreprise qui emploiera un salarié en CDI « bénéficiera d’une prime de 15 000 euros étalée sur trois ans, ce sera comme si elle ne payait plus de charges ! ». Comme à son habitude Emmanuel Macron agite un rêve qui séduit plus qu’il ne construit. La discrimination ne lui fait pas horreur, il s’en délecte en en créant une nouvelle ! Saigner la classe moyenne ne lui fait pas peur, il promet des aides aux entreprises qui seront financées par les même Français qui ne pourront pas être embauchés, du fait même de cette faveur faite aux habitants des quartiers prioritaires. L’hypocrisie est à son comble.

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L’emploi marchand, qui regroupe l’ensemble des personnes exerçant une activité dans la production des biens et des services destinés à être écoulés sur un marché, est la cible d’Emmanuel Macron. Certes, mais que fait-il de ses emplois marchands lorsqu’il désosse l’industrie française en la bradant comme il l’a fait avec Areva, Alstom et Alcatel ? Les économies étrangères prennent le contrôle de ce qui jadis fut le fleuron de l’industrie française. Peu importe que la France soit déclassée en perdant son triple A puisque, dans l’esprit mondialiste d’Emmanuel Macron, le savoir-faire français est la marque d’un temps ancien. Le candidat du second tour des élections présidentielles n’est pas celui des Français mais des grands groupes industriels étrangers.

Pour lutter contre ce « recyclage » permanent de mesures qui mettent à genoux la France, Jacques Bompard n’a de cesse de dénoncer l’absence de réformes profondes nécessaires à redynamiser le marché de l’emploi aussi bien au niveau local qu’à travers son travail parlementaire.

 

Macron continuera la politique pénale de Taubira !

S’il est des efforts qu’il convient de saluer à l’issue du quinquennat socialiste, c’est bien la permissivité dont il a fait preuve de manière tempérante au fil des cinq années. En matière de justice, l’œuvre de Christiane Taubira a atteint d’incommensurables sommets de laxisme, dont la réforme sur la contrainte pénale (peines à effectuer en milieu ouvert) se fait le désastreux reflet. Est-ce l’impact catastrophique de ces mesures qui engendra le revirement de Jean-Jacques Urvoas, dernier Garde des Sceaux de François Hollande, contraint d’annoncer la construction de quelques places de prisons supplémentaires[1] pour souligner aux Français que l’ère de l’alternative à l’incarcération prenait fin ?

Pourtant, c’est bien à cette politique laxiste des premiers jours qu’Emmanuel Macron souhaite revenir : pour les mineurs, le potentiel président de demain souhaite pratiquer la victimisation de ceux qu’ils enveloppent déjà du voile doucereux de l’innocence présumée. Jamais « ces enfants en difficulté », « ces êtres en devenir », comme il les dénomme, ne sont considérés comme des personnalités auxquelles il conviendrait de proposer un châtiment exemplaire. En juin 2016, Jacques Bompard interpellait la Commission des lois à ce sujet : « En 2013, 3,6 % des personnes impliquées dans une affaire pénale étaient mineures, soit 234 000 individus. Près de la moitié d’entre eux étaient âgés de seize ou dix-sept ans. [Proposer un acte de] mansuétude dispense les délinquants d’un châtiment dont l’exemplarité est garante de l’ordre ».

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Cette mansuétude, Macron en est l’officier exemplaire. Les mineurs ayant commis des infractions, mais non estimés « délinquants » par la justice, ne seront pas isolés. L’héritier d’Hollande préfère les voir immergés dans les internats des collèges et des lycées[2] auprès des étudiants dont la conduite ne mérite en aucun cas qu’ils soient soumis à cette insertion forcée. Quant aux parents des « mineurs en difficulté » (sic), ils ne se verront guère supprimer des allocations familiales. En place de cette dissuasion efficace, Macron préfère mettre en place des programmes « d’aide aux parents dans les établissements scolaires », notamment une « aide à l’apprentissage des parents immigrés ». Encourager la récidive, préférer le délinquant à l’étudiant consciencieux : là sont les clefs du programme d’Emmanuel Macron en matière de justice pour les mineurs.

Nul doute qu’à l’instar du gouvernement dans lequel il a officié, Macron pratiquera avec la même partialité l’omission des chiffres réels de la délinquance et de la criminalité en France. En février, le criminologue Xavier Raufer dénonçait les bidouillages pratiqués par les ministres de l’Intérieur du quinquennat de la complaisance : « En 2016, les vols violents dans les réseaux de transports ont (encore !) augmenté de 7%. […]Voici la réalité criminelle dans la France d’aujourd’hui, loin des « maquillages » et « ruptures » de MM Cazeneuve et Le Roux »[3]. Et telle sera-t-elle sous Emmanuel Macron.

[1] Christiane Taubira, qui voulait lutter contre le « tout carcéral » de Nicolas Sarkozy n’avait fait construire que 2156 places de prison à peine. La Croix, Prison , le revirement du quinquennat de François Hollande, 23.02.2017.

[2] Objectif 5 du programme d’Emmanuel Macron.

[3] Xavier Raufer, 10.02.2017. Atlantico, Délinquance et criminalité : comment les chiffres officiels pour 2016 sont passés du bidouillage au bidonnage complet.