Macron : le zombie de la PAC

Répondre aux besoins des consommateurs sur le marché : telle semble être l’épine dorsale du programme d’Emmanuel Macron en matière agricole. En véritable garant de la politique défectueuse menée par son prédécesseur de la rue de Varenne, le candidat d’En Marche renouvelle son vif soutien à la Politique Agricole Commune, à laquelle il souhaite néanmoins redonner des couleurs. Couleurs toutes transatlantiques : en instituant un « système de subventions contracyliques de garantie sur les prix ou le chiffre d’affaires »[1] dans le domaine agricole, Macron ne fait qu’ébaucher une disposition inapplicable sur le territoire français. Inféodée aux règles budgétaires plafonnées de Bruxelles, un tel pastiche du système américain ne ferait qu’entériner la précarisation des agriculteurs.

Aspirant à cristalliser son image de progressiste assumé, l’héritier d’Hollande tente vainement de flatter un électorat que son gouvernement n’a cessé de dépecer. Là, le candidat à l’Elysée annonce une modernisation des exploitations agricoles, oubliant que les exploitants surendettées ne pourront investir quelconque subsides dans la remise à neuf de leur matériel. Une disposition qui plus est davantage destinée à satisfaire les marchés par une productivité accrue, qu’à soulager les conditions de production des agriculteurs. Flatterie, encore, lorsque l’ancien locataire de Bercy annonce « renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs dans le respect de la législation européenne pour qu’ils fassent le poids face aux industriels et aux distributeurs » ; sans jamais dénigrer les modes de gestion d’une production intensive, Emmanuel Macron sait pourtant que la législation européenne en ce domaine a fait la preuve de ses échecs et que ce n’est guère en délivrant aux agriculteurs une faculté d’expression factice qu’il parviendra à apaiser leur légitime courroux.

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Le plus vil des camouflets infligés aux agriculteurs fut sans nul doute l’hommage que rendit Emmanuel Macron, à l’issue de la présentation de son programme agricole en janvier, à Stéphane le Foll. Un ministre de l’Agriculture dont le seul exploit fut d’être le seul de toute la Cinquième République à rester à la tête de son ministère cinq années durant. Un ministre qui contribua à la faillite des éleveurs bovins en restant sourd aux dangers que produirait l’embargo à l’encontre de la Russie sur le prix de la viande française. Un potentat qui ne sut pas favoriser la production céréalière française, alors même que celle-ci connaissait une chute de 30 à 40% et se voyait confrontée à la folle concurrence avec un marché mondiale pléthorique…

Sans réponse sur l’orientation qu’il donnera à la recherche sur les OGM ; sans avis sur les traités mondiaux (CETA, TAFTA) dont cet adorateur échevelé de la mondialisation fera rejaillir le spectre inquiétant ; c’est à l’enterrement définitif de l’agriculture française que la présidence d’Emmanuel Macron va vouer son quinquennat.

[1] Cf. La France agricole, Macron expose son programme agricole, 17.01.2017.

Emmanuel Macron faiseur d’illusions et créateur de nouvelles discriminations

Emmanuel Macron se comporte comme un banquier qui achète tout, y compris les emplois. Alors que le fils spirituel de celui qui est encore président scande qu’« il faut faire sauter les verrous, les tabous, les discriminations », il promeut la discrimination positive sans rougir, à travers les emplois francs. Que les électeurs ne s’y trompent pas, cette mesure a été instituée à titre expérimental depuis juin 2013 sous la houlette de François Hollande. L’objectif est de permettre aux habitants des quartiers prioritaires d’être embauchés plus facilement.

L’entreprise qui emploiera un salarié en CDI « bénéficiera d’une prime de 15 000 euros étalée sur trois ans, ce sera comme si elle ne payait plus de charges ! ». Comme à son habitude Emmanuel Macron agite un rêve qui séduit plus qu’il ne construit. La discrimination ne lui fait pas horreur, il s’en délecte en en créant une nouvelle ! Saigner la classe moyenne ne lui fait pas peur, il promet des aides aux entreprises qui seront financées par les même Français qui ne pourront pas être embauchés, du fait même de cette faveur faite aux habitants des quartiers prioritaires. L’hypocrisie est à son comble.

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L’emploi marchand, qui regroupe l’ensemble des personnes exerçant une activité dans la production des biens et des services destinés à être écoulés sur un marché, est la cible d’Emmanuel Macron. Certes, mais que fait-il de ses emplois marchands lorsqu’il désosse l’industrie française en la bradant comme il l’a fait avec Areva, Alstom et Alcatel ? Les économies étrangères prennent le contrôle de ce qui jadis fut le fleuron de l’industrie française. Peu importe que la France soit déclassée en perdant son triple A puisque, dans l’esprit mondialiste d’Emmanuel Macron, le savoir-faire français est la marque d’un temps ancien. Le candidat du second tour des élections présidentielles n’est pas celui des Français mais des grands groupes industriels étrangers.

Pour lutter contre ce « recyclage » permanent de mesures qui mettent à genoux la France, Jacques Bompard n’a de cesse de dénoncer l’absence de réformes profondes nécessaires à redynamiser le marché de l’emploi aussi bien au niveau local qu’à travers son travail parlementaire.

 

Avec Macron les Dimanche ne seront plus pour Dieu mais pour les marchés !

A la veille du second tour de l’élection présidentielle, le bilan du quinquennat Hollande en matière de travail s’avère désastreux : cinq ans d’impotence, dont Emmanuel Macron risque de se révéler l’héritier légitime. L’impéritie du président ne lui aura permis « d’inverser la courbe du chômage » ; elle lui aura également fait abonder dans le sens des lois émises par son ministre de l’Economie d’alors, à l’instar de la loi sur le travail du Dimanche.

Une législation dont son auteur assurait, en 2014, qu’elle favoriserait le retour de la croissance en France. Echec patent: en 2016, la croissance se révélait moins haute qu’en 2015[1]… A l’heure du passage de cette loi inique, Jacques Bompard en dénonçait déjà les pièges fallacieux : « jamais l’idéologie n’est efficace pour relancer la machine économique, jamais le pragmatisme ne peut être supplanté par la volonté de faire participer nos structures économiques au changement de civilisation promu par la gauche française » soulignait-il au détour d’une tribune[2].

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Car à cet écueil de la politique économique du banquier du parti socialiste, s’ajoute également un péril civilisationnel auquel la gauche nous aura presque accoutumée : celui de la perte de nos repères traditionnels. Depuis Constantin, le Dimanche est chômé ; il en va là des racines chrétiennes de notre civilisation européenne millénaire, soucieuse de mettre sa politique au service du bien de la Cité et de ses ressortissants. En favorisant la mise en place de zones commerciales cyclopéennes ouvertes le dimanche, Emmanuel Macron installe les soubassements d’une société esclave des marchés, où les Dimanche ne sont plus dévolus à Dieu mais à la banque mondiale.

Les familles seront les premières victimes de cette disposition : comme le député de Vaucluse l’annonçait en 2014, cette législation entérine le modèle de société que la gauche porte en étendard : une société résumée à « une somme d’individus dénués de toute solidarité naturelle et de toute vie familiale ». En s’introduisant de la sorte dans la vie de famille des Français, Emmanuel Macron perpétue l’œuvre de son maître : une immixtion d’une nouvelle forme pourtant, parachevant la mise en berne de nos traditions, en y adjoignant l’inféodation totale à un modèle économique auquel les Français, eût égard à la lecture des scrutins de dimanche dernier, n’aspirent pas.

Soucieux que le travail du Dimanche reste un jour chômé, Jacques Bompard avait porté à l’attention du Parlement une proposition de loi en juillet 2016, alertant des risques de cette « intrusion délicate[ment fallacieuse] dans la gestion de [l]a vie de famille ». N’est-il pas temps de sonner le glas de ces cinq années de politique immersive, dévastatrice à toutes les échelles ?

 

[1] http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/02/28/20002-20170228ARTFIG00091-la-croissance-moins-forte-en-2016-qu-en-2015.php

[2] www.les4verites.com/societe/non-au-travail-du-dimanche-2

Ceta : haro sur nos exploitants agricoles locaux !

Le vote avait lieu hier : au Parlement Européen, près de 408 députés à l’Union Européenne ont adopté l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada (CETA). Au dehors, l’ambiance est houleuse : les opposants au texte, issus de la société civile, crient leur indignation face à un texte désastreux.

Mais au siège du Parlement Européen, la coalition libérale est à l’œuvre : au nom du « caractère démocratique de la prise de décision en Europe », au titre de la nature « singulièrement progressiste de l’accord », il fallait s’élever en faveur de ce texte. Voter le CETA, un gage de conformisme bon teint ? De Jean-Claude Juncker à Justin Trudeau, les chantres du néolibéralisme s’érigent en défenseurs des vertus d’un traité qui engendrera la perte de 230 000 emplois, dont 200 000 seulement pour la seule Union Européenne[1].

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Aux quelques audacieux qui oseraient s’opposer à cet écrin du progressisme, on brandit l’épouvantail d’une tentation protectionnisme. Et de la droite à la gauche, tous s’y accordent : « Nous voulons le partenariat, pas le protectionnisme », s’insurge Manfred Weber président du groupe PPE au Parlement Européen. La menace est toute pointée du doigt : au-delà de l’Atlantique, les propos du Président Donald Trump sur la préférence d’une économie faisant prévaloir les acteurs nationaux dérangent. Qu’importe, donc, que les bénéfices d’un tel traité se révèlent quasi nuls. Qu’importe, que le PIB de l’Union ne connaisse qu’une progression infirme (0.08%) à l’application d’un tel traité. Qu’importe que les peuples s’y opposent/

Introduction de droits de justices privées pour des entreprises étrangères, au détriment des institutions nationales ; entrée intrusives de lobbies industriels susceptibles d’attaquer chaque pays membre de l’Union ; dommages sanitaires collatéraux sur les exploitations agricoles locaux,… : dès le 1er mars, ce sont ces mesures-là qui vont s’imposer à l’Union Européenne.

Soumises aux exigences de plus en plus fortes d’une mondialisation destructrice ; atteintes en leur cœur par un traité de libre-échange faisant primer la quantité et une réponse à la demande rapide au détriment de la qualité du produit, nos filières agricoles et artisanales ne pourront se relever d’une telle attaque. L’adoption des traités de libre-échange signent la fin d’une économie fondée sur la nature même des intérêts nationaux.

Un espoir toutefois demeure : les trente-huit parlements régionaux et nationaux doivent encore ratifier le texte. L’opposition farouche de la Wallonie, à l’issue de la signature des premières négociations du texte, laissent à penser que le rejet du texte est encore possible…

[1] Selon une étude de l’Université américaine Tufts.

Jacques Bompard pour la promotion des langues régionales !

En Séance, Jacques Bomard a fait référence, lors du passage du texte sur la promotion des langues régionales, à ces paroles de Frédéric Mistral.  » Il faut qu’il sache, notre peuple, que la langue qu’il parle, a été, lorsqu’il l’a voulu, la langue poétique et littéraire de l’Europe, la langue de l’amour, du Gai-Savoir, des libertés municipales, de la civilisation ».

Retrouver les interventions filmées de son discours :

http://youtu.be/28TFIbC7_mI
https://youtu.be/0t0rUDT29J0
https://youtu.be/I16A2He8BYQ

 

 

Retrouver l’allocution complète de Jacques Bompard.

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Statut de Paris et aménagement métropolitain

Jacques Bompard parlait dans l’hémicycle de la proposition de loi sur le statut de Paris et l’aménagement métropolitain.

« Une remarque sur l’article 21 de votre texte. Il parle prérogatives de l’édile et notamment salubrité des bâtiments. Je crains que nous ne puissions pas faire confiance du tout à la municipalité de Paris sur ces questions. Prenons par exemple le patrimoine religieux, patrimoine volé en 1905 avec promesse de bonne gestion des biens. Dans un article du 5 janvier Valeurs Actuelles titre : Miséricorde pour les églises de Paris. Notre Dame de Lorette, saint Philippe du Roule ; Sainte Croix des Arméniens, autant de paroisses laissées à l’abandon« , a-t-il souligné.

https://youtu.be/e7V_9ub_ET4

Remaniement : la Gauche toujours complice des drames

La Gauche a ceci de particulier de conserver une affection singulière pour les utopies. Elle veut un homme, une société et une matière politique renouvelés. C’est exactement à cette farce que François Hollande vient de s’adonner.

Maitre trahi de deux anciens collaborateurs en course pour attirer les voix du progresso-républicaine ou du républicano-progressisme, il continue à se positionner en fonction de ces derniers. Ces deux poulains espèrent assumer le bilan d’une politique pourtant unanimement rejetée par les Français. Et cela énervait le patron qui a donc choisi un gouvernement à sa main.

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La promotion est tout sauf méritocratique. Bruno Le Roux, patron d’un groupe socialiste qui s’est signalé par son désordre, est choisi pour le ministère de l’intérieur. Garant des libertés publiques, il est pourtant célèbre pour sa haine de tous les opposants au Grand Remplacement à la culture de mort. Bernard Cazeneuve, nouveau premier ministre, aura été celui qui n’a pas su prévenir les attentats islamistes à répétition sur notre sol. Dans une Nation normalement administrée, il eût disparu dans une habitation reculée depuis bien longtemps. Par ailleurs, sa gestion du chaos de la loi travail et le comportement du ministère de l’intérieur contre notre camp inquiètent beaucoup sur les orientations qui pourront être prises pendant 5 mois.

Hollande aura donc livré son dernier paradoxe politique. Incapable de se présenter une nouvelle fois aux élections présidentielles, il veut faire accepter ses lieutenants les plus idéologues aux Français. A moins que ce ne soit un nouveau caprice.

Avortement : Jacques Bompard rappelle aux parlementaires qu’ils seront tous jugés

A l’issue de la discussion générale sur l’extension du délit d’entrave à l’avortement, Jacques Bompard, en plus de ses 53 amendements, a prononcé un discours dans lequel il rappelait que les députés seraient tous jugés.

Son intervention en Séance

https://youtu.be/pnUoTqlnSAQ

Son allocution :

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Patrick Buisson sera à Orange le 9 décembre !

Jacques Bompard revient sur le cycle de conférences qu’il mène à Orange et à travers sa circonscription : « Nous sommes dans un monde où le prêt-à-penser règne de manière totalitaire. La Ligue du Sud et la ville d’Orange refuse de s’y soumettre et lutte pour la liberté de pensée des Orangeois et des ressortissants de la région », déclare-t-il.

 

https://youtu.be/kp9YZti8jrE