Lettre à Michel Onfray

Cher monsieur,

Dans une tribune publiée dans Le Figaro du 19 juillet, vous avez de manière publique et forte pris position, non contre le pape, mais en faveur de la messe en latin, curieusement mise à mal par le dernier motu proprio pontifical. Vous y voyez un signe. Une nouvelle alerte du ralentissement funeste du pouls de l’Occident. Une confirmation que ce qui nous fait mourir ne vient pas de l’extérieur mais de nous-mêmes. Ici, le pape lutte contre les intérêts vitaux de l’Eglise, comme là le président de la République sape ceux de la France. Et avec un incroyable souci de cohérence, vous parvenez à des conclusions sur lesquelles nul ne vous attendait.

Vous commencez votre propos en rappelant votre qualité extérieure à l’Eglise mais en soulignant votre appartenance civilisationnelle et culturelle : « le christianisme a façonné une civilisation qui est la mienne et dont j’estime que je peux l’aimer et la défendre sans battre ma coulpe, sans avoir à demander pardon pour ses fautes, sans attendre une rédemption après confession, contrition et agenouillement. » Je dois vous confesser une totale adhésion à ces paroles bien qu’étant catholique et fier de l’être. Le Christ ne dit-il pas dans l’Evangile selon Saint Luc qu’il rougira devant son Père de ceux qui ont rougi de lui ? L’esprit de témoignage de la foi s’oppose à toute velléité libérale de respect humain et de honte de soi. Je ne pense donc pas que la contrition d’exister soit le propre du christianisme, mais je saisis le reproche commun d’assimiler la demande du pardon avec un esprit de faiblesse ou de démission : c’est là en effet toute la dégénérescence moderne de l’esprit chrétien.

Dans les années 60, les aumôniers catholiques des lycées de France étaient les premiers représentants de ce prêt-à-penser qui habille aujourd’hui le crucifix du gilet de sauvetage des migrants. A l’époque, ils vendaient un marxisme mal digéré à une jeunesse qu’ils ne comprenaient déjà plus sous couvert d’évangélisation. J’en ai beaucoup souffert inconsciemment, et la révolte m’a conduit au paganisme. Il aura fallu la Providence et mon épouse pour me reconduire vers la sainte Eglise grâce à la volonté et à la patience d’un prêtre traditionaliste, l’abbé Schaeffer. Sans lui, je n’aurais pas compris le message évangélique que j’avais superficiellement assimilé aux VRP en col romain du matérialisme. J’avais vécu l’expérience d’un clergé détaché du sacré.

La moraline, que vous évoquez aussi, participe de cette confusion générale entre le christianisme et sa pale copie inversée qui constitue l’essentiel du prêt-à-penser contemporain. Pour compléter notre explication par une analogie, l’examen de conscience réel du chrétien, assumé avec honnêteté et humilité, n’a rien à voir avec le nombrilisme pervers des petits blancs déracinés en mal de reconnaissance et d’acceptation sociale. Ils recherchent la pitié de l’autre en lieu et place de la piété. L’une conduit à la haine de soi par le narcissisme, l’autre se nourrit de la haine du moi pour aboutir à la transcendance. On peut se tromper sur les mots, mais la pensée finale n’est pas du tout la même. L’une est sécheresse, l’autre est féconde. Et pour s’en faire une juste idée, il nous suffit de juger l’arbre à ses fruits et de constater les merveilles du christianisme médiéval avec ce que produit la spiritualité moderne. Et vous l’écrivez vous-même : « Ce qui se joue dans cette affaire, c’est la suite de Vatican II, autrement dit l’abolition du sacré et de la transcendance. »

Pour conclure, je voulais simplement vous remercier de votre honnêteté intellectuelle et de votre esprit de suite. Surtout, j’appuie cette reconnaissance du fait que c’est une voix hors l’Eglise qui en appelle à la raison, et console les chrétiens fidèles d’un trouble profond qui provoque peine et interrogations. L’ouverture finale de votre tribune sur l’étrangeté des temps que nous vivons nous rappelle que les époques de confusion sont aussi des époques d’espérance, et votre tribune en est une magnifique illustration.

Avec mon amitié,

Jacques Bompard

Passe sanitaire : Macron ou l’inversion de toutes les responsabilités

En France, les fossoyeurs de notre système de santé font aujourd’hui le procès ceux qui nous soignent, sous prétexte qu’ils refusent un traitement médical expérimental, droit immémorial garanti par toutes les conventions depuis le serment d’Hippocrate. Cette vaccination obligatoire n’est en somme qu’une échappatoire pour un gouvernement qui a renoncé à soigner les malades et qui ne donne plus les moyens au corps médical d’exercer dignement leur métier.

Parallèlement, la généralisation du passe sanitaire à tous les aspects de notre vie sociale est un basculement significatif vers le fameux « monde d’après ». Un monde où il est plus facile de vivre sans papiers que sans passe vaccinal. Un monde où la faute de l’irresponsabilité et de la trahison permanente de nos élites est sans cesse rejetée sur le petit peuple Français, celui qui travaille et respecte les lois, et qui voit ses droits, ses acquis sociaux et même ses libertés sans cesse régresser tandis que, pour tous les autres, l’impunité règne.

Notre civilisation reposait sur deux piliers : l’usage de la raison et le droit universel à la justice. Le Système, dans sa folie, est en train de détruire l’essence même de notre société. L’usage de la force, comme durant l’épisode des gilets jaunes, est significatif de son inquiétude devant les échéances électorales qui arrivent. Emmanuel Macron fera tout pour dissuader les Français de se mobiliser et de retourner aux urnes. Que chacun prenne ses responsabilités, moi je continue le combat !

Votons le 28 juin !

Chers amis,

Dimanche, il faudra voter pour le deuxième tour des élections départementales sur le canton de Caderousse, Orange et Piolenc.

Il est capital de tout faire pour que le binôme Valérie Andres-Yann Bompard soit de nouveau en tête pour défendre notre canton face à la gauche qui menace de reprendre le département.

Vous connaissez mon engagement et ma gestion : je fais une entière confiance à ces élus pour porter non seulement votre voix au Département, mais aussi pour favoriser toutes les mesures de bon sens pour l’ensemble des Vauclusiens.

Bien à vous, Jacques Bompard
Maire d’Orange

Les dimanches 20 et 27 juin Votons pour nos candidats Ligue du Sud

Chers amis,

Les 20 et 27 juin, nous serons appelés aux urnes pour élire nos futurs conseillers régionaux et départementaux.

Pendant 6 ans, nos conseillers départementaux Ligue du Sud vous ont défendus face aux compromissions des partis politiques : refus de l’accueil des migrants clandestins, de l’augmentation des impôts et de la construction de nouveaux logements sociaux ; défense d’une vraie politique sociale au profit des Français les plus fragiles, des producteurs locaux, de la nature, des paysages et des traditions provençales !

Malgré la pandémie et les règles absurdes que nous vivons actuellement, Macron et le Système ont décidé de maintenir ces échéances afin de profiter de l’abstention massive attendue pour favoriser les candidats des partis politiques (LR / LREM / RN / etc).

Nous vous appelons donc à la mobilisation ! Dimanche, votez pour nos candidats Ligue du Sud dans les cantons d’Orange, de Bollène et de Vaison et pour la liste ZOU! menée par Valérie Laupies aux élections régionales. Chaque voix compte. Pas une voix ne doit manquer à l’appel. Rendez-vous dimanche dans les urnes.

Avignon : la drogue tue

Mardi, le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, élu sous l’étiquette LREM, pavanait dans l’Assemblée nationale, un joint à la main, pour exiger la légalisation de cette drogue.

Hier-soir encore, le même parlementaire était l’invité de l’émission Touche Pas à Mon Poste où il a évoqué, sans aucune gêne, l’assassinat du policier à Avignon, abattu en plein centre-ville de la Cité des Papes lors d’une opération anti-drogue. Là où le bon sens, pour ne pas dire la pudeur, aurait dû intimer à ce Monsieur de se taire, sa folie idéologique le pousse au contraire à un orgueil sans frein : Ah, si on l’avait écouté ! Ah, si le cannabis était légal ! Cet aimable commerçant de quartier n’en serait jamais venu à de telles extrémités ! Point de soumission là-dedans, juste du sens pratique. Pourquoi être dans le répressif quand il est si commode de justifier les délinquants et les criminels ?

Une rhétorique fort simple qu’on peut adapter à chaque « contrariété » de la vie publique : Si Samuel Paty n’avait pas montré de caricature, il n’aurait probablement pas été décapité. Qu’attendons-nous en ce cas pour reconnaître le délit de blasphème ? Si mademoiselle n’avait pas porté une jupe ce jour-là, elle n’aurait peut-être pas été violée … On peut comme ça aller très loin.

Bernanos affirmait : « l’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne suit pas l’avenir, on le fait ». C’est pourquoi le courage est la première des vertus politiques. Sans des hommes et des femmes courageux, il ne peut y avoir d’avenir décent pour les Français.

Mesdames, Messieurs du gouvernement, le coup d’État c’est vous !

Depuis quelques jours nous voyons s’agiter dans les médias des cohortes de ministres, de journalistes, d’experts et de représentants du monde politique concernant le soi-disant « appel à l’insurrection » des généraux.

Écoutant les représentants du système s’indigner à qui mieux-mieux d’un retour aux heures les plus sombres, d’une tentative de putsch orchestrée par l’extrême droite, et autres fariboles dont le lexique nous est depuis longtemps familier, j’ai eu la curiosité de lire cette fameuse tribune, cet appel du monde militaire  « pour un retour de l’honneur de nos gouvernants ».

Et j’ai compris ce qui les terrifie.

Ce ne sont pas les généraux, ou les militaires, qui ont fomenté un coup d’État contre la France et les Français. C’est le système. Nous vivons, depuis plus de 50 ans, dans une république bananière, un simulacre de démocratie où les juges, la finance internationale, le pouvoir médiatique et le système des partis confisquent le pouvoir aux Français et œuvrent, quotidiennement, à la destruction de notre pays et de notre civilisation. Pour preuve : selon un sondage LCI, 58% des Français soutiennent l’initiative des militaires signataires et approuvent leur constat. Un sondé sur deux est même favorable à l’intervention de l’armée « qui agirait d’elle-même pour rétablir l’ordre ».

Ce qui terrifie Emmanuel Macron et ses ministres, c’est ce rappel incessant de la part du pays réel de leurs forfaitures et de leurs trahisons. L’épisode des gilets jaunes, la violence déchainée par le pouvoir -et très justement rappelée par l’appel des généraux- montre toute la fébrilité d’un système qui arrive aux limites de ce que nos lois lui permette d’arbitraire.

Le devoir de réserve, invoqué comme une règle sacrée par Jean-Luc Mélenchon qui défendait, il y a moins de deux ans encore, un droit à l’insurrection, a bon dos. La vérité, c’est que le système veut museler les Français et ce par tous les moyens. La succession des états d’urgence, d’abord terroriste puis sanitaire, depuis le 14 novembre 2015, est en cela un indicateur inquiétant pour nos libertés individuelles et collectives.

Le système a peur. Peur des catholiques. Peur des gilets jaunes. Peur des gaulois réfractaires. Peur des militaires. Peur des Français, tout simplement. A croire qu’il suffirait d’une seule pierre pour que le géant s’écroule.

Moi aussi j’ai peur. Pas pour le système, bien entendu. J’ai peur que personne n’ose se lever. Que le système se maintienne et que les Français gardent la tête baissée. Que ma vie entière, en tant que combattant politique, n’ait pas abouti à ce sursaut national et que la France, que nous avons tant aimée, finisse de se consumer dans le grand remplacement et le totalitarisme du système.

Je veux vous le redire encore une fois : notre espoir n’est pas vain, à condition que nous soyons les artisans utiles de la victoire. Ne perdons pas notre temps à attendre un miracle de Dieu ou un putsch tellement improbable qu’il en est ridicule. Soutenons Éric Zemmour, appelons-le à se présenter en 2022. Aidons-nous d’abord, le Ciel nous aidera ensuite.

Couvre-feu et Ramadan, la soumission assumée de l’État

« Sommes-nous encore en France, et en République ? »  La question est posée, en fin de communiqué, par le Maire de Lavaur, dans le Tarn. Depuis quelques jours en effet, la préfète de son département a suscité une polémique nationale en autorisant une association prosélyte musulmane, « Lueurs de l’Islam » à déroger aux règles du couvre-feu afin de « faire l’aumône », comprendre organiser la rupture de jeune du Ramadan sur la voie publique et à la discrétion des fidèles.

Le département du Tarn n’est pas le seul concerné, selon Ouest France  « L’Hérault, le Tarn mais aussi la Gironde auraient assoupli la circulation des musulmans, hors des horaires du couvre-feu, afin que les fidèles puissent notamment se rendre à la prière de 5 h 30, pendant la période du Ramadan. » Une exception accordée par les différentes préfectures justifiée par un courrier reçu directement du ministère de l’Intérieur.

Ainsi, le gouvernement pense aux musulmans soucieux de pratiquer leurs prières en cette période de Ramadan. Étrangement, les catholiques français n’ont pas eu le même traitement de faveur puisque les Vigiles pascales, normalement célébrées durant la nuit de Pâques, ont été reportées au dimanche matin. L’arrestation des prêtres de l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile pour « mise en danger de la vie d’autrui » donne un bon exemple de la mansuétude de l’état envers les chrétiens. Pourquoi un tel traitement de faveur donc pour les musulmans vivant en France ?

En réalité nous assistons à une véritable soumission générale. Quelques jours auparavant, c’est l’entreprise Evian qui se mettait à plat ventre sur Twitter pour s’excuser d’un tweet jugé provocateur et offensant en temps de jeûne islamique : « RT si vous avez déjà bu 1L d’eau aujourd’hui ». Par ces dérogations préfectorales, l’État montre la même lâcheté à faire respecter ses propres décrets, créant de fait un droit différencié selon l’appartenance communautaire de chacun. Dans le Figaro, Emmanuel Macron déclare « Je fais pleinement confiance aux préfets pour s’adapter aux réalités du terrain. Pour le reste, le couvre-feu s’applique sur l’ensemble du territoire et pour tout le monde ».

La « dhimmitude » n’est pas loin.

Communiqué commun de Jean-Marie Le Pen et Jacques Bompard

Comme rapporté dans Le Figaro, Jean-Marie Le Pen et Jacques Bompard se sont entretenus par visioconférence vendredi 19 mars.

Par la grâce et la mémoire des années d’engagement commun, l’incompréhension durable entre le président d’honneur du Front national et le maire d’Orange a été mise au ban des souvenirs. « Nous sommes d’accord sur l’essentiel. C’est déplorable de voir des listes du RN face à des candidats de sensibilité parallèle. Il faut favoriser les axes d’unité. Le plus dur est devant nous, et nous allons vivre des moments difficiles. Il est nécessaire, plus que jamais, de réunir les gens de bonne volonté », affirme Jean-Marie Le Pen. Il a donc été convenu de tout tenter pour éviter de reproduire l’erreur de Tarascon sur les cantons d’Orange et de Bollène lors des prochaines départementales. « Le localisme que j’ai toujours pratiqué est une volonté de maintien dans le département des idées nationales, et impose de respecter ceux qui se battent sur le terrain depuis des décennies à Orange et à Bollène », ajoute Jacques Bompard. A côté des vœux électoraux formés, c’est une conversation entre deux militants de la cause nationale qui a repris ce jour-là. Comme si elle avait été interrompue la veille.

Gel dans les cultures : il faut vite venir en aide à nos paysans !

Communiqué de presse du député Marie-France Lorho, du Maire et président du Pays d’Orange Jacques Bompard, des conseillers départementaux Marie-Claude Bompard, Marie-Thérèse Galmard, Xavier Fruleux et Yann Bompard.

Dans la nuit du 7 au 8 avril, des gelées particulièrement vigoureuses se sont abattues sur les cultures de la région. Le Vaucluse, terre de vignes et de vergers, a été très durement touché. Fermes et domaines ont vu en une nuit disparaître le travail d’une année. La plupart des exploitations voient 70 à 80% de leurs récoltes potentielles anéanties. Parfois, il n’y a rien à sauver. Ceux qui espèrent encore voir des fruits aux arbres tremblent à l’idée de devoir tenir encore un mois sous l’épée de Damoclès d’un climat alternant soleil printanier et froids hivernaux.

Dans ces conditions, l’Etat a annoncé mettre en place le régime de calamité agricole, la Région a déjà provisionné une enveloppe d’aides financières, mais cela est bien peu en considération des intempéries subies.

Sachant que :

  • toutes les cultures ne sont pas assurées,
  • que le secteur viticole a dû traverser de nombreuses crises ces dernières années (canicule, maladies, taxes douanières, chute des ventes due à la fermeture des restaurants),
  • que la production de fruits et légumes est un domaine d’activité en voie de disparition à cause de la concurrence déloyale au sein même de l’Europe,

Nous élus d’Orange, de Bollène et du Vaucluse,

  • assurons les paysans de tout notre soutien moral dans l’épreuve traversée et pratique dans leurs démarches ;
  • écrivons au Premier ministre et au Ministre de l’Agriculture pour déclencher une aide exceptionnelle d’Etat à la hauteur des dizaines de millions d’euros de pertes pour permettre à toutes les exploitations touchées de traverser cette année blanche.

Vous avez besoin d’aide ?

Contactez-nous : marie-france.lorho@assemblee-nationale.fr / 06.40.43.22.61