Reconquête républicaine ou désertion en rase campagne ?

Haut-lieu de l’université fraançaise, La Sorbonne a vu l’un de ses modules sur la radicalisation suspendu sous la pression des associations islamo-gauchistes

Le Figaro. Dans la rubrique Société, je tombe sur deux articles l’un en-dessous de l’autre. Le premier traite de la montée des violences et des embuscades contre les policiers dans les cités sensibles. 5 policiers sont morts en mission depuis le début de l’année et 4886 ont été blessés. Le second article évoque l’annulation d’un séminaire à La Sorbonne portant sur la radicalisation islamiste. Pourquoi ? Parce que l’annonce de ce module aurait « choqué » enseignants et étudiants « dans un climat de peur et de délation contre les musulmans ». Alors je sais que depuis deux jours tous les médias ne parlent plus que de la menace terroriste d’un homme de 84 ans, mais je suis surpris une nouvelle fois de la menace réelle que représente le prêt-à-penser et la radicalisation de la bêtise. Julien Freund affirmait non sans ironie que l’humanisme était à l’homme ce que la bêtise est à la bête. Eh bien nos belles âmes doctes et prudes, qui veillent avec une condescendance absolue à ne pas stigmatiser les musulmans, devraient bien prendre garde aux dangers qu’ils ne veulent pas voir. Etre incapable de comprendre par idéologie la menace islamiste, après plusieurs attentats et des centaines de morts sur le sol français, relève de la collaboration active avec l’ennemi à défaut de parler d’intelligence. La reconquête républicaine voulue dans les quartiers doit d’abord se mener sur le front de l’Esprit et sur le banc des universités, sans quoi elle n’est que poudre aux yeux et désertion.

Fausse croissance et dette abyssale : il faut rendre sa valeur au travail

Que l’on essaye de nous faire croire que notre pays serait  le moteur de la croissance économique européenne est une vaste plaisanterie. Comme le rappelle fort justement Eric Zemmour, la seule logique économique que connaisse nos dirigeants est celle de la dette et du gaspillage.

Une dette colossale qui a grossi de 43,6 milliards d’euros rien qu’au premier trimestre de cette année. Comme le montrent les données de l’INSEE, le poids de la dette publique française a presque doublé en une vingtaine d’années. Alors qu’elle représentait 56% du PIB fin 1995, année de ma première élection en tant que maire d’Orange, elle s’approche aujourd’hui du seuil symbolique des 100%. 

Le trop-plein d’aides sociales est en train de miner notre pays. Comment peut-on espérer un redressement économique de la France lorsque le travail paye moins que l’assistanat ? Le gouvernement s’endette pour maintenir artificiellement un niveau de consommation qui ne profite en rien à l’économie française puisque nous importons tout !

Les mauvaises politiques engendrant les petits calculs, l’État cherche maintenant à faire les poches des rares secteurs sains de notre pays : ainsi, on prévoit de piquer dans les caisses de retraites indépendantes des professions libérales pour renflouer les caisses générales qui sont dans le rouge. Comment peut-on croire qu’un État qui peine à gérer les caisses sous sa compétence puisse donner de meilleurs fruits en lui en confiant de nouvelles ?

L’état économique de la France est symptomatique de la folie qui anime nos gouvernements. Là où le bon sens cède la place à l’idéologie ; là où la prudence s’efface devant la frivolité ; là où le travail disparaît au profit de la paresse : nul salut envisageable.

Pour le droit au travail

La baisse du chômage doit être en corrélation avec l’augmentation de l’emploi et le droit au travail : radier les chômeurs ne constitue pas une politique publique de l’emploi

« La baisse du chômage est réelle, mais les Français ne la ressentent pas encore dans leur entourage ». C’est par ces mots que la Macronie vante avec force le soi-disant bon bilan de sa politique de tentative de réduction du chômage.

Il est vrai que le taux de chômage atteint désormais 8,5%, soit deux points de moins que sous la présidence du sieur Hollande. Aussi n’ayant qu’un maigre bilan à présenter aux Français, Emmanuel Macron se prend pour la Margaret Tatcher ayant imposé des mesures fortes pour inciter les Français à reprendre le chemin du travail.

Moi-même en tant que député, j’avais déposé une proposition de loi qui s’attaquait aux maux du chômage français.

Ma proposition visait d’abord à rémunérer le travail à sa juste valeur afin que les travailleurs, employés et salariés soient incités à poursuivre leur activité. L’objectif avoué était bien sûr que le travail paye plus que le chômage, sinon comment voulez-vous que les gens aient envie de se lever chaque matin ? Je suis donc ravi que cette proposition ait pu faire partiellement son chemin.

Toutefois cela n’est pas satisfaisant et il ferait bien de lire plus précisément ma proposition qui indiquait qu’il ne suffisait pas de payer le travail à son juste prix mais qu’il était aussi totalement indispensable de créer les moyens nécessaires à la production d’emplois. En commençant notamment par arrêter de taxer à tout va les Français, qu’ils soient micro-entrepreneurs, artisans, commerçants, industriels et consommateurs. Car en vidant les poches des citoyens, vous détruisez le terreau nécessaire et indispensable à toute économie créatrice d’emplois.

La droite peut-elle renaître de ses cendres ?

Extrait du journal de La Provence du 17 juin 2019

Le Rassemblement National (RN) assemblé en convention à La Rochelle a présenté son plan de conquête pour les prochaines municipales, au lendemain des élections européennes. Passons sur le bilan mitigé de cette échéance électorale qui a vu le parti de Marine Le Pen arrivé tout juste en tête de cette consultation nationale, talonné par la majorité présidentielle (LREM) pourtant en mauvaise posture dans l’opinion publique. Cela amène deux réflexions.

D’une part, l’écroulement électoral des Républicains malgré la campagne de fond de François-Xavier Bellamy prouve que la droite ne réussit plus à réunir les électeurs sur son discours. Seraient-ce parce qu’ils sont rétifs à la vérité ou tout simplement qu’ils ne sont plus dupes ? La seconde alternative est la plus plausible tant les analyses de Bellamy semblaient en total décalage avec le bilan des trahisons des exécutifs et parlementaires de droite depuis 60 ans. A force de tromper les électeurs sitôt élus, ces derniers se réfugient légitimement dans l’abstention ou le vote de caste, refuges naturels des dépités et des pragmatiques. Dans un célèbre article sobrement intitulé Le Procès, Pasolini s’en prenait en 1975 aux hiérarques de la démocratie chrétienne qui colle en tous point à l’inventaire que nous pourrions faire de nos hommes de droite et de pouvoir en général : « Donc je reprends : indignité, mépris pour les citoyens, manipulation des deniers publics, combines avec les pétroliers, les industriels, les banquiers, connivence avec la Mafia, haute trahison en faveur d’une puissance étrangère, collaboration avec la CIA, usage illicite d’organismes tel que le SID, responsabilité dans les massacres de Milan, de Brescia et de Bologne (au moins en tant que coupable incapacité de punir les exécutants), destruction du paysage et de l’urbanisme en Italie, responsabilité de la dégradation anthropologique des Italiens (une responsabilité qui est aggravée par l’absence totale de conscience de ce phénomène), responsabilité de l’état, comme on dit, effrayant, des écoles, des hôpitaux et de tous les principaux établissements publics, responsabilité de l’abandon “sauvage“ de la culture de masse et des médias, responsabilité de la stupidité criminelle de la télévision, responsabilité de la décadence de l’Eglise et enfin même, au-delà de tout le reste, distribution de fonctions publiques à des adulateurs, qui rappelle le règne des Bourbons en Italie… » Remplaçons Italie par France, les attentats des Brigades rouges par ceux des islamistes, et nous voici chez nous. En cela d’ailleurs, Emmanuel Macron s’inscrit parfaitement dans la continuité indigne de la droite de pouvoir.

D’autre part, la perspective d’unions locales pour les municipales est une heureuse nouvelle à condition qu’elle soit sincère et suivie d’effets. Comme le note avec une honnête mémoire Jean-Yves Camus dans son analyse pour La Provence, j’avais raison de promouvoir cette stratégie localiste de la complémentarité dès 1995, ce qui m’a valu il est vrai une certaine inimitié. Je serais heureux si cette déclaration d’intention se confirme. Pour le moment, je ne vois que des candidats autoproclamés RN qui sur le terrain, à Orange comme à Bollène, s’acharnent à combattre une politique et des élus qui agissent conformément à l’esprit de la droite originelle que ce soit dans les domaines de la sécurité, des finances publiques ou encore de la culture. J’émets donc le souhait que cette confusion finisse par céder et que le discours soit éclairci par les actes. Je ne m’opposerai pas aujourd’hui à une pratique que j’ai toujours défendu et dont j’ai su prouver la pertinence dans les faits.

Gloire aux Héros !

C’est le cœur empli d’émotions qu’une nouvelle fois nous assistons impuissants mais aussi révoltés à un énième passage du convoi funèbre sur les arches du Pont Alexandre III ce matin.

Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont péri dans l’exercice de leur fonction, au service de la France, en opération extérieure.

Ils appartenaient tous deux aux troupes d’élite de notre belle Armée française, comme membres du commando Hubert, l’une des unités de commandos de la Marine nationale basée dans ma région provençale, à Saint-Mandrier.

Ces deux sous-officiers, au grade de maîtres dans la Marine nationale, ont rempli parfaitement leur mission, en donnant leur vie pour en sauver deux autres. Tragique situation qui rappelle que la déplorable inconséquence des uns peut avoir des répercussions dramatiquement fatales pour le dévouement des autres.

Depuis la fin de la guerre d’Algérie, ce sont 692 soldats et militaires français qui sont morts en opérations extérieures dans plus de vingt pays différents.

Ce n’est pas le jour ni le moment de polémiquer sur l’utilité parfois contestable de toutes ces missions étrangères. Toutefois au même titre que les morts de la Grande Guerre, des Français morts durant le second conflit mondial ou encore au cours des combats d’Indochine ou d’Afrique du Nord, la mémoire de ces Français doit perdurer dans nos cœurs patriotes car leur sacrifice n’a pas été vain : ils sont morts pour défendre nos trois couleurs, pour la France.

Vive la France !

Mieux traités que les pieds-noirs et les Harkis, La République est une mère pour les enfants djihadistes

Le MAE a annoncé les premiers rapatriements d'enfants en provenances des camps djihadistes de Syrie
Ils sont mignons tout plein et désormais en France

« La France a procédé à ce jour au retour de plusieurs mineurs orphelins et isolés, âgés de 5 ans et moins, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie ».

C’est par ce bref communiqué, passé totalement inaperçu, que le ministère des Affaires étrangères a annoncé le 15 mars dernier le rapatriement sur le sol national d’enfants de djihadistes.

L’affaire est grave car non seulement elle se déroule dans le dos des Français, mais en plus elle touche aux fondements mêmes de notre identité nationale.

Bien sûr, mes opposants politiques de tout ordre m’opposeront l’innocence de ces enfants, dont le plus vieux n’est âgé que de cinq ans. Bien sûr, mes détracteurs me jetteront à la figure que ces enfants ne sont pas responsables des crimes commis par leurs parents, qui ont trahi la France en retournant les armes contre elle.

Pourtant comment peut-on raisonnablement penser que la France pourrait accueillir ces enfants ? En effet, ils sont nés en plein djihad, n’ont connu que pour seul horizon la guerre et ont été élevé dans un milieu ou un contexte de détestation de la France et de notre civilisation occidentale. Aussi pour reprendre la fameuse expression macronienne de « codes culturels », ces enfants ne les auront jamais pour vivre en France. De plus, nous considérons que l’éducation des enfants est le fait de leurs parents. La France n’a donc pas à être jugée responsable d’enfants qui ne sont pas les siens, mais bien ceux de ses ennemis.

De plus la stratégie employée ici par le Quai d’Orsay est bien connue : il s’agit d’abord de rapatrier des enfants, puis ensuite de prétexter qu’ils ne peuvent être séparés de leurs mères pour pouvoir mieux les rapatrier dans un second temps, pour finir par accueillir finalement toute la famille.

Donc j’oppose un NON ferme et résolu à ces retours sur le sol national.

L’islamisme recrute aussi en Vaucluse

Nous venons d’apprendre que notre département de Vaucluse n’était pas épargné par le fléau terroriste.

Il y a quelques jours Michaël Chiolo, incarcéré en tant que multirécidiviste et surtout comme islamiste à la prison de Condé-sur-Sarthe, agressait deux agents de l’administration pénitentiaire, après avoir été placé en toute liberté en unité de vie familiale. Il se trouve que Zoé Bouah, ayant recruté une jeune fille avignonnaise de 15 ans pour la Syrie, était la voisine de l’agresseur.

Zoé Bouah, connue au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste, avait juré lors de son procès en septembre dernier, qu’elle ne fréquentait plus le djihadiste Mouhammad Dialo, condamné à seulement 12 ans de réclusion pour association de malfaiteur terroriste, lorsqu’elle-même ne purgeait qu’une peine de 4 ans d’emprisonnement, dont deux ans avec sursis, pour détournement de mineurs et association de malfaiteurs terroristes.

Or, il se trouve que le jour de cet acte terroriste à la prison de Condé-sur-Sarthe, Zoé Bouah se trouvait elle-aussi en unité de vie familiale, en toute impunité, avec … Mouhammad Dialo. La vie est belle pour nos terroristes. D’autant plus que la justice suspecte désormais Michaël Chiolo et Zoé Bouah d’avoir été en relation pour fomenter l’agression au couteau. En tant que voisin de cellule, la bien-pensance ne peut que s’écrier : impossible et pas d’amalgame.

Toutefois la réalité est bien triste car tous ces entrelacs terroristes conduisent une nouvelle fois à cette bien malheureuse agression et signe surtout l’inadaptation totale de nos lois à combattre le terrorisme, tout cela étayé par l’absence de volonté à mener ce combat.

Même en prison, les islamistes continuent leurs agressions

La France entière se retrouve de nouveau stupéfaite aujourd’hui après qu’une attaque au couteau ait été perpétrée par un détenu radicalisé à la prison de Condé-sur-Sarthe.

Michaël Chiolo, âgé de 27 ans, avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour plusieurs faits, notamment pour avoir torturé et tué une personne octogénaire puis à un an de prison pour apologie publique d’acte de terrorisme après s’être converti à l’islam en 2010.

Ce qui peut interpeller la raison du citoyen lambda, c’est que cet individu au lourd passé judiciaire venait d’être placé sans aucune difficulté pour une durée de trois jours dans une unité de vie familiale pour les partager avec sa compagne, comme si de rien n’était.

Or, durant ce séjour il a agressé au couteau deux agents de l’administration pénitentiaire, à qui je veux rendre hommage pour le travail quotidien qu’ils effectuent sans relâche, parfois avec la peur au ventre, mais toutefois avec détermination et conviction.

Selon des témoins, l’agresseur aurait imploré Allah avant de passer à l’acte ce qui atteste bien de la portée islamiste et terroriste de son geste. Bien évidemment les journalistes du jour ne se sont guère arrêtés sur ce dernier point pourtant essentiel tant il témoigne de la progression de l’islamisme dans notre pays comme en Europe.

Il est grand temps que le ministre de l’Intérieur, si prompt à donner des cours de morale à la France entière, se réveille et fait acte d’autorité. Mais au pays de la bien-pensance le pas d’amalgame sera encore longtemps la règle !

Marion Maréchal : observations d’un sceptique

Petite-fille de Jean-Marie Le Pen, fille de Samuel Maréchal, étoile filante de la politique locale (un mandat et puis s’en va !), désormais directrice d’école, le parcours de Marion sans Le Pen ne cesse de me surprendre. Pourtant, je dois bien confesser qu’il y a des éléments qui me tracassent dans cette sucess-story un peu trop lisse, un peu trop bien racontée, un peu trop séquencée à mon goût. Marion à l’Assemblée, Marion en Amérique, Marion au pèlerinage de Chartres, Marion s’installe à Lyon… Il y a un côté « dans l’épisode précédent… » qui est addictif mais casse le naturel d’une carrière et d’un combat politique souvent fait d’horions et d’avanies. Oh je ne me plains pas, mais l’expérience m’a appris à être méfiant.

Marion, l’étrange coqueluche des médias

Elle est jeune, elle est belle, elle a tout pour elle… Indéniablement l’ancienne député de Vaucluse que j’ai eu l’heur d’avoir pour voisine sur les bancs du Palais Bourbon ne manque ni de charme ni de succès dans ses entreprises. Du moins en apparence. Il faut dire que le récit déployé à longueur de pages de magazines, de photos sur papier glacé et de reportages télévisés, est à la hauteur d’une mise sur orbite rarement constatée.

Cependant rappelez-vous le lancement du jeune premier, vous savez cet obscur conseiller économique de la campagne de François Hollande, mince ! celui dont le nom m’échappe mais qui fut secrétaire général adjoint de l’Elysée avant d’être propulsé à Bercy… Celui dont personne n’avait entendu parler, celui qui n’avait même jamais daigné se présenter au suffrage des électeurs, mais qui a su parfaitement capter le désir de changement en mêlant populisme et technocratie. Souvenez-vous donc de lui, d’Emmanuel Macron, et de la véritable campagne d’affichage en sa faveur à la une de tous les journaux, alors qu’à l’époque l’homme n’avait déclaré aucune intention d’accéder à la fonction suprême de la République.

Je le confesse, je ne peux m’empêcher de voir une identité de situation, voire de stratégie, dans cette starisation à l’américaine. Ceux qui pensent que cette mise en scène est directement inspirée par Marion elle-même se trompent néanmoins, même si elle en a l’usufruit. Mais pourquoi le système aurait intérêt à propulser et à maintenir cette jeune fille sur le devant de la scène malgré ses idées théoriquement conservatrices ?

Marion contre Marine

Quel scoop ! me direz-vous, oui Marion est l’anti-Marine. Tout observateur de la vie politique sait que Marine Le Pen ne peut et ne se relèvera pas de son débat catastrophique de l’entre-deux tours. Même Alain Duhamel le sait, c’est dire s’il ne s’agit pas d’une brillante analyse mais d’un constat d’évidence. Il faut donc trouver une ou un remplaçant d’envergure dans le jeu dialectique de notre démocratie-spectacle. Et il semble bien que le nom du substitut soit déjà connu de tous, d’autant que la droite parlementaire traverse un véritable désert. Marion Maréchal est la candidate idoine pour suppléer aux déficiences de sa tante. Sans parti mais soutenue par de nombreux réseaux qui se ramifient jusqu’au-delà de l’Atlantique, l’ancienne député cultive sans avoir l’air une ambigüité qui lui laisse la plus large marge de manœuvre possible. Se présentera ? Se présentera pas ? Nul ne peut affirmer l’une de ces alternatives avec assurance, et je ne m’y risquerais pas, quand bien même la logique incline en ce sens. Cependant la logique politique aurait aussi voulu qu’elle restât dans sa circonscription et qu’elle s’enracina, ce qu’elle refusa au risque de tromper l’espérance de ses militants les plus dévoués.

En conclusion, et au regard de mes quelques doutes, je ne voudrais pas que mes pensées soient vues comme de simples piques lancées par vilenie. Je m’interroge publiquement. C’est tout. Ce questionnement est aussi alimenté par quelques souvenirs de l’Assemblée lorsque, lors de débats houleux et catégoriques, j’ai eu l’impression que la jeune promesse de la droite nationale flanchait et préférait donner des gages plutôt que de maintenir l’adversité. Je songe notamment à quelques paroles malheureuses sur la loi Veil qui me paraissent encore aujourd’hui comme un refus réel de lutter pied à pied contre le système.

Surtout, et c’est peut-être le grand scrupule qui m’habite en regardant le film « Marion face à son destin », de telles promotions ne sont jamais gratuites. J’entends par là qu’il existe toujours une contrepartie, et je ne vois pas comment l’enrôlement comme agent du système peut être la confirmation d’une pensée droite et d’un combat indéfectible pour le bien commun. Nous ne pouvons servir deux maîtres, et certaines attitudes nous placent obligatoirement dans l’un des deux camps. Espérons qu’elle conserve cette pensée à l’esprit, car les grands médias suivent une feuille de route qui est strictement écrite : aucun engouement médiatique n’arrive par hasard. Les chiens de garde obéissent à leurs maîtres.

Est-ce la fin de l’Armée française ?

Il fut un temps où la simple prononciation des mots Armée française claquait comme le slogan de la grandeur qui étreignait la France. Devenir militaire, porter l’uniforme de notre belle Armée, signifiait s’engager pour un idéal patriotique ayant toute sa place dans le concert des Nations.

Autre temps, autre mœurs. Emmanuel Macron, comme avant lui François Hollande et bien d’autres politiciens, achèvent peu à peu le modèle d’une France qui s’assumait et qui n’avait pas honte d’être ce qu’elle était.

Aujourd’hui, Florence Parly, l’inconnue ministre des Armées, a annoncé la volonté d’en finir avec la suprématie européenne de l’Armée française. Un partenariat stratégique va être noué avec la Bundeswehr, l’armée allemande. Je n’ai absolument rien contre les projets européens fédérateurs, mais annoncer cette coopération après avoir diminué de 800 millions d’euros le budget destiné à nos militaires français, prouve bien l’objectif affiché de nos dirigeants : en finir avec une armée encombrante.

Alors que tous les pays de la planète font de leur Armée, à savoir de leur outil de défense nationale, une priorité, puisque la Suède comme la Lituanie réinstaurent le service militaire obligatoire, que le Japon consacre 39 milliards d’euros à son Armée, Macron fait tout le contraire.  En effet, il privilégie la perpétuation des gaspillages de l’entretien ruineux et suicidaire de l’Etat comme des communautarismes, et diminue les efforts budgétaires et financiers pour partager nos peu de moyens opérationnels avec l’Allemagne, qui pour le coup, dispose déjà d’une armée minimaliste.

Cela signifie donc que la France va devoir de nouveau assurer une bonne partie de l’effort militaire européen, avec des moyens et des dotations de plus en plus réduits. Cela prouve que même le projet européen du tandem Macron-Parly est bien trop étroit pour assurer la relève de notre modèle de civilisation.