Couvre-feu et Ramadan, la soumission assumée de l’État

« Sommes-nous encore en France, et en République ? »  La question est posée, en fin de communiqué, par le Maire de Lavaur, dans le Tarn. Depuis quelques jours en effet, la préfète de son département a suscité une polémique nationale en autorisant une association prosélyte musulmane, « Lueurs de l’Islam » à déroger aux règles du couvre-feu afin de « faire l’aumône », comprendre organiser la rupture de jeune du Ramadan sur la voie publique et à la discrétion des fidèles.

Le département du Tarn n’est pas le seul concerné, selon Ouest France  « L’Hérault, le Tarn mais aussi la Gironde auraient assoupli la circulation des musulmans, hors des horaires du couvre-feu, afin que les fidèles puissent notamment se rendre à la prière de 5 h 30, pendant la période du Ramadan. » Une exception accordée par les différentes préfectures justifiée par un courrier reçu directement du ministère de l’Intérieur.

Ainsi, le gouvernement pense aux musulmans soucieux de pratiquer leurs prières en cette période de Ramadan. Étrangement, les catholiques français n’ont pas eu le même traitement de faveur puisque les Vigiles pascales, normalement célébrées durant la nuit de Pâques, ont été reportées au dimanche matin. L’arrestation des prêtres de l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile pour « mise en danger de la vie d’autrui » donne un bon exemple de la mansuétude de l’état envers les chrétiens. Pourquoi un tel traitement de faveur donc pour les musulmans vivant en France ?

En réalité nous assistons à une véritable soumission générale. Quelques jours auparavant, c’est l’entreprise Evian qui se mettait à plat ventre sur Twitter pour s’excuser d’un tweet jugé provocateur et offensant en temps de jeûne islamique : « RT si vous avez déjà bu 1L d’eau aujourd’hui ». Par ces dérogations préfectorales, l’État montre la même lâcheté à faire respecter ses propres décrets, créant de fait un droit différencié selon l’appartenance communautaire de chacun. Dans le Figaro, Emmanuel Macron déclare « Je fais pleinement confiance aux préfets pour s’adapter aux réalités du terrain. Pour le reste, le couvre-feu s’applique sur l’ensemble du territoire et pour tout le monde ».

La « dhimmitude » n’est pas loin.