Avignon : la drogue tue

Mardi, le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, élu sous l’étiquette LREM, pavanait dans l’Assemblée nationale, un joint à la main, pour exiger la légalisation de cette drogue.

Hier-soir encore, le même parlementaire était l’invité de l’émission Touche Pas à Mon Poste où il a évoqué, sans aucune gêne, l’assassinat du policier à Avignon, abattu en plein centre-ville de la Cité des Papes lors d’une opération anti-drogue. Là où le bon sens, pour ne pas dire la pudeur, aurait dû intimer à ce Monsieur de se taire, sa folie idéologique le pousse au contraire à un orgueil sans frein : Ah, si on l’avait écouté ! Ah, si le cannabis était légal ! Cet aimable commerçant de quartier n’en serait jamais venu à de telles extrémités ! Point de soumission là-dedans, juste du sens pratique. Pourquoi être dans le répressif quand il est si commode de justifier les délinquants et les criminels ?

Une rhétorique fort simple qu’on peut adapter à chaque « contrariété » de la vie publique : Si Samuel Paty n’avait pas montré de caricature, il n’aurait probablement pas été décapité. Qu’attendons-nous en ce cas pour reconnaître le délit de blasphème ? Si mademoiselle n’avait pas porté une jupe ce jour-là, elle n’aurait peut-être pas été violée … On peut comme ça aller très loin.

Bernanos affirmait : « l’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne suit pas l’avenir, on le fait ». C’est pourquoi le courage est la première des vertus politiques. Sans des hommes et des femmes courageux, il ne peut y avoir d’avenir décent pour les Français.