Macron : 20 minutes pour rien

Emmanuel Macron a repris la parole le 14 juin pour annoncer la fin officielle des dernières mesures liées au confinement. En réalité, le chef de l’Etat a monopolisé les écrans de télévision pour délivrer un message vide et creux sans autre intérêt que de mettre en scène sa propre inconsistance.

Bilan de cette allocution : des paroles, des promesses, du vent et des mensonges. Ainsi des 500 milliards d’euros annoncés comme injectés dans l’économie française sans autre détails et précisions que la citation de quelques secteurs industriels. Comment cet argent est-il créé et sera-t-il remboursé ? On ne sait pas. Le président promet juste de ne pas augmenter les impôts… C’est formidable ! En fait, l’argent magique qui n’existait pas pour les infirmières coule à flots d’un coup mais sera distribué selon une logique encore ignorée. Nul doute que le réseau des petits copains et des petits coquins saura capter l’argent public à son plus grand profit comme d’habitude.

500 000 emplois en moins

Après plus de deux mois de confinement et de mise à l’arrêt de l’économie nationale, les belles paroles d’Emmanuel Macron sur le retour de la souveraineté et la nécessité d’un monde d’après ressemblent aux vœux pieux entonnés par le monde de la finance après la crise de 2008 : on a recommencé de plus belle les mêmes erreurs. En attendant, ce sont plus d’un demi-million d’emplois qui ont disparu au premier trimestre 2020. La Banque de France anticipe un taux de chômage de 11,5% d’ici un an alors qu’il était de 7,8% au début de l’année. En Europe, la situation n’est pas meilleure puisque les analystes prévoient que 26% des emplois sont menacés, soit 53 millions de personnes qui risquent d’être mis au chômage du jour au lendemain.

Alors que la crise économique grossit avant de nous submerger, que l’autorité de l’Etat est contestée chaque semaine par les manifestations illégales, Emmanuel Macron ne trouve rien de mieux à dire que de vendre du rêve pendant 20 longues minutes comme si ses paroles avaient le pouvoir de l’incantation, soit le pouvoir du néant et de l’autosatisfaction alors que le péril est dans la demeure.

Adieu au consul général Jean Raspail

Samedi 13 juin, Jean Raspail est mort. Habitant longtemps à Séguret, c’est aussi un voisin qui s’en est allé. Nous avions eu l’occasion de nous rencontrer chez un ami commun à Sarrians il y a une vingtaine d’années. Récemment, grâce à l’entremise du général Ivanoff, j’ai moi-même été naturalisé Patagon. Je salue donc la mémoire du consul général de cette patrie mythique, refuge des esprits libres.

Ce n’est pas seulement un écrivain qui nous quitte, c’est aussi et avant tout un explorateur, amoureux des peuples premiers menacés dans leur existence par la modernité et le matérialisme.

A cause du Camp des Saints, on a voulu transformer Raspail en auteur politique, mais sa valeur était ailleurs. Ce n’était ni un idéologue ni un militant. Jean Raspail était sans doute l’un des derniers grands écrivains de langue française, l’alter ego dans le monde des lettres, colonisé par le prêt-à-penser et la médiocrité, des peuples amérindiens qu’il aimait tant.

La disparition de Jean Raspail doit nous lancer sur la piste de ses livres, nous inviter à sa relecture ou à la découverte de quelques-uns de ses romans qui nous permettront de continuer de le faire vivre dans le panthéon des lettres françaises.

Viticulture : emplois français en danger

Pesant 500 000 emplois directs et indirects sur l’ensemble du territoire national, la filière viticole est en grande difficulté. La fermeture des hôtels, bars et restaurants pendant 3 mois aggrave une situation déjà critique depuis la surtaxe de 25% imposée par les Etats-Unis en représailles d’une guerre commerciale entre Airbus et Boeing.

Taxes + pandémie

En Vaucluse, terre bénie des Côtes-du-Rhône, cette convergence de la politique internationale et de la pandémie est extrêmement préoccupante après des années de calamités agricoles (sécheresse et flavescence dorée). 6000 emplois directs sont en jeu dans ce département qui, rappelons-le, est l’un des plus pauvres de France et dont le vin est l’une des rares richesses. La moitié de la surface agricole du Vaucluse est dédiée à la vigne.

Les estimations sont catastrophiques. L’organisation internationale du vin prévoit une baisse de 50% en valeur des ventes en Europe. Pire, même les ventes par l’intermédiaire de la grande distribution ont chuté de 13% lors du confinement en France.

Dans cette situation, la profession réclame un plan d’aide à Bruxelles et à Bercy chiffré à 500 millions d’euros. Surtout les entreprises du secteur ont demandé une exonération des charges comprises dans le coût du plan de soutien. Le 11 mai, le gouvernement a annoncé sa stratégie en divisant toutes les demandes par deux. Quant au contentieux américain, il demeure en suspens.

C’est ici le point d’achoppement. Face à une politique américaine protectionniste, dans un contexte de tension commerciale, l’Union européenne s’avère incapable de remettre en cause ses dogmes idéologiques pour répondre aux sanctions unilatérales des Etats-Unis. Pire, le seul commissaire Français à Bruxelles, Thierry Breton, consacre toute son énergie à saper toute possibilité de souveraineté commerciale et économique comme il l’a déclaré à la presse. Du côté du commissariat européen à l’agriculture, le Polonais Janusz Wojciechowski a lancé un avertissement aux ministres européens le 13 mai sur le strict respect du marché unique, s’opposant notamment aux mesures favorisant la consommation locale.

Des Français pour les emplois

Enfin, et surtout, cette crise révèle que l’un des derniers pans de notre économie repose sur la main d’œuvre étrangère. En effet, nombre de nos exploitations agricoles sont en pénurie de travailleurs, lesquels proviennent souvent d’Espagne, d’Europe de l’Est, d’Afrique du Nord et même d’Amérique du Sud. Deux causes à cela : un coût trop élevé du travailleur français et le manque de candidatures. Ce constat doit nous engager à promouvoir une révolution culturelle qui consisterait non seulement à relocaliser totalement l’économie, c’est-à-dire la production et la consommation mais aussi l’emploi. Il faut défiscaliser le travail pour l’employeur et l’employé, et relancer la valorisation et la reconnaissance des métiers de la terre qui souffrent d’une désaffection dangereuse. Ce n’est pas qu’une simple question de commerce et de gros sous. C’est aussi la préservation d’un savoir-faire et d’un patrimoine qui est en train de disparaître sous nos yeux.

Le monde à l’endroit n°4

Déconfinement : il faut briser l’engrenage de peur suscité par l’épidémie et recommencer à vivre en prenant ses responsabilités : port du masque et gestes barrière.
Je promeus un Etat qui fait confiance à ses citoyens et les responsabilise plutôt qu’un Etat intempérant qui terrorise sa population, ne l’équipe pas et met à bas son économie.

Le mondialisme tue, il est temps d’universaliser le localisme

Hier soir, le président de la République Française a solennellement pris la parole pour annoncer des mesures exceptionnelles : fermeture des écoles, des lycées, des universités… La psychose est grandissante autour de cette pandémie. Le plus inquiétant finalement n’est pas la maladie mais la panique de ceux qui nous gouvernent et qui, comme à chaque fois dans les situations graves, se laissent aller à la peur et à la déraison.

Leur panique vient de leur responsabilité. Ils ont cru maitriser tous les paramètres ; hommes, ils se sont vus dieux. Mais c’est leur monde, ce monde qu’ils ont créé et imposé par la force aux peuples du monde entier qui est à l’origine directe des catastrophes qui nous guettent aujourd’hui. 

Il n’est pas anodin que le Coronavirus COVID-19 soit originaire de Chine et il ne faut pas en blâmer particulièrement les Chinois : les épidémies naissent naturellement dans les zones de très forte concentration de population et de promiscuité. Ce sont les deux conditions nécessaires aux mutations biologiques et virales et à leur diffusion massive et rapide. Dans un monde traditionnel, où les populations sont disséminées naturellement dans leurs pays respectifs, agricoles et enracinées, organiques en un mot, ces concentrations n’existent pas et les risques diminuent d’autant.

Quant au repli nationaliste et à l’absence de passeport du virus évoqués ironiquement par le président, il est désolant de voir à quel point l’idéologie aveugle les hommes de pouvoir. Certes le virus n’a pas de passeport, ni de nationalité, mais les malades eux, les infectés et les porteurs sains en ont une, avec ou sans passeport. Surtout, on confine les enfants et on ferme nos écoles mais personne n’a songé à fermer les frontières dès les premières contaminations. 

Leur idéologie démontre une nouvelle fois son caractère contraire au bon sens, aux lois naturelles. Elle est mortifère et dénuée de toute cohérence. Alors que nous défendons depuis des années le bon sens appliqué localement et la défense des gens d’ici, les Français sont malades aujourd’hui du mondialisme et de l’envie des élites déracinées de défendre ceux d’ailleurs. 

Alors que le gouvernement inspire et crée la peur, favorise la panique qui se répand, les fonds de pension et les grands financiers continuent à toujours s’enrichir en misant à la baisse sur les cours des actions et les produits monétaires. Aucune vraie mesure politique de traitement des dossiers médicaux et sociologiques n’est prise. On manipule seulement les inquiétudes des parents qui devront s’organiser pour jongler entre leur emploi et leurs enfants, sans prendre en compte la réalité du quotidien.

Pour conclure, cette épidémie vient grandement perturber les élections municipales, qui sont l’occasion de justement défendre la politique locale, le bon sens d’ici. Il faut donc se défaire de toute peur et contester cette politique mortifère en défendant les maires locaux, les pays enracinés et les réactions de bon sens. Si la prudence est de mise, la panique doit être écartée pour reprendre notre destin en main et ne pas laisser encore une fois le pouvoir aux mains de ces idéologues mortifères.

Les macronistes ou la communautarisation en marche

Le dernier rapport du Conseil national de l’habitat vient de proposer une recommandation plus qu’étonnante : construire plus haut et plus dense.

« La seule manière de s’en sortir, c’est de continuer à construire. Et de construire beaucoup » vient d’affirmer le président du Conseil national de l’habitat, Aurélien Taché, par ailleurs député macroniste. Et d’ajouter, comble des combles : « Et ce dans les zones où il y a déjà une concentration importante de population ».

C’est le pire des scénarios qui pouvait être imaginé. Par cette politique de massification et de densification, Aurélien Taché poursuit la voie de la communautarisation de pans entiers de nos quartiers.

Lorsque l’on sait que les mairies sont forcées de construire 25% de logements sociaux et demain 30% comme le préconisent les nouvelles règlementations en la matière et que ces mêmes municipalités ne disposent que d’un contingent de 20%  au maximum d’attribution de ces mêmes logements, ce n’est pas une politique de densification qui soulagera nos communes.

Au contraire c’est détruire un peu plus le paysage urbain, par des tours immondes et sans esthétisme, sans compter la ghettoïsation inhérente à ce type de construction.

La macronie continue de détruire le pays.

Orange : cas pratique d’une ville bien gérée

Nos adversaires critiquent sans honte la gestion financière d’Orange, pourtant aucune de leurs propositions n’est chiffrée. Pourtant l’économie n’est pas une histoire de promesses mais de faits.

Quand la ville du Pontet critique la gestion orangeoise, elle oublie que 26 millions de dettes pèsent sur ses habitants, soit plus de 1500 € sur chaque Pontétien (le double de la moyenne de la strate) quand les Orangeois ne doivent plus rien depuis 2015. Est-ce le signe d’une bonne gestion ?

Quand les dirigeants du Pontet parlent d’investissement, ils oublient que, pour un budget quasiment équivalent au notre, ils ne consacrent que 7 % de leurs finances à l’investissement quand, à Orange, cette part s’élève à 20%. Est-ce le signe d’une bonne gestion ?

À Orange 100 % de notre investissement enrichit le patrimoine orangeois (salles publiques, équipements sportifs, espaces verts, réfections, travaux, préemption de commerces, patrimoine historique, etc). Quand nos adversaires réclament plus d’équipements publics, ils oublient qu’au Pontet, sur le peu de budget consacré à l’investissement, 65 % sont gaspillés. Est-ce le signe d’une bonne gestion ?

Quand la ville du Pontet veut nous faire la leçon sur l’utilisation de nos finances, je lui rappelle que les frais de personnel à Orange s’élève à 582 € par habitant, soit 30 % inférieurs à la moyenne. A l’inverse les frais de personnel au Pontet sont de 844 € par habitant, soit 129 % de la moyenne nationale de leur strate. Est-ce le signe d’une bonne gestion ?

Quand Le Pontet possède la plus grande zone commerciale d’Europe, tuant les commerces du centre-ville, les impôts locaux continuent d’assommer les habitants. La taxe foncière du Pontet est supérieure de 90% à celle d’Orange (495 € pour 260 € par an et par habitant en moyenne) et la taxe d’habitation de 12 % (187€ pour 210 € par an et par habitant). Est-ce le signe d’une bonne gestion ?

Devant la bonne santé orangeoise, les loups aiguisent leurs dents et veulent bénéficier de nos finances, non pour investir puisqu’ils ne le font pas, mais pour profiter. Je ne peux laisser la calomnie entacher notre bilan, surtout si ces attaques viennent de dirigeants qui prouvent chaque jour leur incompétence notoire.

Rapport sur l’immigration : indécence et déni du réel

Avec les juges et les journalistes militants, les « experts » autoproclamés occupent de plus en plus le terrain médiatique et imposent leurs vues idéologiques à nos gouvernants. La nature ayant horreur du vide, le manque cruel de volonté politique chez nos décideurs nationaux cède le terrain : ici à tel éditorialiste imbu de sa propre opinion, là à tel groupe d’experts qui nous pondent un rapport, souvent « accablant » ou « choc », mais toujours légitime aux yeux de la caste médiatique.

Un énième rapport publié dans Le Monde

Dernier en date, le rapport publié par le Monde d’un autre de ces cartels de la bienpensance au sujet de l’immigration. Hauts fonctionnaires, patrons, syndicalistes, représentants du monde associatifs et universitaire … Tous d’accord sur un point : la solution pour lutter contre l’immigration illégale serait de la régulariser ! C’est pourtant simple non ?

En vérité, les propositions « révolutionnaires » et « à contre-courant » proposés par ces illustres inconnus sont ni plus ni moins que les mêmes sornettes que l’on nous rabâche avec conviction depuis 50 ans. Qu’importe que le réel démente tous les jours les affirmations des bénis oui-oui du toujours-plus migratoire. Qu’importe que deux-tiers Français, ces gaulois réfractaires qui n’ont pas l’usufruit d’un titre d’expert ou de spécialiste de la question, estiment qu’il y a déjà « trop d’étrangers en France ». La solution, c’est la régularisation puisque sous la Vème république l’abandon est la règle et la lâcheté une vertu.

Anissa et Adam : des touristes algériens de longue durée

On retiendra néanmoins quelques anecdotes croustillantes de ce rapport pompeux d’une centaine de pages. Ainsi le cas d’Anissa et d’Adam : deux algériens diplômés venus en France en 2014 avec un “Visa tourisme” (donc valable trois mois) qui ont décidé de rester sans rencontrer le moindre obstacle de la part des autorités. Pensez-donc ! 6 années et 3 enfants plus tard, la France continue de payer leur hôtel 4 500 euros/mois… Sans que ceux-ci n’ai même trouvé un travail (la fameuse immigration économique tant vantée par M. Macron).

Au-delà de l’indécence que constituent les conclusions de ce rapport, c’est un vrai cas d’école qui nous est mis sous le nez. On y trouve tous les ingrédients de la recette qui nous est concoctée par l’ensemble des gouvernements qui se sont succédés à la tête de notre pays. Et en cuisine comme en politique, on juge avant tout le résultat à l’assiette servie et non au bon cœur et aux bons sentiments appliqués à l’ouvrage. La recette est indigeste Monsieur le Président : gare à l’indigestion !

Reconquête républicaine ou désertion en rase campagne ?

Le Figaro. Dans la rubrique Société, je tombe sur deux articles l’un en-dessous de l’autre. Le premier traite de la montée des violences et des embuscades contre les policiers dans les cités sensibles. 5 policiers sont morts en mission depuis le début de l’année et 4886 ont été blessés. Le second article évoque l’annulation d’un séminaire à La Sorbonne portant sur la radicalisation islamiste. Pourquoi ? Parce que l’annonce de ce module aurait « choqué » enseignants et étudiants « dans un climat de peur et de délation contre les musulmans ». Alors je sais que depuis deux jours tous les médias ne parlent plus que de la menace terroriste d’un homme de 84 ans, mais je suis surpris une nouvelle fois de la menace réelle que représente le prêt-à-penser et la radicalisation de la bêtise. Julien Freund affirmait non sans ironie que l’humanisme était à l’homme ce que la bêtise est à la bête. Eh bien nos belles âmes doctes et prudes, qui veillent avec une condescendance absolue à ne pas stigmatiser les musulmans, devraient bien prendre garde aux dangers qu’ils ne veulent pas voir. Etre incapable de comprendre par idéologie la menace islamiste, après plusieurs attentats et des centaines de morts sur le sol français, relève de la collaboration active avec l’ennemi à défaut de parler d’intelligence. La reconquête républicaine voulue dans les quartiers doit d’abord se mener sur le front de l’Esprit et sur le banc des universités, sans quoi elle n’est que poudre aux yeux et désertion.