Dupont-Moretti, chevalier du rien

J’ai lu dans la Provence (13/12) l’homélie du père Dupond-Moretti et je dois dire que je suis encore un peu .. ébloui !

Qu’Eric Zemmour me pardonne cette paraphrase, mais elle résume parfaitement à mon sens le délire idéologique de l’actuel Garde des sceaux qui s’exprime à travers sa réforme de la justice des mineurs et la vision qu’il livre de l’assassinat de Samuel Paty par un islamiste en novembre dernier.

Le crime, c’est pas beau. La haine, c’est pas bien. Voilà condensé en deux phrases une page entière d’entretien. Certes, on ne s’attend pas d’un homme surnommé « Acquittator », repéré par Brigitte Macron pour ses qualités théâtrales, une grande vision de ce que doit être la justice. Mais quand même, un tel niveau de bêtise -ou de lâcheté ?- chez un homme occupant une fonction régalienne a de quoi sidérer même les plus avertis d’entre nous.

Parlons de la justice des mineurs. M. Dupont-Moretti reconnaît la lenteur des tribunaux et le sentiment d’injustice des victimes. Très bien. Mais que propose-t-il ? de juger les mineurs d’abord … Et de les condamner (éventuellement) 9 mois plus tard. Ceci afin que les juges aient « une vision de la personnalité du mineur avec une mise à l’épreuve ». C’est beau. C’est plein de bons sentiments. Est-ce que cela va désengorger les tribunaux ? Que nenni. Quant aux victimes ou leurs familles, ils seront certainement ravis de savoir que leurs agresseurs sont coupables mais pas condamnables et que les juges prennent le temps d’apprendre à les connaître eux, plutôt que les victimes.

Une fois encore, les parlementaires trahissent les attentes légitimes des Français. 97%, selon notre Garde des mômes, attendaient une réforme de la justice des mineurs. Voilà ce qu’ont voté pour eux « les socialistes, la droite républicaine et l’ensemble des groupes de la majorité » LREM.

Autre combat de notre Don Quichotte des prétoires, la lutte contre la « Haine » et les « haineux ». Vaste programme. Car oui, selon le Ministre de la justice, c’est la haine qui a décapité Samuel Paty dans les rues de Conflans-Sainte-Honorine. La haine de qui ? Par qui ? Dans quel but ? Mystère et boule de gomme. Mais la haine, c’est mal. Et il faut la combattre. Pour cela, Eric Dupont-Moretti propose des comparutions immédiates pour les personnes accusés d’incitation à la haine, notamment en ligne. Pas un mot sur l’islamisme. Parlez de séparatisme, s’il vous plait. Comme si c’était les séparatistes basques, corses ou bretons qui « exigent des horaires différenciés » dans les piscines ou qui interdisent l’auscultation d’une femme par un homme gynécologue pour reprendre les exemples du Garde des sceaux.

Ce qui est terrible, c’est cette négation d’un réel qui s’aggrave quotidiennement. Comme nous le rappelions à travers notre campagne d’affichage du mois dernier, on assassine en France des gens innocents parce qu’ils sont flics, parce qu’ils sont professeurs, parce qu’ils sont catholiques … Parce qu’ils sont Français tout simplement ! Des mineurs, comme des majeurs, jouissent d’un sentiment d’impunité complète et se livrent à des exactions inconnues sur notre sol depuis les grandes invasions. Comprenne qui pourra.

Un référendum sur le climat, et pourquoi pas sur les huîtres ou la rotation du globe ?

Le référendum a-t-il encore une place à sa mesure dans notre démocratie ? Empêtré dans ses promesses vis-à-vis de la Convention citoyenne sur le climat dont il n’arrive pas à se défaire, Emmanuel Macron a trouvé la parade : annoncer un référendum pour inscrire dans la Constitution la défense du climat ! Ni plus ni moins…

Il y a dans cette décision une triple désinvolture humaine, démocratique et juridique.

Quel orgueil et quel ridicule tout d’abord de prétendre que l’homme à lui seul peut commander et dicter à la nature !

Sous prétexte de prise de conscience écologique, nos brillants esprits modernes ne peuvent sortir de l’anthropocentrisme qui les persuade d’être « maître et possesseur de la nature ». Croire que le réchauffement climatique n’est dû qu’à l’activité humaine est tout aussi grave et faux que de penser notre environnement comme une ressource illimitée à consommer de manière exponentielle.

L’esprit d’écologie est avant tout un esprit d’économie, c’est-à-dire la science du foyer, et partant de la gestion de ses ressources. Il est certain que le modèle économique de la croissance sans limite et désordonnée est une aberration, reflet d’une démesure égoïste et cupide.

Bref, s’imaginer qu’un référendum et une inscription dans la Constitution a le pouvoir de modifier un phénomène naturel sur lequel nous n’avons peu ou pas prise est au mieux une ambition prométhéenne peu sérieuse, au pire une diversion à peu de frais.

Et là, le visage politique d’Emmanuel Macron apparaît. Son utilisation des institutions pour occuper le champ médiatique en tentant de créer un populisme vert a les limites de son cynisme.

La Vème République avait, dès son commencement, sali le seul outil de démocratie directe qui avait survécu au parlementarisme en l’utilisant sur l’autodétermination de l’Algérie dans des conditions discutables de guerre ouverte et de contingent envoyé au front. Faussé par les événements en cours et la volonté métropolitaine de voir les appelés revenir au foyer, ce référendum avait été utilisé pour laver De Gaulle de sa responsabilité politique.

Un peu plus de 40 ans plus tard, le dernier référendum en date, celui sur le projet de Constitution européenne, a tout simplement été foulé aux pieds par le pouvoir en place. Nicolas Sarkozy a enterré publiquement la volonté du peuple français à Lisbonne avec la complicité d’un parlement-carpette.

Aujourd’hui Macron achève dans un mépris sublime de détruire l’essence même de la démocratie, la consultation directe du peuple, en la ridiculisant. Faisant mine de récupérer les revendications issues de la révolte spontanée des Gilets Jaunes, il aura en deux étapes utilisé et détourné le tirage au sort, puis le référendum.

Cette entreprise de sape est couronnée par une inscription symbolique dans la Constitution qui équivaut à jeter aux orties un référent juridique majeur pour un coup de com’ voué à s’évanouir dans les pages des journaux.

Macron, par son cynisme politique, scie la dernière branche sur laquelle il est assis. Indubitablement, et peut-être avant 2022, cette initiative apparaîtra pour ce qu’elle est : un énième détournement de la démocratie au profit d’une opération électorale sans autre considération de la France ou même de l’écologie.

Au contraire, il est temps de rendre à la politique ses lettres de noblesse et au peuple son droit souverain de se prononcer sur son avenir. A ce titre, les deux grands sujets sur lesquels le peuple doit être consulté directement est l’immigration, comme le recommande Eric Zemmour, mais aussi la dette publique.

La démographie et la liberté économique de la France sont les deux grands sujets de notre pays car ils commandent à son existence même : c’est donc sur eux qu’il faut être interrogé comme sur une question de vie ou de mort.

COVID-19 : Les fautes graves et les mensonges de Jérôme Salomon dévoilés

Octobre 2018. Un rapport tombe sur le bureau du directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Les stocks d’État de masques chirurgicaux sont incomplets et doivent être renouvelés. 700 millions à l’époque, bientôt désuets, contre une recommandation formelle d’experts évaluée à 1 milliards de masques en cas de pandémie. L’échange de mails entre Jérôme Salomon et le directeur de Santé Publique au moment des faits ne laisse aucune ambiguïté : L’État commandera dix fois moins de masques que ce que le rapport préconise et somme les experts de modifier ce dernier pour avaliser cette décision.

Un an et demi après, la crise du COVID-19 éclate …

Rendue publique par la commission d’enquête du Sénat sur la gestion de la crise sanitaire, l’affaire alerte le rapporteur Bernard Jomier : « En octobre 2018, ont été recommandés seulement 100 millions de masques, ce qui fait que quand la crise est arrivée, nous n’avions pas assez de masques pour protéger les soignants dans de bonnes conditions, et ils en ont payé un lourd tribut. »  Pour autant, les sénateurs demandent-ils la démission du directeur général de la Santé ? « Ce n’est pas notre rôle, nous sommes des politiques, pas des juges. » estime Alain Milon, président de la commission d’enquête. De fait, le Sénat ne prendra même pas la peine de transmettre l’affaire à la justice.

Pourtant, lors de son audition en septembre 2020 devant le Sénat, le directeur général de la santé s’est appuyé sur le rapport contrefait à sa demande deux ans auparavant « pour justifier l’inutilité de constituer un tel stock et la pertinence de n’avoir commandé que si peu de masques en octobre 2018 ». Réponse d’Alain Milon :  « Il s’agit d’une omission, pas d’un faux témoignage ». Quelle mansuétude !

Pour l’heure, Jérôme Salomon reste donc à son poste et continue de sermonner les Français qui ne respectent pas les règles sanitaires. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Amen.

Amour, Sénat et Empire du Milieu : une histoire in-Folliot

Qu’il est beau de voir que les contes de fées existent. Philippe Folliot, sénateur centriste du Tarn, semble avoir trouvé le vrai grand amour auprès de sa nouvelle compagne Liu Jing, ressortissante chinoise. Un amour que rien ne saurait contrarier, pas même la justice de l’Empire Céleste qui a généreusement effacé l’ardoise de Madame Liu, condamnée il y a plus de 10 ans pour une affaire de fraude et expatriée depuis dans notre beau pays.

Au pays de l’amour courtois, Madame a repris ses affaires. D’abord mariée à un Français originaire de Gaillac dans le Tarn, elle a conduit celui-ci -ainsi que le maire UDI de la ville, Patrice Gausserand- devant les tribunaux français en juillet dernier pour corruption passive, prise illégale d’intérêts et complicité. M. Gausserand a d’ailleurs provisoirement perdu ses mandats d’élu (ville – département – intercommunalité) dans l’affaire.

Une mauvaise passe vite oubliée, puisque désormais Liu Jing file le parfait amour avec le sénateur du même département. Sa nouvelle idylle commence même on ne peut mieux puisque maintenant que madame a été blanchie par la justice de son pays, nos deux tourtereaux s’apprête à réveillonner en Chine dans le cadre d’un voyage d’affaire d’un mois, tous frais payés par un cabinet d’avocats de Shanghai réputé proche du Parti unique.

Pourtant déjà les mauvaises langues jasent. Philippe Folliot, membre de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, président du groupe d’études et de contact entre la France et la Corée du Nord, vice-président au sein de l’assemblée parlementaire de l’OTAN semble avoir pris, depuis un peu plus d’un an, le contrepied des convictions qu’il défendait depuis une quinzaine d’années.

Ancien député alors vice-président du groupe d’études sur le problème du Tibet, il s’est illustré en 2004 en portant un baillon blanc lors du discours du président Hu Jintao devant l’assemblée parlementaire française. En 2013 encore, il recevait en grandes pompes un envoyé spécial du Dalaï Lama … Dirigeant qu’il ne reconnaît plus depuis puisqu’en octobre 2019, il s’est démené pour faire annuler la réception au Palais Bourbon du « Premier ministre du gouvernement Tibétain en exil » !

Le Canard Enchaîné qui a révélé l’affaire (2/12/20) a même publié une lettre dithyrambique de notre nouveau sinophile adressée au Ministre des Affaires étrangères de la République Populaire de Chine. Ceci afin de le remercier du soutien de « la justice, de votre ministère et vos collègues pour cette issue favorable » au procès qui inquiétait toujours sa compagne.

L’amour rend aveugle diront certains. Pourtant, on peut trouver une cohérence idéologique dans toutes ces chinoiseries. Un sénateur centriste qui sympathise avec l’Empire du Milieu, cela se tient.

Trahison de l’État : pourquoi l’usine de Gardanne va passer sous pavillon étranger

Écrans, batteries, … Bon nombre d’objets de notre quotidien possèdent de l’alumine de spécialité. Cela explique pourquoi la bauxite, qui sert à fabriquer alumine et aluminium, est aujourd’hui considérée par l’Union Européenne comme stratégique.

Pourtant, l’État semble prêt une fois encore à sacrifier cette filière sur notre territoire national. L’usine de Gardanne, qui depuis 125 ans transforme la bauxite en alumine, est sur le point d’être reprise par un groupement guinéen (UMS) avec comme projet d’arrêter la transformation de la bauxite sur place pour importer de l’alumine brute et la raffiner à Gardanne. Coût de la manœuvre : 40 millions d’euros d’investissement et 98 emplois menacés sur 484.

Une autre offre s’était pourtant manifesté. Xavier Perrier, ancien administrateur du site, et Alain de Krassny, patron du groupe fosséen Kem One, se sont entendus autour d’un projet de reprise de l’usine avec l’intention de garder l’intégralité de cette filière stratégique, bien que décriée par les écologistes puisque génératrice des fameuses « boues rouges ». Bémol, pour financer l’opération, les deux Français auraient eu besoin du secours de l’État pour un prêt garanti d’un montant de 50 millions. Requête restée sans réponse d’où le retrait de leur offre mardi 8 décembre 2020.

Le 7 janvier prochain donc, le tribunal de commerce de Marseille devrait valider l’offre d’UMS, à défaut de concurrent. Bilan : une usine française passe sous pavillon africain, une filière d’avenir disparaît de notre territoire, un savoir-faire se perd et 96 salariés vont perdre leur emploi.

Alors pourquoi cette trahison de l’État ? La raison invoquée semble être « écologique ». Fi des efforts consentis par l’usine Alteo de Gardanne pour dépolluer ses boues rouges et limiter, autant que faire se peut, leur déversement en Méditerranée. Rien n’est assez absolu pour les écologistes altermondialistes qui tweetent depuis des smartphones de dernière génération, mais qui refusent que les métaux lourds composants ce dernier soient transformés à moins de quelques milliers de km de leurs lieux de vacances ou de villégiatures. Très présents médiatiquement, la pression qu’ils exercent trouve écho auprès de l’idéologie dominante qui anime aussi les membres du Gouvernement. Qu’importe le sacrifice d’une filière et des emplois qui vont avec puisque « c’est pour la planète » ? Qu’importe que la bauxite transformée continuera de déverser – sans contrôle cette fois – des boues rouges dans les océans puisqu’on a les mains propres localement ?

Altermondialistes et libéraux sont les deux faces d’une même pièce. Pile, attaquer les derniers fleurons industriels français en les accusant de crime de lèse-écologie. Face, délocaliser la filière, après l’avoir soigneusement bradée et segmentée en se débarrassant au passage des encombrants ouvriers français qui travaillaient là depuis des dizaines d’années. Voilà l’écologie telle que le conçoit l’idéologie dominante : produire et polluer à bas coûts dans des pays du Tiers-Monde et laisser venir les populations de ces pays en Europe pour grossir les rangs des chômeurs français.

Merci Macron !

Les corbeaux du djihad s’en prennent aux prêtres de Vaucluse

En Vaucluse, dans notre diocèse, sept curés ont été menacés cette semaine par courrier au nom d’Allah. Tous originaires d’Afrique, ils sont désormais placés sous protection policière et militaire ainsi que leurs offices tandis que l’enquête se poursuit afin de déterminer qui sont la ou les personnes derrière ces agissements.

Pourquoi les corbeaux du djihad visent-ils en premier des prélats africains ?  On ne peut que formuler des hypothèses. Mais rappelons-nous tout de même que certains maghrébins, ainsi que des noirs, qui ne pratiquent pas le Ramadan sont régulièrement les victimes de menaces, voire d’agressions, de la part de musulmans radicaux qui voient en eux des « frères » reniant la foi de leur « peuple », des apostats de la parole du Prophète.

Finalement n’est-ce pas là la confirmation de ce que nous affirmons depuis des décennies ? L’Islam n’est pas qu’une croyance ou une pratique religieuse, c’est aussi une Loi, un système politique qui prétend administrer des pays et des peuples. Les prêtres africains sont les premiers visés, car ils sont la jonction entre l’Afrique et l’Europe, le symbole de la foi en Jésus-Christ, menacée de plus en plus outre-Méditerranée et en déclin depuis 50 ans au sein même de notre continent.

Cruel retour au réel. L’angélisme papal qui voudrait nier le droit naturel des nations et la réalité charnelle des peuples se confronte au pragmatisme froid des fous d’Allah qui ont déjà leur agenda politique et leur calendrier de conversions. Et tandis que les uns se rêvent en ONG, les autres avancent masqués, prêchent en semi-clandestinité et étendent leur emprise sur telle famille, tel quartier, telle ville, … Bref, tout un écosystème de l’islamisme qui se met en place à quelques centaines de mètres de chez nous.

Face à cette menace grandissante, qui vise aujourd’hui nos prélats vauclusiens, nous tenons à réaffirmer notre soutien à ces prêtres ainsi qu’à toutes les personnes qui vivent sous la menace d’une Fatwa en France.

Que l’État prenne ses responsabilités et traite le problème à la racine, celle du grand remplacement de nos populations européennes. Car si l’on se doit de garder la foi et l’espérance de la conversion des cœurs individuellement, notre devoir politique, c’est de nous confronter au réel. Or comme le disait Auguste Comte : « la démographie, c’est le destin ».

Guerre d’Algérie : Le poids de l’héritage et la grandeur de l’héritier

Ce 5 décembre est consacré au souvenir des morts, des blessés et des vétérans de la guerre d’Algérie. Il est juste et bon que le pays se souvienne des hommes qui ont donné de leur jeunesse et parfois jusqu’à leur vie pour une terre qui s’appelait la France.

Il est triste en revanche de voir le peu de cas que la Vème république, née du sang de ces soldats, a fait et continue de faire de leur sacrifice.

Il est impossible de comprendre la France d’aujourd’hui sans saisir les trahisons, le mépris et l’ignorance qui ont commandé à l’abandon de ces départements, et au-delà, à celui de millions de vies, d’histoires et d’amours entrelacées dans les plis des montagnes des Aurès, de la plaine d’Oran ou dans les rides des ruelles d’Alger la blanche.

Oh, je ne veux pas faire ici de la nostalgie inutile en réveillant des souvenirs douloureux pour beaucoup, et même traumatisants pour certains.

Mon intention est plus simple et plus logique. Je dis simplement à ceux qui ont vécu : racontez à vos proches, à vos familles, cette histoire, même terrible, mais aussi heureuse.

Je dis à ceux qui ne savent pas : ayez la curiosité de vous rapprocher des livres et des personnes qui ont encore la chance de témoigner.

A tous, je demande : transmettez et apprenez votre histoire, l’histoire de vos parents, de vos aïeux, l’Histoire de France, celle qui ne distingue pas les métropolitains des autres. N’oubliez pas dans ce récit, le calvaire des Harkis, trahis et persécutés.

Je vous demande cela comme une prière parce que si vous ne le faites pas, cette Vème république honteuse ne se privera pas d’enterrer, avec les dernières mémoires, toute trace de sa trahison originelle.

En voulez-vous la preuve ? Regardez avec quelle constance cette part de notre histoire est tronquée, salie, cachée, revue et corrigée.

Souvenez-vous des mots ignobles du candidat Macron assimilant l’action de la France à un crime contre l’humanité.

Rappelez-vous la nomination du militant trotskyste donc anti-français Benjamin Stora à la tête de la commission des mémoires sur la guerre d’Algérie.

Voyez les tristes images du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin fleurir le monument du FLN à Alger, lui-même pourtant petit-fils de tirailleur algérien engagé dans les Forces françaises de l’Intérieur.

Commémorez donc en ce 5 décembre l’histoire, toutes les histoires, sans laisser la propagande du prêt-à-penser piocher ce qui l’intéresse et déformer le reste.

Nous ne voulons ni verser dans l’angélisme ni tomber dans la culpabilisation. Nous aimons tout simplement la vérité, l’honneur qui lui est attaché, et notre pays. Nous savons qu’il faut transmettre ce que nous avons reçu. C’est là le poids de l’héritage et la grandeur de l’héritier.

Vive la France !

Ubu première étoile

Le gouvernement s’entête à vouloir empiler directives absurdes sur décrets contradictoires. Dernier en date, la volonté d’ouvrir les stations de ski cet hiver sans activer les remontées mécaniques… Il fallait y penser ! Honnêtement, cela confine à la perversité, un peu comme cette autorisation hallucinante de monter une Grand Roue à Lille, mais sans accepter que du public y monte. Merci à notre Haute Administration. Quel brio !

Surtout, enferré dans son autoritarisme bureaucratique, le gouvernement ne cesse d’aller plus loin dans la méchanceté gratuite des contraintes imposées aux Français un brin moqueur. Au lieu d’amender une décision à l’emporte-pièce, Jean Castex s’est montré carrément menaçant le 2 décembre face à Jean-Jacques Bourdin en annonçant des “contrôles aléatoires aux frontières”, et une quarantaine de sept jours pour les Français allant skier à l’étranger. Là, on nage dans le sadisme.

Ces gros yeux de l’Etat pourraient nous faire sourire s’ils ne révélaient des contradictions terribles. Voilà le gouvernement capable de rétablir des contrôles aux frontières contre les Français alors même que le pays est ouvert aux quatre vents au point que tous les terroristes du monde peuvent venir jusque dans nos églises et nos écoles nous assassiner ! Voilà le gouvernement prêt à réaliser des tests et à établir des quarantaines à la frontière alors même que la France est l’un des rares pays d’Europe où tous les voyageurs atterrissent sans subir la moindre analyse tant qu’ils justifient sur l’honneur de ne pas être malades !

Non, décidément, il suffit ! La presse allemande a eu raison de qualifier la France d’Absurdistan. Non seulement, les technocrates nous méprisent et nous ridiculisent, mais en plus ils privent les Français de leurs libertés essentielles sans avoir réussi à maîtriser quelque situation que ce soit au cours de cette pandémie. Nous payons tous les inconvénients de leur incompétence. Nous vivons dans un goulag à ciel ouvert sans la médecine de pointe soviétique. Ce communisme de papier est insupportable.

Il est temps de faire le ménage, et de se débarrasser de ces technocrates qui pensent que gouverner revient à édicter des oukases contre le bon sens. Qu’ils redescendent sur terre et vite !

Lettre ouverte à Véronique Fayet sur le revenu universel

Orange, le 1er décembre 2020

Madame la Présidente nationale du Secours catholique,

Votre dernière circulaire plaidant pour la création du fameux revenu minimum universel ne peut pas me laisser sans voix, car il y a là un détournement objectif de la charité, de son exercice et de sa finalité.

Remplacer la charité privée, sur laquelle vous vous appuyez et que le catholicisme a toujours promu, par la « charité » publique est dangereux, car cette dernière annihile l’esprit du don et favorise l’égoïsme de chacun au nom de tous. En un mot, là où la puissance de l’Etat intervient, elle déresponsabilise la personne. Pire, à terme, l’Etat la prive de sa liberté d’agir et de sa dignité, mais il est généralement trop tard lorsqu’elle en prend conscience.

De Davos à Benoît Hamon, de l’école marxiste aux libéraux pur jus, tous en viennent à cette solution, synonyme dans l’esprit des rêveurs qui nous gouvernent d’abolition du travail et d’avènement de la socialisation des richesses. En bref, on prétend à l’ère du machinisme technologique avoir réalisé la vieille utopie communiste grâce aux trusts.

Vous nous dressez tout d’abord un constat : le revenu médian des personnes ayant recours à la générosité du Secours catholique est de 537 euros. Vous mesurez donc que la pauvreté continue sa terrible progression dans notre pays. Et vous en appelez à l’Etat, aux élus, et à la protection sociale. – Je reviendrai d’ailleurs, dans un autre document, sur votre rapport sur l’état de la pauvreté en France 2020, lumineux et instructif en bien des points, reflet d’un véritable travail de terrain que les organismes gouvernementaux dévoilent peu ou pas. –

Si vous avez raison de rappeler à l’Etat ses devoirs et de solliciter la générosité des Français les uns envers les autres, vous faites fausse route en pensant que le dosage de protection sociale changera la donne.

D’une part, vous le remarquez vous-même, cette organisation de la charité publique est lacunaire, « mêle manque d’écoute et humiliation », et ne résout aucunement le problème de la misère sociale. Tout au plus est-elle un palliatif justifiant l’impôt. Surtout elle est, en réalité, une démission de l’Etat, incapable d’entamer une politique efficace de lutte contre le chômage.

D’autre part, en emboîtant le pas au discours dominant de la bonne conscience condescendante, vous faites la promotion d’une politique qui a ruiné la France ces 50 dernières années, et donc qui a créé de la pauvreté. Vous validez un système dans lequel on enrichit les plus riches et on ruine tous les autres. Ce qui est scandaleux, c’est de constater qu’une famille, dans laquelle les deux parents travaillent, n’arrive pas à vivre décemment de son labeur, et est jetée tôt ou tard vers une misère sociale évidente au moindre accident survenu.

Le premier devoir de l’Etat est de permettre à chaque Français d’avoir un droit à l’emploi. Seul le travail accorde les moyens matériels, la dignité suffisante et l’épanouissement pour accomplir la véritable libération sociale que peut attendre celui qui est dans la nécessité. Le premier devoir de l’Etat est de réunir les conditions d’un chômage minimal et d’un salaire décent pour l’ensemble des Français.

Ce qui doit nous « faire rougir, de honte, puis de rage », pour reprendre vos mots, c’est le constat d’un Etat qui achète la paix sociale avec des allocations miséreuses, grevant la dette publique et les générations futures sans vergogne, et ravalant le travail en-deçà de sa valeur intrinsèque. Pire, c’est une entorse grave à la justice qui veut qu’il soit rendu à chacun selon son dû : autant il ne faut pas voler au pauvre son pain, autant il ne faut pas abaisser la sueur du travailleur à une base universelle indexée au bon vouloir de la dette publique.

Plutôt que de promouvoir une alternative hors de cette spirale mortifère qui mène l’humanité à l’esclavage et à la barbarie sans vraiment la sortir de la misère, vous extrayez de votre chapeau la vieille idée du moment : le revenu universel.

De Davos à Benoît Hamon, de l’école marxiste aux libéraux pur jus, tous en viennent à cette solution, synonyme dans l’esprit des rêveurs qui nous gouvernent d’abolition du travail et d’avènement de la socialisation des richesses. En bref, on prétend à l’ère du machinisme technologique avoir réalisé la vieille utopie communiste grâce aux trusts.

Or, je crois qu’il y a derrière tout ça non une revendication sociale pour combattre la misère réellement, mais plutôt un enchaînement moral et matériel de l’homme à l’Etat maternant. C’est un peu l’histoire du conte chinois : plutôt que d’apprendre à pêcher, on s’arrange pour fournir le poisson au demandeur qui demeure dans sa dépendance.

Le revenu universel est avant tout une question de philosophie de l’homme. Veut-on lutter contre la misère, obstacle objectif à l’exercice de sa liberté, ou souhaite-t-on simplement apaiser sa souffrance matérielle en échange de sa docilité de consommateur-électeur ?

Sur un plan pratique, la mise en place de revenus universels de base a tout le temps provoqué un système d’alignement des prix et une inflation qui n’ont fait que déplacer le problème de la misère. Si nous voulons prendre un exemple concret en France, prenons celui des aides pour le logement qui ont permis à tous les marchands de sommeil d’aligner les tarifs de leurs studettes insalubres sur le montant des allocations de la CAF.

La seule issue rapide qui devrait concentrer les efforts de l’Etat et d’un gouvernement de Bien commun, car il est bon de répéter les évidences, est de permettre à chacun d’obtenir un travail et d’avoir un salaire décent. Seul le travail ennoblit l’homme et lui permet d’accéder au minimum d’autonomie nécessaire pour bâtir un foyer et entreprendre une vie libre de la misère.

Enfin, il est certain qu’une telle politique ne peut s’accomplir que dans le cercle vertueux d’une économie à taille humaine et d’une protection nationale. Tout le monde constate les affres de l’anarchie de la mondialisation marchande quand le travailleur français est poussé dans vos bras parce que son usine a préféré s’installer en Turquie ou au Vietnam. Cela nécessite une nouvelle fois une réflexion profonde sur la charité, sur le commandement d’aider son prochain et donc aussi d’accomplir un choix et une priorité dans une aide qui se doit d’être ordonnée au risque de l’injustice.

Veuillez accepter, Madame la Présidente, mes salutations respectueuses.

Jacques Bompard

L’acharnement judiciaire de Fabienne Haloui fait pschitt !

Motivée par la campagne municipale 2020 à l’horizon, Fabienne Haloui a tenté d’instrumentaliser la justice contre Jacques Bompard et moi-même. Heureusement, l’état de droit s’est mis en travers de cette manipulation.

Pour recueillir des voix avec condescendance, les communistes communautaristes d’aujourd’hui n’hésitent pas à draguer à coup de pétitions pour réclamer des plats de substitution dans les cantines scolaires. J’avais écrit un article sur le sujet dans le journal municipal en 2018, et surtout pour rappeler la position municipale sur le sujet, fondée sur l’égalité de traitement et la laïcité.

Fabienne Haloui n’a pas hésité à contraindre un juge d’instruction à mobiliser pour rien des policiers, puis des magistrats, dont tout le monde connaît l’urgence et la surcharge du dur travail qu’ils ont à mener.

Marcelle Arsac

Fabienne Haloui, se sentant visée, a voulu porter l’affaire devant les tribunaux pour diffamation… Après une première plainte classée sans suite, l’opposante municipale a saisi directement le doyen des juges d’instruction du tribunal de Carpentras pour être certaine de voir sa plainte aboutir. La procédure a donc suivi son cours, et le 19 novembre, celle-ci a été jugée nulle par la présidente et ses assesseurs.

Voilà la conclusion de l’utilisation éhontée par Fabienne Haloui des moyens judiciaires publics à des fins purement politiciennes. Pour grappiller quelques voix, pour porter l’opprobre et en faire perdre quelques-unes à Jacques Bompard, Fabienne Haloui n’a pas hésité à contraindre un juge d’instruction à mobiliser pour rien des policiers, puis des magistrats, dont tout le monde connaît l’urgence et la surcharge du dur travail qu’ils ont à mener.

Fabienne Haloui s’excusera-t-elle de cette tentative de détournement des institutions judiciaires pour son propre compte, ou mettra-t-elle avec désinvolture cette aventure dans la case polémiques et agit-prop comme son ton vis-à-vis des magistrats l’a laissé entendre ?

Peu nous chaut, Jacques Bompard et moi-même sommes contents de nous voir rétablis dans notre bon droit et notre honneur. J’ajouterai même que je goûte particulièrement la fierté de représenter la gauche républicaine et patriote aux côtés d’un maire qui défend le bien commun des Orangeois plutôt qu’une idéologie qui justifie les pires compromissions avec l’islam radical.

Marcelle Arsac, adjointe-au-maire d’Orange