Les corbeaux du djihad s’en prennent aux prêtres de Vaucluse

En Vaucluse, dans notre diocèse, sept curés ont été menacés cette semaine par courrier au nom d’Allah. Tous originaires d’Afrique, ils sont désormais placés sous protection policière et militaire ainsi que leurs offices tandis que l’enquête se poursuit afin de déterminer qui sont la ou les personnes derrière ces agissements.

Pourquoi les corbeaux du djihad visent-ils en premier des prélats africains ?  On ne peut que formuler des hypothèses. Mais rappelons-nous tout de même que certains maghrébins, ainsi que des noirs, qui ne pratiquent pas le Ramadan sont régulièrement les victimes de menaces, voire d’agressions, de la part de musulmans radicaux qui voient en eux des « frères » reniant la foi de leur « peuple », des apostats de la parole du Prophète.

Finalement n’est-ce pas là la confirmation de ce que nous affirmons depuis des décennies ? L’Islam n’est pas qu’une croyance ou une pratique religieuse, c’est aussi une Loi, un système politique qui prétend administrer des pays et des peuples. Les prêtres africains sont les premiers visés, car ils sont la jonction entre l’Afrique et l’Europe, le symbole de la foi en Jésus-Christ, menacée de plus en plus outre-Méditerranée et en déclin depuis 50 ans au sein même de notre continent.

Cruel retour au réel. L’angélisme papal qui voudrait nier le droit naturel des nations et la réalité charnelle des peuples se confronte au pragmatisme froid des fous d’Allah qui ont déjà leur agenda politique et leur calendrier de conversions. Et tandis que les uns se rêvent en ONG, les autres avancent masqués, prêchent en semi-clandestinité et étendent leur emprise sur telle famille, tel quartier, telle ville, … Bref, tout un écosystème de l’islamisme qui se met en place à quelques centaines de mètres de chez nous.

Face à cette menace grandissante, qui vise aujourd’hui nos prélats vauclusiens, nous tenons à réaffirmer notre soutien à ces prêtres ainsi qu’à toutes les personnes qui vivent sous la menace d’une Fatwa en France.

Que l’État prenne ses responsabilités et traite le problème à la racine, celle du grand remplacement de nos populations européennes. Car si l’on se doit de garder la foi et l’espérance de la conversion des cœurs individuellement, notre devoir politique, c’est de nous confronter au réel. Or comme le disait Auguste Comte : « la démographie, c’est le destin ».

Guerre d’Algérie : Le poids de l’héritage et la grandeur de l’héritier

Ce 5 décembre est consacré au souvenir des morts, des blessés et des vétérans de la guerre d’Algérie. Il est juste et bon que le pays se souvienne des hommes qui ont donné de leur jeunesse et parfois jusqu’à leur vie pour une terre qui s’appelait la France.

Il est triste en revanche de voir le peu de cas que la Vème république, née du sang de ces soldats, a fait et continue de faire de leur sacrifice.

Il est impossible de comprendre la France d’aujourd’hui sans saisir les trahisons, le mépris et l’ignorance qui ont commandé à l’abandon de ces départements, et au-delà, à celui de millions de vies, d’histoires et d’amours entrelacées dans les plis des montagnes des Aurès, de la plaine d’Oran ou dans les rides des ruelles d’Alger la blanche.

Oh, je ne veux pas faire ici de la nostalgie inutile en réveillant des souvenirs douloureux pour beaucoup, et même traumatisants pour certains.

Mon intention est plus simple et plus logique. Je dis simplement à ceux qui ont vécu : racontez à vos proches, à vos familles, cette histoire, même terrible, mais aussi heureuse.

Je dis à ceux qui ne savent pas : ayez la curiosité de vous rapprocher des livres et des personnes qui ont encore la chance de témoigner.

A tous, je demande : transmettez et apprenez votre histoire, l’histoire de vos parents, de vos aïeux, l’Histoire de France, celle qui ne distingue pas les métropolitains des autres. N’oubliez pas dans ce récit, le calvaire des Harkis, trahis et persécutés.

Je vous demande cela comme une prière parce que si vous ne le faites pas, cette Vème république honteuse ne se privera pas d’enterrer, avec les dernières mémoires, toute trace de sa trahison originelle.

En voulez-vous la preuve ? Regardez avec quelle constance cette part de notre histoire est tronquée, salie, cachée, revue et corrigée.

Souvenez-vous des mots ignobles du candidat Macron assimilant l’action de la France à un crime contre l’humanité.

Rappelez-vous la nomination du militant trotskyste donc anti-français Benjamin Stora à la tête de la commission des mémoires sur la guerre d’Algérie.

Voyez les tristes images du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin fleurir le monument du FLN à Alger, lui-même pourtant petit-fils de tirailleur algérien engagé dans les Forces françaises de l’Intérieur.

Commémorez donc en ce 5 décembre l’histoire, toutes les histoires, sans laisser la propagande du prêt-à-penser piocher ce qui l’intéresse et déformer le reste.

Nous ne voulons ni verser dans l’angélisme ni tomber dans la culpabilisation. Nous aimons tout simplement la vérité, l’honneur qui lui est attaché, et notre pays. Nous savons qu’il faut transmettre ce que nous avons reçu. C’est là le poids de l’héritage et la grandeur de l’héritier.

Vive la France !

Ubu première étoile

Le gouvernement s’entête à vouloir empiler directives absurdes sur décrets contradictoires. Dernier en date, la volonté d’ouvrir les stations de ski cet hiver sans activer les remontées mécaniques… Il fallait y penser ! Honnêtement, cela confine à la perversité, un peu comme cette autorisation hallucinante de monter une Grand Roue à Lille, mais sans accepter que du public y monte. Merci à notre Haute Administration. Quel brio !

Surtout, enferré dans son autoritarisme bureaucratique, le gouvernement ne cesse d’aller plus loin dans la méchanceté gratuite des contraintes imposées aux Français un brin moqueur. Au lieu d’amender une décision à l’emporte-pièce, Jean Castex s’est montré carrément menaçant le 2 décembre face à Jean-Jacques Bourdin en annonçant des “contrôles aléatoires aux frontières”, et une quarantaine de sept jours pour les Français allant skier à l’étranger. Là, on nage dans le sadisme.

Ces gros yeux de l’Etat pourraient nous faire sourire s’ils ne révélaient des contradictions terribles. Voilà le gouvernement capable de rétablir des contrôles aux frontières contre les Français alors même que le pays est ouvert aux quatre vents au point que tous les terroristes du monde peuvent venir jusque dans nos églises et nos écoles nous assassiner ! Voilà le gouvernement prêt à réaliser des tests et à établir des quarantaines à la frontière alors même que la France est l’un des rares pays d’Europe où tous les voyageurs atterrissent sans subir la moindre analyse tant qu’ils justifient sur l’honneur de ne pas être malades !

Non, décidément, il suffit ! La presse allemande a eu raison de qualifier la France d’Absurdistan. Non seulement, les technocrates nous méprisent et nous ridiculisent, mais en plus ils privent les Français de leurs libertés essentielles sans avoir réussi à maîtriser quelque situation que ce soit au cours de cette pandémie. Nous payons tous les inconvénients de leur incompétence. Nous vivons dans un goulag à ciel ouvert sans la médecine de pointe soviétique. Ce communisme de papier est insupportable.

Il est temps de faire le ménage, et de se débarrasser de ces technocrates qui pensent que gouverner revient à édicter des oukases contre le bon sens. Qu’ils redescendent sur terre et vite !

Lettre ouverte à Véronique Fayet sur le revenu universel

Orange, le 1er décembre 2020

Madame la Présidente nationale du Secours catholique,

Votre dernière circulaire plaidant pour la création du fameux revenu minimum universel ne peut pas me laisser sans voix, car il y a là un détournement objectif de la charité, de son exercice et de sa finalité.

Remplacer la charité privée, sur laquelle vous vous appuyez et que le catholicisme a toujours promu, par la « charité » publique est dangereux, car cette dernière annihile l’esprit du don et favorise l’égoïsme de chacun au nom de tous. En un mot, là où la puissance de l’Etat intervient, elle déresponsabilise la personne. Pire, à terme, l’Etat la prive de sa liberté d’agir et de sa dignité, mais il est généralement trop tard lorsqu’elle en prend conscience.

De Davos à Benoît Hamon, de l’école marxiste aux libéraux pur jus, tous en viennent à cette solution, synonyme dans l’esprit des rêveurs qui nous gouvernent d’abolition du travail et d’avènement de la socialisation des richesses. En bref, on prétend à l’ère du machinisme technologique avoir réalisé la vieille utopie communiste grâce aux trusts.

Vous nous dressez tout d’abord un constat : le revenu médian des personnes ayant recours à la générosité du Secours catholique est de 537 euros. Vous mesurez donc que la pauvreté continue sa terrible progression dans notre pays. Et vous en appelez à l’Etat, aux élus, et à la protection sociale. – Je reviendrai d’ailleurs, dans un autre document, sur votre rapport sur l’état de la pauvreté en France 2020, lumineux et instructif en bien des points, reflet d’un véritable travail de terrain que les organismes gouvernementaux dévoilent peu ou pas. –

Si vous avez raison de rappeler à l’Etat ses devoirs et de solliciter la générosité des Français les uns envers les autres, vous faites fausse route en pensant que le dosage de protection sociale changera la donne.

D’une part, vous le remarquez vous-même, cette organisation de la charité publique est lacunaire, « mêle manque d’écoute et humiliation », et ne résout aucunement le problème de la misère sociale. Tout au plus est-elle un palliatif justifiant l’impôt. Surtout elle est, en réalité, une démission de l’Etat, incapable d’entamer une politique efficace de lutte contre le chômage.

D’autre part, en emboîtant le pas au discours dominant de la bonne conscience condescendante, vous faites la promotion d’une politique qui a ruiné la France ces 50 dernières années, et donc qui a créé de la pauvreté. Vous validez un système dans lequel on enrichit les plus riches et on ruine tous les autres. Ce qui est scandaleux, c’est de constater qu’une famille, dans laquelle les deux parents travaillent, n’arrive pas à vivre décemment de son labeur, et est jetée tôt ou tard vers une misère sociale évidente au moindre accident survenu.

Le premier devoir de l’Etat est de permettre à chaque Français d’avoir un droit à l’emploi. Seul le travail accorde les moyens matériels, la dignité suffisante et l’épanouissement pour accomplir la véritable libération sociale que peut attendre celui qui est dans la nécessité. Le premier devoir de l’Etat est de réunir les conditions d’un chômage minimal et d’un salaire décent pour l’ensemble des Français.

Ce qui doit nous « faire rougir, de honte, puis de rage », pour reprendre vos mots, c’est le constat d’un Etat qui achète la paix sociale avec des allocations miséreuses, grevant la dette publique et les générations futures sans vergogne, et ravalant le travail en-deçà de sa valeur intrinsèque. Pire, c’est une entorse grave à la justice qui veut qu’il soit rendu à chacun selon son dû : autant il ne faut pas voler au pauvre son pain, autant il ne faut pas abaisser la sueur du travailleur à une base universelle indexée au bon vouloir de la dette publique.

Plutôt que de promouvoir une alternative hors de cette spirale mortifère qui mène l’humanité à l’esclavage et à la barbarie sans vraiment la sortir de la misère, vous extrayez de votre chapeau la vieille idée du moment : le revenu universel.

De Davos à Benoît Hamon, de l’école marxiste aux libéraux pur jus, tous en viennent à cette solution, synonyme dans l’esprit des rêveurs qui nous gouvernent d’abolition du travail et d’avènement de la socialisation des richesses. En bref, on prétend à l’ère du machinisme technologique avoir réalisé la vieille utopie communiste grâce aux trusts.

Or, je crois qu’il y a derrière tout ça non une revendication sociale pour combattre la misère réellement, mais plutôt un enchaînement moral et matériel de l’homme à l’Etat maternant. C’est un peu l’histoire du conte chinois : plutôt que d’apprendre à pêcher, on s’arrange pour fournir le poisson au demandeur qui demeure dans sa dépendance.

Le revenu universel est avant tout une question de philosophie de l’homme. Veut-on lutter contre la misère, obstacle objectif à l’exercice de sa liberté, ou souhaite-t-on simplement apaiser sa souffrance matérielle en échange de sa docilité de consommateur-électeur ?

Sur un plan pratique, la mise en place de revenus universels de base a tout le temps provoqué un système d’alignement des prix et une inflation qui n’ont fait que déplacer le problème de la misère. Si nous voulons prendre un exemple concret en France, prenons celui des aides pour le logement qui ont permis à tous les marchands de sommeil d’aligner les tarifs de leurs studettes insalubres sur le montant des allocations de la CAF.

La seule issue rapide qui devrait concentrer les efforts de l’Etat et d’un gouvernement de Bien commun, car il est bon de répéter les évidences, est de permettre à chacun d’obtenir un travail et d’avoir un salaire décent. Seul le travail ennoblit l’homme et lui permet d’accéder au minimum d’autonomie nécessaire pour bâtir un foyer et entreprendre une vie libre de la misère.

Enfin, il est certain qu’une telle politique ne peut s’accomplir que dans le cercle vertueux d’une économie à taille humaine et d’une protection nationale. Tout le monde constate les affres de l’anarchie de la mondialisation marchande quand le travailleur français est poussé dans vos bras parce que son usine a préféré s’installer en Turquie ou au Vietnam. Cela nécessite une nouvelle fois une réflexion profonde sur la charité, sur le commandement d’aider son prochain et donc aussi d’accomplir un choix et une priorité dans une aide qui se doit d’être ordonnée au risque de l’injustice.

Veuillez accepter, Madame la Présidente, mes salutations respectueuses.

Jacques Bompard

L’acharnement judiciaire de Fabienne Haloui fait pschitt !

Motivée par la campagne municipale 2020 à l’horizon, Fabienne Haloui a tenté d’instrumentaliser la justice contre Jacques Bompard et moi-même. Heureusement, l’état de droit s’est mis en travers de cette manipulation.

Pour recueillir des voix avec condescendance, les communistes communautaristes d’aujourd’hui n’hésitent pas à draguer à coup de pétitions pour réclamer des plats de substitution dans les cantines scolaires. J’avais écrit un article sur le sujet dans le journal municipal en 2018, et surtout pour rappeler la position municipale sur le sujet, fondée sur l’égalité de traitement et la laïcité.

Fabienne Haloui n’a pas hésité à contraindre un juge d’instruction à mobiliser pour rien des policiers, puis des magistrats, dont tout le monde connaît l’urgence et la surcharge du dur travail qu’ils ont à mener.

Marcelle Arsac

Fabienne Haloui, se sentant visée, a voulu porter l’affaire devant les tribunaux pour diffamation… Après une première plainte classée sans suite, l’opposante municipale a saisi directement le doyen des juges d’instruction du tribunal de Carpentras pour être certaine de voir sa plainte aboutir. La procédure a donc suivi son cours, et le 19 novembre, celle-ci a été jugée nulle par la présidente et ses assesseurs.

Voilà la conclusion de l’utilisation éhontée par Fabienne Haloui des moyens judiciaires publics à des fins purement politiciennes. Pour grappiller quelques voix, pour porter l’opprobre et en faire perdre quelques-unes à Jacques Bompard, Fabienne Haloui n’a pas hésité à contraindre un juge d’instruction à mobiliser pour rien des policiers, puis des magistrats, dont tout le monde connaît l’urgence et la surcharge du dur travail qu’ils ont à mener.

Fabienne Haloui s’excusera-t-elle de cette tentative de détournement des institutions judiciaires pour son propre compte, ou mettra-t-elle avec désinvolture cette aventure dans la case polémiques et agit-prop comme son ton vis-à-vis des magistrats l’a laissé entendre ?

Peu nous chaut, Jacques Bompard et moi-même sommes contents de nous voir rétablis dans notre bon droit et notre honneur. J’ajouterai même que je goûte particulièrement la fierté de représenter la gauche républicaine et patriote aux côtés d’un maire qui défend le bien commun des Orangeois plutôt qu’une idéologie qui justifie les pires compromissions avec l’islam radical.

Marcelle Arsac, adjointe-au-maire d’Orange

La liberté, pour quoi faire ?

Avez-vous remarqué que la liberté est devenue un mot suspect en notre république ? Soit il n’est plus défini, car il n’évoque plus rien à l’instar des éculées « valeurs de la République », soit il n’est plus prononcé du tout, car trop ambivalent. Ou alors, la liberté est employée dans des circonstances bien précises, encadrée comme il se doit de gardes-du-corps lexicaux, comme dans la formule « liberté d’expression » dont on sent bien que le complément retranche plus qu’il n’ajoute.

A l’heure de l’état d’urgence permanent, la liberté s’est mutée en alibi criminel selon la propagande officielle. Voulez-vous sortir vaquer à vos occupations naturelles d’homme naïf et inconscient ? Vous mettez en danger la société dans son ensemble. Vous êtes un égoïste propagateur de mort, un irresponsable, un séditieux, une honte pour le genre humain.

Dans ces conditions, que représente dans le champ médiatique les quelques clameurs isolées réclamant la liberté de culte, la liberté de penser, la liberté de travailler, la liberté de contester, la liberté de se réunir, la liberté d’entreprendre et de commercer ?

Pour le Système, la première nécessité est de marginaliser les récalcitrants. L’entreprise est menée dare-dare sur le terrain de la représentation médiatique à force de culpabilisation, de déconsidération, de censure et de diffusion de la peur. Dans le monde réel, la surveillance, les contrôles, les menaces, les amendes et les condamnations judiciaires matérialisent le verrouillage autoritaire.

Tout incite, force et contraint à rentrer dans le rang, et si je n’ai jamais été un consommateur du poison libéral tant en philosophie qu’en économie, je n’ai jamais supporté le totalitarisme, et toute sa suite technocrate, sa tyrannie à visage d’expert.

Il est donc temps de se demander : la liberté, pour quoi faire ?

Cette boutade de Lénine, Bernanos la posait de manière testamentaire au sortir de la dernière guerre mondiale décelant dans le nouveau monde en gestation des caractéristiques profondes qui n’ont cessé de confirmer ses avertissements : montée de la civilisation des machines, abaissement spirituel de la conscience, disparition de l’homme libre. Son ultime espérance, l’exilé revenu en son pays la place dans la France et dans sa mission chrétienne, disons-le, d’être le levain du monde.

Sans tomber dans l’exégèse, notons seulement la clairvoyance de l’écrivain sur les dangers qui menacent la liberté politique, c’est-à-dire la mise en place d’un totalitarisme mondial dans lequel l’individu et les sociétés anciennes seront broyées au profit d’un collectivisme qui ne dit pas son nom. « Le communisme disparaîtrait demain, comme a disparu l’hitlérisme, » prévient-il, « que le monde moderne n’en poursuivrait pas moins son évolution vers ce régime de dirigisme universel auquel semble aspirer les démocraties elles-mêmes. »

Nous le savons désormais. La chute du bloc soviétique a tourné la page du XXème siècle, mais n’a pas mis fin aux ambitions mondialistes totalitaires, ni même au communisme à proprement parler. La fin de l’histoire popularisée dans les années 1990 est bien plus une formule programmatique qu’un constat historiographique.

Assis sur les marches du siècle présent, nous voyons bien que les crises successives qui secouent le monde sont autant de chocs qui permettent au Système de resserrer son emprise. Attentats terroristes, krachs boursiers, pandémie virale, chaque déstabilisation est un effet d’aubaine économique, politique et autoritaire.

Vous m’objecterez que cela est faux puisque ces accidents démontrent publiquement la faiblesse du Système, ses incohérences profondes et sa fin prochaine. Ce n’est malheureusement qu’une apparence provoquée par la nature dialectique de la politique mondialiste que nous avons à combattre.

Si nous prenons l’exemple de la pandémie du Covid-19, la ruine de l’économie réelle provoque une catastrophe sociale imminente en Occident, mais dans le même temps, on assiste à des gains records de la finance internationale nourrie par les dettes publiques, et à la consécration de l’économie numérique. Le bénéfice est donc double pour l’oligarchie mondialiste ayant anticipé le choc.

Cela entérine d’une part le nouveau mode de production et de consommation imposé par la révolution industrielle née avec l’irruption d’Internet. Cette première phase comprend en balancier la liquidation totale des anciens modes de production et de vente.

Si on prend une formule concrète et partielle : c’est Amazon contre les petits commerçants. Pendant que d’aucuns glosent contre la grande distribution comme dans les années 70, c’est désormais la vente en ligne et ses livraisons à domicile qui tuent le commerce traditionnel, en centre-ville comme dans les zones périphériques. Les mastodontes du secteur résisteront un peu, à coup d’inflation des prix et de coupes drastiques dans le personnel, tandis que les indépendants ne seront pas sauvés par l’Etat. Pourquoi le ferait-il ? Son administration le souhaite pour des commodités évidentes.

Réfléchissons à la lumière du passé. La Vème République s’est-elle portée au secours de la paysannerie française ces 50 dernières années ? Non, en revanche son administration a planifié scientifiquement la disparition de la petite paysannerie de subsistance au profit de l’avènement de l’exploitation agricole de masse. Le coût de l’opération ? Le remembrement, puis les suicides pour surendettement. Et la mise à jour n’est pas finie. Michel Houellebecq l’a décrit dans son dernier roman Sérotonine : « ce qui se passe en ce moment avec l’agriculture en France, c’est un énorme plan social, le plus gros plan social à l’œuvre à l’heure actuelle, mais c’est un plan social secret, invisible, où les gens disparaissent individuellement, dans leur coin, sans jamais donner matière à un sujet sur BFM ». Désormais, c’est au tour des indépendants et des commerçants que le gouvernement, dans sa morgue, a qualifié de « non-essentiels ».

Sectorisée, réduite aux égoïsmes corporatistes, la contestation est étouffée sous l’éteignoir de la peur moulé dans le fer des interdictions ministérielles.

Ici et là, juristes, élus locaux et chefs d’entreprise tentent de se battre, mais l’aboulie générale isole les recours et la révolte. C’est pourquoi je soutiens l’excellente initiative du Cercle Droit et Liberté emmené par Me Thibault Mercier, et que j’ai invité les commerçants d’Orange à attaquer le décret du confinement près le Conseil d’Etat. Il faut se battre avec les armes dont nous disposons, et ne pas les rendre avant même que d’avoir combattu.

C’est exactement le même cas de figure en ce qui concerne l’interdiction des messes et des cérémonies hors les obsèques. L’atteinte aux libertés religieuses est un excellent critère de basculement d’un régime dans le totalitarisme autoritaire. Emportée par l’hybris de la toute-puissance, l’idéologie officielle ne se contente plus de régner. Elle veut dominer exclusivement, sur les corps et les esprits. A la fin, le régime charge son bras séculier d’éliminer absolument les dernières traces de ses rivaux, lesquels souvent n’ont que le tort d’exister sans même se donner la peine de s’opposer.

Si personne ne se bat pour ce qui est précieux, logiquement l’opinion publique et le pouvoir en déduiront que la foi peut facilement être amendée, virtualisée et bientôt chassée de l’espace public et des cœurs.

Retenons deux éléments dans ces interdits qui ne sont pas innocents. Le catholicisme est touché dans l’essence même de ses rites, puisque la pratique des sacrements et des sacramentels courants est empêchée. Ensuite, la seule pratique montrée du doigt demeure encore une fois le christianisme alors même que seul lui dispose de la légitimité historique et de la communauté pratiquante la plus respectueuse des règles.

Au regard de ces quelques éléments, l’incompétence gestionnaire du gouvernement apparaît moins certaine. Surtout, peut-on encore parler d’incompétence ? Autant l’arrivée soudaine de l’épidémie a sidéré tout le monde, gouvernants comme population. 6 mois après le premier confinement, la décision d’un reconfinement à la carte, absurde et injuste dans sa casuistique, ne manque pas de susciter exaspération, colère et mépris. A juste titre.

N’oublions pas que nous avons affaire à des traîtres. L’incompétence ne peut couvrir l’entêtement contraire au bon sens. La corruption et l’adhésion à l’idéologie mondialiste, l’une alimentant l’autre, oui. C’est la seule rationalité émergeant de cet imbroglio kafkaïen dans lequel la folie provoquée sert juste à désorganiser le peuple.

Pour autant, il faut faire vite. Nous sentons bien qu’il y a un rétrécissement du temps et une accélération des événements. Parallèlement, la matière même de l’histoire, l’homme, est en passe de disparaître. Je parle bien entendu de l’homme libre, capable encore de se lever et d’accomplir sa mission spirituelle.

Là aussi, Bernanos avait prévenu : « Il faut se hâter de sauver l’homme, parce que demain il ne sera plus susceptible de l’être, pour la raison qu’il ne voudra plus être sauvé. Car si cette civilisation est folle, elle fait aussi des fous. »

Tout est encore possible. Ne soyons pas des complotistes. Soyons des conspirateurs. Le complotisme conduit à l’impuissance politique et à la représentation omnipotente du pouvoir. La conspiration, c’est l’essence même de l’action politique, c’est-à-dire la prise du pouvoir.

C’est dans cette unique perspective que nous travaillons hardiment à pousser Éric Zemmour face à son destin, car il est le seul candidat à haut potentiel capable de pirater la présidentielle déjà verrouillée de 2022.

Attaque islamiste de Vienne : c’est le sort de la civilisation européenne qui est en jeu !

L’attaque à l’arme lourde d’une synagogue viennoise, puis d’un restaurant, par plusieurs terroristes islamistes a fait au moins 4 morts et plus de 15 blessés hier soir.

Toutes les informations sur ce nouvel attentat islamiste ne sont pas encore connues, mais l’identité du terroriste mort est désormais publique. Il s’agit de Kujtim Fejzulai, un Macédonien de 20 ans condamné l’année dernière pour avoir voulu rejoindre les djihadistes en Syrie.

En Autriche comme en France, l’immigration massive de populations islamisées est la première cause de développement du terrorisme. C’est exactement ce que l’universitaire Bernard Rougier nomme le « terrorisme communautariste » qui pousse sur le terreau du cosmopolitisme et se nourrit de la haine de l’Occident, prurit infecté de marxisme culturel.

Ville symbole de la résistance européenne à l’invasion ottomane au XVIIème siècle, Vienne n’est pas une cible anodine. La délivrance des hussards polonais de Jean III Sobieski venus à la rescousse des Autrichiens est encore un souvenir prégnant en Europe centrale.

Quel est le rôle de la Turquie dans ces attaques ?

Ce rapide rappel historique met d’ailleurs en lumière la lourde responsabilité turque dans l’excitation des islamistes à l’encontre de la France et de l’Europe en général ces dernières semaines.

Est-il nécessaire de souligner le rôle hostile de la Turquie vis-à-vis de la Grèce, ou encore sa tentative d’invasion de l’Europe en envoyant les colonnes de migrants dans le Bosphore ou depuis la Lybie où elle a pris pied ? Est-il besoin d’énumérer le double jeu de la Turquie avec les troupes djihadistes de Syrie ou son attaque sous drapeau azéri des populations arméniennes du haut-Karabakh ?

Notons que jeudi dernier, la France et l’Autriche sont les seuls pays de l’Union européenne à avoir demandé des sanctions financières et économiques contre la Turquie. L’Allemagne s’y est opposée du fait de sa forte immigration turque et de ses intérêts économiques dans le Bosphore. Derrière, nos deux pays ont été sauvagement attaqués par les islamistes excités par le néo-sultan Erdogan.

Plutôt que de maintenir une position de fermeté, et d’unité européenne, devant l’agression ennemie, Emmanuel Macron préfère donner des interviews à la chaîne qatarie Al-Jazeera, véritable arme du soft-power islamiste. Ce n’est pas en se couchant que l’Europe se relèvera, ni si l’Etat démissionne face aux intimidations barbares des islamistes.

« Une civilisation, comme une religion, s’accuse elle-même si elle se plaint de la mollesse de ses fidèles. Elle se doit de les exalter. De même si elle se plaint de la haine des infidèles. Elle se doit de les convertir », enseigne Saint-Exupéry, et aujourd’hui la France peine à exalter et à convertir. Nous n’y parviendrons pas, englués dans le matérialisme. L’impasse du système que nous subissons réside dans cette contradiction spirituelle. C’est là le grand chantier de notre époque : faire que nos défaites soient le ferment de notre renaissance.

Le reconfinement condamne à mort l’économie réelle et les libertés publiques

L’erreur est humaine, mais persévérer dans celle-ci est diabolique. Emmanuel Macron, caché derrière les recommandations d’un conseil scientifique et d’experts anonymes, a décidé de reconfiner le pays.

Le reconfinement est une décision fatale qui ne préservera pas la santé publique. Il aura un effet certain en revanche sur la mise à mort de l’économie réelle. Les indépendants, les commerçants et les artisans, considérés comme « non essentiels », ne survivront pas. L’explosion de la dette publique ne pourra pas couvrir la perte d’activité à un mois de Noël, avec déjà un trimestre en moins. Le « en même temps » des décisions présidentielles provoque la confusion, l’incohérence et la peur.

Ce faisant, tous les Français auront été surpris d’entendre une nouvelle série de mesures liberticides et culpabilisatrices mais aucune solution sanitaire réelle. Les chiffres fictifs des « vies épargnées » ne tiennent pas la rigueur de la comparaison. Il n’y a pas plus de morts proportionnellement dans les pays qui ont choisi de ne pas confiner.

Au prix d’incohérences majeures, le gouvernement a décidé de nous contraindre à une nouvelle quarantaine inefficace. Il est de bon ton de se moquer du Moyen-Âge et d’un soi-disant obscurantisme, mais qu’avons-nous mis en place que les moyens modernes permettaient ? Rien. Les frontières demeurent ouvertes. La pratique du dépistage est arrivée très tardivement et demeure lacunaire. Le matériel médical de protection est toujours en rupture. L’incapacité gouvernementale ne peut plus se cacher derrière des annonces tape-à-l’œil, non seulement inutiles mais dangereuses.

La véritable raison du confinement

La vérité est simple. Pour libérer des places aux urgences et en réanimation, il faut soulager les services hospitaliers des principales causes d’arrivée de patientèle. En l’occurrence, la traumatologie des accidents de la route et des violences urbaines. D’où le couvre-feu dans un premier temps, véritable mesure sécuritaire et faux remède sanitaire dont personne ne saisissait l’adéquation des horaires avec la circulation supposée du virus. Bref, ce reconfinement général n’est qu’un couvre-feu renforcé rendu nécessaire par une double incurie de l’Etat sur la sécurité et la santé. C’est pourquoi le gouvernement refuse d’avouer ces simples faits.

En effet, la réalité est toujours la même depuis le mois de mars. Elle a même empiré. L’objectif des 12 000 lits de réanimation promis est loin d’être atteint : seul un millier de lits a pu être créé en 8 mois. Et les paroles sur la guerre et l’effort national ne résistent pas aux faits.

La 5ème République a détruit la médecine

La France souffre d’une pénurie de personnel médical. Hier encore, le professeur Raoult dans une intervention sur LCI l’expliquait : la France ne fabrique plus de médecins depuis 1970. La 5ème République a détruit la médecine. La pandémie a révélé l’ampleur du désastre : 5 000 lits en réanimation à l’échelon national pour plus de 67 millions d’habitants ; des médecins et des infirmiers qui fuient l’hôpital public ; une dépendance totale de l’étranger pour l’acheminement des médicaments et des molécules ; une tiers-mondisation avancée de nos infrastructures et de l’ambiance qui y règne.

L’arrivée brutale et inédite de l’épidémie a provoqué un sursaut et une tension solidaire du corps médical et du personnel de soin. 6 mois plus tard, à coup de primes non versées, de milliards invisibles et alors que l’hôpital public continue d’être démantelé activement, 40% du personnel hospitalier veut démissionner. Cet échec profond et durable, le gouvernement en est responsable mais souhaite le voir porter par la responsabilité collective en accusant les Français d’avoir propagé la maladie et de manquer de solidarité.

Puisque les décisions gouvernementales doivent être discutées devant le Parlement, j’espère que nos élus sauront faire entendre la voix des libertés publiques et de tous les acteurs économiques indépendants qui risquent de mettre la clé sous la porte et de se retrouver à la rue. L’heure est grave. La fuite des responsabilités, le refus de la prise de risque, l’incapacité à demeurer sur une même stratégie, la guerre des coteries contre les initiatives médicales indépendantes, tout cela conduit le pays à la ruine et à la mort sur fond d’attaques terroristes et de guerres étrangères sur notre sol.

Le chômage est vaincu : les producteurs de clémentines obligés d’importer des Marocains !

Il est curieux qu’une telle information ne soit pas développée médiatiquement. Malgré la crise économique et sanitaire, la France a vaincu son chômage endémique. Si, si.

La preuve, pour récolter les agrumes corses, 900 Marocains ont dû être acheminés à Bastia par avions pour un coût d’un demi-million d’euros.

La réalité n’est pas celle-ci, bien entendu. Le chômage est au plus haut, mais les offres d’emploi demeurent sans réponse.

Pendant le confinement déjà, au moment de la récolte des fraises et des cerises, les producteurs du Vaucluse s’inquiétaient de la fermeture de la frontière entre la France et l’Espagne, empêchant l’arrivée des centaines de travailleurs détachés. De même, la filière corse qui génère 80 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel est à l’agonie dès qu’elle ne peut avoir recours aux travailleurs étrangers. 3 raisons sont invoquées pour justifier cette incohérence économique et politique : les annonces d’emplois ne trouvent pas preneur, la cueillette est technique et les conditions de travail sont rudes pour le SMIC.

La crise du Covid et toutes ses bonnes résolutions n’auront duré que le temps des beaux discours la larme à l’œil : le localisme économique des consommateurs et des producteurs a très vite vécu sous le poids de la reprise des mauvaises habitudes.

Le chômage subventionné n’incite pas à la reprise du travail. Et de la même manière, des salaires trop bas, équivalents aux diverses allocations, ne peuvent valoriser des métiers difficiles. L’allègement des charges fiscales devraient enfin inciter les producteurs à embaucher une main-d’œuvre locale. Tout le reste n’est que rêverie et destruction consciente de notre économie.

Séparatisme : fuite et fin

A chaque fois, la même logique antinationale s’applique. Moins l’Etat est souverain, plus il devient totalitaire. Faible avec les forts du moment, il devient intrusif et autoritaire avec ceux qui appliquent les règles. Le projet de loi contre le séparatisme islamiste en est une nouvelle illustration. Enfin, il paraît qu’il n’est plus question de séparatisme déjà. En guise de remèdes, on se retrouve avec une nouvelle attaque en règle contre les libertés, la promotion de l’enseignement de l’arabe, des clins d’œil hypocrites à l’islam, et une opération électoraliste téléphonée qui ne sauvera pas la France des périls qui la menacent.

Pour reprendre une pensée synthétique d’Eric Zemmour, tous les problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islamisme. Et quand l’Etat se décide à agir, il est souvent trop tard. Du coup, ses réactions sont brutales et arbitraires. Pour les équilibrer en retour, l’Etat décide donc de s’en prendre à la majorité autochtone, devenue simple variable d’ajustement pour éviter la victimisation excessive des minorités ethniques et religieuses, et prétendre ainsi à une égalité de traitement au risque de l’injustice.

Contre l’école libre

Le cas se démontre avec les mesures annoncées par Emmanuel Macron dans le cadre de la lutte contre le séparatisme islamiste. Au lieu de cibler le mal à sa racine, l’Etat décide de s’en prendre à la liberté d’enseignement et dans la lignée des pires méthodes totalitaires de retirer aux familles l’éducation des enfants en obligeant la scolarisation dès l’âge de 3 ans. Faisant fi de l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, reconnue par la France et stipulant que « Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants », l’Etat place dans son viseur l’instruction à domicile, les écoles hors-contrat des cours Montessori aux instituts catholiques et israélites. Cela concerne environ 80 000 élèves en France. Ce n’est pas anodin, et même si des exceptions sont déjà envisagées, l’usine à gaz réglementaire est déjà mise en route. Finalement, l’islamisme apparaît comme un heureux prétexte à une mainmise renforcée de l’Etat sur l’instruction des enfants, laquelle n’est pas sans susciter de légitimes interrogations tant sur le niveau scolaire que sur l’idéologie véhiculée.

L’arabe plutôt que le français

Pire, alors que l’objectif théorique est d’éviter le communautarisme nouvellement renommée séparatisme, le ministre de l’Intérieur ne trouve rien de mieux que de promouvoir l’enseignement de l’arabe à l’école. Comme le relève François-Xavier Bellamy, si l’Education nationale doit enseigner une langue, c’est avant tout le français, non seulement à cause du niveau désastreux de la lecture et de l’écriture des jeunes élèves, mais aussi parce que c’est le plus sûr ciment de la cohésion nationale. Une langue, c’est une culture, une manière de penser, un véhicule privilégié de transmission de la civilisation. Enseigner l’arabe à l’école ne fera que renforcer le sentiment de double appartenance culturelle sans éloigner l’enseignement religieux islamiste qui verra son champ d’action s’élargir.

D’ailleurs, on peut se demander quel jeu est suivi par le gouvernement quand le même ministre déclare que l’islam est « la religion qui aura le moins de difficulté à travailler avec la République ». Quel sens donner à ces paroles ? Les autres religions sont-elles visées en miroir ? A Tourcoing, comme maire, Gérald Darmanin a signé les permis de construire des mosquées comme le rapporte Le Figaro du 2 octobre. Comme vice-président de la Région Hauts-de-France, il a été l’un des principaux promoteurs à Lille avec Xavier Bertrand du Lycée Averroès proche des Frères musulmans et financé par le Qatar comme l’ont révélé les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

Soumission

Vouloir laïciser l’enseignement de l’arabe et nationaliser la prédication de l’islam en France est à la fois un aveu d’échec et une entreprise de soumission l’islam, et par là-même à l’islamisme qui n’est que « sa traduction idéologique actuelle » selon le mot du professeur Bernard Rougier. D’une part, l’Etat abandonne totalement la perspective de l’assimilation des immigrés musulmans et, devant leur nombre, entérine de fait le communautarisme. Pour éviter de perdre totalement le contrôle des individus et des territoires, l’Etat valide la compromission et tente d’arracher une légitimité à des populations qui se défient de lui, en attendant de prendre le pouvoir effectif. Cette stratégie du « en même temps » ne marchera pas avec l’islam, projet total, à la fois religieux et social, dans lequel la distinction moderne du privé et du public n’existe pas. De plus, l’islam est directement un projet politique universaliste et prosélyte en concurrence directe avec la République. Le rapport de forces est d’ailleurs permanent, et il est en train d’être gagné par les franges islamistes radicales et « modérées », lesquelles utilisent intelligemment la dialectique libérale de l’islamophobie pour promouvoir un agenda islamiste (cf. Les territoires conquis de l’islamisme – PUF) et faire pression sur la société et le pouvoir politique.

L’islamisme est un enjeu électoral

Enfin, ce que prouve ce projet de loi, c’est l’enjeu électoral que représente la lutte contre l’islamisme. « Personne n’est dupe en effet quant au calendrier de cette loi, qui devrait être votée quatre mois avant l’élection présidentielle d’avril 2022 », écrit Le Figaro. « La République en actes » que veut vendre le gouvernement n’est que le reflet de l’inaction passée et des contradictions idéologiques du prêt-à-penser. L’islamisme est la conséquence naturelle de l’importation massive de peuples étrangers, venus avec leurs us et coutumes, jusqu’à remettre en cause l’équilibre de la démographie. La tentative de trouver un compromis ressemble à s’y méprendre aux efforts désespérés de la IVème République confrontée aux débuts de la guerre d’Algérie.

Et les causes ?

Emmanuel Macron déclare : « Le problème, c’est le séparatisme islamiste. Ce projet conscient, théorisé, politico-religieux, qui se concrétise par des écarts répétés avec les valeurs de la République, qui se traduit souvent par la constitution d’une contre-société… » Il a raison bien sûr, mais il s’arrête là, et, plutôt que de remonter aux causes, préfère énumérer des attitudes manifestes de la prégnance de ce courant dans le pays au point d’en troubler les mœurs publiques. Aucune remise en question de l’immigration, du regroupement familial, des territoires accordés de fait par l’Etat qui continue de subventionner grassement la cause matérielle de ce qu’il dénonce. La géographie internationale de l’islamisme nous renseigne parfaitement par exemple sur les foyers de diffusion algériens du salafisme, lesquels prospèrent grâce à l’immigration et au ralliement des populations de culture musulmane nouvellement arrivées en France.

Cette schizophrénie politique de l’Etat renforce l’islamisme qui peut jouer sur les deux tableaux de l’exigence et de la victimisation.