Le grand remplacement démographique dans les faits

Le prêt-à-penser ne manque ni d’outils ni de ruses pour s’imposer dans les esprits et tordre le réel selon son bon vouloir. A coup d’éditoriaux à la radio et à la télévision, de sophismes spécieux dans les journaux, et de bons petits soldats sur les réseaux sociaux, la propagande s’insinue partout et tout le temps au risque de l’absurde permanent. Il est devenu difficile dans le monde occidental de défendre l’évidence et d’échapper au cauchemar gaucho-libéral.

La publication de la liste des prénoms les plus donnés en Seine-Saint-Denis est l’une des preuves flagrantes des éminentes contradictions qui caractérisent le régime qui nous est imposé. D’un côté, une polémique est créée de toutes pièces à propos d’une opinion d’Eric Zemmour concernant la nécessité de choisir un prénom français pour justifier de sa volonté d’assimilation et d’intégration : tous les bien-pensants montent au créneau pour vilipender, psychiatriser, condamner l’odieux « fasciste » qui en voudrait aux enfants naturels de la République. D’un autre côté, à peine quelques jours plus tard, les faits donnent raison au publiciste puisque quasiment aucun prénom français ne figure dans la liste évoquée et prouve par là-même la réalité du grand remplacement ethno-culturel et le communautarisme qui en découle.

Sur 20 prénoms masculins, il n’y a que celui de Gabriel qui rappelle la France d’antan et qui arrive bien loin derrière Mohamed. Sur 20 prénoms féminins, les petites Chloé, Alicia et Léa sont en queue de peloton derrière Yasmine et Fatoumata… (cf. les listes ci-dessous)

Le grand remplacement démographique n’est pas une « fake news ». Il n’y a pas besoin de chiffres pour infléchir ou persuader les opinions d’un fait visible par tous. Il suffit d’ouvrir les yeux et de réveiller les consciences : les Européens sont une espèce en voie de disparition. De la dénatalité à l’invasion de masse, les menaces sont nombreuses. Nous attendons avec impatience l’appel des 200 célébrités publié en une de tous les journaux pour en appeler à l’urgence pour sauver la biodiversité humaine.

https://www.bfmtv.com/societe/le-top-20-des-prenoms-masculins-tendance-en-seine-saint-denis-en-2019-1529609.html

https://www.bfmtv.com/societe/le-top-20-des-prenoms-feminins-tendance-en-seine-saint-denis-en-2019-1529615.html#content/contribution/edit

 

Plan Santé : le cautère de Macron sur la jambe de bois de la médecine

Après un été difficile rythmé par le report du plan Pauvreté, l’affaire Benalla, le départ de Nicolas Hulot, la hausse du chômage et le retour en force de l’inflation, Emmanuel Macron se devait d’agir vite s’il voulait prendre à revers la dégringolade vertigineuse de sa côte de popularité.

C’est alors qu’il a décidé de s’attaquer à l’épineux problème du système de santé en France, dossier noir qui cumule déficits de l’assurance maladie, épuisement et manque de personnels encadrant et soignant, déserts médicaux et arrivées inquiétantes de médecins étrangers.

Autant d’enjeux primordiaux pour l’avenir de la médecine française qui pendant des décennies était considérée comme la meilleure médecine en Europe.

Autant dire que Macron se devait d’être au rendez-vous avec un plan de réformes ambitieuses. Il n’en fut rien. Même l’effet placebo des mesures annoncées ne se fera pas ressentir par le milieu médical. Le journal Le Monde ne s’y trompait pas en parlant d’ « un plan tous azimuts » soulignant bien l’imprécision et le caractère dérisoire des mesures présentées, insistant sur le fait que « le plan se révèle assez consensuel ».

Macron prévoit en effet de salarier par des hôpitaux des médecins dans les déserts médicaux, les obligeant à travailler comme de bons fonctionnaires, durant 35 heures, sans que cela ne permette de répondre par ailleurs à la pénurie de médecins. De plus est envisagée la création de 4.000 postes d’assistants médicaux, en priorité en milieu rural, afin de préparer la prise en charge des patients par le médecin. Soit quelque chose de purement inutile et de coûteux, puisque l’assistance ne peut se faire que dans les lieux où il y a déjà la présence d’un médecin généraliste, qui n’a d’ailleurs besoin de personne pour réaliser ses consultations.

Macron a également annoncé qu’il ne serait désormais plus possible pour un médecin d’exercer seul de manière isolé dans son cabinet. Il devra obligatoirement faire partie d’une communauté professionnelle territoriale de santé afin de partager son expertise avec ses confrères. Mais comment faire dans des lieux où il n’y a plus de généraliste ou de spécialiste ? Cela ne signifie t-il pas que ces réseaux auront tendance à sanctuariser la médecine de ville au détriment de celle des campagnes ?

Quant à la fin envisagée du numerus clausus remplacé par de nouvelles procédures sélectives, tout demeure encore suffisamment flou pour réformer considérablement le recrutement des futurs médecins. Et lorsque l’on sait que 20% des médecins inscrits à l’Ordre ont été formés à l’étranger, nous comprenons que cette concurrence devrait sérieusement être considérée. Mais le plan ne dit mot sur le sujet. Or, qui ne dit mot consent.

Algérie : Macron creuse le sillon de la repentance à sens unique

La santé d’une Nation se jauge à l’amour que ses dirigeants lui portent. Plus ses gouverneurs l’encensent et la défendent, plus sa culture rayonne à l’étranger et donne au monde entier l’envie de la découvrir. Plus ses hommes politiques protègent les intérêts du peuple, et plus les citoyens sont fiers d’appartenir à ce pays. Il n’y a qu’à constater l’enthousiasme national et le patriotisme des Polonais, des Hongrois, des Tchèques comme des Italiens. Non seulement ils sont véhiculés par les habitants mais plus encore défendus par leurs gouvernements respectifs.

En France, seule la repentance historique a voix au chapitre. Depuis le douloureux non-sens historique de Jacques Chirac reconnaissant la responsabilité erronée et entièrement fausse de la France dans la rafle du Vél d’Hiv, ses successeurs se sont satisfaits de réécrire l’histoire à leur façon, afin qu’elle devienne un récit bien-pensant, humaniste, cosmopolite et a-national.

Lorsque François Hollande se précipitait pour reconnaître la défaite du 19 mars comme date officielle de la fin de la guerre d’Algérie, son poulain, Emmanuel Macron, fait de l’ancien compagnon de route du parti communiste et de l’organisation terroriste du Front de Libération National, Maurice Audin, un héros ayant pourfendu les méchants colonialistes français en Algérie. Le fait d’être allé visiter la veuve de Maurice Audin et d’avoir reconnu officiellement la responsabilité de l’Armée française dans une pratique, qui reste à prouver, de la torture en Algérie est purement révoltant. C’est tout simplement vouloir déifier nos ennemis d’hier comme d’aujourd’hui et faire de la France un éternel oppresseur. Or lorsque l’on constate que c’est la France qui a transformé ce qui n’était encore qu’un désert en un Etat, l’Algérie, l’histoire parle d’elle-même et ne peut volontairement placer la France dans le camp des vaincus ou des coupables.

Il faut que cesse immédiatement le culte voué aux traîtres et à ceux qui passent leur temps à fouler le drapeau français. Pour la survie de la France, il n’y a pas de place pour la repentance ni pour la haine de soi.

Je ne comprends pas après quelles chimères coure Emmanuel Macron. Toutefois, ce que je vois, c’est qu’il salit les Français qui ont versé leur sang pour que l’Algérie demeure française, ce qui était strictement conforme à la Constitution de la Vème République.

Blanquer fait sa rentrée en arabe

S’il y a bien un ministre qui semblait tenir le cap dans ce gouvernement En Marche, c’était Jean-Michel Blanquer, tant il prônait un retour aux fondamentaux de l’instruction, à même de faire trembler les membres de la majorité présidentielle. Cependant, il semble désormais bien acquis que la bonne volonté et le dynamisme sont trop faibles pour pouvoir enrayer l’inertie du système, et que la bien-pensance qu’il véhicule finit par avoir raison des êtres les plus raisonnables.

Cette nouvelle rentrée de septembre vient de prouver avec fracas que Jean-Michel Blanquer courait le sérieux risque d’être la prochaine victime de la perversion de l’esprit.

En effet, le ministère de l’Education nationale vient d’annoncer en ce début de mois de septembre que ce sont 190.000 classes supplémentaires qui seraient dédoublées, soit près de trois fois plus que l’an passé, le ministre prévoyant même de passer à 300.000 classes dédoublées en 2019. Le pire, c’est ce que ce dédoublement concerne uniquement les quartiers dits en difficulté, baptisés sobrement de quartiers d’éducation prioritaire. Car visiblement pour le reste de la France, l’éducation n’est plus une priorité. En effet comment comprendre qu’il y ait des classes supplémentaires en sous-effectif ouvertes en banlieue, quand dans le même temps plus de 200 classes rurales ferment et laissent la place à des regroupements pédagogiques communaux essayant de drainer les élèves de différents cantons dans une même et seule école ?

La politique du ministère de l’Education nationale achève donc la logique de métropolisation et de déni des territoires ruraux telle qu’incarnée par Macron.

Cerise sur le gâteau, Jean-Michel Blanquer vient d’annoncer qu’il souhaitait voir se développer l’apprentissage de la langue arabe à l’école et « lui donner du prestige ». M. le Ministre a beau vanter la richesse de la langue comme de la culture arabe, ce que nous ne nions pas, il n’en demeure pas moins que cet apprentissage va à l’encontre de l’identité française et ne pourra que favoriser les logiques communautaristes. Lorsque l’on sait qu’un quart des élèves français entre au collège sans savoir ni lire ni écrire, il semblerait que la priorité de l’Education Nationale soit ailleurs, à moins que l’on accepte immédiatement l’abandon de ce qui nous est commun : le Français. Les gouvernements de la IIIème République avaient outrageusement brandi le principe d’unité de l’Etat en voulant tuer les langues régionales (respectées pourtant par l’édit de Villers-Cotterêts) par un apprentissage unique. La présidence Macron veut tuer définitivement notre socle commun par l’imposition d’une culture qui ne peut pas être la nôtre.

Retraités : le cynisme de Barbier

« Macron ne craint pas le vote des retraités, car en 2022 beaucoup seront morts ».

C’est par cette phrase très emblématique de la philosophie politique macronienne que Christophe Barbier, journaliste et soutien d’Emmanuel Macron, a souhaité dissiper tout malentendu sur la réforme des retraites qu’envisage l’exécutif.

Cela a au moins le mérite de la clarté. Les aînés sont taillables et corvéables à merci et sont devenus la nouvelle variable d’ajustement de la majorité présidentielle.

D’ailleurs l’actualité ne fait que le prouver jour après jour, puisque l’exécutif vient d’annoncer la sous-indexation des retraites par rapport à l’inflation, qui bât pourtant des records inédits depuis 10 ans, avec un taux atteignant 2,3%.

Le pire c’est que cette perte d’argent pour les retraités vient s’ajouter à la hausse sans compensation de 1,7 point de C.S.G.

En moyenne, l’impact des mesures gouvernementales sur les retraités correspond à une perte comprise entre 262 et 2.160 euros en fonction de la tranche des pensions perçues.

Jusqu’à présent, le président Macron avait eu beaucoup de chance. L’affaire Benalla puis la démission surprise de Hulot avaient permis d’évincer totalement le sujet des retraites et de la baisse actuelle et à venir des pensions.

Toutefois, l’impertinence des amis du président finit par agacer sérieusement les Français, déjà fâchés que le président ne cesse de rabrouer les Gaulois et leur esprit de clocher.

Heurs et malheurs de l’impôt prélevé à la source

Les 16 millions de foyers imposables s’apercevront très vite que pensions et fiches de paie verront leurs montants baisser et que cela ne fait malheureusement que commencer.

Il faut d’abord noter qu’avec le nouveau prélèvement à la source qui entrera en vigueur en janvier prochain, les assistantes maternelles, les femmes de ménage et tous les employés à domicile devront payer deux fois leurs impôts en 2020. Oui deux fois ! Une première fois chaque mois, dès janvier 2019, à travers leurs fiches de paie et le prélèvement à la source. Puis une seconde fois en septembre 2019 au titre des revenus de l’année en cours.

Pressentant le raout social qui devrait s’ensuivre, Bercy réfléchit au meilleur moyen pour faire passer sa réforme, alors que le Conseil Constitutionnel pourrait dans le même temps la bloquer car jugée anticonstitutionnelle au motif qu’elle engendrerait une inégalité devant l’impôt.

A moins de quatre mois de son entrée en application le prélèvement à la source semble bien chaotique. Déjà souvenons-nous que le président Hollande n’était pas parvenu à la mettre en œuvre et que son dauphin Macron avait dû repousser son entrée en vigueur d’une année.

Soulignons encore que désormais les collecteurs de l’impôt seront les entreprises et les collectivités territoriales qui le feront en lieu et place de l’Etat, puisque ce sont elles qui ont la charge de payer leur personnel. Bien sûr ce prélèvement s’effectuera gratuitement. Gratuitement ? Oui, mais uniquement pour l’Etat alors que le contribuable devra participer à financer ce travail supplémentaire en voyant son salaire un peu plus amputé de diverses contributions.

L’Inspection générale des finances estime que le coût de ce délire est évalué à 3 milliards d’euros, addition que les Français devront régler. La Cour des Comptes pense quant à elle que le prélèvement à la source devrait coûter 2 milliards d’euros à l’Etat étant donné les difficultés de mise en œuvre. La Cour des Comptes a d’ailleurs souligné que cette réforme présentait « un intérêt limité ».

Le pire c’est que ce prélèvement à la source viendra taxer davantage les contribuables français au titre d’une collecte anticipée des fruits de la croissance : l’objectif est bien de priver les Français des éventuels gains d’une croissance à venir.

Au prélèvement à la source ajoutons la montée en flèche des prix avec une inflation inégalée ces dernières années puisqu’elle atteint désormais 2,3% avec des incidences directes sur le pouvoir d’achat comme sur l’épargne des ménages.

Une chose est sûre : les macronistes au pouvoir continuent de ruiner le pays et avec lui les Français.

Le fou criminel de Trappes était bien un islamiste

Un nouvel attentat vient de se dérouler dans la ville de Trappes. L’auteur des faits a tué deux personnes, sa mère et sa sœur.

Immédiatement la bien-pensance médiatique a jugé bon de ne pas associer ce qui serait le geste d’un « déséquilibré » avec un acte prétendument terroriste et islamiste.

Kamel Salhi avait pourtant crié à plusieurs reprises « Allak Akbar », laissant peu de doute sur la portée de son action. Sans oublier que l’Etat islamique mit peu de temps à revendiquer l’attentat. Mais tout cela semble être bien naturel.

Finalement ce qui devient désespérant dans notre pays c’est que la recherche de prétextes atténuants supprime totalement la portée de l’action terroriste, comme si non seulement nous nous étions habitués à la banalité du mal et pire encore comme si notre société préférait détourner son regard de la dramatique réalité.

Bien évidemment Kamel Salhi était dans le collimateur des forces de l’ordre. Sans émotion particulière, le ministre de l’Intérieur en personne affirma que l’individu était recensé dans le Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, tout en étant connu pour des faits d’apologie du terrorisme.

Les médias et nos dirigeants ne retiennent que l’acte d’un déséquilibré. Il s’agit sans doute d’une personne troublée, personne ne peut le nier, mais toutefois sérieusement radicalisée ce qui conduisit d’ailleurs dans le passé son employeur, la R.A.T.P., à le licencier pour incitation à la haine et à la violence. Or le prêt-à-penser préfère toujours retenir l’hypothèse la plus conciliante aux fins de condamner au pilori tous ceux qui se prêteraient à des propos supposés islamophobes.

« Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir » nous transmet l’héritage biblique à travers cette phrase que l’on prêta à Jésus Christ. Je laisserai chacun méditer à sa convenance.

 

L’Etat lâche la cordée et abandonne ses missions de sécurité publique

En cette période estivale qui s’achève, nombre de villes et de villages français ont organisé des animations pour leurs habitants et les nombreux touristes aimant s’arrêter et flâner. Tout le problème c’est que le contexte d’organisation de ces événements a crucialement changé ces dernières années, depuis que la France est malheureusement devenue le théâtre d’opérations des attentats islamistes.

Dès lors les Préfets astreignent les Maires à respecter des normes de sécurité drastiques pour assurer la sécurité des spectateurs et des visiteurs. Ce sont donc non seulement des équipes de policiers municipaux qui sont sur le pied de guerre sans oublier les agents de sécurité privés souvent recrutés pour filtrer les entrées et veiller à la sûreté des lieux. Tout cela payé par les Mairies alors que la décision est prise par l’administration parisienne. Bref, l’Etat abandonne ses pouvoirs régaliens à des collectivités locales qui n’ont ni les moyens humains et financiers nécessaires pour pallier les manquements de l’Etat.

Le pire, c’est que l’Etat prive même certaines communes du littoral français de nageurs-sauveteurs des C.R.S. alors que parallèlement ce même Etat oblige ces communes à sécuriser les plages. Il y a de quoi en perdre son latin.

Rassurons-nous : les Maires ne sont pas encore au bout de leurs surprises ! Rejoignant la colère légitime de Robert Ménard, Maire de Béziers, je crains que l’Etat oblige nos villes à payer dorénavant la présence des forces de l’ordre présentes le jour des manifestations. Après tout, les départements ne facturent-ils pas déjà aux communes la prestation des pompiers déployés le temps d’une animation ? L’Etat ne serait pas désintéressé par cette méthode.

A force de faire porter aux élus locaux ses obligations les plus impératives et fondamentales, l’Etat risque de dissuader nos communes de continuer à organiser des manifestations. Ou alors à des prix prohibitifs risquant de transformer des manifestations populaires en des zones réservées à la seule classe supérieure. Or, le devoir d’un Maire c’est avant tout d’agir pour le bien commun. Mais Macron s’en moque : il ne croit qu’aux premiers de cordée.

Adrien Perez, nouvelle victime du prêt-à-penser

Un coup de couteau. En plein cœur. Adrien Perez, 26 ans, meurt sur le parking d’une discothèque de l’agglomération grenobloise le 29 juillet dernier, au petit matin. Il a voulu s’interposer quand un couple d’amis a été agressé par un binôme de racailles, aujourd’hui en attente de jugement et écroué.

D’aucuns diront que l’histoire tragique d’Adrien Perez n’est malheureusement qu’un fait divers, la chronique de la sauvagerie ordinaire. D’autres ne prêteront qu’une attention de circonstance à ce meurtre, voire l’ignoreront tout simplement. Une minorité enfin y décèlera le nouvel attentat de l’occupation ordinaire, l’impunité meurtrière des mutants de la République, tristes enfants du nihilisme et du laisser-faire.

Une marche blanche initiée par la famille d’Adrien Perez, ses parents et sa sœur, a réuni un millier de personnes le 8 août à Grenoble. Je n’ai jamais été adepte de ces cortèges païens qui oscillent entre la résignation fataliste et l’émotion parfois vide de sens, transmutation par l’Empire du Bien, cher à Philippe Muray, des cortèges de colère en défilé festif et moral. Pour autant, la société réagit avec le mimétisme de son époque, et cela ne retire rien à la peine et à l’injustice grave que représente un meurtre.

Pour prendre la mesure de la gravité de cet homicide volontaire, il faut entendre Patricia Perez, la mère de la victime : « Notre France ne fait rien pour ses enfants, Monsieur (…). Nos gouvernants, nos pouvoirs publics ne font rien, Monsieur. Ils ne font rien, je suis révoltée. Combien encore ? Combien de nos jeunes vont partir comme ça dans la violence gratuite, combien ? Combien ? (…) Adrien n’est pas le premier, il y a eu des enfants bien avant Adrien, et il y en aura encore. On fait des marches blanches, c’est bien (…), mais après ? (…) Nos enfants se font encore assassiner sauvagement, et par toujours les mêmes. Toujours les mêmes. » (RMC le 8 août). J’enjoins à chacun d’écouter le podcast de cet entretien difficile et touchant qui donne un ressenti assez juste de l’immense démission de l’Etat et de l’injustice conséquente.

Encore une fois, le prêt-à-penser minore sciemment la mort cruelle d’Adrien Perez, comme celles de toutes les victimes innocentes exécutées qui pour une malheureuse cigarette, qui pour un simple regard, qui à cause « d’une mauvaise rencontre ».

Cette violence gratuite, cette haine ordinaire qui tue sans faire l’objet des remontrances des associations culpabilisatrices et des personnalités qui ont voie de presse a pourtant des causes. Tant que l’Etat ne s’attaquera pas aux causes, les victimes seront de plus en plus nombreuses. Les petites frappes qui ont assassiné Adrien Perez l’ont tué physiquement. Le prêt-à-penser le tue une seconde fois. Pour qu’Adrien ne soit pas mort pour rien, nous demandons que l’Etat s’attaque aux causes, donc à la racaille en réformant sa justice par des consignes d’intransigeance et par l’abandon définitif de la doxa gauchiste de l’excuse sociologique qui bénéficient « toujours aux mêmes » pour reprendre les mots de la maman d’Adrien.

 

La contrebande fait un tabac en France !

Nouveau succès à mettre au crédit de l’Etat : la France est en pole position du marché noir. Le trafic de cigarettes est devenu en l’espace de quelques années l’une des contrebandes les plus rentables pour les mafias, au point de concurrencer le cannabis. Pudiquement, l’Etat parle d’achats « hors réseau » pour désigner toute l’économie parallèle du tabac. Il y a bien sûr le particulier qui profite de ses voyages ou de sa proximité avec la frontière pour acheter ses cigarettes à l’étranger où celles-ci sont moins taxées : Espagne, Belgique, Luxembourg sont les principaux pourvoyeurs de tabac à prix attractifs. Et puis il existe aussi un véritable circuit parallèle qui est peu ou prou le même que celui de la drogue : le port de Marseille est le théâtre régulier de saisies de cigarettes provenant d’Algérie notamment. La France est devenue le souk de la contrebande en tous genres à cause de la multiplication et de l’expansion des zones de non-droit tolérées par laxisme, prêt-à-penser et impuissance.

 

Selon un rapport du cabinet d’audit KPMG récemment analysé (Le Figaro économie du 31 juillet 2018), « la France reste championne d’Europe des achats hors réseau », et cela malgré le fait que la consommation globale de tabac est en baisse. Régulièrement interpellé par la puissante fédération des buralistes, Bercy a décidé de mobiliser les services de la Douane sur ce trafic directement motivé par les taxes exponentielles et régulières sur le tabac. De 200 tonnes de tabac saisies en 2007, les chiffres ont triplé en dix ans, preuve de l’augmentation du marché parallèle.

Imposées au nom du doux prétexte de la Santé publique, ces taxes ont deux effets directs : la baisse du chiffre d’affaire des civettes qui ferment une à une, et l’augmentation en parallèle du marché noir. Avec un paquet neutre de cigarettes vendu en moyenne à 8 euros, la France adopte la technique des pays anglo-saxons et scandinaves qui ont fait du tabac un produit légal mais financièrement prohibé. Si quelques fumeurs ont réussi le sevrage avec une consommation en baisse de 4%, le marché demeure attractif pour les trafiquants de tout poil : les cambriolages de réserves de tabac et les vols lors des livraisons se sont multipliés au fil des ans, fragilisant encore plus une profession en sursis.

Outre une harmonisation européenne du prix du tabac réclamée depuis des années par les buralistes pour tempérer les achats transfrontaliers, la méthode la plus efficace pour baisser le trafic de cigarettes a été involontaire. « Le recul des achats sur les réseaux parallèles s’explique en fait surtout par la stabilité du prix du paquet chez les buralistes qui n’a pas bougé de 2014 à fin 2017 ». Ainsi le gouvernement fait fausse route avec sa décision d’augmenter tous les six mois le prix du tabac jusqu’à ce que le paquet atteigne le seuil de 10 euros. Une telle politique n’améliorera pas la santé publique, déstabilisera une profession qui travaille directement pour l’Etat, n’augmentera pas les recettes de ce dernier et enfin favorisera l’expansion tentaculaire de la contrebande. Enfin, en reprenant la souveraineté effective sur son territoire, l’Etat français fera disparaître les zones de non-droit et les bases arrières des trafics.