L’Autriche refuse d’être le tapis de la Turquie

L’Autriche a refusé de recevoir le ministre de l’économie turc Nihat Zeybekcir en ses frontières ; Jacques Bompard a adressé ses félicitations à son Ambassadeur pour ce geste salutaire.  »Votre acte marque le refus d’obtempérer avec une puissance dictatoriale, qui affirme chaque jour un peu plus sa volonté de réislamisation, et opte de façon délibérée pour un mode de gouvernement à mille lieues des racines chrétiennes de l’Europe », ,a-t-il souligné.

Retrouvez la lettre de Jacques Bompard à l’Ambassadeur.

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OGM : la Commission Européenne contre les agriculteurs !

La Commission Européenne a autorisé l’importation de quatre types d’organismes génétiquement modifiés sur le territoire européen. Jacques Bompard a interrogé le Commissaire Européen chargé des questions agricoles. « C‘est à nos agriculteurs que cette autorisation des OGM porte préjudice« , s’est-il insurgé. « Si la pression des parasites n’est pas aussi importante que celle escomptée, l’achat de la semence de MON 810 entraînera un surcoût pour l’agriculteur. Un agriculteur qui deviendra par ailleurs dépendant des multinationales productrices de ces substances innaturelles« .

Retrouvez la lettre de Jacques Bompard au Commissaire Européen ci-dessous.

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CETA : le Système contre le pays réel.

Les excès de la mondialisation sauvage sont souvent soulignés. A Hambourg lors du grand cirque du G20, seul Donald Trump eut le pouvoir nécessaire pour appeler à quelques limitations du libertarisme dans les échanges commerciaux. L’Union Européenne et la France demeurent les grands propagateurs d’une idéologie dont chacun comprend qu’elle n’a pas tenu ses promesses.

Au lendemain de cette réunion, le CETA commence à entrer en vigueur avant même son acceptation par les parlements nationaux. Une procédure absurde qui place les intérêts des grandes multinationales avant le processus politique de décision. Encore une preuve du hiatus entre les discours sur la démocratie et les pratiques réelles de nos élites.

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L’accord de libre-échange avec le Canada est un danger majeur pour nos exploitants agricoles et nos industries. La seule question de la rareté de l’espace en France et de sa profusion au Canada interpelle le bon sens. Sans oublier que le Canada exerce déjà une véritable guerre commerciale avec une incitation massive à la fuite des cerveaux.

Ainsi, les Français sont privés du droit d’accepter ou non d’abandonner les dernières bribes de protections économiques de certains des secteurs les plus abîmés de notre économie. Et tout cela au plus grand mépris de leur parlement. J’étais intervenu pour dire ma consternation lors de la parodie de débat sur le CETA à l’occasion de la dernière législature.

Décidément, Emmanuel Macron n’aura aucune chance de tenir ses promesses économiques…à moins qu’elles ne concernent pas notre peuple !

Quand Jacques Bompard est beaucoup plus écolo que Nicolas Hulot !

« Je ne céderai rien », avait déclaré Nicolas Hulot à Jean-Jacques Bourdin fin juin. A l’origine de cette exclamation pleine de vigueur ? Les dispositions à adopter dans le cadre de la réglementation sur les perturbateurs endocriniens. Alors que la France s’était toujours illustrée par une hostilité marquée à l’encontre de ces substances dangereuses, c’est Nicolas Hulot qui a permis l’adoption d’un texte particulièrement douteux sur la question la semaine passée.

Le texte adopté par la Commission Européenne semble pourtant anodin ; une simple définition de ces produits reconnus dangereux pour la santé, souligne-t-on en haut lieu. Et le commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire de saluer en son passage la mise en œuvre d’une « véritable politique européenne sur les perturbateurs endocriniens », un « véritable succès » … De nombreuses associations ne semblent pourtant pas partager l’avis du commissaire : car le texte, exigeant un nombre de preuves trop élevé à l’évaluation du produit, permettra non seulement à certaines substances d’échapper au classement des perturbateurs endocriniens, mais il exempte également les pesticides pourtant à l’origine de telles perturbations endocriniennes.

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Jacques Bompard s’est élevé à plusieurs reprises contre ces produits dangereux ; après avoir déposé une proposition de résolution visant à ouvrir une commission d’enquête sur les dangers potentiels du glyphosate, il avait alerté le parlement sur par l’intermédiaire d’une question écrite relative aux produits susceptibles de nuire à la santé des femmes enceintes et celles de leurs enfants à naître. « La première étude de grande ampleur menée sur l’impact des polluants comptant parmi les perturbateurs endocriniens (ELFE, étude longitudinale française depuis l’enfance) sur les femmes enceintes  a révélé des conclusions particulièrement inquiétantes. Sur les 4 200 participantes ayant accepté de se soumettre, en 2011, aux tests, 74 % se sont vus détecter du bisphénol A dans leurs prélèvements biologiques (sang, urine…) », constatait-il en juin. Le député en avait alors appelé à la diligence du ministre, afin que des produits alternatifs viennent remplacer ces constituants nocifs.

Ceux-là même que le ministre écologique, tout en prétendant bruyamment avoir écarté la menace, réintroduit fallacieusement. L’après-midi même du passage du texte à la commission, le Ministère de Nicolas Hulot se targuait d’avoir « mis fin à quatre années de retard pour l’interdiction des substances dangereuses » et soulignait qu’il saisirait bientôt l’Agence nationale de sécurité sanitaire pour « mener une évaluation des risques des produits les plus utilisés contenant ces substances ». C’est précisément là où le bât blesse : en ne prêtant attention qu’aux produits « les plus utilisés », le ministre néglige de fait la combinaison de ces substances, à l’origine des véritables effets dévastateurs de ces perturbateurs endocriniens. Et après avoir tu les profits financiers que dissimuleraient ses propres activités, Nicolas Hulot cache sans vergogne la véritable nature d’un texte introduisant les perturbateurs endocriniens en France…

 

Ces associations communautaires qui encouragent le terrorisme…

Certaines associations communautaires favorisent les exactions des djihadistes. Jacques Bompard a interrogé le ministre de l’Intérieur sur les défaillances des services de sécurité intérieure, laxiste vis-à-vis de ces associations.  » L’association de la Fraternité musulmane Sanâbil, censée venir en aide aux prisonniers musulmans des centres de détention d’Île-de-France, a fait l’objet d’une enquête qui a révélé un réseau particulièrement inquiétant », a-t-il ainsi rappelé au ministre.

Retrouvez la question de Jacques Bompard.

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Erdogan menace la communauté chrétienne de Turquie !

Les Chrétiens d’Orient continuent de faire l’objet d’un traitement intolérable au Proche-Orient. Jacques Bompard a interrogé le Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères sur le sort réservé à cette minorité en Turquie. Face aux déclarations alarmantes du président Erdogan sur la communauté chrétienne,  » il est du devoir de la France de soutenir les chrétiens d’orient et ceux de la Turquie » , a souligné Jacques Bompard. « Quelle va être la position du ministère des Affaires Étrangères sur ce dossier ? ».

Retrouvez ci-dessous la lettre de Jacques Bompard à Jean-Yves le Drian.

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Ministère des Armées : de l’incapacité aux conflits d’intérêts !

Parmi les efforts de renouvellement supposés opérés par le gouvernement Macron, la nomination de Florence Parly est un cas d’école. L’ancienne directrice de cabinet de Claude Allègre et conseillère budgétaire de Lionel Jospin à Matignon a réussi à se recaser au Ministère des Armées. Un poste particulièrement appréciable, en regard de son absence totale d’expérience en la matière. Avec sa carrière de haut fonctionnaire, le successeur de Sylvie Goulard hérite d’un poste éminent, qui semble lui avoir été dévolu par souci stratégique. Ironiquement, celle qui œuvrait comme secrétaire d’état à Bercy auprès de Laurent Fabius, ne devrait pas faire d’ombre au Directeur général de l’armement ni à un président qui s’est construit à la fréquentation des journalistes des allures d’un chef de guerre jupitérien. « Sans attache locale, cette ancienne fabiusienne n’a pas d’administrés à défendre, aucune petite boutique à faire vivoter et pas de comptes à rendre dans une quelconque mouvance du PS. Macron est donc à l’abri d’un coup d’éclat », déclarait même un proche du président dans les colonnes du Canard Enchaîné.

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A l’abri d’un coup d’éclat, mais pas des conflits d’intérêts qui menacent de ternir une nouvelle fois la réputation de ses ministres. Président de l’Agence des Participations de l’Etat dans les entreprises publiques, Martin Vial, mari de Florence Parly, risquait sévèrement d’influencer les avis rendus par son épouse. Annonçant aussitôt qu’il ne prendrait plus part aux dossiers relatifs à la défense et aux armées, il a indiqué vouloir éviter tout conflit d’intérêt…. Dans le même temps, le président de l’APE en profitait pour s’immiscer dans les affaires de la RATP, dont sa femme avait brigué la tête avant sa nomination, en tentant de placer sur la liste des noms proposée à l’Elysée le nom de son amie Catherine Guillouard. Un nom familier pour le nouveau ministre des Armées : l’ex directrice générale de Rexel a œuvré avec Florence Parly chez Air France.

Nommée avec l’appui de Jean-Pierre Jouyet, Florence Parly s’inscrit parfaitement dans un gouvernement rompu aux intérêts financiers et aux scandales répétés. Jacques Bompard, qui avait dénoncé dans un pamphlet le soir de l’élection du président, continuera d’alarmer le parlement sur l’attitude de ces ministres aux qualités douteuses. Car en plus de n’avoir aucune compétence dans le domaine militaire, le ministre, déjà soupçonné d’user de son puissant réseau à des fins toutes personnelles, va sans doute bientôt se voir rattrapé par de nouvelles affaires. La Commission Européenne vient en effet de déposer un recours en manquement visant la SNCF, dont Florence Parly était alors la directrice financière, pour avoir bâti « une construction artificielle contraire au droit européen de la commande publique ». Accusée d’avoir élaboré une filiale ayant pour objectif de contourner les obligations nationales en matière de marchés publics, d’avoir limogé certaines figures du personnel de la SNCF opposées à ce type de pratiques, le nouveau ministre se retrouve ainsi au cœur d’une affaire délicate. Une position récurrente, pour les ministres d’Emmanuel Macron….

Yémen : quelle sera la position du ministère des affaires étrangères ?

               Jacques Bompard a interrogé le ministère des affaires étrangères sur la position qu’il tiendrait dans le conflit yéménite, qui oppose les ressortissants nationaux aux islamistes houthis. « Au même titre que l’invasion occidentale de 2003 en Irak, encourager les interventions de la coalition risque de conduire l’Occident dans un nouvel écueil’, a-t-il fait remarquer.

Retrouver la question de Jacques Bompard ci-dessous :

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GPA : la Cour de Cassation approuve !

Après le Comité Consultatif National d’Ethique sur la procréation médicalement assistée, c’est au tour de la Cour de Cassation de se prononcer sur les avancées de la gestation pour autrui. Répondant à la demande de deux hommes « mariés », elle a statué aujourd’hui qu’il était raisonnable que le conjoint du père biologique de l’enfant puisse l’adopter. « Une GPA réalisée à l’étranger ne fait pas obstacle, à elle seule, à l’adoption de l’enfant par l’époux du père », a-t-elle indiqué. C’est donc aujourd’hui une percée significative pour la jurisprudence du dossier de la gestation pour autrui, que le gouvernement ne tardera pas à entériner. Se faisant, la Cour de Cassation adopte une mesure contrevenant à la protection de l’enfant et ouvrant grandes les voies vers une pratique inique.

A n’en pas douter, le nouveau président de l’Assemblée Nationale sera de ceux qui soutiendront avec vigueur cette disposition inique. Seul candidat à la primaire de la gauche favorable à la gestation pour autrui, il assénait en janvier que cette procédure devait faire l’objet d’une législation. Mieux encore, François de Rugy regrettait que des voix s’élèvent encore à l’encontre d’une gestation pour autrui dont la « fameuse circulaire Taubira était censée régler le problème ». Dans un entretien accordé à la revue Têtu, le député s’insurgeait également d’une « forme de terrorisme intellectuel et politique […] qui fai[sait] passer [ndlr. les supporters de la GPA] pour des esclavagistes ».

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Et de fait : en soutenant la gestation pour autrui, le gouvernement s’insinue encore un peu plus dans l’intimité des foyers français et condamne leurs enfants à l’esclavage. Un asservissement de l’enfant privé de l’un de ses parents biologiques, profitant au parent dit « d’intention » qui a exigé de qualifier dans la loi l’acquisition d’un enfant auquel il n’est pas relié de façon naturelle.  François de Rugy, député écologiste, n’entend décidément rien à l’écologie humaine : en appelant à inscrire la GPA dans la loi française, il encourage la systématisation de toutes les dérives dangereuses qui affecteront bientôt des générations d’enfants.

« Personne ne sera jamais forcé à porter l’enfant d’un autre, jamais », jurait ses grands dieux le président de l’Assemblée Nationale pour justifier sa proposition d’inscrire la GPA dans le droit français. La candeur de l’affirmation prête à sourire et l’avis de la Cour de Cassation s’en fait un écho diligent. Avec cette décision, s’ouvre officiellement la voie de l’adoption d’enfants nés par GPA à l’étranger pour des couples homosexuels. Avec cette décision, c’est au détournement caractérisé de l’adoption que l’on risque de se confronter.

 

 

Neuf immigrés sur dix ne quitteront pas le territoire français !

Pour la troisième année consécutive, les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) ont enregistré une hausse conséquente de leurs flux migratoire. Plus de 57 millions de personnes nées à l’étranger sont présentes sur leur sol. Un chiffre qui ne risque guère de décroître puisqu’en 2015, l’Union Européenne a vu ses flux migratoires en sa direction augmenter de 7%, soit 5 millions de personnes. La France s’érige parmi les championnes des pays de l’OCDE : placée en cinquième position, elle a accueilli 256 500 immigrants sur son territoire en 2015.

C’est à Paris qu’ont ainsi été émis 217 500 permis de résidence permanente, dont un tiers concernait les Maghrébins, un cinquième l’Afrique Subsaharienne. Et alors que le commissaire européen Dimitri Avramopoulos, en charge des migrations, déclarait ce matin qu’il était nécessaire que « toutes les personnes qui n’ont pas besoin de protection internationale doivent retourner dans leur pays le plus vite possible » tant la situation « n’est plus soutenable », cet afflux semble surtout provenir des politiques déployées par les pays européens. Avec 90 000 permis délivrés pour raisons familiales, les « immigrants » rejoignent les pays européens à 31% par l’intermédiaire du regroupement familial.

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Si le nombre d’immigrés connaît une inquiétante croissance, celui des demandeurs d’asile n’est pas en reste. Record battu pour la France : en cette année 2016, ce sont 78 000 personnes qui ont demandé l’asile dans l’hexagone… Un constat alarmant, corroboré par l’important taux de premières demandes effectuées : 70 748 demandeurs, essentiellement Afghans et Albanais, faisaient là leur première démarche pour bénéficier de l’asile en France.

Dépassés, les dirigeants européens pétrissent leurs discours de contradictions commodes, formulées au gré des opportunités personnelles. C’est d’un côté la présidente de l’OCDE, appelant à l’affectivité des européens qui n’auraient d’autres choix que d’« améliorer l’intégration des immigrants […] pour offrir un avenir plus prospère et inclusif pour tous ». C’est, de l’autre, le commissaire européen, pris à défaut sur le dossier italien, affirmant que « le retour vers les pays d’origine est un aspect indispensable d’une politique migratoire globale » alors même qu’en France, neuf « migrants » sur dix ne repartiront pas…