19 mars 1962 : mensonge et trahisons

Chaque 19 mars, un certain nombre de communes françaises a décidé de pavoiser. En effet, depuis la présidence Hollande, le 19 mars est devenue la date officielle de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie.

Nous ne faisons aucun reproche à ces communes, car après tout cette guerre d’Algérie s’est soldée par une victoire militaire de notre vaillante Armée, où nombre d’appelés sont tombés loin de chez eux. Et en ces temps où la satisfaction individuelle devient la règle, il est bon d’honorer ce sacrifice.

Toutefois, à Orange, nous ne reconnaissons pas le 19 mars comme la fin officielle de ce que l’on a longtemps appelé les événements d’Algérie. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? Les accords d’Evian ne sont que la date fatidique qui annonce le repli de la France et le triomphe du laxisme, avec son lot de menaces rampantes et insidieuses comme le communautarisme, la pression migratoire et la mise à mal de notre identité. Ce 19 mars 1962, c’est une certaine forme de la légitimité française qui a été mise à mal, celle qui consiste à ne pas dévier de sa vocation historique. Or, en bradant l’Algérie française, notre métropole a non seulement abandonné une partie de son territoire national pour lequel elle avait tant œuvré depuis 1830, mais elle a aussi délaissé des milliers de Français qui n’avaient que comme seule image de notre pays celle du désert et de la Méditerranée.

Reconnaître le 19 mars comme date officielle de fin de la guerre d’Algérie, c’est aussi oublier volontairement toutes les victimes civiles tuées par le fanatisme algérien le 26 mars 1962 à Alger, ou ces centaines de milliers d’harkis exécutés durant le mois de juillet 1962. C’est pourquoi l’humilité, la décence et le respect dus à nos morts nous commandent de ne pas célébrer cette date fatidique. « Tel est le onzième commandement : tu seras fidèle aux tiens, surtout quand la Nation les oublie ou les diffame » avait écrit à ce propos le patriote français André Rossfelder.

Y a-t-il un marché du travail pour favoriser la formation ?

Le gouvernement, par l’intermédiaire du ministre du Travail Muriel Pénicaud, vient de proposer le 5 mars ce qu’il appelle « le big bang » de la formation professionnelle. Vaste programme.

L‘objectif affiché se veut clair sur le papier : permettre aux salariés de se former pour acquérir les compétences nécessaires à l’évolution du marché du travail. Le gouvernement estime que 50% des emplois seront transformés ces prochaines années et qu’il faut anticiper ce changement. Pour ce faire, Macron et son équipe prévoient de consacrer 15 milliards d’euros sur cinq ans pour permettre à un million de chômeurs peu qualifiés et à un million de jeunes décrocheurs d’obtenir de meilleures qualifications et de nouvelles compétences.

Toutefois, il est à remarquer que depuis 2015 il existe pour chaque salarié un certain nombre de droits à la formation qui sont sous-utilisés. Ce qui fait dire justement à certains experts que sans une révolution culturelle, à savoir sans une évolution des mentalités, il est peu probable que le nouveau plan de Macron ait une vraie utilité, car peu de salariés seront disposés à suivre une formation.

De plus, ce n’est pas une seule révolution culturelle qui pourrait suffire. Sans une révolution fiscale et salariale qui soit incitative pour les entreprises, afin de leur permettre d’embaucher davantage sans explosion des charges, le gouvernement aura beau entreprendre de nombreux chantiers, aucun ne sera réellement utile. Surtout lorsque le ministre se permet d’annoncer la création d’une énième agence nationale, en charge de la régulation de la formation et de l’alternance, baptisée France Compétences, dont nous savons très bien que les coûts de fonctionnement sont disproportionnés par rapport au travail rendu. D’ailleurs ce n’est pas un hasard si le patronat a indiqué : « Ils veulent simplifier le système mais, pour le moment, c’est complétement flou ». Evidemment puisque aucune proposition sérieuse et de bon sens n’a été déclinée.

Bref, Macron n’a pas compris la situation économique du pays : tant que le marché du travail sera vide, il y aura un véritable frein à l’emploi. Et ce n’est pas en favorisant la formation de ceux qui sont déjà salariés que la France ira mieux. De plus, la question du traitement social du chômage en France reste véritablement problématique. Tant que la redistribution sociale paiera plus que le travail, il sera difficile d’inciter à un retour durable à l’emploi.

Les incantations présidentielles seront comme toujours bien inutiles mais elles sont là pour occulter l’incompétence du système incarné par Emmanuel Macron.

Italie : le populisme en poupe

Ce matin, nombre de sujets d’actualité ô combien brûlants n’avaient pas échappé à nos journalistes français : la pluie et le beau temps, les chassés-croisés des vacanciers rentrant du ski ou encore les derniers résultats sportifs du week-end. Quant aux élections législatives du 4 mars en Italie, rares étaient les journalistes à vouloir évoquer ce sujet, bien épineux pour le prêt-à-penser médiatique. Ou plutôt la rare analyse proposée consistait à s’effrayer de la victoire du populisme italien.

Il faut dire que jamais nos journalistes n’avaient réellement osé s’aventurer sur le terrain politique italien, où des thèmes de campagne fondamentaux pour le devenir national italien ainsi que pour notre civilisation européenne s’étaient fort heureusement invités : dénonciation de l’immigration de peuplement, exaltation de l’identité nationale, volonté d’un retour à la sécurité. Face à l’exaspération italienne, nos journalistes français avaient préféré occulter volontairement tous les enjeux de l’élection italienne, alimentant à l’insu des citoyens français une campagne de désinformation choquante. Pire, le thème de l’abstention devenait pour eux l’alpha et l’oméga de leur analyse.

Mais en ce lendemain d’élection, la réalité est tout autre. Plus de 70% des Italiens se sont rendus aux urnes ce dimanche, balayant d’un revers de main toute la glose journalistique. Dès lors, pour masquer leur erreur d’analyse, cette non-abstention s’est transformée pour eux en une percée effrayante du populisme, qu’il convient d’occulter en n’en parlant pas. Pourtant le succès du Mouvement 5 Etoiles d’Alessandro Di Battista avec 32% des voix sans oublier les 37% réalisés par la coalition des droites composée par Fratelli d’Italia, la Ligue du Nord et Forza Italia sont un signe manifeste d’une volonté de sursaut du peuple italien. Sous le terme de populisme nos chers journalistes cherchent seulement à qualifier le succès dérangeant de candidats hors système, et dont la victoire était espérée par le peuple mais unanimement condamnée par la bien-pensance.

Ce populisme montre au contraire à quel point les citoyens veulent que le pouvoir politique s’empare des sujets impérieux tels la défense de la souveraineté, la préservation de leur modèle culturel et civilisationnel ainsi que leur héritage chrétien. Et ce n’est pas en promettant toujours plus à l’étranger et à ce qui est lointain, comme l’avait fait la gauche italienne au pouvoir jusqu’à présent, ou comme le fait en France Emmanuel Macron, que le peuple sera satisfait. Et que nos journalistes se préparent : si le peuple se ressaisit, le populisme a plus que jamais de l’avenir.

Loi Asile : toujours plus d’immigration !

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a présenté le mercredi 21 février son projet de loi sur l’asile et l’immigration, sous l’intitulé officiel « Pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ». Tout un programme ! Au même moment, le député En Marche Aurélien Taché, ancien conseiller socialiste sous l’ère Hollande, proposait un autre rapport préconisant une meilleure intégration des migrants en France.

A la lecture de ces deux rapports force est de constater que rien ne va changer pour les étrangers et les migrants en France. Bien au contraire, leur situation va s’améliorer avec une volonté que le traitement de leur dossier pour l’attribution de visas soit plus effectif. En effet, la durée d’examen pour vérification du droit au séjour va passer de 16 à 24 heures. Gérard Collomb argumente en prétextant qu’il s’agit de mieux maîtriser les remises en liberté afin d’éviter que les individus dangereux ne soient relâchés immédiatement. Par-là même, le ministre souligne toute la carence du dispositif, car que ce soit au bout de 16 comme de 24 heures, le migrant fugitif sera quoi qu’il en soit relâché dans la nature française, sans que ne soit envisagé une mesure de renvoi immédiate. Quant aux éventuels migrants jugés comme dangereux, ils pourront retrouver leur liberté après quelques jours de détention. Ensuite, la rétention administrative se voit aussi étendue dans le temps, passant de 45 à 90 jours, et cela renouvelable trois fois. Là encore l’objectif affiché sent bon l’hypocrisie puisque Gérard Collomb souhaite par cet allongement de la rétention être mieux à même de négocier un retour avec les Etats d’où sont originaires les migrants. Un ministre français peut-il réellement penser que les Etats vont collaborer sérieusement avec la France pour favoriser des retours ou empêcher de nouveaux départs ? Sauf si bien sûr la France met encore une fois la main à la poche pour investir dans un développement outre-Méditerranée, comme Macron vient de le promettre à coups de milliards à la Tunisie. D’ailleurs, il se trouve que les statistiques parlent d’elles-mêmes puisque 95% des migrants soumis à des mesures d’éloignement ne sont pas inquiétés par l’administration française.

Quant au rapport Taché, le député affirme clairement ses intentions : « Ce que je propose, c’est de donner aux étrangers l’autonomie, reconnaître que les gens qui arrivent en France viennent pour apprendre et pour travailler ». Et d’ajouter : « Les personnes qui viennent sur notre territoire ne sont pas venues pour demander l’assistance, elles sont venues pour avoir la liberté de construire leur vie ». Pourquoi prévoir alors de consacrer 607 millions d’euros à cet accueil puisque ces mêmes migrants sont venus pour s’intégrer par eux-mêmes ? Pourquoi accepter d’augmenter le budget de prise en charge des migrants de 200 millions d’euros supplémentaires pour 2018 si leur volonté est de s’intégrer rapidement ? Autant de questions qui restent bien évidemment sans réponse.

Sous ses atours d’homme froid et sérieux, Gérard Collomb poursuit la politique pro-immigration que la gauche socialiste, dont il est un transfuge, avait menée sous François Hollande. Toujours plus de moyens financiers et humains pour les étrangers ; toujours moins pour les Français de souche.

Laurent Wauquiez : un énarque au bistro ?

Il est drôle Laurent Wauquiez, même très drôle. Il me fait penser à ces enfants dont l’espièglerie mêlée de naïveté les poussent à redire aux adultes les propos qu’ils ont tenus provoquant tour à tour gêne chez l’un et amusement chez l’autre, tout cela se terminant généralement par une réprimande de bon aloi. Ainsi les confrères politiques de Laurent Wauquiez, après les confidences piratées de son cours à l’EM Lyon, se sont soit esclaffés soit choqués selon leur bord politique et s’ils étaient visés par les propos ou non. Dans le rôle du redresseur de torts, le conglomérat médiatique a effectué son travail de sape de manière unanime après avoir lui-même porté sur la place publique la bonne parole de Wauquiez.

Oh, il n’y a rien de bien dramatique, ni même de scoop extraordinaire, dans les quelques piques de Laurent Wauquiez. Ce sont généralement des remarques de bon sens, ou des jugements sur des personnes dont tout le monde se doute. Finalement, la condamnation médiatique des extraits de conversations ne se fonde pas sur leur teneur mais bien plutôt sur un nécessaire rappel des règles du jeu du prêt-à-penser. La presse est là pour se faire le gendarme de ce qu’il faut dire et ne pas dire.

En libérant sa parole, de manière naturelle et confiante, comme au comptoir d’un bistro de campagne avec de bons amis, Laurent Wauquiez casse le pacte tacite de toute la classe politico-médiatique. Il est important que le spectacle, pour demeurer crédible, ne permette pas d’improvisation, surtout lorsque celle-ci frise le populisme parce qu’elle parle au peuple et qu’elle confirme ce dont il a l’intuition profonde. Je noterai d’ailleurs que Laurent Wauquiez parle dans un contexte quasi privé et à des étudiants en école de commerce : il ne s’adresse pas à une frange populaire de l’électorat mais à la future élite dirigeante, bref au travers d’anecdotes il livre quelques clés à ceux dont il fait ses complices dans l’entreprise de berner le bon peuple. Finalement, la seule information intéressante des commentaires de Laurent Wauquiez, c’est son insincérité profonde de politicien. Pour autant la réaction épidermique et en bloc des médias démontre aussi leur intolérance de plus en plus aiguë à tout discours un tant soit peu libre de la doxa officielle.

Laurent Wauquiez se découvre iconoclaste à son insu ? Il est condamné pour cela par la presse officielle ? Très bien, désormais il peut choisir entre maintenir une parole libre et de bon sens ou rentrer dans le rang en continuant l’usage du double discours sous la bénédiction de l’establishment. Cet épisode sans frais est en réalité un tournant : fais ton choix, Laurent !

Quand on ferme les écoles de nos campagnes

Il y a bien longtemps que nos élites parisiennes se moquent ouvertement de la France rurale et de ses campagnes. Les politiciens parisiens n’osent s’y rendre qu’à l’occasion d’échéances nationales, pour augmenter leur capital sympathie, parcourant à grands pas la campagne tels des touristes qui visitent une réserve naturelle partiellement préservée des derniers musts de la capitale.

Pourtant la France des campagnes, c’est encore plus de 20% des Français. Si nous y associons les petites villes et villes moyennes, les territoires péri-urbains, mieux connus sous l’appellation de « France périphérique » développée par Christophe Guilluy, nous sommes à 60% de la population.

Cette France périphérique est belle et bien la France oubliée par tous nos dirigeants de droite comme de gauche. C’est cette France qui souffre d’une centralisation démesurée qui applique de façon uniforme une politique d’aménagement du territoire qui dépouille nos communes et nos anciens chefs lieu de canton de leurs services publics. C’est aussi cette France à laquelle on ne promet aucun espoir de changement, puisque le gouvernement vient d’acter la suppression de 1.000 classes rurales et près d’une centaine d’écoles primaires, dans pas moins de 57 départements. C’est ainsi que la Corrèze perd 14 classes, la Saône-et-Loire 21, l’Eure-et-Loir 28 et les Vosges 29.

En même temps, comme dit Macron, il existe une France bien mieux lotie. C’est la France dite des quartiers difficiles, où l’Etat ne cesse d’inventer de nouveaux acronymes, des Z.E.P. aux Z.U.P. en passant par les Z.P.S. C’est une France où ne vit que 7,5% de la population, soit 8 fois moins que dans la France périphérique. C’est aussi dans cette France que résident 32,5% des allocataires étrangers qui ont chassé les Français moyens partis se réfugier à la périphérie des villes. Cette France voit quant à elle l’ouverture de nombreuses classes dédoublées, puisque 85% d’entre elles bénéficient déjà d’un enseignant pour 12 élèves, alors que les classes rurales accueillent plus de 23 élèves en moyenne pour un seul enseignant. 117 écoles parisiennes devraient ainsi profiter de ce nouveau dispositif, 406 postes seront utilisés par ce dédoublement en Seine-Saint-Denis alors que dans le même temps 124 classes nouvelles ouvriront leurs portes en Val-de-Marne. Sans oublier les millions d’euros que l’Etat investit dans des programmes éducatifs en Afrique ce qui a poussé un maire d’une commune de 500 habitants de l’Oise a manifesté légitimement sa colère, en placardant à l’entrée de son village : « 250 millions d’euros pour ouvrir des classes au Sénégal. Ici on les ferme ». Sans oublier que dans le même temps l’Etat consacre 1,5 milliards d’euros par an à l’accueil des mineurs étrangers sur notre sol.

Ces exemples révèlent bien à quel point le gouvernement macronien privilégie une politique de solidarité envers les populations immigrées et les pays étrangers, au détriment de la France provinciale des clochers, où vit l’âme française comme le chantait Frédéric Mistral.

La solidarité de l’Etat pour ce qui est lointain le détourne de tout devoir d’équité et de charité envers le prochain, à savoir son propre peuple, ses propres campagnes et ses Français de souche.

A terme cette politique conduira inévitablement à la destruction de notre société vivante et organique, bref à la disparition de notre communauté nationale, faisant d’une prétendue solidarité l’enjeu suicidaire de toutes ses politiques, qu’elles soient scolaires, culturelles, économiques ou sociales.

La République au chevet de l’Islam contre la raison

Dans Le Parisien/Aujourd’hui en France du 1er février, l’actuel président de la Fondation pour l’Islam de France Jean-Pierre Chevènement égrène au long d’un entretien toutes ses recommandations bienveillantes pour « donner un coup de pouce à l’Islam ».

Le dieu tutélaire de la gauche souverainiste, opposé en son temps à la guerre du Golfe et à Maastricht, affirme ce qui pourrait paraître comme une série d’évidences mais qui n’est qu’une analyse trop superficielle de la situation :

– « Le problème vient essentiellement de la domination, de fait, du CFCM (Conseil français du culte musulman) par les trois fédérations de mosquées des principaux pays d’origine de l’immigration – Algérie, Maroc, Turquie. »

– « l’insuffisante formation des imams et (la problématique) de drainer les financements nécessaires à leur rémunération. »

« Le prêche du vendredi doit se dire en français »

– « L’idéologie fruste et brutale du salafisme »

La réalité est que le problème posé par la présence importante et exponentielle de musulmans en France constitue, de fait, un Etat dans l’Etat, ou à tout le moins un relais de puissances étrangères aux intérêts et à la culture en opposition avec la République – notons que notre jacobin national parle peu ou pas de la France : il n’a que le mot République à la bouche.

Cette analyse est similaire en tous points à ce que tout observateur sensé pouvait déjà anticiper dans les années 1970 lorsque l’immigration massive du Maghreb s’est décuplée à la faveur du regroupement familial. Bref, Jean-Pierre Chevènement découvre la lune à 79 ans. Nous le remercions de son éclairage.

Le grand souci survient lorsque « le miraculé de la République » donne ses solutions pour résoudre ce qui n’est que le constat de la balkanisation de notre pays. Il faut, dit-il, créer « des pôles publics d’islamologie (…) et accorder des bourses », soit former des imams avec l’argent public. Pourquoi le contribuable français devrait payer de sa poche des prêcheurs étrangers ? « Parce que toutes les religions ont bénéficié d’un coup de pouce initial, de la part de l’Etat. » Première nouvelle ! S’il songe au catholicisme et à l’alliance de 1400 ans entre la France et l’Église, du baptême de Clovis en 496 à la loi Combes en 1905, il ne s’agit pas d’un coup de pouce mais des identités consubstantielles de la France.

Le même Jean-Pierre Chevènement assène qu’à sa « connaissance, la laïcité n’a tué personne en France. » Le ministre devrait lire l’excellent livre de l’historien Jean Sévillia Quand les catholiques étaient hors la loi. Il y apprendrait que la laïcité et la loi de 1905 outre l’exil de dizaines de milliers de religieux a provoqué la mort de nombreux villageois s’opposant aux inventaires. Et il faudrait rappeler la fureur antichrétienne de la Révolution, matrice de la République, qui a assassiné des milliers de victimes innocentes à cause de leur foi.

Le fond du problème est loin des élucubrations d’un maçon révisionniste, peut-être honnête dans ses intentions de bien faire mais naïf quant à l’avenir. Non, l’Islam de France ne verra jamais le jour dans la réalité parce que la doctrine même de cette religion l’empêche. C’est une religion politique, et un code social, qui ne se contentera jamais d’être reléguée sous une forme de spiritualité privée. Oui, il y a un Islam en France qui n’est que la résultante d’une immigration de substitution entamée il y a plus d’un demi-siècle, voulue par une classe oligarchique à la recherche permanente d’une main d’œuvre bon marché. Non, la République n’arrachera pas les musulmans à leurs traditions et à leurs prêcheurs financés par l’Arabie taqfériste qui ne poursuivent qu’un but : la constitution de l’Oumma. Oui, Jean-Pierre Chevènement n’est qu’un administrateur de l’ancien monde, un colon en son propre pays qui pense qu’on peut maîtriser l’étranger en intégrant quelques-unes de ses coutumes alors même qu’il s’agit de faire respecter les nôtres. Cela ne reflète que de la condescendance aveugle pour les musulmans et du mépris pour ce qu’est la France.

Au lieu de jouer les apprentis sorciers, l’Etat doit rétablir sa souveraineté avant qu’il ne soit trop tard, interdire tout financement étranger et expulser sans conditions tous les fauteurs de troubles mandatés par les pétromonarchies, les Ottomans et le Maghreb. Ou même allons plus loin, La France devrait renouer avec son passé et l’assumer en suivant les intuitions de l’écrivain Michel Houellebecq : « Au fond, l’intégration des musulmans ne pourrait fonctionner que si le catholicisme redevenait religion d’État. Occuper la deuxième place, en tant que minorité respectée, dans un État catholique, les musulmans l’accepteraient bien plus facilement que la situation actuelle. Ils n’arrivent pas à se faire à l’État laïc, porteur d’une liberté de religion qu’ils ne comprennent pas. »

L’Histoire est de retour. Ne restons pas dans le passé. Que la France assume pleinement son identité, et il n’y aura plus de problème « d’Islam de France ».

 

A bas les vieux ! Vivent les migrants !

Au fur et à mesure que s’égrènent les jours du quinquennat macronien, la France s’enflamme un peu plus. De la sourde colère des militaires relayée par le Général de Villiers et bon nombre d’officiers, à la mobilisation colossale des agents de l’administration pénitentiaire, sans oublier le cri d’alarme des électeurs corses, l’Etat n’est plus à la hauteur des espérances comme des besoins quotidiens des Français.

Désormais, et fort légitimement, c’est le personnel soignant des maisons de retraite qui se mobilise pour protester contre l’insuffisance de moyens humains et budgétaires nécessaires au fonctionnement correct de leur service. Car ce personnel n’en est même plus au stade où il pourrait espérer demander mieux : il se contente simplement de solliciter les moyens indispensables et vitaux pour exercer sa mission quotidienne. La branche dite dépendance a toujours été le parent pauvre du ministère de la Santé. Pourtant, les besoins financiers immédiats dans ce secteur n’ont jamais été aussi forts. En 2011, les dépenses pour la prise en charge de la dépendance des personnes âgées représentaient déjà 28,3 milliards d’euros, soit 1,41% du P.I.B. Ces dépenses devraient littéralement exploser, pour doubler sur la période 2025-2040 et atteindre 51,6 milliards d’euros. Si d’une manière générale les dépenses de santé représentaient 11% des dépenses publiques en 1970, elles équivalent à 17% de nos jours, avec une forte augmentation sur la période 1992-2000. L’enjeu de demain sera bien sûr de répondre à cette forte demande que constitue la dépendance sauf que l’Etat n’a jamais anticipé pour disposer d’un budget adéquat. D’où les situations insupportables que doivent affronter désormais aussi bien les soignants, les familles que nos séniors. Le pire, c’est que le nouveau plan gouvernemental devrait faire baisser le budget dépendance de 200 millions d’euros ces sept prochaines années, ce qui aurait pour conséquence immédiate, d’après la Fédération hospitalière de France,  de conduire les maisons de retraite à revoir à la baisse leur coût de fonctionnement donc de réduire à court terme leur personnel. Or, la France présente déjà un nombre d’agent par résident dramatiquement bas, avec un ratio de 0,6, alors qu’au minimum ce ratio devrait être égal à 1.

Le chiffre de 200 millions d’euros est d’ailleurs exactement la somme avancée pour la prise en charge de l’accueil des migrants en France. Le gouvernement préfère donc priver nos anciens d’un accompagnement et d’une aide médicalisés dignes de ce nom pour privilégier l’accueil d’hommes et de femmes qui n’ont aucune vocation à s’intégrer en France, et qui bien au contraire, nous imposent leur propre culture, créant des zones de fractures explosives dans la société. L’Etat préfère donc sous-doter nos structures d’hébergement des personnes âgées, en rabotant un budget dépendance déjà réduit à sa portion congrue, pour consacrer 200 millions d’euros supplémentaires à l’accueil d’étrangers fuyant une situation géopolitique dont la France n’est en rien responsable. Sans oublier que le président Macron, en déplacement en Tunisie, a une nouvelle fois défini ses priorités, à savoir l’aide à l’étranger, puisqu’il n’a pas hésité à dire : « La réussite de la Tunisie, c’est aussi notre bataille ».

Ce détournement des fonds destinés à nos anciens au profit d’une population étrangère, ouvre la voie à bien des dérives, et notamment à celle de l’euthanasie. En effet, si l’Etat n’a plus les moyens financiers et humains pour l’accueil des aînés, l’euthanasie apparaît comme une terrible solution pour réduire la durée de soins et mettre fin de manière brutale aux coûts induits par la prise en charge de la dépendance. Les praticiens de santé avancent déjà des chiffres selon lesquels 60% des frais de santé sont dépensés lors de la dernière année de vie des patients en situation de dépendance. Cette solution d’éradiquer les plus anciens avait déjà été brandie dans le passé par tous les chantres d’un eugénisme effrayant.

Pour notre part, même si cela doit effrayer la bien-pensance politique qui règne en France, nous en appelons à une politique de préférence nationale, conforme au bon sens et à la vocation de l’Etat, qui établisse des priorités pour nos concitoyens, en privilégiant notamment nos séniors, nos infirmiers comme nos infirmières et qui permettent à toutes les familles françaises de pouvoir bénéficier d’un accompagnement adéquat et bienveillant dû à ceux qui ont bâti cette société.