Quand la FSU et Charlie Hebdo s’indignent des affiches de Samuel Paty !

L’article de Charlie Hebdo ici

Communiqué de Joëlle Eickmayer, ancienne directrice d’école et adjointe au maire d’Orange

Les derniers événements nous avaient fait oublier que la gauche demeure un syndicat professionnel de l’indignation sélective et de la victimisation sans raison.

Preuve en est avec la publication coup sur coup d’un communiqué de la FSU 84 (syndicat d’enseignants de gauche) et d’un papier de Sigolène Vinson dans le journal-martyr Charlie Hebdo.

Sans être naïve, je m’étonne pour le coup d’un article vitupérant « les affiches honteuses du maire d’Orange » par les héritiers d’une rédaction décimée par les terroristes islamistes en 2015 ! Mieux, la version en ligne s’indigne des placards orangeois entre un article sur l’islamisme et un autre sur la liberté d’expression. Cohérence, quand tu nous tiens !

Ceci étant, ne sera-t-on pas surpris aussi de voir des confrères de feu Samuel Paty s’indigner des affiches qui portent sa mémoire ?

Extrait : « Certaines affiches ont même été posées à proximité d’établissements scolaires, à la vue d’élèves s’y rendant (…). Elle a profondément choqué de nombreux enseignants, qui s’apprêtaient en outre à organiser, avec leurs élèves, l’hommage à leur collègue Samuel Paty ». Si l’on en croit la FSU, qui ne cache pas ses liens étroits avec les élus communistes de l’opposition, ce sont les affiches de la Ville qui sont choquantes et non la décapitation de Samuel Paty. Ce qui enfreint les « principes de neutralité et de laïcité de l’Ecole républicaine », toujours selon la FSU, c’est Jacques Bompard, mais absolument pas les quelques 400 violations de la minute de silence recensées (donc minorées ?) par le ministère de l’Education nationale lors de l’hommage à Samuel Paty… A un moment, faut arrêter la tisane aux herbes, et redescendre sur terre !

Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances”, décrit parfaitement Marcel Proust, et il semble bien que la gauche la plus bête du monde préfèrera toujours le déni à la réalité.

D’ailleurs le reportage de Charlie Hebdo est instructif, car il met en scène la confrontation entre une journaliste débarquée du train avec la malle de ses a prioris et des Orangeois croisés dans la rue : lesquels de tous âges, de toutes classes et de toutes origines répondent avec simplicité et bon sens aux sous-entendus d’une ancienne avocate devenue juge politique le temps d’un exil hors de Paris. A vouloir tirer les vers du nez, une passante, accompagnée de sa mère, lui répond franchement : « Le message, il n’y en a qu’un : on ne tue pas des gens. Surtout au nom d’une religion qui est la mienne. Je suis venue en France pour fuir la misère du Maroc. Mais pas seulement, je suis venue en France, pour y être libre… »

Le souci des gauchistes, c’est qu’ils sont bourrés de bonnes intentions mais qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ça cause pauvreté et discrimination, mais ça n’écoute pas les concernés. A l’arrivée, les bons sentiments dégoulinent en condescendance, laquelle retrouve rapidement le visage du mépris quand elle ne rencontre pas l’adhésion immédiate.

Bref, ce que reprochent avant tout la FSU et Charlie, c’est que ces affiches soient apposées dans les rues d’Orange à l’initiative de Jacques Bompard. Tolérance et liberté d’expression, oui, mais à sens unique. La gauche ressemble à s’y méprendre aux bourgeois du XIXème siècle : on promeut la charité, mais on ne pratique pas. Finalement, les derniers bourgeois terminent à gauche. Quelle ironie !

Et si l’islamisme tuait plus que le coronavirus ?

Quelle cruelle ironie ! A peine, Macron a-t-il annoncé un nouveau confinement à partir de courbes mathématiques encore invérifiées que le réel de la France de 2020 frappe à la porte.

15 jours après la décapitation de Samuel Paty, un islamiste coupe la tête d’une paroissienne de la cathédrale de Nice, en égorge une deuxième, et blesse grièvement une troisième qui mourra dans le café d’à côté. A Avignon, on apprend à l’instant qu’un homme vient d’être abattu après avoir attaqué des policiers.

La veille, ce sont des centaines de Turcs qui se sont répandus dans les rues de Vienne au sud de Lyon pour une ratonnade contre les Arméniens aux cris de « Allah akbar ». Pendant ce temps, la Turquie et le Pakistan incitent tous les jours le monde musulman à la haine antifrançaise.

L’urgence de salut public n’est pas tant le coronavirus que l’épidémie islamiste qui tue plus sûrement encore, et dont nous connaissons les agents incubateurs.

Si Macron est capable de mettre le pays en résidence surveillée à cause d’un virus mutant, il doit au plus vite prendre des mesures d’une sévérité analogue contre l’immigration, qui est à l’islamisme ce que l’air est au virus.

Macron doit agir rapidement. Il n’y a pas de place en réanimation pour les Français décapités.

Nos valeurs sont celles de la France et des Français

Ce communiqué n’a pas pour finalité d’entrer dans « la cuisine interne » des Républicains qui ne nous concerne ni de près ni de loin.

En revanche, puisque nous sommes pris à partie par le délégué Pierre Bressieux dans Vaucluse matin du 10 juillet, il est naturel que nous répondions sur ce qui nous concerne : « Il ne faut plus que ces personnes soient à des postes à responsabilité à Orange parce que ce ne sont pas nos valeurs », dit-il à propos des militants logiques qui ont voté pour notre liste aux municipales.

Pour s’opposer à l’union des droites, les caciques des LR n’ont qu’un slogan de rillettes à opposer au bon sens.

Il est agaçant et absurde d’entendre en permanence tel un mantra que « nos valeurs » ne seraient pas les mêmes que celles de tel ou tel des Orangeois.

Cet anathème sans fondement sérieux sert juste à excommunier de leur parti ceux qui nous rejoignent ou qui ont décidé de voter pour nous.

A coup de slogan publicitaire pour rillettes, les séides d’un parti national moribond s’en prennent à leurs plus fidèles militants avec un procès d’intention digne du politburo stalinien.

Sécurité, économie et identité

Clarifions les choses une bonne fois pour toutes. Nos valeurs ont toutes les allures de l’évidence, mais nous reconnaissons qu’elles vont à l’encontre de ce que pensent et font tous les partis politiques.

Nous sommes pour la sécurité des personnes et des biens parce qu’il s’agit de la première des libertés sans laquelle l’exercice des autres est impossible. Et qui ne pourrait pas s’inquiéter devant la montée encouragée, à tout le moins tolérée, de l’insécurité ?

Nous sommes pour une saine gestion des deniers publics, c’est-à-dire une limitation intelligente des dépenses, des investissements utiles et de long terme, et enfin une maîtrise totale de la dette. Cette politique permet en parallèle d’alléger le poids des impôts qui entrave souvent l’activité économique.

Nous sommes aussi pour l’entretien, la restauration et la valorisation de notre patrimoine, c’est-à-dire de notre histoire. Nous n’en avons pas honte, et nous savons qu’il est important de pouvoir transmettre cet héritage millénaire, car c’est cela la civilisation.

Tout cela, nous avons prouvé à Orange que ce n’étaient pas des principes éthérés et de belles paroles. Nous l’avons fait. Nous continuons notre œuvre, et c’est pourquoi les personnes honnêtes intellectuellement nous rejoignent.

Le bon sens contre le prêt-à-penser

Quand d’aucuns nous reprochent nos valeurs, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les leurs en retour. Je connais les miennes. Je viens de vous les dire. Du coup, qu’ils nous disent quels sont leurs principes : le règne des truands ? l’augmentation de la dette et des impôts ? la ruine et la vente de nos trésors nationaux ? C’est en effet tout cela qu’ont fait les partis politiques de la France.

Plus vous nous attaquez sur nos valeurs, plus les Français et les Orangeois votent pour nous.

Si les partis politiques se vident, c’est justement parce qu’ils se portent garants du prêt-à-penser qui n’a pour objectif que la mort du pays.

Si nous sommes les derniers à maintenir une politique de bon sens, ce n’est par idéologie, mais seulement par esprit de vérité et de conscience du réel.

Appel à la mobilisation : nous comptons sur vous le 28 juin !

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé ce midi la tenue du deuxième tour des élections municipales le 28 juin. C’est une nouvelle démonstration du mépris profond de cette caste LREM pour le suffrage universel et la démocratie locale.

Déjà entaché par l’abstention massive du premier tour, ce scrutin risque de subir un désintérêt profond des électeurs. La crainte de l’épidémie conjuguée à l’arrivée de l’été laissent entrevoir la désertion prévisible des votants, car il est évident que les conditions d’une élection sereine ne sont pas réunies.  

Voter par procuration

C’est pourquoi cette élection ne doit pas être volée aux Orangeois. Nous comptons sur vous pour mobiliser vos voisins et vos proches. A défaut de pouvoir se déplacer dans les bureaux, il faut absolument réunir les procurations de ceux qui veulent voter. Nul ne doit être privé de son droit de vote !

Cette décision, déjà largement contestée avant sa confirmation, est en totale contradiction avec les deux mois de confinement subis au lendemain du premier tour. Il apparaît donc que ce gouvernement est incapable d’apprendre de ses erreurs.

Après avoir pris la mesure de l’échec du maintien de l’élection municipale en mars, le consensus semblait général pour un report à la rentrée, voire à l’année suivante. Il n’en sera rien, sauf changement de dernière minute comme ce gouvernement nous y a habitués.

Le grand retour du masque

Cerise sur le gâteau, le port du masque sera obligatoire le 28 juin. Après nous avoir dit sur tous les tons que les masques n’étaient pas utiles, après avoir empêché les Français de s’en procurer en mars et en avril, après avoir laissé les mairies et les régions s’approvisionner par leurs propres moyens, voilà que le masque devient un équipement nécessaire. Nous ne savons plus si la bêtise l’emporte sur le dédain ou si l’incompétence le dispute au cynisme.

Bref, le 28 juin, envoyons un message clair : nous maintiendrons, tous ensemble, contre cette clique d’incapables et de prétentieux !

Les chiffres de l’immigration : des millions d’entrées et des milliards d’euros

Une fraude sociale qui coûterait 30 milliards par an à l’Etat français… C’est le chiffre ahurissant que rapporte Charles Prats, ancien magistrat de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude au ministère du Budget. Dans un entretien accordé au Figaro magazine publié le 1er mai, ce haut magistrat confirme le constat que nous faisons depuis des années : la France, par son système social hypertrophié (787 milliards d’euros pour 66,5 millions d’habitants) dépense 56% de son PIB dans ses dépenses publiques. Cela alors même que nos armées, nos forces de police, notre justice et même nos hôpitaux sont bradés et régulièrement mis à la diète par les pouvoirs successifs. 

1 allocataire sur 2 de la CAF est né à l’étranger

Charles Prats dresse un tableau terrible : 12,4 millions d’allocataires de la CAF sont nés à l’étranger, soit 47% des bénéficiaires de l’aide sociale. Parmi eux, les fameux 2,5 millions de clandestins qui toucheraient également le pactole. L’interviewé prend l’exemple d’une famille roumaine dans le Nord qui, en 2018, avait créé 1200 faux profils pour escroquer 1,7 millions d’euros d’allocations ! Cependant, la majorité des fraudes est avant tout extra européenne : en 2011 parmi les faux papiers d’origines étrangères, 47% des fraudeurs se prétendaient Algériens, 27% Marocains, 6% Congolais et 3% Maliens. Une surreprésentation donc de fraudes pratiquées par des individus apparemment d’origine africaine.

Informée le 3 mars dernier par un rapport présenté par ce haut magistrat, l’Assemblée nationale ne s’est pas prononcée sur la gravité de la situation.

A l’heure où nous nous apprêtons à rentrer dans la pire crise économique depuis la grande dépression, la Vème République continue de rincer à l’œil une partie oisive de la population, tandis que la France qui travaille croule sous les impôts, les réglementations et les charges. Un constat amer qui doit appeler à une réaction salutaire : faire en sorte que seul le travail paye !

1 million d’entrées par an pour 6,6 Mds d’euros

Ces chiffres sont aussi à rapprocher de l’audit de la Cour des comptes paru le 5 mai sur le coût de l’immigration estimé en 2019 à 6,6 milliards d’euros avec une explosion de l’aide médicale d’Etat, et de l’asile.

Ce rapport délivre aussi un chiffre record : l’immigration totale, légale et illégale, représente près d’un million d’entrées en France par an, et personne ne repart puisque les mesures d’éloignement sont jugées tout simplement inefficaces.

En 2019, la France a délivré 276.576 premiers titres de séjour à des ressortissants non-européens, un chiffre qui a augmenté de 38% ces huit dernières années. Parallèlement, ce sont 154 620 demandes d’asile qui ont été enregistrées. Il faut y ajouter 92 000 visas étudiants (+55% depuis 2012). Le taux de refus de renouvellement des titres de séjour serait de seulement 1%. Et 37 000 clandestins seraient régularisés grâce à la circulaire Valls tous les ans. Enfin, la Cour des comptes estime les entrées irrégulières à 400 000 par an.

L’immigration n’est pas seulement une question de chiffres, c’est aussi une balance démographique, un choc des cultures et un enjeu sanitaire.

La question est donc simple : la France est-elle en mesure d’accueillir près d’un million de ressortissants non-européens tous les ans ? A cette échelle, le grand remplacement paraît déjà une expression obsolète. Au regard de la crise économique annoncée après la pandémie, cette charge de plusieurs milliards d’euros sur les épaules des contribuables sera-t-elle encore supportable et ne confine-t-elle pas à la haute trahison ?

Bons d’achat municipaux : une mesure illégale à 3,5 M€

Ce n’est pas la première fois que je le dis : on peut reconnaître une qualité à Fabienne Haloui, son esprit militant, et un problème, sa formation communiste. Du coup, les bonnes intentions, dont l’enfer est pavée, deviennent très rapidement de mauvaises idées.

Dernier exemple en date : une pétition pour un bon d’achat de 200€ pour tous les foyers fiscaux orangeois. Soit une dépense éphémère et sans retour de 3,5 millions d’euros si j’en crois la calculette de Madame Haloui.

La bonne intention déclarée est de vouloir venir en aide au commerce local terriblement impacté par le confinement et l’arrêt de la vie économique. La mauvaise idée est de vouloir s’acheter une bonne conscience électorale avec l’argent public.

Une mesure illégale de 3,5 M€

Une fois n’est pas coutume, commençons par la forme, quelques erreurs factuelles et approximations volontaires.

1. Fabienne Haloui écrit : « Nous l’affirmons : l’argent existe pour soutenir, à titre exceptionnel et dans une situation exceptionnelle ».

Oui, elle affirme, et c’est bien la seule force péremptoire de cet argument. Quand elle dit « l’argent existe », elle parle du vôtre. Pour les chiffres annoncés de 24 et 18 millions d’euros, ils sont faux. En 2019, nous constations un excédent d’investissement de 1,682 M€ et un excédent de fonctionnement de 12,72 M€. Sur ces 12 millions d’euros, 7 millions vont être transférés en investissement afin de financer une partie des travaux 2020. On peut donc considérer que l’excédent 2020 sera de 5,72 M€. Cette somme est nécessaire pour le fonctionnement de notre budget, et d’éviter d’emprunter pour payer nos factures courantes comme le font trop de collectivités entre deux exercices. Sa seule mesure coûte donc 1/3 de notre excédent que nous réservons notamment pour la future école du Coudoulet, estimée à 8 millions d’euros.

Et quand elle anaphorise l’adjectif exceptionnel, elle ne fait que recycler une proposition de campagne ante-Covid. La répétition est réelle, mais ce n’est pas celle que l’on croit.

2. Dans le Fabienne Matin du 26 avril, Madame Haloui déclare s’en référer à la commune de Fos-sur-Mer pour montrer que la mesure est bonne, applicable et légale. En fait, c’est un triple démenti comme l’analyse le rapport de la Cour régionale des Comptes dont les archives étaient, croyait-on, le livre de chevet de l’opposition orangeoise.

Les magistrats estiment « que ces chèques-cadeaux ne rentrent pas dans le cadre des aides économiques prévues par le code général des collectivités territoriales. Il ne s’agit ni de prestations de services, ni de subventions, ni de prêts, ni d’avances remboursables, autant de mesures qui sont elles permises par la loi. »* D’ailleurs la Région Sud et l’instance communautaire, sollicitées par la commune avaient refusé de s’associer au projet stipulant qu’une telle mesure ne ressortait pas de leurs compétences.

3. Non contente de proposer une mesure illégale comme je le préssentai en conseil municipal, Fabienne Haloui n’a pas suffisamment étudié le bilan de cette opération socialo-communiste. Evidemment, ces bons d’achat ont été majoritairement dépensés dans les grandes enseignes. Bref, l’opération est un flop pour le petit commerce local qu’elle est censée aider.

4. En revanche, la dilapidation de l’argent public a un effet incontesté : cultiver la démagogie et le clientélisme. « Ils ne pourraient être davantage regardés comme de secours car ces aides ne sont pas attribuées nominativement au vu d’un dossier faisant ressortir les difficultés de chacun des bénéficiaires, au vu de critères objectifs », considère la Cour à propos des bons d’achats. De plus, aucun élu fosséen ne conteste la mesure devant le tribunal administratif par crainte de déplaire. C’est la victoire des imposteurs.

Démagogie et injustice

Quant au fond, je n’ai pas changé d’avis depuis le dernier conseil municipal : je ne crois ni à la démagogie ni au transfert des compétences de l’Etat à la commune. Ce dernier désordre est une profonde injustice.


Pourquoi la commune donnerait 200€ ? Pourquoi pas 400, pourquoi pas 600, pourquoi pas 1000 ? Pourquoi pas puisque c’est « gratuit »… Notons que chez les amis de Mme Haloui, le bon est de 100€ pour un budget de 100M€ avec des rentrées fiscales exceptionnelles et une population de 15 000 habitants : même les socialistes fosséens incitent la communiste orangeoise à la mesure.

Pourquoi la ville devrait payer les charges de l’Etat qui prélève déjà grandement les contribuables ? Plus les prélèvements obligatoires augmentent, moins l’Etat assure ses obligations. Sécurité, économie, éducation, justice : c’est le désengagement total, sauf du portefeuille.
Toutefois, soyons honnête, l’Etat a provisionné 900 M€ pour les 4 millions de foyers les plus démunis. Les allocataires du RSA vont ainsi toucher une aide de 150€ et de 100€ en plus par enfant, ainsi que ceux qui bénéficient des APL. On parle même d’une aide pour les travailleurs au noir (sic) !

Plus sérieusement, nous avons mis en place et participé à des initiatives de notre ordre en faveur des commerces et des petites entreprises :

  • la cellule municipale d’information économique
  • 100 000 euros pour le fonds régional Covid-Résistance
  • l’exonération des loyers commerciaux de la commune
  • l’exonération des droits de terrasse et d’occupation du domaine public
  • l’exonération de la TLPE (taxe locale sur les enseignes et les publicités extérieures)

C’est en libérant des charges globales que nous aiderons l’activité économique, mais nous ne sommes pas plénipotentiaire en ce domaine. Et puisque Fabienne Haloui me fait l’honneur de me citer, répétons-nous: il faut arrêter de faire de la démagogie car quand on fait de la démagogie on se ridiculise d’une part et on ridiculise les autres élus et cela ce n’est pas bon du tout.

Blocus du 17 novembre : une colère légitime

En l’espace de dix mois, soit en moins d’une année, le prix du gasoil en France a augmenté de 15%. A cette allure, il est clairement admis que le prix du gasoil atteindra celui de l’essence en 2019. Ce sera là le cadeau de Macron et d’En Marche en guise d’étrennes.

En effet, au 1er janvier 2019, les taxes de l’Etat sur les carburants augmenteront de 6,5 centimes sur le diesel et de 2,9 centimes sur l’essence. Les économistes s’entendent même pour dire que cette hausse des taxes pour le seul gasoil coûtera 1,9 milliard aux Français !

Ajoutons à cette spoliation fiscale pilotée par l’Elysée, la suppression du taux réduit sur le gasoil non routier tel que le prévoit le projet de loi de finances pour 2019. Cette mesure représenterait un coût supplémentaire de 700 millions d’euros pour la seule activité des travaux publics sans oublier le monde agricole, déjà bien oublié et malmené, qui pâtirait immédiatement de ce qui est bien une hausse fiscale déguisée et un mépris total du monde agricole.

N’oublions pas non plus, que depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a créé 8 nouvelles taxes, qu’il a collecté 5 milliards d’euros supplémentaires, et qu’il a augmenté le montant du taux de C.S.G., pour une inflation attendue de 1,6%. Alors que Macron anticipait une croissance de 2%, nous devons sobrement nous contenter d’un taux de croissance de … 0,2%. Sans occulter l’indécent prélèvement à la source qui devrait coûter rien qu’à l’Etat près de 2 milliards d’euros. Le pire, c’est que le montant de toutes les taxes, impôts et autres cotisations dans notre pays atteint la somme faramineuse de 1.038 milliards d’euros, nous faisant les champions du monde toutes catégories confondues. Pourtant, parallèlement, les dépenses publiques se sont envolées représentant désormais 47,2% du P.I.B., l’Etat n’ayant réduit ses dépenses que de 3 milliards d’euros alors qu’il était prévu que son train de vie baisse de 21 milliards d’euros ces cinq dernières années

Le plus grave, c’est que ce pillage fiscal ne profite même pas à nos infrastructures, à nos équipements ou à notre politique de santé. Sur les 5 milliards d’euros collectés, 4 milliards sont d’ores et déjà réservés au seul accueil des migrants, lorsque 200 millions d’euros supplémentaires ont été consacrés en un an à la politique d’accueil des clandestins, somme pourtant supprimée du budget dépendance du ministère de la Santé alloué aux maisons de retraite.

Aussi le 17 novembre prochain, une grande mobilisation spontanée de Français exaspérés du racket fiscal comme de la préférence étrangère doit se mettre en place. J’y apporte tout mon soutien car il est grand temps de rappeler l’Elysée aux réalités du pays et de la France qui se lève tôt. Aussi il est nécessaire d’opposer à la volonté présidentielle la colère populaire, conséquence logique d’une désastreuse politique de trahison de l’intérêt national.

 

Il invoque Allah, exhibe des armes et menace les gens à Pertuis : il est remis en liberté

La chronique judiciaire de La Provence du 28 janvier 2018 rapporte des faits survenus le 19 décembre dernier à Pertuis. Un homme de 36 ans, énervé de se faire doubler dans la file d’attente d’un cabinet d’assurances, en a appelé à Allah pour effrayer ses victimes, agrémentant son discours de haine de diatribes contre « les mécréants de Français ». Non content d’insulter et de vociférer contre les clients et le personnel de l’agence où il se trouvait, l’homme s’est emparé d’un couteau, d’un taser et d’une bombe lacrymogène qu’il conservait dans son sac. Se ravisant quant à l’usage de ses armes, l’agresseur a continué son esclandre par la menace : « on va vous détruire, bientôt ce sera votre tour, Allah sera grand ».

Interpellé et perquisitionné, les gendarmes ont logiquement découvert chez le prévenu des fichiers sur Daesh et l’islamisme radical en sus de 11 500 euros en liquide et un véritable arsenal. L’homme possédait en effet des matraques, des arbalètes, des armes à feu de poing et d’épaule… Dans un délire paranoïaque et incohérent, l’homme a prétendu ne pas être violent et être malade à cause du chômage. Le tribunal l’a donc condamné à 2 ans de prison avec 18 mois de sursis sans retenir les faits d’apologie du terrorisme. De plus, le coupable est ressorti libre du tribunal avec une simple peine de 2 mois ferme qu’il n’effectuera jamais derrière les barreaux.

On ne tue que ce qui est mort, dit-on. Les terroristes islamistes luttent contre un Etat qui a déjà avoué son trépas et livré le peuple dont il doit assurer la défense.

Il semble bien que la justice, si prompte à aller sauver les djihadistes de la peine de mort jusqu’au Proche-Orient, livre tous les jours les Français à la menace des potentiels terroristes qui se jettent dans ses rets. A l’aune de tels exemples, que voir au travers d’une telle affaire si ce n’est un encouragement tacite à l’impunité de tous les apprentis terroristes qui vomissent leur haine des Français en attendant, un jour, de les égorger ?

Corse : le véritable localisme sauvegardera la France et son unité

Sans surprise, le second tour des élections territoriales en Corse ne fait que confirmer le premier : les nationalistes amplifient leur victoire en ayant convaincu 13.000 Corses supplémentaires entre les deux tours de scrutin. Au total, les nationalistes ont réuni 56,5% des électeurs, ce qui leur permettra de disposer de 41 sièges sur 63 à l’Assemblée de Corse et de 11 au sein du Conseil exécutif.

Comment l’Etat a pu en arriver à une telle situation avec les Corses, qui avaient jusqu’à présent la France chevillée au cœur et au corps bien plus que nombre de Français vivant en métropole ? Il convient d’abord de s’interroger sur l’origine du nationalisme, d’une manière générale. Il naît du sentiment très puissant d’appartenance, pour de multiples raisons, à un peuple uni autour d’une communauté de destin, fondée sur des faits concrets suscitant des liens de solidarité. Une langue commune, une religion, une civilisation, un art de vivre, autant de trésors que nous avons en partage. L’amour des paysages, des souvenirs communs, une Histoire faite de luttes, de victoires et de défaites qui nous font rêver ou pleurer autour de héros et de Saintes qui nous appartiennent.

Depuis au moins une soixante d’années, qu’offre l’Etat aux peuples de France, si ce n’est l’ultra-libéralisme, la négation des lois naturelles, le regain de l’égoïsme, de l’hédonisme et du plaisir immédiat qui priment sur les lois les plus fondamentales ? Après le mirage d’une régionalisation qui aurait pu présenter un véritable intérêt, le centralisme est revenu en force mais plus dévoyé que jamais. Il n’a fait que s’exercer au détriment des Français et au bénéfice des plus lointains qui bien souvent haïssent notre civilisation et notre culture, nous imposant progressivement la leur avec l’appui sournois de tout ce qui fait le prêt à penser totalitaire et dictatorial. Le communautarisme détruit la communauté nationale de toutes nos petites patries. En Corse, comme en Provence et comme partout ailleurs !

Pour reprendre la pensée de Plutarque, la matrie, à savoir cette identité locale qui nous est proche, se substitue à la patrie. C’est pour cela que le vent de l’autonomisme ou de l’indépendantisme est en poupe du côté de la Corse comme de la Nouvelle-Calédonie, car il permet de réaffirmer une identité compensatrice face à l’effacement progressif de l’Etat dans ces territoires. Nous savons que la Corse, et plus encore la Nouvelle-Calédonie, ont été victimes ces dernières années d’une vague migratoire sans précédent avec près de 17% d’étrangers sur le sol de l’archipel calédonien. De plus, l’Europe, totalement disposée à l’éclatement des Etats-Nations a toujours entretenu de bonnes relations avec les sécessionnistes de ces territoires afin d’encourager le courant indépendantiste. Il est d’ailleurs aberrant de constater que les principaux investissements régionaux sont le fait de l’U.E. par l’intermédiaire du programme Leader, qui n’hésite pas à déverser des millions d’euros dans bon nombre de nos territoires ruraux. C’est ainsi que peu à peu l’Etat laisse sa place à l’Europe, qui en retour justifie la pression régionaliste. Enfin, il aurait fallu montrer aux Calédoniens comme aux Corses en quoi ils étaient intégralement des citoyens français et en quoi leur identité locale participe de la construction de notre communauté nationale.

Si la République française, qui se dit « une et indivisible », continue la même politique de haine des intérêts du peuple, de stricte soumission aux volontés des financiers qu’ils soient trafiquants de drogue, d’armes, de pétrole, alors la Nouvelle-Calédonie et nos territoires ultra-marins nous abandonneront, la Corse et les autres Provinces prendront aussi le large.

Face à ces défis, un combat colossal mais plus que jamais nécessaire reste possible. C’est le combat local pour la création d’une élite locale qui puisse proposer une réelle alternative par le respect du bien commun. Il est plus que jamais vital d’inciter à l’émergence de forces ou d’hommes neufs, qui soient exclusivement voués à l’exercice du bien commun, bien loin des combinaisons politiciennes et tacticiennes qui méprisent nos territoires et la réalité locale. Ce n’est pas en continuant avec les mêmes stratèges de la communication ou de la politique politicienne, qui ne font que se vendre tout en vendant le pays au plus offrant, que les Français retrouveront cet art de vivre si propre à la France. Permettre aux singularités locales de s’exprimer, c’est faire vivre en retour notre communauté de destin nationale.

Corse : grandeur du localisme, misère de l’indépendantisme

Dimanche 3 décembre 2017 ont eu lieu des élections territoriales d’un nouveau genre en Corse, puisqu’elles permettaient d’élire des représentants d’une collectivité unique qui remplacera dorénavant l’exécutif régional ainsi que les deux départements de Haute-Corse et de Corse-du-Sud. A ce titre, je ne peux qu’approuver cette simplification administrative qui va dans le bon sens en permettant une possible réduction des coûts de fonctionnement et en instaurant un interlocuteur unique pour l’ensemble des Corses.
Ce qui est plus décevant, c’est la moindre participation citoyenne, puisque seul un électeur sur deux a daigné se déplacer pour ce scrutin, alors qu’il en va tout de même de l’avenir politique de la Corse. Toutefois, il est à remarquer que le succès électoral fut total pour le camp nationaliste. Le duo formé par l’autonomiste Gilles Simeoni, l’actuel président du Conseil exécutif Corse, et l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, a fait carton plein, en récoltant 45,36% des suffrages, soit 54.211 électeurs. Et nous pouvons ajouter à ce succès, le score de l’autre liste nationaliste conduite par Paul-Félix Benedetti qui obtient 6,69% des voix, soit plus du double que le score qu’il réalisait en 2015. Les nationalistes corses ont donc obtenu la majorité dès ce premier tour avec 52% des voix.
Bien évidemment, ces résultats ont une saveur particulière dans le contexte d’émancipation de la Catalogne qui a proclamé de facto le mois dernier son indépendance. Sans oublier, le cas de la prochaine auto-détermination de la Nouvelle-Calédonie qui renforce ces volontés indépendantistes.
De ces constats, nous pouvons tirer plusieurs conclusions.
D’abord, comment ne peut-on pas voir dans ce succès des abstentionnistes et des nationalistes corses, la défaite du jacobinisme républicain et donc d’un centralisme de plus en plus attaqué dans sa raison d’être ? D’ailleurs un exemple tend à le prouver, c’est l’échec de la stratégie très jacobine et parisienne du Front National, qui ne réalise à ces élections territoriales que 3% des suffrages, en étant d’ailleurs le seul parti à se réclamer ouvertement de la République, avec comme slogan « Rassemblement pour une Corse républicaine », en méprisant les enjeux locaux de la Corse. S’il est vrai qu’historiquement le centralisme a donné sa raison d’être à la France depuis le règne d’Hugues Capet, les dernières évolutions législatives, et plus particulièrement la loi Notre, ont favorisé l’émergence d’un centralisme dévoyé annihilant toute initiative locale. Et forcément, la conséquence immédiate est une aspiration à plus d’autonomie, d’où les résultats électoraux en Corse. Ces résultats témoignent du retour en force du localisme. Certes, le nationalisme corse est bien plus qu’un localisme, puisqu’il trouve ses racines dans un indépendantisme rêvant de faire sécession avec la France. Mais remarquons bien que les revendications nationalistes des Corses comme des Catalans correspondent bien à un sentiment d’appartenance, à la proclamation d’une identité spécifique, et surtout à l’affirmation d’une communauté politique intrinsèque avec ses propres droits et ses règles bref à un combat identitaire. Et à ce propos, il est possible de déceler des points de convergence avec le localisme, au sens où il s’agit de défendre nos identités locales et charnelles, nos traditions, et surtout une démocratie locale de plus en plus bafouée et menacée par le retour en force d’une administration lourde, à travers notamment l’intercommunalité fille de ce centralisme dégradé.
Ensuite se pose clairement la question de l’auto-détermination, éminente pour la Nouvelle-Calédonie et à venir pour la Corse. Théoriquement, la France ne peut pas accepter de brader une partie de son territoire. Mais pourtant, le gouvernement français est prêt à le faire. Nous voilà revenu au temps de l’Algérie française de 1961-1962. Il n’y a qu’à considérer l’attitude plus que conciliante du Premier ministre en visite ces derniers jours en Nouvelle-Calédonie en faveur de la communauté kanake, n’hésitant pas à rendre hommage aux leaders indépendantistes tués ainsi qu’à leur chef, Jean-Marie Tjibaou. D’ailleurs depuis 1988 les gouvernements qui se sont suivis ont tous eu la possibilité d’organiser un référendum sur l’auto-détermination, mais ils ont préféré laisser pourrir la situation. En fait, il est clair que l’Etat n’a plus en ligne de mire, concernant la Corse comme la Nouvelle-Calédonie et bien d’autres territoires, la défense du bien commun et du bon sens. En fait l’Etat a tendance à être à la fois trop et pas assez présent dans ces territoires. Trop à cause d’une super-structure administrative qui s’exerce à l’encontre des initiatives territoriales et ne prend pas suffisamment en compte les spécificités locales. Et pas assez car la Corse comme la Nouvelle-Calédonie font désormais partie des territoires oubliés de la République, comme bien d’autres, puisque l’Etat n’a pas été assez conscient pour répondre aux besoins quotidiens des habitants. A cette mal-présence de l’Etat s’ajoutent les dérives de la mondialisation qui effacent toute particularité localiste en prétendant à l’émergence d’un village global. Et la non-Europe, que l’on nous propose ces dernières années, a bien compris tout l’intérêt qu’il y avait pour elle à favoriser l’émergence de revendications indépendantistes, dans le but de détricoter le modèle de l’Etat-Nation.
Il est donc grand temps d’en revenir à la défense de nos identités locales et charnelles afin d’éviter toute tentative de sécession qui est toujours dommageable. En ce sens, nous comprenons le vote des Corses qui vise à exprimer cette demande d’un retour au localisme, que pour notre part avec La Ligue du Sud nous défendons, contre les dérives libérales et mondialistes destructrices de notre identité.