Les chiffres de l’immigration : des millions d’entrées et des milliards d’euros

Une fraude sociale qui coûterait 30 milliards par an à l’Etat français… C’est le chiffre ahurissant que rapporte Charles Prats, ancien magistrat de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude au ministère du Budget. Dans un entretien accordé au Figaro magazine publié le 1er mai, ce haut magistrat confirme le constat que nous faisons depuis des années : la France, par son système social hypertrophié (787 milliards d’euros pour 66,5 millions d’habitants) dépense 56% de son PIB dans ses dépenses publiques. Cela alors même que nos armées, nos forces de police, notre justice et même nos hôpitaux sont bradés et régulièrement mis à la diète par les pouvoirs successifs. 

1 allocataire sur 2 de la CAF est né à l’étranger

Charles Prats dresse un tableau terrible : 12,4 millions d’allocataires de la CAF sont nés à l’étranger, soit 47% des bénéficiaires de l’aide sociale. Parmi eux, les fameux 2,5 millions de clandestins qui toucheraient également le pactole. L’interviewé prend l’exemple d’une famille roumaine dans le Nord qui, en 2018, avait créé 1200 faux profils pour escroquer 1,7 millions d’euros d’allocations ! Cependant, la majorité des fraudes est avant tout extra européenne : en 2011 parmi les faux papiers d’origines étrangères, 47% des fraudeurs se prétendaient Algériens, 27% Marocains, 6% Congolais et 3% Maliens. Une surreprésentation donc de fraudes pratiquées par des individus apparemment d’origine africaine.

Informée le 3 mars dernier par un rapport présenté par ce haut magistrat, l’Assemblée nationale ne s’est pas prononcée sur la gravité de la situation.

A l’heure où nous nous apprêtons à rentrer dans la pire crise économique depuis la grande dépression, la Vème République continue de rincer à l’œil une partie oisive de la population, tandis que la France qui travaille croule sous les impôts, les réglementations et les charges. Un constat amer qui doit appeler à une réaction salutaire : faire en sorte que seul le travail paye !

1 million d’entrées par an pour 6,6 Mds d’euros

Ces chiffres sont aussi à rapprocher de l’audit de la Cour des comptes paru le 5 mai sur le coût de l’immigration estimé en 2019 à 6,6 milliards d’euros avec une explosion de l’aide médicale d’Etat, et de l’asile.

Ce rapport délivre aussi un chiffre record : l’immigration totale, légale et illégale, représente près d’un million d’entrées en France par an, et personne ne repart puisque les mesures d’éloignement sont jugées tout simplement inefficaces.

En 2019, la France a délivré 276.576 premiers titres de séjour à des ressortissants non-européens, un chiffre qui a augmenté de 38% ces huit dernières années. Parallèlement, ce sont 154 620 demandes d’asile qui ont été enregistrées. Il faut y ajouter 92 000 visas étudiants (+55% depuis 2012). Le taux de refus de renouvellement des titres de séjour serait de seulement 1%. Et 37 000 clandestins seraient régularisés grâce à la circulaire Valls tous les ans. Enfin, la Cour des comptes estime les entrées irrégulières à 400 000 par an.

L’immigration n’est pas seulement une question de chiffres, c’est aussi une balance démographique, un choc des cultures et un enjeu sanitaire.

La question est donc simple : la France est-elle en mesure d’accueillir près d’un million de ressortissants non-européens tous les ans ? A cette échelle, le grand remplacement paraît déjà une expression obsolète. Au regard de la crise économique annoncée après la pandémie, cette charge de plusieurs milliards d’euros sur les épaules des contribuables sera-t-elle encore supportable et ne confine-t-elle pas à la haute trahison ?