Solidarité avec le Liban

En ces heures difficiles, je tiens tout d’abord à témoigner  mon soutien aux habitants de Beyrouth et au peuple libanais. Cette nouvelle catastrophe qui s’abat sur ce qui fût jadis la perle du Levant peut bien attrister toutes les belles consciences du monde, les mots de Bossuet sur l’hypocrisie des hommes qui chérissent les causes dont ils déplorent les effets trouvent là encore une actualité tragique et déplorable.

Si nous ne savons pas pour l’heure les causes – accidentelles ou intentionnelles – de ces explosions, ces dernières frappent comme un point d’orgue le formidable gâchis libanais : violence, insécurité, instabilité politique, crise économique, inflation, gabegie généralisée, … En 2020, la dette du Liban a atteint les 92 milliards de dollars de dette, soit 170% du PIB du pays. Un engrenage infernal sur lequel plane, depuis 30 ans, le spectre de la guerre civile.

Sans vouloir refaire l’Histoire, il est tout de même bon de rappeler que les mêmes causes produisent les mêmes effets. La libanisation de la France que nous dénonçons depuis de nombreuses années apparaît de plus en plus clairement aux observateurs de notre pays à mesure que s’opère le grand remplacement et la tribalisation de la société française. Pour ce qui est des Français, premiers témoins de cette décadence sourde, laissons les tirer les conclusions nécessaires de la gestion hallucinante de la crise du Covid-19 par le gouvernement Macron.

Ainsi, si mes prières accompagnent aujourd’hui nos amis libanais, je souhaite que cette tragédie sonne l’alarme pour mes compatriotes. Le monde pleure au chevet du Liban. Agissons pour que la France ne suive pas le même chemin.