Estrosi enterre Les Républicains

Le maire de Nice LR Christian Estrosi annonce vouloir soutenir Emmanuel Macron pour la présidentielle : un aveu en forme d’évidence qui dévoile la réalité du parti unique du prêt-à-penser

Cette semaine, M. Estrosi s’est décidé à faire tomber les masques. Pas seulement dans la tribune VIP du Tour du France, non. Mais aussi au sein de son camp politique.

Nul doute que beaucoup d’élus LR entendront ce vibrant appel du premier édile de Nice à soutenir la candidature Macron en 2022. La manœuvre n’est pas nouvelle puisque le parti « de la droite et du centre » s’est déjà rallié comme le RN aux rangs des marcheurs lors des législatives de 2017 dans notre circonscription. Cette année encore, Gilles Laroyenne, conseiller municipal LR sous mon précédent mandat, a changé son étiquette comme on change ses godillots pour celle, plus printanière, de la candidate LREM Carole Normani.

Les électeurs de droite voient donc une fois encore ceux qui prétendaient les représenter tourner casaque. La logique de parti les a d’abord détournés du Bien Commun. Aujourd’hui elle les pousse à quitter le navire. Ainsi, si Emmanuel Macron a porté le coup, les LR ont achevé l’animal, s’occupent de sa mise en bière et préparent déjà leur deuxième noce républicaine.

La droite la plus bête du monde ?

Pourtant, faut-il désespérer de la droite ? La mort programmée des Républicains d’un côté, et la gabegie du Rassemblement National de l’autre ne doit pas conduire les Français à la résignation de l’abstention, mais à la reconquête du champ politique. Déjà, l’agonie des grands partis permet le tri nécessaire entre le bon grain et l’ivraie. Je salue au passage mon ami Pierre Marquestaut qui a eu le courage de faire passer ses convictions politiques d’abord, malgré les menaces des instances de son parti.

Souvenons-nous que tout désespoir en politique est une sottise absolue. Si la situation de notre pays ne doit pas être pris à la légère, c’est aux hommes et aux femmes de bonne volonté de montrer la voie de l’exemple. S’engager n’est plus une simple option pour les gens de notre temps. C’est une œuvre de salut.

Il faut s’engager non pas pour des promesses démagogiques et communautaristes comme le font tous les parti, mais au contraire pour la promotion intelligente que nous impose, si nous avons encore un peu de bon sens, la défense du bien commun.