Réaction de Jacques Bompard aux attaques de Marine Le Pen

En visite dans notre département à Carpentras dimanche 8 octobre, la présidente du Front national (FN) a pris la parole pour de nouveau s’en prendre à notre mouvement La Ligue du Sud, et à moi-même. C’est une triste habitude que nous ne pouvons que regretter, surtout à l’heure où Marine Le Pen elle-même en appelle aux alliances politiques. Désespérée de pouvoir un jour participer à un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, où nous sommes toujours présents en la personne de la députée Marie-France Lorho, la toute nouvelle représentante de la 11ème circonscription du Pas-de-Calais ne semble pas avoir profité de l’été pour mûrir sa stratégie ou même se garder d’insulter l’avenir.

Nous-mêmes favorables à des ententes ponctuelles ou durables, mais sans esprit de parti, sous la double bannière du bon sens et de l’union des droites, nous regrettons encore une fois le dédain de Marine Le Pen. Nous ne réclamons rien. Nous n’avons pas nous-mêmes demandé une quelconque alliance. Nous sommes juste encore une fois ébaubis par une attitude hostile et paradoxale qui ne peut que nuire à la bonne marche de la chose publique. Quelques militants éclairés du Front national du Vaucluse se sont approchés de nous pour d’éventuels accords lors des échéances électorales passées. Nous connaissions d’ores et déjà la réponse de Paris à cette proposition, toujours la même… Réponse que Marine Le Pen a confirmé de vive voix le 8 octobre.

Répondant aux journalistes de La Provence et de Vaucluse Matin, qui ont logiquement interrogé Marine Le Pen sur la mise en application de ses vœux pieux à l’échelle locale, en l’occurrence ici dans le Vaucluse, celle-ci n’a rien trouvé de mieux que de refuser a priori toute perspective d’entente. Ses propos sont clairs. Nous sommes trop petits, trop provinciaux, trop Provençaux tout simplement ? pour intéresser un si grand parti aux succès et aux mérites si incontestés :

« La Ligue du Sud ne représente que Monsieur Bompard, c’est un mouvement politique inexistant », rapporte Vaucluse Matin.

« La Ligue du Sud reste groupusculaire et epsilonesque », complète La Provence.

« Jacques Bompard a une manière de faire de la politique qui n’est pas la nôtre », renchérit Marine Le Pen selon les deux titres.

Ce manque de modestie et de cohérence est doublement agaçant. D’une part, la Ligue du Sud n’est pas groupusculaire. Nous comptons tout de même une représentante nationale au Palais Bourbon, deux maires des villes parmi les plus importantes du Vaucluse, quatre conseillers départementaux, des conseillers municipaux dans les majorités et dans l’opposition de nos villes et villages, ainsi que des centaines de militants et adhérents dévoués. D’autre part, ce ton méprisant ne devrait pas être de mise après avoir déçu l’espoir de millions d’électeurs lors des dernières élections présidentielle et législative. On peut et on a le droit de critiquer la méthode Bompard, néanmoins il faut savoir d’où l’on parle. Lors de la précédente mandature législative, la Ligue du Sud et le Front national comptaient chacun un député dans le département. Aujourd’hui, il n’en reste plus qu’un : le nôtre. On juge aux résultats.

Alors oui, nous sommes heureux de ne pas faire de la politique comme certains.

D’ailleurs nous ne faisons pas de la politique comme on pourrait faire une ratatouille. Nous agissons pour le bien commun. La morgue de Marine Le Pen à notre égard n’est pas de bon augure pour ses futurs alliés. Si elle en trouve un jour ! Car la voilà déjà partie en guerre contre Laurent Wauquiez (LR), alors qu’il faudrait en appeler à l’union des droites sans sectarisme et idéologie de parti. Quant à son alliance avec Nicolas Dupont-Aignan (DLF), elle n’aura duré que le temps d’un souper.

Enfin, il est amusant de constater les contradictions successives de Marine Le Pen qui en appelle à l’implantation locale mais critique les seuls qui ont été capables de la réaliser, ou encore qui vante les mérites de la gestion municipale des villes d’Orange et de Bollène pendant la campagne municipale de 2014 mais qui ne veut plus entendre parler de nous trois ans après.

« Je n’ai connu que Marine et, depuis quelques semaines, je découvre Le Pen », déclare Florian Philippot. Nous connaissons malheureusement les deux depuis longtemps, et elle n’a pas changé.

Cliquer ici pour relire les communiqués de presse de la Ligue.

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