Orange : une victoire sans appel malgré l’abstention

La presse ne s’est pas étendue sur l’analyse du vote de dimanche, hors le constat d’une abstention massive et la recherche désespérée des signes d’un affaiblissement de la popularité de Jacques Bompard chez les Orangeois.

Une presse partisane

Résultat, quelques papiers subjectifs et peu d’informations pointues sur le scrutin. Surtout un traitement médiatique de la victoire très en-deçà d’Avignon et même de Carpentras. A croire que certains succès n’ont pas la même saveur que d’autres. Tandis que Cécile Helle fait deux fois la une de La Provence, nous n’avons le droit qu’aux aigreurs d’un journaliste de passage pour analyser la victoire d’Orange.

Pourtant, il y avait bien des critères objectifs à relever de ce deuxième tour : une abstention trop forte (plus de 60%) que je suis le premier à regretter et même à blâmer ; mais aussi l’écroulement de la dernière liste (566 voix réunies péniblement pour le RN) qui accentue son illégitimité tandis que le reste de l’opposition (LREM est à plus de 36 points de notre liste) demeure loin derrière notre équipe.

Les oppositions loin derrière

Pour aboutir au score final de 56,34% sur les 22 bureaux que compte Orange, il faut aussi rappeler aux spin-doctor en chambre qui pensent faire et défaire les élections que la somme de toutes les oppositions demeure inférieure à celui-ci. Si la liste de Jacques Bompard réunit 4057 voix, les 3 autres candidats amassent à peine 3 144 voix. Il y a donc un delta de près de mille voix, sans compter le différentiel entre la première et la deuxième liste qui est de plus de 2580 voix ! Il est de 3 500 voix entre la première et la dernière liste.

Tout cela nous amène à la conclusion naturelle que, malgré une abstention scandaleuse, les Orangeois se reconnaissent dans notre bilan et notre programme auxquels ils renouvellent leur adhésion majoritairement, et ce, sans réserve.

L’abstention profite à l’opposition

En effet, nous ne pensons pas être bénéficaires de cette abstention. Pourquoi ? Parce que nous sommes les premiers à être dépositaires du civisme des électeurs.

Exemple in situ : le quartier du Grès détient le bureau de vote qui réunit proportionnellement le plus de votants. 48,77% des inscrits sont allés voter dans ce bureau, et c’est aussi au Grès que Jacques Bompard réalise l’un de ses plus hauts scores avec un résultat final de 67%.

La corrélation est donc claire, et nous pouvons aussi la prendre à l’envers. C’est au bureau n°9 à l’école Camus que le nombre de votants est le plus faible (quasi 70% d’abstention) et c’est aussi le seul endroit où Jacques Bompard a le pourcentage le plus faible avec 33,8% des votes exprimés.

Après 25 ans de mandat résumés par un bilan sécuritaire et financier irréprochable qui ont permis à Orange de se relever de la gabegie socialo-communiste des années 90, Jacques Bompard réalise encore l’un des plus hauts scores de Vaucluse.

Le rôle néfaste du RN

S’il a fallu un deuxième tour et une pandémie pour départager les 6 candidats, cela est indubitablement dû à une candidature parasite étiquetée RN. Le même sabotage a eu lieu en d’autres communes voisines, en l’occurrence Tarascon et Bollène. Dans ces villes, le candidat national légitime a été attaqué et torpillé par le RN qui ne peut prétendre au rassemblement. A Tarascon, la candidature de Remise a privé Valérie Laupies de la victoire et de la concrétisation de plus de 8 ans de travail acharné dans l’opposition. A Bollène, les électeurs RN ne se cachent pas d’avoir fait campagne contre Marie-Claude Bompard pour faire élire un socialiste et ruiner 19 ans de travail au service du bien commun. Ces gens-là réunissent à Orange une vingtaine d’électeurs par bureau, soit à peine 3% des inscrits. A quoi peuvent-ils prétendre si ce n’est au chaos et à la haine ?

Il est grand temps de faire le ménage et de dénoncer les saboteurs qui se servent de la cause de la patrie pour nuire au bien commun et agir contre les idées nationales quand ils gouvernent : politique clientéliste et communautariste au Pontet, soutien d’élus socialistes dans les communautés de communes. Pas une voix patriote ne peut continuer de remplir l’urne des traîtres.

Marie-Thérèse Galmard