Bayer-Monsanto : la monstrueuse fusion mondialiste

L’une des promesses du libéralisme à l’agriculture était le développement de la concurrence et par là, l’amélioration des produits et des processus. Ce fut une promesse diffusée auprès des paysans du monde, et tout à fait spécifiquement de France, à partir de la fin de la seconde guerre mondiale. Cette promesse fut vaine, nous le savons bien dans notre pays ou les coteries industrielles et partisanes ont tué la ruralité. La Vème République fut le poison des paysans.

000159923_illustration_largeAujourd’hui l’agriculture française est trahie. Elle est trahie par la pression des politiques publiques à l’intérieur et leur démission totale à l’extérieur. L’économie globalisée a, en effet, sacrifié les agriculteurs français sur l’autel des consortiums cosmopolites. La fusion de Bayer et Monsanto est une nouvelle étape dans cette évolution. Bayer s’endette massivement sur les marchés pour acheter Monsanto et créer un monstre des complexes chimiques.

Cette fusion de deux groupes cosmopolites crée un monstre du mondialisme. Plus de 100 milliards d’euros de capitalisation boursière, près de 6 milliards d’euros de résultat net, environ 140 000 employés officiels et des dizaines de milliers supplémentaires dans les filiales. Un groupe de cette puissance déjoue toutes les règles prétendument affirmées par les institutions supranationales et pourra dicter sa loi aux états et aux derniers paysans.

Semences, agrochimie, produits phytosanitaires : toutes les horreurs du productivisme seront réunies dans ce groupe. Mais les Etats laisseront faire. La COP21 vaut bien le sacrifice ultime des paysans.