Sur la disparition des filières de viandes françaises à cause du libre échange avec les USA

viandes françaisesM. Jacques Bompard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur le danger de la disparition d’une partie des filières de viande bovine française à cause des accords de libre-échange avec l’Amérique. Les accords de libre-échange avec les États-unis (TAFTA ou TTIP) et avec le Canada (CETA) et l’Union européenne imposent un quota d’importation de viandes bovines nord-américaines avec un droit de douane nul estimé à 200 000 tonnes minimum. Cette concurrence subite et à des prix inférieurs à ceux européens causera la mort d’une partie de cette profession. Par exemple, en ce qui concerne des morceaux nobles, les États-unis produiraient 200 000 tonnes d’aloyau (pièces nobles) alors que le marché européen ne peut en produire que 400 000. Ces accords tueront ces professions de l’agriculture déjà très fragiles. D’autre part, ces accords introduisent la suprématie des prix américains sur les prix européens. Le prix payé à l’éleveur sera diminué de 9,60 %, ce qui représente une diminution de 40 % à 50 % du résultat courant des exploitations. Il demande à M. le ministre de lui préciser si le Gouvernement entend supprimer ces accords susceptibles de causer la mort d’une grande partie des métiers autour des viandes bovines.

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