Pour le respect de la religion catholique en France

assembleeM. Jacques Bompard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’ambiguïté qu’il y a à revendiquer le respect de toutes les communautés religieuses, à l’exception de la religion catholique. En effet, à l’occasion de la visite de la mosquée de Carpentras le 4 octobre 2014, jour de la fête de l’Aïd, il s’est présenté comme le ferme défenseur des communautés religieuses, incitant à ce qu’une plainte soit déposée « à chaque fois qu’une insulte ou qu’une attaque est proférée à l’encontre d’une communauté, d’un lieu de culte ». Il a ainsi ajouté qu’il n’accepterait « aucune attaque contre aucun culte ». Les Français seraient tout à fait disposés à croire en sa bonne foi si de telles déclarations protégeaient dans les faits la religion catholique, plutôt que de donner des garanties aux communautés musulmane et juive. En effet, les statistiques gouvernementales en la matière indiquent que la religion catholique est bien largement la plus visée par les insultes et attaques : de 2008 à 2012, les atteintes aux sites religieux visent majoritairement les sites chrétiens. À titre d’exemple, pour l’année 2012, 667 atteintes contre des sites religieux en France ont été recensées, dont 543 à l’encontre de sites chrétiens. Ainsi, en 2012, plus de 80 % des actes de vandalisme et de profanation contre des sites religieux en France visent les chrétiens. Et l’année 2012 n’est pas une exception. De plus, l’impunité juridictionnelle dont bénéficient les Femen, groupuscule étranger se revendiquant d’un féminisme radical, constitue une illustration supplémentaire du climat d’intolérance et d’hostilité subi par les catholiques en France. Violant la liberté de pensée et de religion de chaque individu, ces extrémistes ont à leur actif 19 actions subversives menées en France entre le 31 octobre 2011 et le 5 juin 2014, bénéficiant d’un relai complaisant des médias. Aucun représentant du gouvernement ne s’est scandalisé de telles insultes portées à la communauté catholique. Il lui demande de prendre conscience de ces discriminations et d’agir pour y remédier.

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