Les élucubrations de Serge Marolleau

La fameuse affiche rouge qui scandalise Serge Marolleau

par Xavier Marquot, délégué à l’Environnement et au cadre de vie.

Sur une pleine page ou presque dans La Provence, le candidat daltonien des Verts (Ma couleur c’est Orange) Serge Marolleau s’attaque à Jacques Bompard, à la Ligue du Sud et surtout à la vérité.

Déjà, on s’étonnera de la cohérence écologique du bonhomme sorti d’une campagne électorale, à un seul tour pour lui, qui l’a vu produire plus de tracts papier que tous ses adversaires réunis, lesquels encombraient les trottoirs avant le 15 mars. Ne parlons pas de la parodie du magazine municipal composée et distribuée par quelques-uns de ses soutiens à des milliers d’exemplaires. Enfin, notre Vert municipal donne des entretiens à la presse papier… Bref, pour Serge Marolleau, la vie des arbres, l’impact environnemental des encres d’imprimerie, tout cela n’a que peu d’importance tant qu’on parle de lui et de son combat d’arrière-garde contre l’extrême-droite.

Faits sourcés contre menteries

Ensuite, venons-en au sujet de cet article. Y en a-t-il un ? C’est brouillon, incohérent et sans rapport avec la réalité, mais passons. Essayons de remettre un peu d’ordre dans les idées enfumées de ce monsieur.

Concernant les affiches de la Ligue du Sud contre l’insécurité, personne ne voit où sont les fausses informations. D’abord les chiffres du nombre d’agressions quotidiennes proviennent du Ministère de l’Intérieur cités par Le Figaro du 28 août 2018. Cela est spécifié sur l’affiche elle-même, mais il est vrai qu’il faut avoir de bons yeux pour lire l’astérisque. Quant au laxisme d’Etat au bénéfice des hors-la-loi, il est manifeste quand les plus hautes autorités laissent et autorisent de fait des manifestations sauvages se rassembler malgré les interdictions sanitaires, alléguant que « l’émotion » l’emporte sur la loi (Le Figaro du 9 juin 2020). Il est manifeste aussi quand 6 600 prisonniers sont lâchés dans la nature au prétexte de l’épidémie (Le Parisien du 17 juin 2020). Il est manifeste quand l’agresseur de Marin Sauvajon à Lyon peut déjà demander sa remise de peine deux ans après sa condamnation à 7 ans et demi de prison (AFP du 17 juin 2020). Il est encore manifeste quand l’Etat annonce la libération de 148 djihadistes condamnés pour terrorisme dans les 3 prochaines années (JDD du 16 février 2020). Et nous pourrions continuer cette litanie factuelle indéfiniment. En revanche, nous reconnaissons bien volontiers avec Serge Marolleau que l’Etat peut se montrer d’une sévérité exemplaire vis-à-vis d’un fautif solvable et primo-délinquant.

Des procès d’intention totalitaires

Serge Marolleau voit dans la réalité des faits « des appels à la haine raciale » ! C’est assez embêtant comme logique. D’une part cela signifie qu’il fait un rapport direct entre l’augmentation exponentielle des agressions et le critère racial. D’autre part on voit poindre la vieille tentation totalitaire qui interdit de dire les faits pour ne pas contrarier le prêt-à-penser. Oui, il y a une insécurité galopante en France. Le nier ou le cacher ne résoudrait en rien les injustices vécues tous les jours par les victimes des agressions contre les personnes et les biens.

En fait, le danger des Verts, c’est de croire à leur monde de bisounours. Quand ils sont élus par des bobos métropolitains, l’insécurité monte en flèche, la police est désarmée et les impôts augmentent sous prétexte de verdir on ne sait trop quoi. Le cas de la ville de Grenoble est emblématique.

Enfin, notre écolo du dimanche a le culot de vanter le bidule macroniste de la Convention citoyenne pour le Climat comme « une rupture avec un système productiviste destructeur ». Soit notre ami est bien naïf, soit il est du même bois bon marché dont sont faits les Verts. Vous savez ceux qui se vendent au capitalisme et au système pour un strapontin, des voitures avec chauffeur et quelques homards : les Pompili, les Jadot, les François de Rugy.

Allons, cher Monsieur, comme vous dites, nous reparlerons de tout ça à l’automne. Prenez des vacances.