Sur la médiocrité de l’école publique

école publiqueM. Jacques Bompard attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la médiocrité de l’école publique et la rivalité sans fondement exercée par l’État vis-à-vis des écoles privées. Le rapport Pisa de 2013 dénonçait une école publique délabrée ; la ghettoïsation et la réforme des rythmes scolaires ne contribuent pas à valoriser cette école. Ce que le rapport Pisa dénonçait dans l’école publique, l’école privée semble mieux le valoriser : par un meilleur environnement socio-économique, un apprentissage des savoirs fondamentaux, des classes à effectif réduit, un taux d’absentéisme des professeurs moins élevé que dans le public, une discipline plus stricte. Pourtant l’État continue de condamner l’école privée, par des scandales idéologiques (comme celui au printemps 2014 qui accusait un établissement privé du 16e arrondissement de Paris d’être de connivence avec l’Opus dei parce qu’Alliance Vita avait été invitée à participer à une réflexion sur l’avortement), alors que les élèves du privé obtiennent un score de 30 points supérieurs à ceux du public selon le rapport Pisa et qu’un élève du privé coûte en moyenne 3 426 euros contre 4 607 euros dans le public, selon l’Ifrap think thank libéral. Il lui demande si des mesures vont être prises en faveur d’une scolarité meilleure dans l’école publique et si les atteintes contre les écoles privées vont s’atténuer.

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