Sur le port de signes religieux dans le sport

M. Jacques Bompard interroge Mme la ministre des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports sur les positions de la FIFA concernant le port de signes religieux dans le sport. Alors que la première médaillée d’or du sport algérien en 1992, à Barcelone, avait été la cible des islamistes qui ne supportaient pas qu’une femme s’affiche en tenue d’athlète sur un stade, alors que de très nombreuses femmes se battent pour s’émanciper du machisme religieux, la FIFA ne voit aucun inconvénient à céder aux nouvelles revendications les plus totalitaires des intégristes musulmans en autorisant le port du voile en compétition. Cela n’est pas anodin puisque la coupe du monde de football 2022 se tiendra au Qatar. Symboliquement, cet alignement a un impact très négatif pour la cause des femmes dans les pays de confession majoritairement musulmane, mais aussi en France et en Europe puisqu’il envoie un message favorable à des pratiques qui humilient les femmes. Au passage, il tient aussi à rappeler les conditions de travail déplorables des ouvriers migrants sur les chantiers qataris de la coupe du monde (constructions de stades) ainsi que les affaires louches (soupçons de détournements de fonds, affaires de corruptions, etc.) autour du choix totalement aberrant, en particulier sur le plan sportif, du Qatar pour être le pays organisateur et hôte de la coupe du monde en 2022 alors que les chaleurs estivales y sont suffocantes (+ de 40 °C en moyenne). Il s’étonne de l’incohérence du Gouvernement qui ne cesse de répéter que la lutte contre les « toutes les formes d’injustice » est une priorité et qui pourtant ne trouve rien à redire quand il s’agit des décisions pour le moins étranges de la FIFA. Il lui demande donc ce qu’elle compte faire pour marquer son opposition et celle du Gouvernement aux choix de la FIFA qui sont une insulte faites aux femmes et à toutes les personnes quasiment réduites en esclavage au Qatar.
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