L’inutile bal ministeriel face à l’insécurité marseillaise

CMSi les mensonges ministériels étaient des sardines, le port de Marseille serait bouché depuis plusieurs jours. En effet, après le énième crime de l’année, François Hollande a envoyé non pas un ministre, mais cinq, accompagner le Premier ministre lui-même au chevet médiatique de la deuxième ville de France. Comme si le nombre faisait l’action, comme si la fonction changeait la réalité. Les ministres socialistes sont comme les médecins de Molière, leur latin est la novlangue, ils font semblant de savoir guérir mais leurs gestes, leurs mots, sont impuissants face à une réalité qui les dépasse. Ils sont comme ces sorciers qui pour conjurer le sort répètent à grands gestes théâtraux des formules aussi sonores que vaines.

Sous l’influence de Manuel Valls qui aimerait à passer pour un Sarkozy de gauche, le gouvernement a promis plus de police judiciaire : 24 fonctionnaires précisément, ce qui, compte tenu des maladies, des vacances, des récupérations et du travail de bureau, doit correspondre à cinq ou six sur le terrain. Dans une ville de 850 000 personnes…

De leurs côtés, les prétendants PS à la mairie de Marseille surenchérissent de la façon la plus grotesque. L’une, Mme Carolotti, prétend vouloir embaucher 700 policiers municipaux. L’autre, M. Mennucci, en annonce 400. Les deux « oublient » de dire qu’un si grand nombre de policiers n’existe pas sur le « marché » des fonctionnaires de police municipaux. Tous jouent des peurs des Marseillais pour tenter de s’emparer de Marseille.

Face à une déroute annoncée aux élections municipales et européennes de 2014, la gauche n’hésite donc pas à faire volte-face, à se renier. Elle qui naguère préférait les voyous aux victimes, promet davantage de police. Encore un effort et elle exigera moins de laxisme des tribunaux.

Mais tout cela n’est et ne sera que posture. On n’a jamais vu la maladie guérir le malade. La gauche ne guérira pas la France de l’insécurité.

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