Contre la multiplication des cas de pubertés précoces

M. Jacques Bompard alerte Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la multiplication des cas de pubertés précoces. Ce syndrome atteint principalement des jeunes filles, parfois âgées d’à peine cinq ou six ans. À l’hôpital Necker, à Paris, on enregistre chaque année depuis 2007 une augmentation annuelle de 10 % des suspicions de puberté précoce. Pour 2012, l’augmentation est déjà de 20 % par rapport à 2011. Alors que l’enfant souffrant de puberté précoce grandit plus vite que les autres, il devient un tout petit adulte si on n’arrête pas momentanément le processus pubertaire. Par ailleurs, les risques sont accrus pour un tel enfant de souffrir, à l’âge adulte, de troubles cardio-vasculaires, d’obésité ou de kystes aux ovaires. Les conséquences psychologiques d’une puberté précoce sont bien évidemment désastreuses sur un jeune enfant. Il souhaiterait par conséquent savoir si une enquête de l’Institut de veille sanitaire a été diligentée afin de déterminer s’il s’agit bien d’une épidémie. Il désirerait également savoir si les causes de ce phénomène ont été identifiées, quelles sont-elles et quelles mesures ont pris les autorités compétentes pour faire face à cette augmentation des cas de pubertés précoces.

Lien de la question sur le site de l’Assemblée nationale ici.