Vincent Lambert, condamné à mourir

Je ne suis pas là pour faire culpabiliser les uns ni les autres au sujet de Vincent Lambert. Toutefois, en tant que citoyen et élu, je suis en droit de m’interroger sur l’avenir de notre société devenue folle et qui ne respecte plus ce qui est ô combien sacré et au fondement de tout : la vie.

A titre personnel je suis hostile à tout acharnement thérapeutique lorsqu’il n’a plus que pour conséquence un maintien en vie dit clinique du patient et que tout soin apporté n’est plus qu’une souffrance plutôt qu’un acte de guérison.

Toutefois l’exemple de Vincent Lambert est totalement différent car il ne s’agit pas de le maintenir en vie, puisqu’il l’est, mais d’arrêter de le nourrir et de l’hydrater et de débuter une sédation ayant pour but de lui ôter la vie.

Quelle société peut décider de mettre un terme quand elle le juge bon à la vie de quelqu’un, qui plus lorsqu’aucune recommandation n’a été écrite de son vivant par la personne concernée ?

Les conséquences de la décision du corps médical sont non seulement dramatiques pour Vincent Lambert et ses parents, mais ouvrent une véritable boîte de Pandore à même d’ériger la mort programmée voire l’euthanasie au même rang que la vie. Je suis trop échaudé par d’anciens combats pour ne pas être trompé à nouveau. Souvenez-vous, le PACS devait simplement répondre à un vide juridique. Il a débouché sur le mariage détruisant l’altérité de la famille et demain sur la P.M.A. et la G.P.A.

Aujourd’hui on ne défend plus la vie et demain l’Etat pourra ordonner, au détriment des lois naturelles, la mort sans que cela ne heurte plus que la conscience des derniers tenants du bon sens.