Roulette russe : rien ne va plus pour Macron

Décidément, l’été 2018 s’annonce plus difficile que prévu pour le président Macron. L’hypothèse d’un ralentissement de la croissance ne fait que se confirmer de jour en jour.

Alors que l’exécutif jupitérien prévoyait une croissance en hausse, un recul du chômage et une réduction du déficit public, tous ces projets semblent s’écrouler tel un modeste château de cartes.

En effet, le chômage est reparti à la hausse ce dernier trimestre, avec 0,2% de chômeurs en sus. De même, le gouvernement aura le plus grand mal du monde à respecter son objectif d’un déficit aux alentours de 2,3% du P.I.B., avec un déficit actuel équivalent à 2,6% du P.I.B. Quant à la dette publique, son niveau atteint tous les records et représente désormais 97,6% du P.I.B. Sans oublier que l’inflation repart à la hausse et atteint des records jamais atteints si ce n’est durant le pic de la crise économique en 2012, avec un taux d’inflation de 2,3%.

Il faut dire qu’Emmanuel Macron et son ministre des Finances, Bruno Le Maire, misaient tout sur la croissance européenne voire même mondiale, pensant que les réussites des uns entraîneraient celles des autres … et surtout de Macron.

Toutefois, ce n’est pas en espérant naïvement que les autres fassent les efforts à notre place, que notre pays parviendra à sortir de l’ornière. Pourtant, Bruno Le Maire mise toujours sur une croissance de l’ordre de 2% pour 2018, lorsque depuis le 1er trimestre 2018, elle n’est que de 0,2%, affirmant : « Nous verrons dans le cadre du projet de loi de finances 2019 s’il faut réajuster notre prévision. La croissance française est solide ».

De son côté, le Fonds Monétaire International (F.M.I.) épingle le gouvernement quant à sa gestion de la dette publique, et n’hésite pas à faire des propositions de bon sens, comme celles consistant à la mise en place d’incitations au travail, dans le contexte de refonte du système d’assurance-chômage.

Quant à la réduction du déficit, le gouvernement En Marche n’a rien à promettre aux Français, si ce n’est une énième augmentation des impôts, car seuls deux facteurs peuvent jouer sur cette réduction : la fiscalité ou la réalisation d’économies. Or, en matière d’économie, pour le moment, rien de bien nouveau, si ce n’est que le niveau de vie de l’Elysée va bon train … si qui n’est guère une marque d’exemplarité.