Pour le droit au travail

La baisse du chômage doit être en corrélation avec l’augmentation de l’emploi et le droit au travail : radier les chômeurs ne constitue pas une politique publique de l’emploi

« La baisse du chômage est réelle, mais les Français ne la ressentent pas encore dans leur entourage ». C’est par ces mots que la Macronie vante avec force le soi-disant bon bilan de sa politique de tentative de réduction du chômage.

Il est vrai que le taux de chômage atteint désormais 8,5%, soit deux points de moins que sous la présidence du sieur Hollande. Aussi n’ayant qu’un maigre bilan à présenter aux Français, Emmanuel Macron se prend pour la Margaret Tatcher ayant imposé des mesures fortes pour inciter les Français à reprendre le chemin du travail.

Moi-même en tant que député, j’avais déposé une proposition de loi qui s’attaquait aux maux du chômage français.

Ma proposition visait d’abord à rémunérer le travail à sa juste valeur afin que les travailleurs, employés et salariés soient incités à poursuivre leur activité. L’objectif avoué était bien sûr que le travail paye plus que le chômage, sinon comment voulez-vous que les gens aient envie de se lever chaque matin ? Je suis donc ravi que cette proposition ait pu faire partiellement son chemin.

Toutefois cela n’est pas satisfaisant et il ferait bien de lire plus précisément ma proposition qui indiquait qu’il ne suffisait pas de payer le travail à son juste prix mais qu’il était aussi totalement indispensable de créer les moyens nécessaires à la production d’emplois. En commençant notamment par arrêter de taxer à tout va les Français, qu’ils soient micro-entrepreneurs, artisans, commerçants, industriels et consommateurs. Car en vidant les poches des citoyens, vous détruisez le terreau nécessaire et indispensable à toute économie créatrice d’emplois.