PMA : L’Etat continue de détruire la famille

Malheureusement personne n’était réellement dupe tant la décision du Conseil National d’Ethique semblait couler de source en ce règne de la bien-pensance.

En effet, ce Conseil de sages cooptés vient d’émettre un avis favorable pour l’ouverture du recours à la Procréation Médicalement Assistée (P.M.A.) aux couples de femmes célibataires et homosexuelles. Cinquante ans plus tard, la victoire de l’esprit de mai 68 est totale et sonne le triomphe de la démolition des derniers pivots de la famille, et donc de notre société organique.

Accepter ce recours à la P.M.A. c’est accepter de se confronter à de multiples enjeux philosophiques comme politiques.

Philosophiques d’abord, car c’est remettre profondément en cause l’équilibre naturel des choses et balayer d’un revers de main deux mille ans de chrétienté et des années de traditions multiséculaires. Ce n’est pas parce que l’homme a réalisé de prodigieux progrès techniques qu’il doit pour autant s’exonérer de l’héritage légué par la religion chrétienne et par toutes les religions et toutes les traditions. Accepter la P.M.A. c’est tout simplement faire primer une conception artificielle du droit à naître sur une logique naturelle et biologique : l’homme, tel Dieu, prétend décider en lieu et place de la nature et pourra programmer une naissance quand bon lui semble. Le pire c’est que désormais il n’y aura plus besoin d’un homme et d’une femme pour procréer, ce qui remet totalement en cause la notion de filiation et détruit un peu plus des repères qui semblaient une évidence pour les enfants : disposer d’un père comme d’une mère. D’ailleurs comment pourra t-on expliquer à l’enfant que sa naissance n’est pas le fait d’un acte d’amour mais seulement d’une technique médicale qui a consisté à le concevoir en éprouvette ? Surtout, alors que la P.M.A. était déjà permise pour des couples hétérosexuels infertiles, son ouverture aux couples de femmes change complètement la donne. Comme le résume bien le Pr Sapin, « il s’agit cette fois-ci d’accorder à une personne ce qui lui est impossible d’obtenir de la part de la nature ». Il ne s’agit donc plus de pallier un dysfonctionnement naturel, l’infertilité, comme le souligne ce Professeur, mais bien de créer une humanité s’exonérant du respect des lois naturelles en permettant à des individus de même sexe d’avoir un enfant, alors que cela leur est biologiquement inenvisageable.

Politiques ensuite,  car c’est toute l’organisation de notre société qui est clairement remise en cause. Avoir un enfant ce n’est pas se contenter de l’élever, de l’instruire et de l’éduquer. C’est aussi lui transmettre un patrimoine, pas seulement biologique, mais matériel, spirituel et culturel. Or quels droits ouvrira la P.M.A. aux couples homosexuels ? De même la P.M.A. oblige à nous interroger également sur l’avenir démographique de notre société, car un monde qui conçoit des enfants de manière scientifique, se prive d’un futur radieux en montrant qu’il ne croit plus en l’avenir de l’espèce humaine.

C’est pourquoi en tant que défenseur des droits de l’enfant, de la famille comme de la vie, je m’insurgerai toujours contre la reconnaissance de la P.M.A. Espérons que, pour une fois, le gouvernement En Marche saura analyser tous ces enjeux, mais en ce règne de haute trahison, je suis plus que dubitatif.