L’école de la République est une jungle comme les autres

Cette vidéo a fait le tour des réseaux sociaux et a même constitué les gros titres des journaux télévisés. Nous y voyons un jeune homme menacer d’une arme factice, mais d’une arme tout de même, un professeur pour qu’il le note présent lors d’un cours qu’il avait visiblement manqué.

Cette image est le triste résumé de la France d’aujourd’hui, mais pas seulement de la France de Macron d’ailleurs, mais plutôt d’un pays héritier de la déliquescence de mai 68, assortie de l’abandon généralisé de l’autorité de l’Etat, coïncidant étrangement avec l’entrée en vigueur de la Vème République. Je laisse ce dernier point d’analyse aux historiens courageux.

En fait cet exemple illustre parfaitement l’image du pompier pyromane qu’est Emmanuel Macron. Par son comportement irréel, il allume les foyers d’incendie en alimentant une haine de la France. Mais tient à rassurer immédiatement les Français, lors d’interventions télévisées, par des formules creuses en appelant à la responsabilité de chacun.

En effet lorsque le président de la République en personne s’affiche, bras dessus bras dessous, avec un délinquant à Saint Martin qui défie ouvertement l’autorité publique en réalisant un bras d’honneur à la France et aux Français, nous comprenons qu’il n’y a plus aucune limite au déploiement de la délinquance et de son pendant qu’est le terrorisme. Car s’il n’y a plus de lutte légale possible contre l’incivilité, les dérives sont immédiates et obligatoires et peuvent conduire aux actes de la pire atrocité comme le meurtre ou le viol.

Pourtant Emmanuel Macron a publié un communiqué condamnant le geste de lycéen armé. Etrange, puisqu’il est finalement l’instigateur de cette haine de ce qu’est la France, préférant vanter la mémoire de Maurice Audin, du 17 octobre 1961 ou encourager amicalement un délinquant « à ne plus faire de bêtises » selon sa propre formule. En revanche, il est bien naturel pour lui de faire la leçon à des retraités venus l’apostropher en leur rappelant qu’il était indigne de se plaindre, ou encore de réprimander un jeune français, certes provocateur, l’interpellant dans la foule par un sobriquet gentillet.

Le plus dramatique dans cette situation c’est que peu importe la façon dont est allumé l’incendie, qu’il soit volontaire ou non. Les dégâts et les dommages collatéraux qu’il provoque sont toujours lourds de conséquences et il n’est pas donné à tout le monde de savoir jouer avec le feu. En allumant ses propres incendies, Emmanuel Macron pourrait en être la principale victime et mettre le pays à feu et à sang face à deux France qui ne se comprennent plus, comme l’a souligné justement son ancien ministre de l’Intérieur.