Le terrorisme s’invite dans la danse macabre de la crise nationale

Plus de 3 300 arrestations depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, donnant lieu à 2354 gardes-à-vue, dont 1 380 le 8 décembre. Je relie ces chiffres avec un certain effarement, en sachant très bien qu’à côté des centaines de personnes ont été arrêtées préventivement, certaines déférées devant la justice, d’autres tout simplement empêchées de se rendre sur les lieux de manifestations. Indéniablement, je constate que la Vème république gouverne mal mais se défend bien.

Mardi 11 décembre au soir, un terroriste islamiste de 29 ans versé dans le banditisme, Cherif Chekatt a tué dans les rues de Strasbourg. A quelques mètres du célèbre marché de Noël, cet enfant de l’immigration, perquisitionné le matin même, fiché pour islamisme, connu des services de la justice allemande et française, a décidé de « passer à l’acte » comme le dit la formule consacrée. Il court toujours à l’heure actuelle.

Le funeste bilan s’élève le 12 décembre au matin à 4 morts et une douzaine de blessés. Cette nouvelle tuerie résonne avec celles de Trèbes, de Nice, du Bataclan, de Charlie Hebdo, de Toulouse et de Montauban. L’islamisme tue encore et toujours.

Nul besoin de verser dans le complotisme pour expliquer la concomitance d’événements dramatiques. Il n’y a pas de lien de cause à effet entre l’attentat de Strasbourg et le mouvement des Gilets Jaunes. En revanche, il y aura certainement une utilisation politique et médiatique du premier pour contrer la légitimité du second désormais. Le gouvernement a désormais les coudées franches pour rétablir l’état d’urgence et justifier de mesures de coercition drastiques qu’il risque d’employer de manière massive et indéterminée. Nul doute que l’autorité politique cherchera à étouffer la colère du peuple dans la crainte du terrorisme.

Or, la révolte du peuple français est au contraire de nouveau justifiée par cet attentat. Les trahisons, la lâcheté, l’aveuglement idéologique de nos gouvernants ont livré le pays à la guerre, car qu’est le terrorisme sinon une guerre asymétrique sur le territoire national avec un ennemi invisible et imprévisible ? Notons que cet ennemi vit souvent aux dépends des Français qu’il assassine.

Ceux qui ont ouvert nos frontières, ceux qui ont laissé des idéologies mortifères s’enraciner dans les esprits, ceux qui ont joué aux apprentis sorciers en transformant le pays en poudrière, ceux qui ont décidé du sort de la nation ces soixante dernières années, ces gens-là ont du sang français sur les mains ! A l’heure de la signature du pacte de Marrakech sur les migrations, nous constatons que la trahison n’est pas simplement juridique. Elle blesse les Français dans leur chair.

Comment le bon sens ne peut-il pas s’insurger devant tant de décisions contraires au bien commun ? Le 8 décembre à l’encontre des Gilets Jaunes, l’Etat a prouvé qu’il pouvait agir vite, en amont et en mettant de côté le frein du droit. Pourquoi ? Parce que le système se sentant en danger a mobilisé ses troupes et a voulu frapper fort. Il l’a annoncé et il l’a fait.

Alors si la froide machinerie de l’Etat peut agir avec tant de vélocité à l’encontre des Gilets Jaunes, pourquoi ne frappe-t-elle pas d’un grand coup les ennemis du peuple français ?

Pourquoi l’Etat n’arrête-t-il pas préventivement les milliers de personnes fichées pour islamisme ? Pourquoi la volonté politique laisse-t-elle les assassins agir tandis qu’elle met le peuple en prison ? Pourquoi continue-t-elle de favoriser l’immigration massive, terreau de prédilection de l’islamisme ? Chacun mesure le danger à l’aune de sa peur : si le terrorisme islamiste menace le peuple, le gouvernement se sent à l’opposé menacé par le peuple.

Il est temps d’inverser les priorités de défense : seul doit primer l’intérêt de la France et non celui de ceux qui ont confisqué le pouvoir.

En complément, notons qu’il ne peut y avoir d’expérience sociale d’ampleur sans homogénéité du peuple, à commencer par l’ethnie et la culture. La réflexion était déjà valable avec l’utilisation machiavélique du lumpenprolétariat des banlieues pour casser et piller en vue de décrédibiliser les manifestations des Gilets Jaunes. Elle l’est d’autant plus aujourd’hui avec l’irruption annoncée du terrorisme islamiste.