L’antisémitisme et le curieux aveuglement de la République vis-à-vis de l’islamisme

L’homme qui a insulté Alain Finkielkraut en marge d’un défilé de Gilets Jaunes le 16 février à Paris est connu pour appartenir à une frange islamiste radicalisée

Voilà l’occasion tant attendue : tels des vautours en mal de charogne, les voici se jeter à corps perdus sur les malheurs d’Alain Finkielkraut, s’en délectant à des fins purement politiciennes. Ce dernier, en marge d’un défilé des Gilets Jaunes samedi 16 février, a été copieusement insulté et chassé du cortège par quelques excités.

Il n’aura pas fallu plus de quelques dizaines de minutes pour que tout le gouvernement de Griveaux à Castaner, et jusqu’au président de la République, dégaine Twitter pour affirmer à la planète médiatique que les Gilets Jaunes étaient bel et bien antisémites et d’extrême-droite, la preuve en images.

Le porte-parole du gouvernement et ministre Benjamin Griveaux, maîtrisant l’approximation comme personne, est même allé jusqu’à dire que l’intellectuel avait été traité de « sale juif ». Après une semaine de battage médiatique sur le sujet, l’événement couronnait la démonstration gouvernementale à la perfection. Or, et les mots ont leur importance comme nous allons le voir, il n’en a rien été.

Alain Finkielkraut lui-même affirme dès le lendemain au Parisien ne pas avoir entendu une telle insulte, et avoir été attaqué au regard de ses positions politiques et non dans sa foi. D’ailleurs Libération via sa cellule Checknews a relevé l’intégralité des propos proférés et il est intéressant de les lire dans leur ensemble :

«Barre-toi, sale sioniste de merde. Sale merde. Nique ta mère. Palestine. Homophobe de merde. T’es un raciste, casse-toi! Dégage fasciste. La France, elle est à nous. Sale enculé. Espèce de raciste. Espèce de haineux. T’es un haineux et tu vas mourir. Tu vas aller en enfer. Dieu, il va te punir. Le peuple va te punir. Nous sommes le peuple. Grosse merde. Tu te reconnaîtras. Espèce de sioniste. Grosse merde. Il est venu exprès pour nous provoquer. Taisez-vous!». Dans une autre vidéo, les journalistes entendent : «Facho! Palestine! Rentre chez toi… Rentre chez toi en Israël. Rentre chez toi en Israël. Antisémite. La France est à nous. Rentre à Tel-Aviv. T’es un haineux. Tu vas mourir. Nous sommes le peuple français. Rentre chez toi. Ici c’est la rue!»

Article de Checknews

Outre la confusion et l’absurdité d’interjections contradictoires, il est net qu’Alain Finkielkraut est agressé au titre de sa défense du sionisme et de l’Etat d’Israël.

Dès le lendemain, la nouvelle tombe : l’extrême-droite semble peu concernée par le profil du principal auteur de l’agression verbale. Selon Le Parisien, celui-ci est connu des services de renseignement pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste.

L’avocat Gilles-William Goldnadel résumait déjà la situation avant la révélation :

« Pro-palestiniens de banlieue déguisés en jaune qui ne ressemblent toujours pas au portrait-robot de l’antisémite rêvé par les ringards socialistes qui prétendent manifester contre l’antisémitisme après l’avoir toléré. Mention pour la gouape haineuse qui traite Finky de haineux. »

Compte Twitter de Gilles-William Goldnadel

Une scène presque similaire avait déjà été vécue par l’académicien lors des éphémères Nuits Debout en 2016, et là encore c’était une bande islamo-gauchiste à la manœuvre. Il est symptomatique de constater que tout indique l’origine du mal que les gouvernements prétendent combattre la main sur le cœur. Toutefois, comme cette analyse qui a tous les atours de l’évidence désigne la racaille islamisée de banlieue, ces fieffés messieurs sont gênés aux entournures. Cela les renvoie directement à leur propre responsabilité. Responsabilité idéologique et morale que porte aussi, en partie, la victime de cette histoire, car Alain Finkielkraut, de ses années Mao jusqu’aux années 2000, est l’un des intellectuels qui n’a cessé de culpabiliser la France et les Français au nom de l’antiracisme et du multiculturalisme. Aujourd’hui, nous en payons tous, lui compris, les conséquences.

Surtout, constater et affirmer que l’islamisme est la racine du nouvel antisémitisme qui sévit en France, cela reviendrait à devoir agir contre. A l’instar de Frédéric Potier, préfet en charge de la Délégation interministérielle de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), nos politiques préfèrent regarder ailleurs et continuer de vouer à la vindicte médiatique « ceux qui voient la France comme un pays figé dans le passé, avec des racines religieuses, une ethnie, une couleur, un roman national qui commence avec les Gaulois », car pour ce monsieur, il ne s’agit pas de « la France réelle, c’est-à-dire une France ouverte, métissée et tolérante qui est largement majoritaire » (Extrait de Paris-Normandie). Ces définitions soviétoïdes de l’identité cachent derrière leurs mots creux une terrible réalité : celle de la volonté politique effective du grand remplacement, soi-disant phantasmé.

Il peut sembler au mieux incohérent, au pire terriblement bête, de refuser de voir la réalité en face. D’où vient ce curieux aveuglement de la République vis-à-vis de l’islamisme alors même que celui-ci prospère, insulte et tue ouvertement, important coutumes et conflits du Proche-Orient ?

Longtemps, nous avons pensé que cela était simple et détestable lâcheté de la part de nos gouvernants. Mais non, ces gens-là combattent pour des idées, et celles-ci stipulent que la France du baptême de Clovis, de Charlemagne, de Bouvines et d’Austerlitz, cette France européenne et chrétienne, doit disparaître. Cette disparition n’est pas que symbolique, mais évidemment physique. Une fois que cela est entendu, tout devient alors d’une logique imparable, et le mépris à l’encontre des Gilets Jaunes n’est qu’un mince reflet de leur abjection profonde de ce qui fait la France depuis toujours.