La Justice débordée par les migrants

A Boulogne-sur-Mer, 7 magistrats travaillent en permanence sur les questions relatives à l’accueil des migrants : des dossiers qui engorgent une justice déjà débordée

Il y a quelques jours, le journal Le Figaro publiait un article qui interpelle concernant les conséquences insoupçonnées liées à l’accueil d’immigrés en France.

Bien loin de n’avoir que des répercussions identitaires déjà fondamentales, il se trouve que l’arrivée massive des migrants engorge les tribunaux français, d’où le titre du journal : « A Boulogne-sur-Mer, les migrants monopolisent la justice ».

En effet rien qu’à Boulogne-sur-Mer, 7 magistrats effectuent 365 jours d’audience, pour près de vingt affaires quotidiennes, concernant l’arrivée et l’accueil de ces migrants. C’est ainsi qu’il convient d’exercer des contrôles sur la légalité de la rétention par exemple, alors que des associations comme France Terre d’asile se battent pour une reconnaissance de droits et de liberté de circulation totale pour les clandestins.

De plus plusieurs infractions ou refus de coopération avec la police française sont à noter, ce qui conduit nécessairement à une multiplication des affaires puisque entre 2016 et 2018 le nombre de dossiers contentieux, rien que pour le refus de prises d’empreintes, est passé de 66 à 472, soit une multiplication par sept du nombre de dossiers à traiter par la justice française.

Encore une fois le citoyen lambda est en droit de s’interroger sur le temps et le coût que représente pour la justice française, et par conséquent le contribuable français, le traitement de dossiers qui concernent les immigrés. Dans ce domaine comme dans tous les autres, n’y a t-il pas un risque de monopolisation de la justice au détriment des Français ordinaires ?