Heureux comme un djihadiste en France

Depuis 2016, dans le plus grand secret, a été inauguré à Paris le programme Rive, rebaptisé depuis en Pairs pour Programme d’accueil individualisé et de réaffiliation sociale.

Il s’agit de prendre en charge en milieu ouvert, en dehors de toute prison donc, des personnes condamnées ou prévenues pour terrorisme et notamment des djihadistes revenant de Syrie ou d’Iraq.

Comme le soulignait le journal Le Monde, pourtant peu adepte de critiques en ce qui concerne la générosité de l’asile français, « la plupart des ‘’revenants’’ sont promis à l’incarcération dès leur arrivée sur le territoire. Mais en pratique, un certain nombre d’entre eux pourraient avoir des dossiers judiciaires peu étayés […] et bénéficier, à terme, de remises en liberté sous contrôle judiciaire, ou de peines relativement courtes ».

250 personnes considérées comme terroristes islamistes sont aujourd’hui sous main de justice en milieu ouvert en France alors que 600 détenus de droit commun suspectés de s’être radicalisés sont aussi en milieu ouvert, et ce à l’insu de la sécurité des Français. Pour l’heure, un nouveau centre d’accueil vient d’ouvrir à Marseille et reçoit une dizaine de personnes, toutes recensées pour terrorisme islamiste, dont une femme de retour de l’Etat islamique. En plus de ces 850 personnes placées en milieu dit ouvert, le programme Pairs prévoit de prendre en charge 110 personnes supplémentaires, toutes suspectées d’islamisation. De nouveaux centres de coordination doivent ouvrir à Lille et Lyon. Le pire c’est que l’attribution de la gestion de ces centres a été effectuée par la voie des marchés publics, et c’est l’association Artemis qui a remporté le marché pour ses supposées performances en matière d’insertion. C’est dire que l’Etat n’assume plus du tout ses pouvoirs régaliens en préférant donner la gestion d’un dossier complexe, fondamental et dangereux à des associations plutôt qu’au ministère de la Justice ou de l’Intérieur.

L’association devra donc prendre en charge chaque individu radicalisé pour lui proposer trois à vingt heures de modules destinés à l’accompagner dans sa réinsertion sociale et professionnelle. Les personnes suivies peuvent même contacter 24h/24h et 7j/7 le personnel encadrant à cas de doute. Bien plus que pour un Français intègre qui connaît des difficultés pour se loger ou trouver un emploi. Des modules en matière d’identité sont aussi envisagés sans toutefois vouloir « ébranler la croyance ou l’idéologie » peut-on lire dans l’article du Monde. Autant de dire que le mal n’est jamais pris à la racine. Quant à la prise en charge sociale, inutile de préciser que l’Etat saura encore une fois se montrer généreux … avec ceux-là mêmes qui nous ont déclaré la guerre terroriste faisant fi de toutes les règles des guerres normales.

Quel cauchemar ! Pourtant c’est bel et bien la triste réalité d’un gouvernement qui trahit la France et les Français chaque jour un peu plus.