Fausse croissance et dette abyssale : il faut rendre sa valeur au travail

Que l’on essaye de nous faire croire que notre pays serait  le moteur de la croissance économique européenne est une vaste plaisanterie. Comme le rappelle fort justement Eric Zemmour, la seule logique économique que connaisse nos dirigeants est celle de la dette et du gaspillage.

Une dette colossale qui a grossi de 43,6 milliards d’euros rien qu’au premier trimestre de cette année. Comme le montrent les données de l’INSEE, le poids de la dette publique française a presque doublé en une vingtaine d’années. Alors qu’elle représentait 56% du PIB fin 1995, année de ma première élection en tant que maire d’Orange, elle s’approche aujourd’hui du seuil symbolique des 100%. 

Le trop-plein d’aides sociales est en train de miner notre pays. Comment peut-on espérer un redressement économique de la France lorsque le travail paye moins que l’assistanat ? Le gouvernement s’endette pour maintenir artificiellement un niveau de consommation qui ne profite en rien à l’économie française puisque nous importons tout !

Les mauvaises politiques engendrant les petits calculs, l’État cherche maintenant à faire les poches des rares secteurs sains de notre pays : ainsi, on prévoit de piquer dans les caisses de retraites indépendantes des professions libérales pour renflouer les caisses générales qui sont dans le rouge. Comment peut-on croire qu’un État qui peine à gérer les caisses sous sa compétence puisse donner de meilleurs fruits en lui en confiant de nouvelles ?

L’état économique de la France est symptomatique de la folie qui anime nos gouvernements. Là où le bon sens cède la place à l’idéologie ; là où la prudence s’efface devant la frivolité ; là où le travail disparaît au profit de la paresse : nul salut envisageable.