Dette publique : les compteurs s’affolent !

Ça y est : la France est en été et les Français entrent progressivement en vacances. Jusqu’à ce mois-ci, il faut qu’ils sachent qu’ils n’ont travaillé que pour le gouvernement, puisque le taux de prélèvement obligatoire est tel que toutes leurs économies n’ont servi qu’à remplir les caisses de l’Etat. Si la France ne devient pas champion du monde de football, au moins elle l’est déjà en matière fiscale. D’autant plus qu’en janvier, le sieur Macron a ajouté 8 taxes supplémentaires qui n’étranglent que les Français moyens, puisque les bénéficiaires de minima sociaux comme les plus riches en sont exemptés.

Malgré l’allégresse estivale qui s’installe, les compteurs de l’Etat continuent de s’affoler. Jamais la dette de l’Etat n’a été aussi importante, alors que les présidents Sarkozy et Hollande avaient fait de sa réduction l’alpha et l’oméga de leur politique intérieure.

En 10 ans, la dette est passée de 64,5% du P.I.B. à 97,6%, soit 2.255,3 milliards d’euros ce qui correspond au coût de production de 27.000 Rafales, dont manquent pourtant cruellement certaines bases de notre valeureuse Armée de l’Air.

Ce n’est pas tout. Le poids des dépenses publiques s’envole aussi, représentant 55,1% du P.I.B., ce qui signifie désormais que la France se coupe de toute politique d’investissement et se contente de gérer les affaires courantes, ou plutôt de dilapider la cagnotte de l’Etat. Et tout le paradoxe, c’est que jamais autant que sous l’ère macronienne, le gouvernement n’a transféré d’aussi nombreuses compétences au bloc communal, sans lui afférer les compensations financières et techniques correspondantes, alors que les finances des collectivités locales restent vertueuses avec une dette largement inférieure à 12% du P.I.B.

L’Etat centralise toujours plus. Le gouvernement dépense toujours plus. Ce qui ne l’empêche pas de brader le pays et de vendre la France à l’encan : séparation des domaines viticoles et des propriétés historiques, dépossession des brevets français, cession de l’armement de pointe à nos ennemis, fin des dernières grandes entreprises publiques, perte de nos aéroports et de nos fleurons industriels …

Dans le même temps, le simple coût de l’accueil des clandestins, sans évoquer la prise en charge qui en découle, a augmenté de 5 milliards d’euros, ce qui là encore représente une somme faramineuse, soit 2 milliards de plus que la dernière enveloppe consacrée au secours du monde agricole.

Toutefois, notons qu’il y a bien un indicateur qui baisse avec Macron : c’est celui du pouvoir d’achat des Français. Depuis son élection, les prix à la consommation ont augmenté de 2,1% dépassant ainsi la moyenne européenne, alors que Macron ne cesse de donner des leçons de morale et de bonne conduite à ses voisins européens. Rien que le prix de l’énergie bat tous les records avec 12,2% d’augmentation supplémentaire. Edouard Philippe a beau vouloir réduire la vitesse à 80 km/h, il n’en demeure pas moins que le coût du transport sera toujours plus cher.

La Cour des Comptes se montre inquiète quant à la suite du quinquennat, précisant que « la crédibilité de la trajectoire des dépenses » était mise en question. Bref il y a longtemps qu’il n’y a plus de capitaine dans le navire même s’il pérore beaucoup et partout.