Qu’est-ce que ce fameux Pacte de Marrakech ?

Le 10 décembre la France a ratifié le Pacte Mondial sur les migrations qui a déjà été accepté par tous les pays membres de l’O.N.U. exceptés les Etats-Unis.

Toutefois plusieurs pays européens et occidentaux comme l’Australie, l’Autriche, la Bulgarie, Israël, la Pologne, la Slovaquie, la Suisse et même la Belgique dont on ne peut pas dire que son gouvernement soit nationaliste, ont fait d’ores et déjà savoir qu’ils récusaient ce texte dont les clauses seraient favorables à l’intensification des migrations clandestines.

Ce pacte de l’O.N.U. se décline en 23 objectifs qui visent à promouvoir « des migrations sûres, ordonnées et régulières » et parmi lesquels nous trouvons une clause visant à mettre en ordre un programme international pour retrouver les migrants perdus ou une autre incitant à lutter contre le trafic de migrants, sans oublier l’objectif prévoyant la reconnaissance des aptitudes, qualifications et compétences des migrants.

Ce qui est purement scandaleux dans l’attitude de notre chef de l’Etat c’est que premièrement il accepte de ratifier un texte qui n’est pas obligatoire et qui engage moralement les pays signataires. C’est-à-dire qu’il fait d’obligations facultatives en matière d’immigration un objectif politique national, préférant s’occuper de l’immigré plutôt que du Français.

Abandonner les Français à leur triste sort quotidien : voici la politique macronienne à l’œuvre. Alors le président Macron a beau vouloir distribuer tous les hochets qu’il veut aux pauvres Français en difficulté financière, sociale ou morale, maintenir la signature du pacte de Marrakech est un signe fort soulignant toute la perversité d’une politique nationale qui préfère aider l’étranger avant le Français. Emmanuel Macron a beau dire qu’il faut ouvrir un débat national sur l’immigration lors de sa dernière intervention publique, il n’en reste pas moins qu’il ne prend pas la mesure de ce fléau démographique et identitaire.

Deuxièmement il accepte que l’O.N.U., à savoir une instance supranationale, puisse s’immiscer dans la politique intérieure de la France en fixant des objectifs que la France devra tenir en matière d’immigration. Là encore c’est abandonner nos pouvoirs régaliens et admettre que la France n’est plus compétente pour assurer la sécurité des Français et de ses frontières que l’O.N.U. ne tardera pas à vouloir dans la même logique supprimer.

Troisièmement, faut-il rappeler qu’Emmanuel Macron n’a jamais reçu de consentement populaire pour agir de la sorte et que la signature de ce pacte mondial est une trahison de plus à l’encontre du peuple français.

Le terrorisme s’invite dans la danse macabre de la crise nationale

Plus de 3 300 arrestations depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, donnant lieu à 2354 gardes-à-vue, dont 1 380 le 8 décembre. Je relie ces chiffres avec un certain effarement, en sachant très bien qu’à côté des centaines de personnes ont été arrêtées préventivement, certaines déférées devant la justice, d’autres tout simplement empêchées de se rendre sur les lieux de manifestations. Indéniablement, je constate que la Vème république gouverne mal mais se défend bien.

Mardi 11 décembre au soir, un terroriste islamiste de 29 ans versé dans le banditisme, Cherif Chekatt a tué dans les rues de Strasbourg. A quelques mètres du célèbre marché de Noël, cet enfant de l’immigration, perquisitionné le matin même, fiché pour islamisme, connu des services de la justice allemande et française, a décidé de « passer à l’acte » comme le dit la formule consacrée. Il court toujours à l’heure actuelle.

Le funeste bilan s’élève le 12 décembre au matin à 4 morts et une douzaine de blessés. Cette nouvelle tuerie résonne avec celles de Trèbes, de Nice, du Bataclan, de Charlie Hebdo, de Toulouse et de Montauban. L’islamisme tue encore et toujours.

Nul besoin de verser dans le complotisme pour expliquer la concomitance d’événements dramatiques. Il n’y a pas de lien de cause à effet entre l’attentat de Strasbourg et le mouvement des Gilets Jaunes. En revanche, il y aura certainement une utilisation politique et médiatique du premier pour contrer la légitimité du second désormais. Le gouvernement a désormais les coudées franches pour rétablir l’état d’urgence et justifier de mesures de coercition drastiques qu’il risque d’employer de manière massive et indéterminée. Nul doute que l’autorité politique cherchera à étouffer la colère du peuple dans la crainte du terrorisme.

Or, la révolte du peuple français est au contraire de nouveau justifiée par cet attentat. Les trahisons, la lâcheté, l’aveuglement idéologique de nos gouvernants ont livré le pays à la guerre, car qu’est le terrorisme sinon une guerre asymétrique sur le territoire national avec un ennemi invisible et imprévisible ? Notons que cet ennemi vit souvent aux dépends des Français qu’il assassine.

Ceux qui ont ouvert nos frontières, ceux qui ont laissé des idéologies mortifères s’enraciner dans les esprits, ceux qui ont joué aux apprentis sorciers en transformant le pays en poudrière, ceux qui ont décidé du sort de la nation ces soixante dernières années, ces gens-là ont du sang français sur les mains ! A l’heure de la signature du pacte de Marrakech sur les migrations, nous constatons que la trahison n’est pas simplement juridique. Elle blesse les Français dans leur chair.

Comment le bon sens ne peut-il pas s’insurger devant tant de décisions contraires au bien commun ? Le 8 décembre à l’encontre des Gilets Jaunes, l’Etat a prouvé qu’il pouvait agir vite, en amont et en mettant de côté le frein du droit. Pourquoi ? Parce que le système se sentant en danger a mobilisé ses troupes et a voulu frapper fort. Il l’a annoncé et il l’a fait.

Alors si la froide machinerie de l’Etat peut agir avec tant de vélocité à l’encontre des Gilets Jaunes, pourquoi ne frappe-t-elle pas d’un grand coup les ennemis du peuple français ?

Pourquoi l’Etat n’arrête-t-il pas préventivement les milliers de personnes fichées pour islamisme ? Pourquoi la volonté politique laisse-t-elle les assassins agir tandis qu’elle met le peuple en prison ? Pourquoi continue-t-elle de favoriser l’immigration massive, terreau de prédilection de l’islamisme ? Chacun mesure le danger à l’aune de sa peur : si le terrorisme islamiste menace le peuple, le gouvernement se sent à l’opposé menacé par le peuple.

Il est temps d’inverser les priorités de défense : seul doit primer l’intérêt de la France et non celui de ceux qui ont confisqué le pouvoir.

En complément, notons qu’il ne peut y avoir d’expérience sociale d’ampleur sans homogénéité du peuple, à commencer par l’ethnie et la culture. La réflexion était déjà valable avec l’utilisation machiavélique du lumpenprolétariat des banlieues pour casser et piller en vue de décrédibiliser les manifestations des Gilets Jaunes. Elle l’est d’autant plus aujourd’hui avec l’irruption annoncée du terrorisme islamiste.

Gilets Jaunes : vous avez dit « responsabilité » ?

Parlant depuis la tribune de l’Assemblée nationale, le Premier ministre Édouard Philippe en a solennellement appelé, le 5 décembre, à la responsabilité devant les soubresauts que traverse la République. « Tous les acteurs du débat public seront comptables de leurs déclarations dans les jours qui viennent », a-t-il même avancé, hésitant entre la menace claire et le conseil moral. Cette ambiguïté est le pire remède en politique. Thermidor devrait être dans toutes les mémoires de ces hommes hésitant entre la fermeté et l’abandon. Pire, cet appel peut être entendu comme une tentative de solidarité d’une oligarchie qui ne voudrait pas céder la place. Menacée, poussée dans ses retranchements par une menace indéfinie mais réelle, la classe politico-médiatique serre les rangs et espère souder ses membres inquiets autour de la communauté d’intérêts, de crainte que l’entre-soi ne s’effrite sous les coups de boutoir de la ferveur populaire.

Seulement on ne s’en sort pas comme ça. On ne doit pas s’en sortir comme ça. C’est trop facile et dangereux à la fois, car on ne peut pas à ce niveau refuser d’exercer le pouvoir et faire porter la responsabilité des événements à ceux qui ne l’ont pas.

Gouverner c’est prévoir

D’une part, s’il était conséquent, Edouard Philippe devrait immédiatement remettre sa démission au président de la République. Il n’a su ni anticiper la jacquerie inédite que ses politiques ont provoqué ni y répondre dans les temps. Qui éteint un incendie avec un verre d’eau ? Il est désormais trop tard pour lâcher du lest et continuer de se voiler la face avec un moratoire ou une simple annulation d’une énième hausse sur les carburants, en ignorant les profonds problèmes structurels qui menacent le pays. D’autre part, il est certain que la responsabilité présidentielle est aussi clairement engagée dans la gestion de crise désastreuse qui peut se résumer en deux mots : mépris et aveuglement.

Finalement, cette république vieille de 60 ans a déjà dépassé sa limite de péremption. A la trahison originelle des intérêts de la France, ce régime y a ajouté celle des Français et le pillage de leur patrimoine. Aujourd’hui, les peuples de France dans leur colère disent une chose très simple : où est passé l’argent que vous avez pris ?

Championne du monde des prélèvements obligatoires, la France l’est aussi de la dépense publique. Pourtant tout va de mal en pis. Alors que le régime a refondé sa légitimité en 1946 en l’adossant à la présence sociale de l’Etat, à la continuité des services publics et à l’égalité des territoires, cette ambition est aujourd’hui inexistante et le pays exsangue.

Les grands biens de l’Etat ont été vendus à des groupes étrangers ou transnationaux sans souci de l’intérêt national. Rappelons au-delà du cas emblématique de nos autoroutes, la vente à l’encan de secteurs aussi stratégiques que ceux de l’énergie ou concernant notre souveraineté militaire. Par exemple, le pillage d’Alstom énergie qui fabrique les turbines nucléaires de nos centrales et de nos sous-marins par l’américain General Electric a été piloté par un certain ministre nommé Emmanuel Macron. Une telle vilenie au service de l’argent et d’intérêts étrangers porte un nom : la haute trahison.

La négociation semble une alternative du passé pour lui : il ne reste donc que la sortie avec les honneurs ou la répression violente de la contestation populaire.

La Vème République risque de périr comme elle est née

Née de la trahison des Français d’Algérie, la Vème République à travers ses présidents et son personnel politique n’est qu’une longue suite de crimes à l’encontre de la parole donnée et de la foi accordée.

Quelques éditorialistes découvrent aujourd’hui la lune, et s’étonnent d’une crise de confiance qui provoque l’absence de toute légitimité et la remise en cause de la démocratie représentative. Quand les actes sont trop éloignés des mots, ces derniers perdent de leur valeur. Quand les mots sont contraires aux actes, ils ne sont plus que mensonge. Quand la tromperie est devenue un mode de gouvernement, il ne faut pas s’étonner d’un détachement massif de la parole publique.

Cette majorité anonyme des Français en gilets jaunes a senti que ses représentants travaillaient contre eux. Aussi bien dans le travail, dans les villes, dans les maternités, l’hyperclasse métropolitaine s’acharne à les remplacer et à les faire disparaître. Certains ont cru pouvoir sauver quelques miettes de la liquidation générale de la maison France et se sont compromis avec les pires margoulins : c’est toute l’histoire de la droite parlementaire qui aujourd’hui encore ne sait que choisir entre le peuple ou l’argent.

Pour nous, le choix est net.

Cette république qui tremble risque de finir comme elle est née : d’un putsch. L’opération Résurrection des réseaux gaullistes arrive à son crépuscule. C’est d’une simplicité évangélique : qui tue par l’épée périt par l’épée. Née du rapt et de la trahison, la Vème République ne peut que mourir dans le râle de ses remords et de ses crimes.

Le journaliste spécialiste des questions de sécurité et de Défense nationale, Jean-Dominique Merchet relate une information curieuse dans un tweet :

L’Elysée parle « de plusieurs milliers de personnes » qui viendraient samedi à Paris « pour casser et pour tuer ». Cette stratégie (si s’en est une) de la tension est irresponsable. Du jamais vu. Un pouvoir aux abois.

Cette stratégie de la tension est mise en place depuis le début de la contestation des Gilets Jaunes. Après la tactique de la nasse sur le Champ de Mars qui n’a pas prise et les consignes données de ne pas interpeller les fauteurs de troubles, le régime a utilisé son armée de réserve : les pillards et les casseurs de banlieue, à l’instar d’un « trio d’habitants de Bondy âgés de 21 ou 22 ans, Mohamed, Oualid et Miloud. Ils sont poursuivis pour recel du vol de six pièces dorées issues du pillage au sein de l’Arc de triomphe. Ils ont été interpellés Porte de Pantin, à 3 heures du matin, à bord d’une BMW roulant à vive allure » (L’Express).

 

L’insurrection du localisme

Le profond mouvement des Gilets jaunes puise aux racines mêmes de la France. Hétéroclite, désordonné, spontané, il reflète cette fureur française qui a traversé les siècles et fait l’Histoire. La reprise en main par le prêt-à-penser d’une révolte fiscale mais surtout identitaire en simples revendications pour le pouvoir d’achat est un leurre. Réduire les Gilets jaunes à la seule question de la consommation et des aides sociales est méprisable et méprisant.

Au contraire, cette contestation nationale mais localiste est un combat contre la dépossession et pour la dignité. Les Français ne veulent plus d’aides ou de crédits : ils souhaitent vivre décemment de leur travail pour retrouver leur dignité d’hommes libres, c’est-à-dire leur fierté tout simplement.

Ce localisme, parfois trop chauvin, et ce spontanéisme, parfois trop anarchique, sont aussi, il faut le dire, des limites à une action structurée et d’envergure du mouvement.

Cette insurrection du localisme et de l’identité s’interroge sur son devenir proche et l’inégalité sociale dans laquelle la plonge les politiques européennes et gouvernementales. Les droits et les coûts accordés ces dernières années aux migrants posent des questions, surtout lorsque cette « solidarité » désordonnée s’accomplit en priorité contre les Français. Le sentiment d’injustice devient alors flagrant et général, même s’il est tu. On peut donc même aller plus loin, et se demander si l’une des causes du ras-le-bol fiscal n’est pas le coût de l’immigration ? Doit-on continuer à accueillir des immigrés alors que beaucoup de Français n’ont plus rien ? La signature prochaine du pacte des migrations sous l’égide de l’ONU qui risque de créer un droit opposable à la migration économique, le tout sous la menace de la bombe démographique africaine, doit sans aucun doute être ajournée et mise aux oubliettes.

 

L’illusion n’est pas l’espérance

Vous l’aurez compris, nous soutenons, nous portons, nous accompagnons la révolte des villages et des campagnes accoutrée d’un Gilet Jaune. Si nous respectons la nature profonde de ce mouvement qui, à raison, ne veut ni des partis ni des syndicats, nous pouvons, nonobstant, nous réjouir publiquement de constater le triomphe des idées que nous portons depuis plus de 60 ans de combat politique quotidien. Les trahisons, les causes, les systèmes dénoncés le sont désormais par tout un peuple.

Nous ne pouvons alors avoir qu’un souhait, après celui de la victoire de la vérité.

Nous ne voulons pas que l’illusion gâche l’espérance. Nous savons que les Gilets Jaunes sont aussi les enfants de notre époque et qu’ils peuvent être encore sensibles à la démagogie et au rêve. Nous souhaitons donc que le réel l’emporte, et que les sirènes utopistes du village global ne s’interposent plus face au redressement national.

Formidable surprise, le mouvement des Gilets jaunes est la démonstration qu’il ne peut y avoir de sursaut démocratique sans implantation et enracinement locaux. Le localisme est l’une des plus sûres garanties de la souveraineté populaire, mais pour reprendre les mots de Bernanos, « Il ne faudrait pas que l’Histoire pût dire un jour que les démocraties ont exploité, puis déçu, ce qui restait de bonnes volontés dans le monde. Car l’Histoire dirait aussi que le crime est moins grand d’exalter jusqu’à la folie le désespoir des hommes que de bafouer leur espérance. »

 

 

NB : Concernant les prochaines manifestations, nous n’avons aucun pouvoir décisionnaire ni de conseils à donner quant à la liberté de chacun de manifester ou non.

Nous encourageons les Gilets jaunes à recourir à un service d’ordre à même d’expulser les éléments provocateurs, idiots utiles ou stipendiés du régime.

L’opinion publique n’a pas été dupe de la politique du pire jouée par le Pat Poker de la Place Beauvau. Cependant, la prudence et l’amour du bien commun supposent de ne pas basculer dans l’émeute inutile et la casse gratuite qui ne sont souvent que le spectacle de la révolution et non la révolution. Les pillages et le vandalisme peuvent même l’empêcher, grâce à la peur du bourgeois et à la réaction.

Quant à la police, plutôt que d’aller au contact avec les Gilets jaunes, son devoir est d’interpeller les fauteurs de troubles professionnels.

La politique du pire

Et si le premier des casseurs habitait rue du Faubourg-Saint-Honoré ? Et si le chef des pillards logeait au Palais de l’Elysée ? Sourd au cri de colère du peuple qui s’époumone depuis plus de deux semaines, le gouvernement pratique la politique du pire comme en témoignent les émeutes parisiennes à répétition hebdomadaire : des Gilets Jaunes montés de provinces se voient refuser l’accès des Champs-Élysées, par la violence si nécessaire ; les groupes de casseurs type black-blocs se fixent sur les abcès de fixation et commencent d’affronter les forces de l’ordre ; la situation dégénère ; à la tombée de la nuit, les voyous apparaissent et s’emparent des biens des boutiques dans le tumulte général.

 

Dans une moindre mesure, la situation s’est produite à l’identique à Avignon, samedi 1er décembre. Appelés à un grand rassemblement départemental, les Gilets Jaunes se sont réunis dans le calme devant la cour de la Préfecture extra-muros. Alors qu’il n’y avait ni meneurs ni mot d’ordre, deux individus ont ouvert les grilles de la cour de l’ancienne caserne militaire. La foule s’y est logiquement engouffrée jusqu’à tomber sur une deuxième barrière derrière laquelle les CRS ont immédiatement fait usage de gaz lacrymogènes. La manifestation est alors ressortie en bon ordre et dans le calme en prenant la direction de la mairie de la cité des Papes. Une fois sur place, la Marseillaise a été entonnée, des slogans ont réclamé la démission de Macron, mais il n’y avait toujours pas de chef de troupe ni d’objectif.

Le millier de personnes présent a alors repris le chemin emprunté à l’aller pour retourner devant la préfecture, et sans doute rentrer. Rue de la République, quelques Gilets Jaunes s’aperçoivent d’une force présence policière en contrebas d’une allée latérale : ce sont les appartements du préfet qui sont sous protection. Quelques curieux s’y dirigent. Bientôt ils sont une cinquantaine à s’approcher mi-rigolards mi-protestataires. Ils n’iront pas plus loin. Très rapidement, les forces de l’ordre en formation lancent les premières grenades lacrymogènes. Les esprits s’échauffent, le face-à-face commence. Deux heures durant, les policiers mettront un point d’orgue à disperser tous les Gilets Jaunes présents dans le quartier sous des nuages de fumée et au milieu des familles en promenade. Quelques anarchistes mettront le feu à des cartons et des poubelles. Cependant, nulle trace d’armes ou d’objets pouvant servir à l’émeute : même les éléments politisés ne possédaient au mieux que des accessoires de protection : lunettes de plongée, masques respiratoires. Les tentatives d’arrachage de pavés à la main, pour riposter aux flashballs, seront sans succès. Les pompiers, venus chercher un blessé, essuieront eux-mêmes un tir en règle de lacrymos.

Au crépuscule, des éléments des quartiers, très jeunes, profiteront de la situation pour harceler les forces de police et se replieront en direction de la gare en laissant derrière eux quelques vitrines cassées.

Bilan des courses : les Gilets jaunes désorganisés et non-violents auraient pu rentrer chez eux sans heurts. La fébrilité de forces de police, l’absence de renseignement interne à la manifestation, le laisser-faire accordé à quatre militants équipés pour l’affrontement passif, le spectacle de quelques feux de poubelles ont donné quelques photos spectaculaires aussi vite transformées en guérilla urbaine par des journalistes et des racontars en mal de sensations fortes.

 

L’Etat et son administration temporisent entre maintien de l’ordre et tolérance subie par la généralité du mouvement, surtout hors de Paris. Il s’agit de fonctionnaires qui, par définition, agissent professionnellement et selon les consignes transmises par la plus haute hiérarchie. Aucun périmètre de sécurité, aucun lieu de manifestation n’est mis en place sans l’aval de la Place Beauvau. Comment imaginer alors les allées et venues sans encombre de casseurs identifiés au milieu des Gilets Jaunes, de policiers en civil dont l’affaire Benalla a révélé le rôle ambigu, si ce n’est par l’absence volontaire d’ordre pour interpeller les fauteurs de troubles ? Les nombreuses manifs pour tous ont prouvé en leur temps que la police était capable non seulement d’interdire l’accès des Champs-Elysées, d’interpeller préventivement les meneurs mais aussi d’user de violence à l’encontre de manifestants pacifiques.

Il est donc clair que le gouvernement joue la carte du pourrissement et de l’anarchie, espérant regagner en légitimité sous prétexte d’ordre public. Curieusement, cette tactique d’endurance est un échec.

 

Le point de bascule de l’opinion publique, tant attendu par le gouvernement, se fait attendre et la résilience de l’Etat paraît de plus en plus fébrile. En clair, le jeu est simple : en mettant en première ligne les forces de l’ordre, en favorisant les perturbateurs professionnels, casseurs d’extrême-gauche et pillards de banlieues, les politiciens espèrent s’en tirer à bon compte en favorisant l’amalgame médiatique entre les protestations des Gilets Jaunes et les scènes de chaos, de vols, d’incendies… Or, la machine si bien huilée habituellement se grippe. Des grains de sable viennent contrarier la savante mise en scène. Les plateaux télévisés d’experts deviennent presque contradictoires. L’information directe basculant de smartphones en réseaux sociaux en temps réel court-circuite les chaînes d’information en continue, les éléments de langage et les chiffres du gouvernement : comme si un curieux volubile dévoilait tous les ressorts et les artifices du décor lors d’une représentation théâtrale.

 

Il est temps donc de cesser les frais. Il faut tirer toutes les leçons de la rupture de confiance et de légitimité qui est désormais un état de fait. Il faut que le gouvernement au lieu de favoriser l’anarchie pour tenter de crédibiliser un mouvement, comprenne le message du peuple et annonce d’ores et déjà son départ.

 

Le viol sur mineur : une richesse culturelle tolérée

Malgré tous les cris d’orfraie des esprits bien-pensants, nous avions déjà dénoncé le lien explicite qui existait entre immigration et montée de l’insécurité en France comme en Europe. Or l’insécurité a toujours été l’une de nos premières préoccupations parce que la sécurité est sans nul doute le fondement des libertés.

Or, rendons-nous bien compte que chaque jour en France 190 agressions sexuelles sont déclarées, sans oublier les 956 agressions et violences quotidiennes qui  entachent la vie des Français.

L’Etat ne protège plus, mieux il défend les délinquants. Qu’elle ne fut pas notre consternation et même pire notre colère en apprenant qu’un réfugié accusé de viol venait d’être acquitté parce qu’il ne disposait pas « des codes culturels » pour vivre en France. Ou comment le coupable devient celui que l’Etat défend.

Après avoir violé une jeune fille de 15 ans, ce migrant bangladais a été condamné à seulement deux ans de prison avec sursis assortis d’une simple mise à l’épreuve pour l’agression d’une autre jeune fille. L’homme a même dû être séparé de son interprète féminin durant sa garde à vue à cause de comportements déplacés et de gestes pressentant une nouvelle agression.

Mais étant donné que dans son pays d’origine les femmes sont considérées uniquement comme des objets sexuels, tout peut être pardonné pour ce migrant qui n’aurait donc pas les codes culturels nécessaires pour vivre en France.

Cette affaire montre à quel point notre petite caste de magistrats comme celle de nos dirigeants politiques considèrent avec respect les vertus de l’immigration et comment les migrants en France disposent de tous les droits sans s’acquitter du respect de nos devoirs.

C’est le triomphe de la bien-pensance comme de la repentance qui pousse notre Etat à desservir la France et partant les Français. Lorsque un pays s’incline devant la soi-disante culture des migrants, c’est accepter que la France devienne la colonie du reste du monde et que ses droits les plus élémentaires soient foulés au pied. Bref c’est condamner la France à une fin sûre et certaine.

Gilets jaunes, colères noires : pourquoi je continue de soutenir le mouvement

Depuis samedi, des centaines de milliers de Français dans un élan spontané ont décidé de se lever et de dire non à la politique globale de ce gouvernement, et même de ce régime si l’on écoute bien ici et là poindre les premières revendications structurées. Depuis 4 jours, des points statiques de filtrage se sont établis un peu partout sur l’ensemble du territoire. Je salue d’ailleurs la persévérance et l’énergie de ceux qui, avec retenue et bon sens, ont su tenir malgré le froid et la pluie, et cela sans recourir à la violence ou au vandalisme.

Il est important de mesure garder, et la grande majorité des Gilets jaunes a bien compris que les provocateurs étaient les meilleurs alliés d’une riposte du gouvernement : l’utilisation de la force serait de fait légitimée pour l’Etat et la crédibilité d’un mouvement vraiment populaire fortement entamée.

J’ai publiquement pris position en faveur du mouvement du 17 novembre contre la hausse des prix du carburant. Aujourd’hui je réitère mon soutien en faveur de cette grogne à l’encontre du racket fiscal qui, petit à petit, en vient à se fédérer autour de revendications de plus en plus politiques sans être inféodée aux partis et syndicats constitutifs du régime. Nous sommes peut-être en train de vivre une fronde comme le pays n’en a pas connue depuis plusieurs décennies : le spontanéisme désorganisé mais général du mouvement montre à quel point la politique gouvernementale s’oppose au bon sens et à la résilience populaires. L’état d’exaspération et d’énervement de ceux qui sont soumis aux taxes sans en voir la redistribution a désormais un emblème : ce gilet jaune, reflet d’une France périphérique et délaissée qu’on somme de s’adapter ou de crever.

La trahison, matrice de l’injustice

Or, voilà 40 ans que le pays s’adapte aux lubies du mondialisme des élites. Voilà plus de 40 ans que la France est vendue à l’encan sur les marchés et que sa souveraineté est patiemment défaite par ceux-là mêmes qui sont en charge de la défendre. Fascinés et corrompus par les sirènes d’une mondialisation heureuse et prospère, les élites politiques et économiques du pays se sont désolidarisées du peuple, conséquence logique de la trahison initiale. Aujourd’hui cette fracture idéologique, sociale et géographique se matérialise entre une hyperclasse parisienne et métropolitaine et la France des terroirs et des campagnes dans laquelle le désengagement de l’Etat est devenu prégnant. Fantomatique quant aux services sur lesquels il a rebâti sa légitimité avec la constitution de 1946, l’Etat revient au réel uniquement sous la forme de l’impôt et de la répression. Cette image en négatif de l’Administration brise les dernières volontés dociles, et ruine les espoirs simples et naturels de Français qui ont toujours espéré que les générations à venir pourraient vivre mieux ou aussi bien que les précédentes. C’est à eux encore que le gouvernement, si tolérant et ouvert sur les questions d’immigration et d’insécurité, demande de payer dans leur chair et leur maigre patrimoine le prix douloureux de l’abandon du pays aux marchés et à la démographie galopante des nations du Sud.

Aujourd’hui, le gouvernement Macron-Philippe prétend que l’Etat aidera les contribuables les plus pauvres à affronter les difficultés présentes. Ils prétendent que l’Etat travaillera pour les Français. Mais le mirage s’estompe. Le temps est arrivé où toutes les mesures d’une époque déclinante ont nécessairement l’effet contraire de l’effet voulu. Les Français ne croient plus aux bonnes paroles des dirigeants ni en une bureaucratie qui ne peut plus les aider, voire qui travaille contre eux. La trahison des élites est désormais une injustice profonde, vécue matériellement par la majorité des Français.

Il n’est plus temps, pour elles, de comprendre. Il est temps de partir ou de réparer.

Blocus du 17 novembre : une colère légitime

En l’espace de dix mois, soit en moins d’une année, le prix du gasoil en France a augmenté de 15%. A cette allure, il est clairement admis que le prix du gasoil atteindra celui de l’essence en 2019. Ce sera là le cadeau de Macron et d’En Marche en guise d’étrennes.

En effet, au 1er janvier 2019, les taxes de l’Etat sur les carburants augmenteront de 6,5 centimes sur le diesel et de 2,9 centimes sur l’essence. Les économistes s’entendent même pour dire que cette hausse des taxes pour le seul gasoil coûtera 1,9 milliard aux Français !

Ajoutons à cette spoliation fiscale pilotée par l’Elysée, la suppression du taux réduit sur le gasoil non routier tel que le prévoit le projet de loi de finances pour 2019. Cette mesure représenterait un coût supplémentaire de 700 millions d’euros pour la seule activité des travaux publics sans oublier le monde agricole, déjà bien oublié et malmené, qui pâtirait immédiatement de ce qui est bien une hausse fiscale déguisée et un mépris total du monde agricole.

N’oublions pas non plus, que depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a créé 8 nouvelles taxes, qu’il a collecté 5 milliards d’euros supplémentaires, et qu’il a augmenté le montant du taux de C.S.G., pour une inflation attendue de 1,6%. Alors que Macron anticipait une croissance de 2%, nous devons sobrement nous contenter d’un taux de croissance de … 0,2%. Sans occulter l’indécent prélèvement à la source qui devrait coûter rien qu’à l’Etat près de 2 milliards d’euros. Le pire, c’est que le montant de toutes les taxes, impôts et autres cotisations dans notre pays atteint la somme faramineuse de 1.038 milliards d’euros, nous faisant les champions du monde toutes catégories confondues. Pourtant, parallèlement, les dépenses publiques se sont envolées représentant désormais 47,2% du P.I.B., l’Etat n’ayant réduit ses dépenses que de 3 milliards d’euros alors qu’il était prévu que son train de vie baisse de 21 milliards d’euros ces cinq dernières années

Le plus grave, c’est que ce pillage fiscal ne profite même pas à nos infrastructures, à nos équipements ou à notre politique de santé. Sur les 5 milliards d’euros collectés, 4 milliards sont d’ores et déjà réservés au seul accueil des migrants, lorsque 200 millions d’euros supplémentaires ont été consacrés en un an à la politique d’accueil des clandestins, somme pourtant supprimée du budget dépendance du ministère de la Santé alloué aux maisons de retraite.

Aussi le 17 novembre prochain, une grande mobilisation spontanée de Français exaspérés du racket fiscal comme de la préférence étrangère doit se mettre en place. J’y apporte tout mon soutien car il est grand temps de rappeler l’Elysée aux réalités du pays et de la France qui se lève tôt. Aussi il est nécessaire d’opposer à la volonté présidentielle la colère populaire, conséquence logique d’une désastreuse politique de trahison de l’intérêt national.

 

La Nouvelle-Calédonie ou la nouvelle Algérie française ?

Dimanche dernier, un référendum sur l’auto-détermination de la Nouvelle Calédonie était organisé dans un contexte particulier.

En effet, trente ans après les accords de Matignon conclus en 1988 afin de trouver un point d’achoppement entre pro-Français et indépendantistes, était projetée l’organisation d’un référendum sur la question.

Inutile de dire qu’en trente ans la situation de la France en Nouvelle-Calédonie s’est relativement dégradée, puisque nos dirigeants successifs ont toujours été prompts à défendre les intérêts étrangers plutôt que ceux de la France. D’ailleurs lors du précédent référendum réalisé en Nouvelle-Calédonie le 08 novembre 1998 qui prévoyait de repousser le principe d’une auto-détermination, 72% des électeurs montraient encore leur attachement à la France. Vingt ans plus tard, ils ne sont plus que 56,4% seulement à choisir la voie de la France, soit 16 points de moins qu’en 1998, signe alarmant s’il en est. D’autant plus qu’Emmanuel Macron s’est empressé de confirmer que d’autres référendums pourraient être organisés, finalement jusqu’à ce que l’indépendance soit acquise, car c’est bien là la volonté de notre exécutif.

Comment pourrait-il en être autrement lorsque le chef de l’Etat lui-même, Emmanuel Macron, a refusé publiquement de s’engager dans cette campagne référendaire refusant de défendre la France dans le Pacifique ? Sans oublier que dans le même temps son Premier ministre préférait fleurir la tombe des leaders indépendantistes plutôt que celle des militaires tués dans l’exercice de leur fonction à Ouvéa.

Même les conditions de déroulement du référendum sont purement scandaleuses. Lorsque l’on sait que les désastreux accords d’Evian en 1962 avaient été soumis à l’ensemble des citoyens français, d’Algérie comme de la métropole, nous sommes en droit de nous demander pourquoi l’ensemble des électeurs métropolitains n’a pas été convié à ce dernier référendum. N’est-il pas écrit dès l’article 1er de notre Constitution que « la France est une République indivisible » ? N’est-il pas normal que n’importe quel citoyen français puisse donner son avis sur l’avenir de la France, y compris dans le Pacifique ?

De plus que pourrait signifier l’indépendance pour la Nouvelle-Calédonie, elle qui est déjà placée sous la tutelle économique de l’Australie comme de la Nouvelle-Zélande, principaux utilisateurs des ressources minières de ce territoire, alors que la Chine lorgne avec envie sur cette région deuxième productrice mondiale de nickel ? D’ailleurs des Etats de la zone Pacifique comme l’Australie ont clairement pris position pour la France, son ambassadeur à Paris affirmant clairement que « l’Australie accorde une grande valeur au rôle bénéfique joué par la France pour la sécurité et l’économie du Pacifique », afin de ne pas voir ses intérêts concurrencés par la Chine ou le Japon. Même l’Inde est allée jusqu’à défendre la présence française en Nouvelle-Calédonie afin de contrer l’appétit du rival chinois.

Cependant notre gouvernement laisse pourrir une situation qui par bien des aspects rappelle la guerre d’Algérie où tout avait été entrepris depuis 1945 pour conduire tout droit à une indépendance algérienne dont la France paie encore aujourd’hui les dommages collatéraux.

Ce qu’En marche ne vous dira pas

Souvenons-nous de cette phrase culte d’Emmanuel Macron se prenant pour le général de Gaulle et incitant les Français à ne pas se plaindre.

Il est vrai qu’après la hausse de 1,7 point du taux de C.S.G. rien que pour l’année 2017, soit en moyenne 32,50 euros de plus à payer chaque mois pour 60% des retraités, beaucoup de Français avaient pourtant de très bonnes raisons de se plaindre.

Fort heureusement dans sa très grande bonté, la majorité présidentielle va de nouveau mettre en contribution nos aînés, par le biais d’une nouvelle hausse déguisée de la C.S.G., puisque les pensions de retraite seront sous-valorisées, alors que parallèlement l’inflation devrait être de 1,6%. Autant dire que nos aînés vont continuer à payer et à subir l’insupportable matraquage fiscal d’En Marche.

De même, pour permettre aux 350.000 foyers les plus modestes d’être exonérés de toute augmentation de la C.S.G., ce qui est louable, des députés En Marche ont déposé un amendement permettant de faire porter une nouvelle hausse de la C.S.G. sur tous les autres retraités, ce qui est beaucoup moins tolérable. Ne sachant gouverner, Macron et les siens exacerbent les tensions en dressant petit à petit tous les contribuables contre les autres.

Après que Gérard Collomb a constaté justement mais dramatiquement que le communautarisme dressait la France d’âme et de chair contre le grand remplacement si souvent haineux malgré les largesses de notre accueil, la majorité En Marche fait tout pour accentuer les déterminismes sociaux à même de conduire les Français au bord de l’implosion. Au lieu d’agir pour le bien commun, En Marche divise et détruit.

Il était trois fois la libération d’un djihadiste dans le beau pays de France

Les ministres de l’Intérieur passent et rien ne change. Ou plutôt tout empire, puisque jeudi 25 octobre, un djihadiste, Oulib B., vient d’être relâché par erreur après avoir été appelé à comparaître au tribunal à Paris.

En effet cet homme connu des services de l’Etat pour son profil de terroriste vient d’être relaxé par la Cour d’Appel qui le jugeait déjà pour ne pas avoir respecté son assignation à résidence, ce qui est plutôt problématique pour un ennemi de la France. Sans oublier que lors d’un précédent procès en avril 2018, cet homme de trente ans avait déjà été remis en liberté par erreur après la décision d’un magistrat. Rendez-vous bien compte : ce terroriste a bénéficié de TROIS remises en liberté sans que cela n’alerte ni le ministère de l’Intérieur ni celui de la Justice, ni même l’Elysée d’ailleurs.

Rassurez-vous : tout semble désormais sous contrôle puisque Oulib B. peut désormais vaquer très librement à ses occupations sans aucune difficulté.

La France a changé de ministre de l’Intérieur : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !