Appel à la mobilisation : nous comptons sur vous le 28 juin !

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé ce midi la tenue du deuxième tour des élections municipales le 28 juin. C’est une nouvelle démonstration du mépris profond de cette caste LREM pour le suffrage universel et la démocratie locale.

Déjà entaché par l’abstention massive du premier tour, ce scrutin risque de subir un désintérêt profond des électeurs. La crainte de l’épidémie conjuguée à l’arrivée de l’été laissent entrevoir la désertion prévisible des votants, car il est évident que les conditions d’une élection sereine ne sont pas réunies.  

Voter par procuration

C’est pourquoi cette élection ne doit pas être volée aux Orangeois. Nous comptons sur vous pour mobiliser vos voisins et vos proches. A défaut de pouvoir se déplacer dans les bureaux, il faut absolument réunir les procurations de ceux qui veulent voter. Nul ne doit être privé de son droit de vote !

Cette décision, déjà largement contestée avant sa confirmation, est en totale contradiction avec les deux mois de confinement subis au lendemain du premier tour. Il apparaît donc que ce gouvernement est incapable d’apprendre de ses erreurs.

Après avoir pris la mesure de l’échec du maintien de l’élection municipale en mars, le consensus semblait général pour un report à la rentrée, voire à l’année suivante. Il n’en sera rien, sauf changement de dernière minute comme ce gouvernement nous y a habitués.

Le grand retour du masque

Cerise sur le gâteau, le port du masque sera obligatoire le 28 juin. Après nous avoir dit sur tous les tons que les masques n’étaient pas utiles, après avoir empêché les Français de s’en procurer en mars et en avril, après avoir laissé les mairies et les régions s’approvisionner par leurs propres moyens, voilà que le masque devient un équipement nécessaire. Nous ne savons plus si la bêtise l’emporte sur le dédain ou si l’incompétence le dispute au cynisme.

Bref, le 28 juin, envoyons un message clair : nous maintiendrons, tous ensemble, contre cette clique d’incapables et de prétentieux !

Un second tour en juin ? Bis repetita non placent

Le consensus est établi : le premier tour des élections municipales est entaché d’une lourde insincérité. Les électeurs ne se sont pas rendus aux urnes pour plus de la moitié d’entre eux : 55,25% d’abstention au niveau national et 57,64% à Orange. Du jamais vu pour l’élection la plus populaire dans le cœur et l’intérêt des Français !

Les causes sont connues. D’un côté, le gouvernement sonne le branle-bas de combat sur les risques de contagion du virus Covid-19. Il entame même les premières phases du confinement en annonçant le 13 mars la fermeture des écoles. D’un autre côté, il maintient l’élection municipale pour finalement, quelques jours après le premier tour, décider de reporter sine die le second et contraindre tout le pays à 55 jours de quarantaine.

Une abstention massive

Tenaillés entre l’incertitude et la crainte, beaucoup d’électeurs, surtout parmi les populations les plus fragiles et les plus vulnérables, n’ont pas osé prendre le risque d’aller voter. De même, de nombreuses familles avec des enfants en bas âge ont ajourné leur devoir électoral au regard de la situation.

Non content de cette première expérience largement bancale qui entraîne tout un ébranlement des élections suivantes, dont les sénatoriales programmées en septembre 2020, le gouvernement s’acharne sur un maintien du deuxième tour en juin. Si cette solution est retenue, le millésime 2020 sera une bien curieuse cuvée pour la démocratie. Car l’abstention de mars risque encore d’être plus forte, et de mémoire d’électeur, nul n’a jamais vu un tel écart entre les deux tours.

Face à cet état des lieux, il eût été plus sage et constitutionnel d’annuler ce premier tour, et de reporter l’élection à une période plus sereine. Première raison, l’éloignement des deux tours de scrutin et l’atmosphère générale qui rendent insincère le scrutin dans son ensemble. Deuxième raison, il est juridiquement difficile d’envisager deux types d’élus pour une même fonction : ceux élus en mars lors d’un premier tour pré-confinement et ceux élus à l’automne, par exemple, dans un contexte totalement différent.

Des recours à venir en pagaille

Maintenir ces choix retenus par l’exécutif, c’est ouvrir la voie à une foule de recours devant les tribunaux administratifs qui auront à juger un cas inédit certes, mais dont la légalité est grandement entachée de doute et de contestations.

Pendant toute la durée de la crise, le mensonge et l’incertitude ont guidé l’action de ce gouvernement. Par peur de dire des vérités simples aux Français, aucune ligne claire n’est tracée. La confusion règne et le trouble est général. Tout cela nuit gravement au bien commun. Des masques aux élections, en passant par la réouverture des écoles, il est temps de mettre fin aux discours contradictoires et de confesser une fois pour toutes les mauvais choix pour partir sur de bonnes bases.

De la même manière que tout le monde sait qu’il fallait des masques pour tout le monde dès le début de l’épidémie, tout le monde sait qu’il faut refaire les élections municipales à une nouvelle date pour respecter la démocratie.

Jeanne est de ces êtres qui retendent l’espérance

Chaque année, le deuxième dimanche de mai est consacré à la fête annuelle de la Ligue du Sud à Bollène, car il est bon qu’un groupe militant se soude aussi bien dans l’effort, la conquête, l’engagement, que dans la joie, la camaraderie et le partage.

Malheureusement pour le centenaire de la canonisation et de l’intronisation de la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme, réunissant dans une même communion l’Eglise et la patrie, le dernier jour du confinement nous contraint à la retraite forcée. J’en profite toutefois pour vous adresser à tous mes vœux d’enthousiasme et de redressement.

L’esprit de reconquête doit sans cesse nous animer, car lâcher prise serait reculer, pour ne pas dire pire. Il est des retraites nécessaires, des replis stratégiques, mais ils ne sont jamais provoqués par la pensée de céder le terrain par faiblesse ou par goût du repos. La seule excuse à la tentation d’abandonner le combat, malgré les soupirs et la lassitude légitimes, repose sur la nécessité psychologique de se secouer et de remonter à cheval avec encore plus de ferveur à l’envi qu’il n’en fut à l’origine.

L’histoire de Jeanne pour exemple

Pourtant, blessures et horions s’abattent avec force de toutes parts. L’histoire de Jeanne doit sur ce point nous éclairer. Une vie de combat est une vie de martyr. La sainteté est à ce prix. Même, considérons que tout ce qui est bon et juste en ce monde ne peut s’obtenir sans ce don total et permanent. Cela ne signifie pas qu’il suffit de se battre pour être dans le juste et le vrai, car c’est toujours la finalité qui donne la valeur à l’acte. Cependant les objectifs ne peuvent être atteints sans en passer par là. Si vous n’agissez pas, vous ne pouvez prétendre à la victoire. Nulle conquête sans bataille. Nulle vertu sans souffrance. La prudence est fille de l’action. Elle n’est pas un attentisme.

La bataille n’est pas que choc des boucliers et des lances. Avant que de se mesurer à l’Anglais, Jeanne a dû affronter de plus terribles épreuves. Moins sanglantes. Moins physiques. Des épreuves qui ont demandé un courage plus profond et moins démonstratif. Face à elle-même, face à ses parents, face à son oncle, face à Baudricourt, face au gentil Dauphin, face aux juges ecclésiastiques de Poitiers, face aux rudes capitaines, face, enfin, au désespoir de toute une nation, de tous ces peuples de France qui doutaient de la légitimité de leur prince en mal de sacre, qui doutaient du destin de la France et de sa mission si contrarié par l’occupation et les razzia anglaises.

La foi

Remémorons-nous ce fameux passage dans le château de Chinon lorsque Jeanne s’apprête à rencontrer pour le première fois celui qu’elle fera roi. A 16 ans, venue des marches de l’Est, Jeanne ne doute pas de son bon droit et parle avec l’assurance des humbles, que d’aucuns confondent avec l’orgueil. « J’ai parcouru cent cinquante lieues au milieu des bandes armées pour vous porter secours. J’ai beaucoup de bonnes choses à vous dire. Je saurai vous reconnaître entre tous. » Il y a tout dans cette première missive : du courage, de l’audace, de la simplicité, de la hauteur, de l’affection, de l’amour, du don, et enfin ce qui est la source de tout, la foi.

Comment est-elle accueillie ? Avec joie ? Avec soulagement ? Avec espoir ? Nullement… La petite cour réfugiée sur les bords de Loire, loin de Paris et de Reims, se morfond dans sa mesquinerie et l’affreuse dissipation d’un quotidien qui se veut hors du temps et des vicissitudes du réel. On y fait de l’esprit à défaut d’en avoir. On courtise un prince sans royaume. On porte des fourreaux sans épées et des titres sans noblesse. Jeanne y est donc reçue avec une défiance ironique et la supériorité de ceux qui manquent de hauteur. On trouve drôle alors pour mettre ses dires à l’épreuve de faire occuper le trône sans roi au comte de Clermont. Malgré l’intimidation, les chuchotements, les rires étouffés, Jeanne décèle la tromperie et reconnaît parmi l’assemblée ce Dauphin près duquel elle s’agenouille en lui affirmant d’une voix claire, « Je te dis de par Dieu que tu es vrai héritier de France et fils de roi, et que je suis envoyée pour te conduire à Reims afin que tu y reçoives ton couronnement et ta consécration. » Là, les rôles s’inversent. C’est à présent le prince, honteux de son mensonge et terrifié devant la sagacité de l’envoyée, qui tremble et cherche à obtenir les grâces de Jeanne.

L’attitude de la cour n’est pas sans nous rappeler cette fausse superbe qui anime tous ceux qui cachent leur inconsistance derrière le mépris, leur manque de foi derrière le sarcasme. Ce qui unit de manière intime cet ensemble de réactions n’est autre que le mensonge. Non pas la classique et inévitable hypocrisie sociale, nécessaire hommage du vice à la vertu comme l’a formulé le Moraliste. Non, ici, il s’agit bien du mensonge dans toute sa vérité, si je puis oser le décrire ainsi. Comment le reconnaît-on ? Justement à cette défiance vis-à-vis de la pureté et du vrai. Il y a toujours une volonté d’abaisser, de salir, de briser dans l’âme blessée de ces hommes de peu de foi.
Certes les Anglais considèreront Jeanne de la manière la plus honnie qui soit. Ils la traiteront de paysanne, de vachère, de putain, de sorcière, d’ogresse, et de tous les noms que la haine peut invoquer.
Avant eux, les courtisans de Charles verront ce nouvel espoir comme la fin du leur : cette subite intrusion chamboulait toutes les prérogatives, toutes les manigances, tous les petits jeux de pouvoir. Il allait falloir se remettre en guerre, monter à l’assaut, se battre et prouver sa valeur. Mais avant, il ne serait pas dit qu’ils retourneraient se faire trouer la peau par les flèches des Godons sans soumettre Jeanne aux pire épreuves du doute et de la remise en cause. Préfiguration du procès de Rouen, les clercs la soumettent à la question et en concluent « qu’il n’y avait en elle rien de mal ni rien de contraire à la foi catholique, et qu’étant donné la nécessité dans laquelle étaient le roi et le royaume, puisque le roi et les habitants qui lui étaient fidèles étaient alors au désespoir et ne pouvaient espérer d’aide d’aucune sorte si elle ne leur venait de Dieu, que le roi pouvait s’aider d’elle ». C’est ainsi que le rapporte l’avocat au Parlement, Jean Barbin. Derrière la neutralité de l’exposé point déjà tout la cartésianisme politique de la raison d’Etat, ce réalisme d’apostat. D’un côté la pureté de Jeanne. De l’autre le cynisme des magistrats. D’un côté, le « battons-nous » de Jeanne. De l’autre le « servons-nous d’elle » des précurseurs de Cauchon, car c’est le même esprit qui anime les théologiens de Poitiers que les quelques vingt-deux chanoines, soixante docteurs, dix abbés normands et dix délégués de l’Université de Paris qui l’enverront au bûcher. Loin de vouloir aboutir à la manifestation de la vérité, ces gens de robe entendent démontrer ce que l’exécutif leur impose de prouver. Là encore, nous assistons au combat des partisans du mensonge et de celle que la Vérité isole.

L’espoir

« Le ressort détendu de l’espérance a toujours été retendu par un petit nombre d’êtres héroïques », constate Bernanos.
Jeanne, la Sainte qui a connu la gloire des batailles, le faste du sacre, mais aussi l’opprobre de la défaite, la violence de la prison, et la libération du martyr, Jeanne est de ces êtres qui retendent l’espérance au milieu des menteurs et des lâches.

La France est empoisonnée de mensonges et il est naturel d’y voir s’y développer ceux qui font profession de mentir, mais ce n’est pas la première cause du malheur. Le jardinier peut passer son temps à éliminer les mauvaises herbes, s’il ne plante pas la pousse nourricière, son labeur est vain.
Plutôt que de conspuer les menteurs, si nombreux, regardons ce qu’il nous manque.
Brûlons de vérité. Démontrons à la mesure de nos efforts.
Puisse l’exemple de Jeanne, si soumise face aux épreuves, si simple et si forte dans l’adversité, nous guider à travers notre propre combat qui s’inscrit, si modeste soit-il, dans son exacte continuité, celle de voir le bien commun triompher afin que le Christ, roi des Francs, soit restauré sur Son trône et que la France retrouve sa vocation universelle à Son service.

Les chiffres de l’immigration : des millions d’entrées et des milliards d’euros

Une fraude sociale qui coûterait 30 milliards par an à l’Etat français… C’est le chiffre ahurissant que rapporte Charles Prats, ancien magistrat de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude au ministère du Budget. Dans un entretien accordé au Figaro magazine publié le 1er mai, ce haut magistrat confirme le constat que nous faisons depuis des années : la France, par son système social hypertrophié (787 milliards d’euros pour 66,5 millions d’habitants) dépense 56% de son PIB dans ses dépenses publiques. Cela alors même que nos armées, nos forces de police, notre justice et même nos hôpitaux sont bradés et régulièrement mis à la diète par les pouvoirs successifs. 

1 allocataire sur 2 de la CAF est né à l’étranger

Charles Prats dresse un tableau terrible : 12,4 millions d’allocataires de la CAF sont nés à l’étranger, soit 47% des bénéficiaires de l’aide sociale. Parmi eux, les fameux 2,5 millions de clandestins qui toucheraient également le pactole. L’interviewé prend l’exemple d’une famille roumaine dans le Nord qui, en 2018, avait créé 1200 faux profils pour escroquer 1,7 millions d’euros d’allocations ! Cependant, la majorité des fraudes est avant tout extra européenne : en 2011 parmi les faux papiers d’origines étrangères, 47% des fraudeurs se prétendaient Algériens, 27% Marocains, 6% Congolais et 3% Maliens. Une surreprésentation donc de fraudes pratiquées par des individus apparemment d’origine africaine.

Informée le 3 mars dernier par un rapport présenté par ce haut magistrat, l’Assemblée nationale ne s’est pas prononcée sur la gravité de la situation.

A l’heure où nous nous apprêtons à rentrer dans la pire crise économique depuis la grande dépression, la Vème République continue de rincer à l’œil une partie oisive de la population, tandis que la France qui travaille croule sous les impôts, les réglementations et les charges. Un constat amer qui doit appeler à une réaction salutaire : faire en sorte que seul le travail paye !

1 million d’entrées par an pour 6,6 Mds d’euros

Ces chiffres sont aussi à rapprocher de l’audit de la Cour des comptes paru le 5 mai sur le coût de l’immigration estimé en 2019 à 6,6 milliards d’euros avec une explosion de l’aide médicale d’Etat, et de l’asile.

Ce rapport délivre aussi un chiffre record : l’immigration totale, légale et illégale, représente près d’un million d’entrées en France par an, et personne ne repart puisque les mesures d’éloignement sont jugées tout simplement inefficaces.

En 2019, la France a délivré 276.576 premiers titres de séjour à des ressortissants non-européens, un chiffre qui a augmenté de 38% ces huit dernières années. Parallèlement, ce sont 154 620 demandes d’asile qui ont été enregistrées. Il faut y ajouter 92 000 visas étudiants (+55% depuis 2012). Le taux de refus de renouvellement des titres de séjour serait de seulement 1%. Et 37 000 clandestins seraient régularisés grâce à la circulaire Valls tous les ans. Enfin, la Cour des comptes estime les entrées irrégulières à 400 000 par an.

L’immigration n’est pas seulement une question de chiffres, c’est aussi une balance démographique, un choc des cultures et un enjeu sanitaire.

La question est donc simple : la France est-elle en mesure d’accueillir près d’un million de ressortissants non-européens tous les ans ? A cette échelle, le grand remplacement paraît déjà une expression obsolète. Au regard de la crise économique annoncée après la pandémie, cette charge de plusieurs milliards d’euros sur les épaules des contribuables sera-t-elle encore supportable et ne confine-t-elle pas à la haute trahison ?

Les aveux du mensonge

Je crois que le mensonge est un parasite, le menteur un parasité, qui se gratte là où cela le démange.

Georges Bernanos, Les enfants humiliés

Enfin ! Avec le triptyque « protéger, tester, isoler », Edouard Philippe a exposé la stratégie d’évidence qui aurait pu nous éviter un confinement de 2 mois et la mort de l’économie française. Nous le disons depuis le début.

En expliquant qu’il fallait désormais se masquer, se faire dépister et se confiner en cas de maladie, le chef du gouvernement admet en creux plusieurs défaillances graves de l’Etat :

  1. La solution de bon sens était connue depuis le départ
  2. Elle était impossible à mettre en œuvre faute de moyens (pas de masques, pas de tests)
  3. Ce manque de moyens est dû à l’impréparation et à la faillite industrielle de tous nos secteurs stratégiques, de la médecine jusqu’aux usines d’approvisionnement
  4. Pour éviter une saturation des hôpitaux, il a donc fallu mettre le pays à l’arrêt
  5. L’économie a été tuée brutalement par la somme des trahisons de la Vème république : quand la santé est détruite depuis 40 ans et que l’industrie est dépecée et vendue, il n’y a plus de résilience nationale.

La bêtise du retour à l’école

Entre amende honorable, « devoir d’humilité » et appel au secours aux députés de la majorité, Edouard Philippe n’a pas eu le courage de lever le voile de la dernière hypocrisie manifeste : le retour des enfants à l’école.

Se réfugiant derrière un impératif pédagogique, argument fallacieux pour seulement un mois de cours, le Premier ministre n’a pas osé avouer ce qui est entendu de tous. Les écoles ouvrent pour permettre aux parents d’aller travailler. Le pragmatisme l’a d’ailleurs emporté à demi-mot : il a nettement conseillé de prioriser l’accès aux établissements aux enfants des parents qui travaillent sans pouvoir rester à la maison, et aux familles monoparentales.

C’est un discours qui peut s’entendre, et cette ouverture des écoles et des collèges (les lycées dont les élèves sont quasi autonomes ne sont pas concernés) devrait se limiter drastiquement à ces seuls cas. Comme il a été fait pour les enfants de personnels soignants.

Il faut donc que le gouvernement clarifie ce dernier point pour éviter de retomber dans la méfiance qu’il crée à force de mensonges et de mépris de l’intelligence des Français. Il faut accueillir seulement les enfants dont les parents travaillent. S’ils renvoient tous les enfants à l’école, il y a un risque de contagion massive et donc de reconfinement, et de spirale infernale. Autant adopter la même progression que dans les autres domaines, et attendre calmement septembre pour la rentrée.

Confessions

Qu’y a-t-il à retenir de cette heure de discours ?

Tout d’abord la reconnaissance partielle de mensonges et d’erreurs manifestes.

– Sur les masques tout d’abord : les différentes versions sur leur nécessité n’avaient pour cause que la pénurie et l’impréparation de la commande publique. Il est même confessé la crainte passée de manquer de masques chirurgicaux pour le personnel hospitalier. Il faudra en temps voulu examiner la causalité des responsabilités dans cette affaire.

L’Etat s’engage enfin à soutenir les collectivités dans l’achat de fournitures de protection en payant la moitié des factures, mais « à compter de ce jour ». Est-ce à dire que ceux qui ont déjà commandé les premières livraisons seront punis d’avoir été prévoyants ?

– Sur les tests ensuite. Edouard Philippe tente de se cacher derrière les avis contradictoires du Conseil scientifique, mais il ne fallait pas être grand clerc pour s’apercevoir qu’un dépistage massif était nécessaire pour juguler l’épidémie et suivre ainsi l’exemple des pays vertueux, Allemagne et Corée du Sud en tête.  

L’indécision continue d’être la norme. Le 11 mai demeure encore hypothétique. Les hôtels, cafés et restaurants qui représentent plus d’1 million d’emplois et 300 000 saisonniers devront attendre fin mai pour avoir un avis sur leur réouverture.

La liberté de culte de nouveau bafouée

Enfin, et ce n’est pas le moindre, les lieux de culte demeurent officiellement fermés (hors dérogations) malgré la réouverture des écoles, des médiathèques et des commerces. Après Pâques, ce sont les fêtes majeures de l’Ascension et de la Pentecôte qui sont interdites de célébration de manière arbitraire. L’autorisation encadrée par de strictes consignes n’est même pas évoquée. Comme une ultime provocation, cette injustice sera potentiellement levée le 2 juin, deux jours après la Pentecôte.

Le droit de servir Dieu

La semaine passée, le président de la République a réuni les « autorités religieuses » pour annoncer la suspension du culte au moins jusqu’à mi-juin. Obéissant sagement aux directives, l’Église a suspendu le culte et a demandé à ses fidèles de rester chez eux.

Si certains ont voulu assister à la messe de Pâques, ils se sont vu attendre à la sortie des églises, à la sortie même de chapelles privées, par des camionnettes de gendarmerie, carnet de PV en main alors même que les consignes du Ministère de l’Intérieur autorisaient l’ouverture des églises et la célébration du culte selon des conditions qui ont toujours été scrupuleusement respectées.

Loin d’en être remerciées par un assouplissement des consignes sanitaires, les églises de France doivent toutes rester fermées et la verbalisation de prêtres célébrant, même en privé, commence à fleurir dans les périodiques locaux. Au même moment, les supermarchés, ces nouveaux temples de la consommation, sont ouverts, avec peu de restrictions sanitaires, les clients s’y côtoyant en masse.

Des traitements différents

A l’inverse, des consignes circulent au sein de la police pour recommander le relâchement des contrôles pendant le ramadan et la bienveillance pour les réunions de voisins fêtant la rupture du jeûn chaque soir. Cette différence de traitement n’a malheureusement pas été contestée par le Président de la Conférence des Évêques de France lors de sa réunion avec le Président de la République.

On pouvait craindre une nouvelle soumission de l’Église face aux vexations habituelles mais dans les jours qui ont suivi, de nombreux évêques et prêtres ont élevé la voix pour dénoncer le manque de logique autorisant l’ouverture des commerces et écoles et maintenant les lieux de culte fermés.

Si l’indignation ne sera sûrement pas suffisante pour faire changer d’avis les autorités, entendre la voix des clercs accourir au secours spirituel de leurs fidèles redonne un peu d’espoir. Il faut surtout espérer que cette levée de bouclier, même si elle est partielle, aidera les Français à ouvrir les yeux sur la gestion déplorable de la pandémie, dépourvue de tout bon sens et sans aucun souci du peuple.

Bons d’achat municipaux : une mesure illégale à 3,5 M€

Ce n’est pas la première fois que je le dis : on peut reconnaître une qualité à Fabienne Haloui, son esprit militant, et un problème, sa formation communiste. Du coup, les bonnes intentions, dont l’enfer est pavée, deviennent très rapidement de mauvaises idées.

Dernier exemple en date : une pétition pour un bon d’achat de 200€ pour tous les foyers fiscaux orangeois. Soit une dépense éphémère et sans retour de 3,5 millions d’euros si j’en crois la calculette de Madame Haloui.

La bonne intention déclarée est de vouloir venir en aide au commerce local terriblement impacté par le confinement et l’arrêt de la vie économique. La mauvaise idée est de vouloir s’acheter une bonne conscience électorale avec l’argent public.

Une mesure illégale de 3,5 M€

Une fois n’est pas coutume, commençons par la forme, quelques erreurs factuelles et approximations volontaires.

1. Fabienne Haloui écrit : « Nous l’affirmons : l’argent existe pour soutenir, à titre exceptionnel et dans une situation exceptionnelle ».

Oui, elle affirme, et c’est bien la seule force péremptoire de cet argument. Quand elle dit « l’argent existe », elle parle du vôtre. Pour les chiffres annoncés de 24 et 18 millions d’euros, ils sont faux. En 2019, nous constations un excédent d’investissement de 1,682 M€ et un excédent de fonctionnement de 12,72 M€. Sur ces 12 millions d’euros, 7 millions vont être transférés en investissement afin de financer une partie des travaux 2020. On peut donc considérer que l’excédent 2020 sera de 5,72 M€. Cette somme est nécessaire pour le fonctionnement de notre budget, et d’éviter d’emprunter pour payer nos factures courantes comme le font trop de collectivités entre deux exercices. Sa seule mesure coûte donc 1/3 de notre excédent que nous réservons notamment pour la future école du Coudoulet, estimée à 8 millions d’euros.

Et quand elle anaphorise l’adjectif exceptionnel, elle ne fait que recycler une proposition de campagne ante-Covid. La répétition est réelle, mais ce n’est pas celle que l’on croit.

2. Dans le Fabienne Matin du 26 avril, Madame Haloui déclare s’en référer à la commune de Fos-sur-Mer pour montrer que la mesure est bonne, applicable et légale. En fait, c’est un triple démenti comme l’analyse le rapport de la Cour régionale des Comptes dont les archives étaient, croyait-on, le livre de chevet de l’opposition orangeoise.

Les magistrats estiment « que ces chèques-cadeaux ne rentrent pas dans le cadre des aides économiques prévues par le code général des collectivités territoriales. Il ne s’agit ni de prestations de services, ni de subventions, ni de prêts, ni d’avances remboursables, autant de mesures qui sont elles permises par la loi. »* D’ailleurs la Région Sud et l’instance communautaire, sollicitées par la commune avaient refusé de s’associer au projet stipulant qu’une telle mesure ne ressortait pas de leurs compétences.

3. Non contente de proposer une mesure illégale comme je le préssentai en conseil municipal, Fabienne Haloui n’a pas suffisamment étudié le bilan de cette opération socialo-communiste. Evidemment, ces bons d’achat ont été majoritairement dépensés dans les grandes enseignes. Bref, l’opération est un flop pour le petit commerce local qu’elle est censée aider.

4. En revanche, la dilapidation de l’argent public a un effet incontesté : cultiver la démagogie et le clientélisme. « Ils ne pourraient être davantage regardés comme de secours car ces aides ne sont pas attribuées nominativement au vu d’un dossier faisant ressortir les difficultés de chacun des bénéficiaires, au vu de critères objectifs », considère la Cour à propos des bons d’achats. De plus, aucun élu fosséen ne conteste la mesure devant le tribunal administratif par crainte de déplaire. C’est la victoire des imposteurs.

Démagogie et injustice

Quant au fond, je n’ai pas changé d’avis depuis le dernier conseil municipal : je ne crois ni à la démagogie ni au transfert des compétences de l’Etat à la commune. Ce dernier désordre est une profonde injustice.


Pourquoi la commune donnerait 200€ ? Pourquoi pas 400, pourquoi pas 600, pourquoi pas 1000 ? Pourquoi pas puisque c’est « gratuit »… Notons que chez les amis de Mme Haloui, le bon est de 100€ pour un budget de 100M€ avec des rentrées fiscales exceptionnelles et une population de 15 000 habitants : même les socialistes fosséens incitent la communiste orangeoise à la mesure.

Pourquoi la ville devrait payer les charges de l’Etat qui prélève déjà grandement les contribuables ? Plus les prélèvements obligatoires augmentent, moins l’Etat assure ses obligations. Sécurité, économie, éducation, justice : c’est le désengagement total, sauf du portefeuille.
Toutefois, soyons honnête, l’Etat a provisionné 900 M€ pour les 4 millions de foyers les plus démunis. Les allocataires du RSA vont ainsi toucher une aide de 150€ et de 100€ en plus par enfant, ainsi que ceux qui bénéficient des APL. On parle même d’une aide pour les travailleurs au noir (sic) !

Plus sérieusement, nous avons mis en place et participé à des initiatives de notre ordre en faveur des commerces et des petites entreprises :

  • la cellule municipale d’information économique
  • 100 000 euros pour le fonds régional Covid-Résistance
  • l’exonération des loyers commerciaux de la commune
  • l’exonération des droits de terrasse et d’occupation du domaine public
  • l’exonération de la TLPE (taxe locale sur les enseignes et les publicités extérieures)

C’est en libérant des charges globales que nous aiderons l’activité économique, mais nous ne sommes pas plénipotentiaire en ce domaine. Et puisque Fabienne Haloui me fait l’honneur de me citer, répétons-nous: il faut arrêter de faire de la démagogie car quand on fait de la démagogie on se ridiculise d’une part et on ridiculise les autres élus et cela ce n’est pas bon du tout.

Les émeutiers du confinement

Les émeutes se multiplient partout en France sur fond de confinement. Lundi 20 avril, un homme de 30 ans, multirécidiviste, se fracture la jambe en rentrant dans la portière d’une voiture banalisée de la police à Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. Bien connu du parquet de Nanterre pour ses 14 condamnations devant la justice, “notamment pour infractions à la législation sur les stupéfiants, refus d’obtempérer, violences aggravées, extorsion, et plusieurs fois incarcéré”, celui-ci revenait vraisemblablement d’un “rodéo” sur un moto-cross non homologué, sans casque et conduisait bien au-dessus des limitations de vitesse. Arrivant à hauteur du véhicule de police, il tente de le dépasser par sa droite lorsque l’un des équipiers de la brigade ouvre la portière… S’en suivent plusieurs nuits d’émeutes un peu partout en banlieue parisienne (Asnière, Grigny, Saint-Denis, Aulnay-sous-Bois, …) et ailleurs en France (Rilleux-la-Pape, Strasbourg, Toulouse, Belfort).

A Strasbourg, des vidéos circulent montrant des bandes d’émeutiers s’attaquant au poste de police de la rue Schulmeister, jetant trois cocktails Molotov. Les flammes, impressionnantes, font le tour des réseaux sociaux avec ce hashtag en tête des tendances et sans équivoque : #mortsauxporcs.

Le laxisme conduit à la guerre civile

La gauche, Clémentine Autain en tête, trouve des justifications à l’injustifiable. Fidèle à son habitude, la députée LFI de Seine-Saint-Denis évoque “la détresse des quartiers”, des “populations qui ont faim”. Comme si la Seine Saint-Denis était la Somalie et comme si l’État n’avait pas dépensé plus de 100 milliards en Plan Banlieues depuis 30 ans…

Ainsi, tandis que les Français sont priés de rester chez eux et qu’une politique de tolérance zéro se met progressivement en place à l’encontre des honnêtes citoyens cherchant simplement à s’aérer, les “quartiers sensibles” vivent à leur propre rythme : commerces ouverts, barbecues dans la rue, rodéos… Avec comme menace constante de déclencher des scènes de guérilla si les forces de l’ordre tentaient de les en empêcher.

Nul doute que le commencement du Ramadan nous amènera son lot d’anecdotes aussi hallucinantes qu’injustes. La Vème République démontre une fois encore son incapacité à remplir ses missions régaliennes. Laxiste avec les criminels, impitoyable avec les honnêtes gens, Emmanuel Macron continue de semer les mauvaises graines de la discorde et de la guerre civile.

Assez de mensonges !

La vérité parle peu, le mensonge parle beaucoup … Et le gouvernement Macron en est la démonstration !

Depuis plusieurs semaines, les éditorialistes fustigent ces Français qui ne respecteraient pas assez le confinement. Pire ! Qui se livreraient à une véritable entreprise de sédition : le complotisme. Le mot d’ordre revient : « Chassons les fake news » et ceux qui les propagent. Et tandis que les Décodeurs du Monde mettent docilement les bouchées doubles, l’État se frotte les mains.

Car dans notre république, il y a les bons complots et les mauvais complots. Les bonnes « fausses nouvelles » et les mauvaises. Le curseur étant simple : si Emmanuel Macron, ou son gouvernement, le dit c’est que c’est bon et vrai.

Ainsi, quand Donald Trump émet des doutes quant à l’apparition et la gestion de la crise du coronavirus en Chine, c’est une saillie complotiste. Mais quand, quelques jours plus tard, Emmanuel Macron ressort peu ou prou la même théorie -sans avancer le moindre fait- cela devient une thèse non seulement crédible mais reprise par l’intégralité des titres de presse avec, en prime, tout l’argumentaire élaboré par les services de renseignements américains.

De même, les « fake news » peuvent devenir vraies, et cela suivant le ministre qui prend la parole. “Il n’y a pas une pénurie de masques” chirurgicaux, a affirmé, sans rire, le ministre de la Santé Olivier Véran, mardi 10 mars sur France Info. La pénurie est donc une « fake news ». Une semaine après, le manques de masques était reconnue par Sibeth Ndiaye qui annonçait, sans rire non plus, que les Français n’auraient pas de masques parce qu’ils ne sont pas nécessaires et que nous sommes trop bêtes pour savoir les mettre correctement. Contre fake news.

Avec son allocution de lundi dernier, Emmanuel Macron revire le cap : les Français porteront finalement des masques le 11 mai. La pénurie n’est donc plus ? Les Français ont-ils reçu une formation expresse sur le port du masque ? Non. Mais le chef de l’État l’a dit : il y aura des masques. Confiance. Cependant, hier, Édouard Philippe corrige le tir : il y aura un port du masque obligatoire, mais uniquement dans les transports en commun… Donc tous les Français n’en auront pas ? Le mystère reste entier. Les voies du gouvernement demeurent, quant à elles, impénétrables.

Se rit-on des morts ?

En vérité, cette situation est d’un ridicule qui confine à l’indécence. Les Français sont une fois encore traités comme des enfants capricieux, trop immatures pour comprendre les rouages subtils de la pensée étatique et de la stratégie gouvernementale. Le pays légal déplore le complotisme et la méfiance du pays réel ? Mais comment peut-on espérer récolter la confiance lorsque l’on sème le mensonge ? Comment peut-on imaginer obtenir l’apaisement, alors que le travail n’est fait ni en amont, ni en aval de la crise ? Comparons notre situation avec le voisin allemand : 4 676 décès pour 146 286 cas confirmés. En France, 19 718 décès pour 112 606 malades confirmés, soit 4 fois plus de morts !

Dépistage massif, équipements de protection, confinement exceptionnel pour les personnes malades et vulnérables : la méthode est connue, éprouvée, mais retardée faute des moyens matériels disponibles. Il est temps de dire la vérité avant que le pardon ne soit couvert par le cri terrible de la justice.

Le mensonge parle beaucoup : il aura fallu plus d’une heure et demie au Premier ministre pour finalement ne rien annoncer. Les interventions deviennent de plus en plus longues au fur et à mesure que les artifices s’épaississent et que les menteurs les peaufinent. Saint Thomas d’Aquin nous a appris que “la vérité est l’accord entre l’intelligence et les choses ». Reconnaître les faits n’est donc pas un luxe demandé pernicieusement par un peuple vindicatif au président Macron. C’est la condition de la vérité et du bien commun.