Où disparaît l’argent public ? Le cas d’école du pass Culture

Le pass Culture est un échec… Et un échec coûteux ! Alors que cette lubie, qui figurait dans le programme du candidat Macron, nous coûte 34 millions d’euros par an, seulement 25 000 jeunes de 18 ans se seraient inscrits. Pire, sur les 500 euros qui leur sont alloués, la dépense moyenne ne serait que de 100 euros. Voilà ce qu’on appelle jeter l’argent du contribuable par les fenêtres !

A qui profite le crime ? Qui sont les généreux mécènes des caisses publiques derrière ce triste gaspillage ? Le dirigeant de la SAS pass Culture s’appelle Damien Cuier, ancien conseiller de Jean-François Copé et notamment cité dans l’affaire Bygmalion. Cet apparatchik des coulisses du pouvoir reçoit en échange de son piètre travail la coquette rémunération de 170 000 euros par an ! Une belle situation quand le salaire annuel brut moyen en France n’excédait pas 39 000 euros en 2016.

L’erreur est humaine, certes,  mais persévérer est diabolique. Histoire de parfaire l’échec -ou d’enrichir les copains- ce monsieur Cuier a cru bon d’engager un autre ancien haut-fonctionnaire du ministère des finances, reconverti lui aussi dans le milieu culturel et médiatique, Eric Garandeau. Outre sa coquette rémunération de 6000 euros par mois pour un tiers temps au sein de la SAS, Garandeau double la mise en ayant obtenu 651 600 euros de la part de l’Etat versés à sa société Garandeau Consulting entre septembre 2018 et mai 2019. Son travail ? Collecter des fonds privés pour financer le pass Culture. Il n’y en aura aucun.

Malheureusement pour lui, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique viendra gâcher la fête en empêchant sa nomination au poste de président de la SAS pass Culture. Il est vrai qu’il aurait alors du évaluer lui-même les piètres résultats de sa société de conseil. Passons. En terme de lot de consolation, celui-ci a été  propulsé … Conseiller de Damien Cuier !

Comble de la gabegie, les deux compères auraient demandé des locaux dans l’hypercentre parisien, à proximité du Ministère de la Culture dans le 1er arrondissement. Refusé. La Culture est à la diète, vous comprenez …

ALSTOM : une trahison d’Etat

L’affaire Alstom est l’histoire d’une trahison.

Trahison du gouvernement envers les ouvriers : 1000 d’entre-eux risquent en effet de perdre leur emploi depuis le rachat par General Electric du site de Belfort spécialisé dans la création de turbines à gaz. Dans son numéro du 27 septembre, Marianne évoque le montage fiscal opéré par la compagnie américaine qui organise sciemment le déficit de sa filiale française pour démanteler un site de production « trop coûteux ». Le gouvernement, incapable de faire respecter l’accord passé avec la firme en 2014, trahi la confiance des ouvriers et démontre une nouvelle fois son impuissance.

Trahison de nos élites envers le peuple français : Dans cette affaire, le « Tout-Paris » s’est partagé la bagatelle de 105 millions d’euros ! Cabinets de conseils, banques d’affaires, boites de communications … Les réseaux de pouvoir parisiens se sont gavés sur le dos des Français. Parmi les heureux bénéficiaires de cette vaste escroquerie, on retrouve d’ailleurs des généreux donateurs et des organisateurs de levés de fonds d’En Marche au moment de sa création. Toujours selon Marianne, parmi les premiers bienfaiteurs du parti présidentiel figurent même cinq associés de chez Rothschild, ancien employeur d’Emmanuel Macron et deuxième intéressé dans les commissions de la vente d’Alstom (12 millions d’euros).

Enfin, trahison de la France et de sa souveraineté. Les turbines produites par le groupe Alstom constituent un élément important de notre dispositif de dissuasion nucléaire. Ce sont ces turbines qui alimentent nos sous-marins et nous permettent de garantir la sécurité de la France et des Français. En livrant ces secrets à des intérêts étrangers, l’État a une nouvelle fois mis en danger notre souveraineté et notre indépendance militaire.

Ne nous inquiétons pas pour eux. Il y a fort à parier que des hommes comme Patrick Kron, ancien PDG d’Alstom, ou Emmanuel Macron ne verront jamais le box des accusés ou la cellule d’une prison. La déliquescence de l’État et la disparition des âmes intègres à son sommet garantit la tranquillité des coquins, des traitres et des renégats.

Les ouvriers d’Alstom, eux, perdront tout … Et l’exemple récent des gilets jaunes et des pompiers nous rappelle que la seule réponse que ce gouvernement apportera à leur colère sera le tir d’un canon à eau ou d’un LBD.

Macron exporte la poudre de perlimpinpin à Mayotte

Un voyage dans les îles de l’Océan Indien pour faire croire
que l’Etat-passoire lutte contre l’immigration

Vous l’avez vu notre président ? A peine arrivé à Mayotte, le voilà renouer avec le plus mauvais colonialisme, celui du mensonge et de la démagogie. En proie à une véritable invasion comorienne, les Mahorais souffrent de l’immigration et de l’insécurité corollaire. 48% des 256 000 habitants de l’archipel de l’Océan Indien sont des clandestins d’après l’Insee. En cela, Mayotte est tristement la France.

Là, se mettant en scène sur un navire intercepteur, le chef de l’Etat en plein débat sur l’immigration s’est félicité des 25 000 reconduites à la frontière par an : une goutte d’eau dans un océan d’impuissance !

Pire, voici notre docte président égrener une litanie d’antiphrases dans le plus mauvais style des campagnes électorales. « La France, c’est la sécurité, la France, c’est la santé, La France, c’est l’école, ce sont des chances données à Mayotte pour réussir. »

Je ne sais pas si c’est l’air marin qui lui est monté au nez, mais il faut bien avouer que cet étalage d’inepties ne manque pas de sel !

Au règne de l’absurde, le ridicule ne tue plus. Votre France, Monsieur Macron, c’est l’insécurité. Votre France, ce sont les hôpitaux qui ferment. Votre France, c’est l’enseignement institutionnalisé de la haine de soi et des Français !

Enracinés sur le terreau de l’immigration de masse, le trafic de drogue et le terrorisme ne laissent pas de chances aux Français de réussir.

Pour s’assurer de la mort du pays, en parallèle d’hypothétiques reconduites aux frontières australes, vous faites revenir d’Orient les partisans du djihad.

Et comme vous l’affirmez si bien, « il n’y a pas de fatalité ». Non, en effet, il n’y a que votre volonté politique : une volonté de détruire la civilisation qui nous porte sur ses épaules jusqu’à son effondrement.

Privatisation : à qui le tour ?

Avec un chiffre d’affaire de 1,42 milliard d’euros,
c’est une nouvelle manne financière qui glisse entre les mains de l’État.

Actuellement actionnaire à hauteur de 72%, l’État français s’apprête à brader ses parts dans la Française des Jeux pour renflouer ses caisses. Vaguement relayée par la presse complaisante, la dialectique du régime évoquant des « investissements d’avenir pour l’innovation » ne trompe plus personne, pas même les journalistes : On vend l’héritage pour régler l’addition des mauvais régisseurs.

Avec un chiffre d’affaire de 1,42 milliard d’euros, c’est une nouvelle manne financière qui glisse entre les mains de l’État. Comme les banques publiques, les entreprises automobiles, les sociétés pétrolières, maritimes, aériennes… Le gaz et  l’électricité, les autoroutes, les aéroports, etc… Tout ce qui a été fait est défait. Tout ce qui a été construit est déconstruit.

Un démantèlement voulu par Bruxelles

Héritière de la loterie nationale au profit des « gueules cassées » et des calamités agricoles, celle qui a été fort justement nationalisée pour éviter la concurrence des loteries étrangères et la fuite des capitaux s’apprête, à terme, à perdre son monopole national. Il faut être bien candide pour croire qu’un secteur devenu privé pourra échapper à l’œil de Bruxelles et à la sacro-sainte idéologie de la libre concurrence. Le 13 décembre dernier, la Commission européenne lançait encore une procédure d’infraction contre la France  « pour faire en sorte que les marchés publics dans le secteur de l’énergie hydroélectrique soient attribués et renouvelés dans le respect du droit de l’UE ». En clair : l’État va céder la main sur les barrages, dans un secteur aussi hautement stratégique que celui de l’énergie, pour satisfaire les appétits étrangers représentés à Bruxelles. Alors le monopole des jeux de grattage …

Parlons clair : Nous sommes dirigés par des coquins, dont la lâcheté n’a d’égale que la bêtise. Une fois les derniers reliquats de l’État providence français bradés ou réduits à peau de chagrin, la récession frappera. Ce n’est pas du pessimisme, simplement du bon sens. Mais il est vrai que le bon sens semble avoir disparu. La Française des Jeux sera donc privatisée en novembre. Et ensuite ? A qui le tour ?

Comprendre la guerre qui est là

Il n’est pire gouvernement que celui qui ne prend pas la mesure de la situation, et qui, malgré des actes de guerre commis sur le territoire national, refuse de le comprendre et donc d’agir en conséquence.

Il n’est pire gouvernement que celui qui, confronté à un phénomène déjà ancien et qui ne lui est pas propre, refuse d’analyser les causes lui préférant le déni. Refuser de s’en prendre aux causes, c’est être condamné à revivre perpétuellement le même cauchemar, constamment aggravé par cette inefficacité même.

L’attaque terroriste au sein même de la Préfecture de Police de Paris, au centre du dispositif de renseignement, devrait susciter d’abord cette prise de conscience. Cela sous-entendrait aussi une remise en cause profonde des politiques de l’Etat concernant l’immigration, son financement avec l’impôt, la conquête de l’islamisme en France. Cette analyse constaterait de fait l’échec du rêve cosmopolite.

En lieu et place, nous assistons à une série de cérémonies compassionnelles, de paroles mièvres et de désengagement des responsabilités. Nulle remise en cause des principes et de l’idéologie mortifère qui ont permis le passage à l’acte. Le prêt-à-penser empêche toute velléité de défense, laissant aux seuls tueurs le monopole de la violence.

Les dessous de l’enquête révèlent que non seulement le tueur avait prémédité son passage à l’acte, mais qu’au regard de son poste il avait accès à des données sensibles et capitales dans la guerre permanente contre l’islamisme. Ainsi le Canard Enchaîné affirme que Mickaël Harpon pouvait détenir et avoir transmis la liste des policiers infiltrés dans les mosquées. Une telle incurie dans notre dispositif de défense lève le voile sur l’aveuglement politique : oui, il y a un ennemi intérieur qui se considère en guerre contre la France.

Pendant que Nutella retire ses publicités télévisées à cause d’Eric Zemmour et qu’à Gonesse des manifestations de soutien à Mickaël Harpon peuvent s’organiser sur la place publique, devant la mairie même, il est grand temps de sortir de la léthargie profonde du prêt-à-penser qui confine à la haute trahison, prélude à la ruine et à l’échec.

Ces morts invisibles…

Un policier s’est donné la mort. Cela porte à 49 désormais le nombre de suicides dans les rangs de la police nationale depuis le début de l’année. Ce chiffre est profondément choquant et révoltant. A cela s’ajoute les 17 suicides parmi les pompiers et les 12 autres dans la gendarmerie.

Or la seule solution que semble brandir pour l’heure le ministre de l’Intérieur c’est la mise en place d’une cellule de soutien psychologique aux policiers qui en font la demande.

Bien maigre solution face au manque de moyens dont pâtissent nos forces de l’ordre. Multiplication des heures supplémentaires, transformation de la police de terrain en police administrative, moyens d’intervention dérisoires et usagés. Les points noirs ne cessent de s’accumuler pour une profession démunie et laissée pour compte par son ministre de tutelle.

L’Etat veut-il vraiment sauver les Urgences ?

Derrière le sourire de façade, la réalité de la destruction du service de santé français

Agnès Buzyn vient de proposer son plan santé, attendu depuis de longs mois par le personnel hospitalier. L’exécutif murmurait qu’il s’agissait de mesures à même de changer profondément le système hospitalier français, mais il n’en est rien.

L’esbroufe des annonces

Le ministre prévoit la création de 50 maisons de garde dans les territoires où les urgences reçoivent plus de 50.000 patients annuellement. L’objectif est d’y soigner les pathologies les moins graves avec pour fin de désengorger les services des urgences. Effort louable, me direz-vous. Sauf que ce vœu paraît bien pieux car ce n’est pas parce que le gouvernement souhaite multiplier ces maisons de santé qu’il créera les postes de soignants qui vont avec, numerus clausus oblige.

D’ailleurs la mesure suivante confirme cette triste réalité puisque le ministère de la Santé souhaite transformer les pharmaciens ou les kinésithérapeutes en supplétifs des médecins absents afin de pouvoir intervenir en leur lieu et place.

De même il est envisagé la création du poste d’infirmier de pratique avancée afin de décharger les médecins urgentistes de certaines de leur tâche. Sauf que ces infirmiers présents plus longuement aux urgences ne seront plus disponibles pour les travaux qu’ils réalisaient auparavant puisque pour l’heure le gouvernement ne semble pas disposé à créer des postes d’infirmiers supplémentaires.

Le recours au virtuel faute de personnels

La mise en place de la vidéo-assistance dans les maisons de retraite semble là aussi un gadget plus qu’une réelle solution étant donné que la médecine gériatrique suppose souvent des traitements spécifiques qu’il semble difficile de proposer uniquement par informatique. De plus là encore rien n’est fait par pallier le manque de médecin si ce n’est contourner très maladroitement le problème.

Enfin, le ministre souhaite que les hôpitaux se dotent de logiciels et de personnels pour gérer les lits. Du personnel ? Enfin ? Sauf que les logiciels existent déjà et que le personnel ne sera pas affecté à des tâches prioritaires.

L’exemple d’Orange

Il n’en reste pas moins que dans ma ville d’Orange ce plan santé ne répond en rien aux revendications premières du personnel soignant puisque leurs heures supplémentaires ne sont toujours pas payées et le poste d’infirmier d’accueil et d’orientation de nuit qu’il réclame semble toujours suspendu au bon vouloir de l’autorité de santé.

Préserver le bien public

C’est un début de victoire inattendue et inespérée. Le Conseil Constitutionnel, pourtant peu à l’écoute de la volonté populaire, vient d’accepter les démarches préalables à l’instauration d’un référendum d’initiative partagé afin de demander l’avis des Français sur la privatisation des Aéroports de Paris.

Instauré par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, le référendum d’initiative partagé doit être proposé par au moins 185 parlementaires avant de recueillir le soutien de 10% des Français inscrits sur les listes électorales. Une fois toutes ces formalités remplies, un référendum est organisé à l’échelle nationale.

Le 9 mai dernier, le Conseil Constitutionnel a donné son aval après avoir obtenu les signatures de 248 parlementaires, toutes tendances confondues. Il ne reste plus qu’à mobiliser 4.717.396 Français pour appuyer cette décision.

Pendant ce temps-là, le débat parlementaire sur la privatisation des Aéroports de Paris est suspendu.

C’est une bonne chose et il est à espérer que la mobilisation des Français empêche une privatisation de ce fleuron national, à l’importance toute symbolique, car en vendant Aéroports de Paris, le gouvernement et Macron en tête s’apprêtaient à vendre une partie de nos frontières. De plus lorsque l’on pense à l’inflation qu’a suscitée la privatisation des autoroutes françaises, avec le doublement du prix des actions dès le lendemain de cette privatisation, il était à craindre le même scénario.

C’est pour cela que nous vous appelons à vous mobiliser pour signer en masse ce texte qui permettra de déclencher le référendum au cours duquel les Français, à n’en pas douter, condamneront fermement les inconséquences de la politique macronienne.

Pour ce faire, il suffit d’être inscrit sur les listes électorales et de se connecter à l’adresse internet suivante pour remplir le formulaire correspondant

Vous pouvez aussi déposer votre soutien sur un formulaire papier au guichet de la commune la plus peuplée de votre canton (service Populations pour la commune d’Orange).

Européennes : un vote pour rien ?

Les élections de dimanche dernier ont un arrière-goût amer pour qui pense que la voix du peuple a encore intérêt à être prise en compte dans une démocratie.

Disséminé parmi 34 listes, le choix des électeurs français a dû s’exercer dans des conditions plus que discutables. En effet, nul ne peut prétendre que ces 34 listes aient bénéficié d’une couverture médiatique égale.

De deux choses l’une, soit la règle permet une représentation équitable pour un scrutin de liste proportionnel à un tour, soit devant l’impossibilité technique et logistique de l’assurer cette règle doit changer. Il est vain de prétendre à la plus large représentation, et de la nier dans les faits en privant de parole, de débat et de publicité les deux tiers des listes présentes.

Notons qu’à Orange où je présidais le scrutin en tant que maire aucune liste n’a fait un score nul. Ceci vérifie que le vote électronique favorise la représentativité totale et évite les absences de bulletins. De plus, ces 34 listes sont autant de tendances existantes du corps électoral puisqu’elles trouvent des voix pour se porter sur elles quand les conditions sont réunies.

Autre entrave à la démocratie la plus évidente, le rôle partisan du chef de l’Etat. A-t-on jamais vu utilisation plus éhontée de la fonction présidentielle et des moyens afférents pour soutenir une liste lors d’une élection nationale ? Cette ingérence a pollué la campagne et n’a eu pour objectif que de mettre en scène la bipolarisation LREM/RN.

Je ne sais si Emmanuel Macron est son propre stratège mais il demeure un tacticien favorisé. En effet, il tient dans son jeu tous les atouts. Lorsqu’il décide de faire des élections européennes un référendum sur sa personne, il court-circuite la finalité de la consultation avec tous les instruments du pouvoir médiatique et institutionnel.

C’est pourquoi je ne suis pas d’accord lorsque j’entends dire qu’Emmanuel Macron a bien résisté au choc électoral, qu’il a consolidé sa base et qu’il est en route pour la présidentielle. Tout cela je ne le conteste pas en tant que tel mais c’est aller un peu vite en besogne que de considérer comme victorieux un homme qui ne réussit pas à réunir sur son nom plus d’un cinquième des votes exprimés, soit un dixième des électeurs, prisonniers et déficients mentaux compris, quand on dispose de tous les arsenaux de la propagande. Celle-ci a d’ailleurs montré sa redoutable efficacité avec la percée des Verts qui bénéficient de l’effondrement conjoint de LFI et du reliquat du PS.

Le plébiscite qu’espérait Macron est advenu dans les riches quartiers de l’ouest parisien qui ont abandonné définitivement Les Républicains, mais non ailleurs. Le socle des gagnants de la mondialisation qui s’autoproclament « progressistes » se maintient mais ne s’élargit pas.

Oui, Macron a compris qu’il était possible de s’emparer du pouvoir à 20% et que la meilleure manière de tromper la démocratie était de passer par Le Pen. Jouer sur la colère puis la peur du chaos, voilà la botte secrète du prince de l’Elysée : une simple parade créée par Mitterrand et appliquée de manière systématique. Emmanuel Macron sait que la technique de ce coup d’Etat lui assurera la continuité du pouvoir le temps de finir don travail de dépeçage de la France, puis, lui ou un autre serviteur, laisseront définitivement le pays verser dans l’anarchie et la guerre une fois ses dernières richesses pillées.

Le peuple français ressent confusément l’imminence du péril, mais dans la panique et le désespoir, il se disperse. Cette élection, entre abstention toujours massive et listes contestataires, montre la colère du citoyen et une France éclatée. Peut-on déceler au soir du 26 mai une victoire des patriotes dispersés sur 6 listes ? Rien n’est moins évident. Il suffit de regarder les scores en Italie, au Royaume-Uni, en Hongrie ou en Pologne pour comprendre ce que signifie une victoire nette des patriotes.

Si Les Républicains payent indéniablement le bilan de leurs trahisons, seule fidélité au gaullisme, il faut saluer une belle campagne de François-Xavier Bellamy, talent gâché dans cette élection. Si La République en Marche tente de rallier à sa suite les écologistes de papier, l’OPA sur les vieux partis de gouvernement est confirmée et totale. Reste la droite patriote mobilisée en partie par le vote RN qui a sans doute bénéficié du recul de Marine Le Pen et de l’afficacité médiatique du jeune Bardella. Les ressources sont maigres et les résultats en recul en comparaison à 2014. C’est-à-dire que si tout reste en l’état, la présidentielle de 2022 ne sera qu’un remake écœurant de celle de 2017.

Il est donc grand temps de repartir à la conquête du pays en l’appuyant sur le travail du localisme et la suppression des partis politiques. Les réserves de voix sont aujourd’hui dans l’abstention, chez tous ces Gilets Jaunes qui n’ont pas voté conscients du cirque dans lequel on a voulu les enfermer. Les municipales sont un moyen pour tous les volontaires prêts à s’engager pour le bien commun de s’enraciner et de commencer de mener le combat en creusant un sillon à leur mesure dans lequel germera le grain du salut.

Il n’y a pas grand sens à se déclarer anti-européen hier comme aujourd’hui. Il ne fait nul doute de l’Atlantique à l’Oural que nous appartenons au même ensemble civilisationnel. L’Europe est fille de la Chrétienté et, malgré les schismes et les divisions, les langues et la diversité des traditions populaires, elle demeure un ensemble géographique cohérent. Ce serait une imposture que de prétendre nier sa réalité. Cependant, il est possible de se montrer critique à l’encontre du projet politique qui sous-tend la fédération européenne depuis le traité de Rome de 1957. Pis, il est salutaire de s’interroger sur les transferts de libertés effectifs depuis le traité de Maastricht en 1992. L’ambition cosmopolitique des « patriotes européens » ressemble à s’y méprendre à d’antiques projets impériaux, cette fois dans une visée mondialiste tirant ses racines tout à la fois de l’eschatologie chrétienne et du messianisme révolutionnaire synthétisés par la doctrine du libéralisme. C’est pourquoi l’européisme n’est que le visage contemporain d’une vieille idée toujours active, toujours mutante, qui tend avec logique et cohérence à la gouvernance mondiale puisque c’est là le projet initial.

La persécution contre les chrétiens plus que jamais d’actualité

Nous avons appris la tragique disparition d’une religieuse franco-espagnole âgée de 77 ans en Centrafrique.

Sœur Inès a été retrouvée assassinée dans un local où elle donnait des cours de couture à des jeunes femmes de la région. Elle appartenait à la communauté des Filles de Jésus, une congrégation religieuse du Tarn.

Les circonstances de son assassinat n’ont pas été éclaircies. Toutefois, la région dans laquelle Sœur Inès a été assassinée a vu l’explosion de la violence depuis 2014, puisque les milices Séléka, majoritairement musulmanes, affrontaient les groupes dits Anti-Balaka, plutôt chrétiennes. Des règlements de compte continuent toujours dans cette zone, sur fond de trafic de diamants. C’est une hypothèse à prendre au sérieux, d’autant plus que le vicaire général du diocèse a souligné : « Ils n’ont rien emporté du tout, on dirait qu’ils sont juste venus pour la tuer ».

Le Pape François a tenu à rendre hommage à Sœur Inès sur la place Saint-Pierre.

Les actes christianophobes ne cessent d’augmenter en Europe comme dans le monde sans ne susciter la moindre réaction nationale ou internationale. Il y a visiblement un fossé dans le traitement de l’actualité, puisque les crimes à l’encontre des autres religions suscitent une énorme émotion. Il serait peut-être temps que les instances gouvernementales et inter-gouvernementales prouvent enfin leur utilité en envisageant les mesures nécessaires pour la protection des chrétiens.