Carte bancaire pour les immigrés : Macron va-t-il perpétuer la gabegie ?

L’Office français de l’immigration et de l’intégration remet, depuis le 1er mars 2016, une carte de retrait bancaire aux demandeurs d’asile. Un courrier accompagne la carte bancaire, développé comme il suit : « L’OFII vient de vous remettre une carte personnelle de retrait. Si, après étude de votre dossier, vous êtes effectivement éligible à l’Allocation de Demandeur d’Asile (ADA), tous les mois cette carte sera créditée du montant de l’allocation accordée. Le code secret de sécurité, nécessaire à l’utilisation de la carte dans un distributeur automatique de billets, vous a été remis ce jour dans une seconde enveloppe. Il vous sera demandé à chaque retrait. »

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Pour faciliter la vie des « migrants », le décret du 21 octobre 2015 relatif à l’ADA stipule que « L’allocation pour demandeur d’asile est versée mensuellement […] à terme échu, par alimentation d’une carte de retrait ». En 2016, 75 000 individus ou ménages ont touché l’ADA et 42 750 ont bénéficié de cette carte bleue sur mesure pour les migrants. Ce chiffre n’est pas destiné à baisser puisqu’au premier trimestre 2017, quelque 60 000 cartes ont été délivrées. Ce système est insidieux car au lieu de responsabiliser les immigrés, il laisse penser que « l’Etat providence » est une vache à lait que l’on peut traire sans mesure : en 2016, l’ADA coûtait 300 millions d’euros au contribuable français alors qu’elle devait être plafonnée à 150 millions d’euros. En décembre dernier, le sénateur, les Républicains, Roger Karoutchi avait dénoncé cet envol du budget : « la consommation 2016 de l’ADA se caractérise par un dépassement considérable de la dotation initiale ».

Alors que le député Jacques Bompard a alarmé les Français grâce à ses 50 fiches sur l’immigration, des dangers que comporte l’immigration non contrôlée, Emmanuel Macron dans son programme pour les élections présidentielles, déclarait « Le devoir de l’Europe est d’offrir l’asile à ceux qui sont persécutés et demandent sa protection. […] Dans ce contexte, la France doit prendre sa juste part dans l’accueil des réfugiés. Elle doit délivrer des titres à tous ceux dont elle juge qu’ils ont droit à l’asile sur son territoire. » La politique d’accueil massif du nouveau président laisse présager que le nombre de cartes bancaires proposées aux demandeurs d’asile ne va pas aller en diminuant. Le député Jacques Bompard s’en offusque et rappelle qu’au lieu de développer une politique d’assistanat déraisonnable, le président de la république devrait orienter ces dépenses pour venir en aide aux français de souche dont 2,5 millions touchent le Revenu sur la solidarité (RSA).