Blocus du 17 novembre : une colère légitime

En l’espace de dix mois, soit en moins d’une année, le prix du gasoil en France a augmenté de 15%. A cette allure, il est clairement admis que le prix du gasoil atteindra celui de l’essence en 2019. Ce sera là le cadeau de Macron et d’En Marche en guise d’étrennes.

En effet, au 1er janvier 2019, les taxes de l’Etat sur les carburants augmenteront de 6,5 centimes sur le diesel et de 2,9 centimes sur l’essence. Les économistes s’entendent même pour dire que cette hausse des taxes pour le seul gasoil coûtera 1,9 milliard aux Français !

Ajoutons à cette spoliation fiscale pilotée par l’Elysée, la suppression du taux réduit sur le gasoil non routier tel que le prévoit le projet de loi de finances pour 2019. Cette mesure représenterait un coût supplémentaire de 700 millions d’euros pour la seule activité des travaux publics sans oublier le monde agricole, déjà bien oublié et malmené, qui pâtirait immédiatement de ce qui est bien une hausse fiscale déguisée et un mépris total du monde agricole.

N’oublions pas non plus, que depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a créé 8 nouvelles taxes, qu’il a collecté 5 milliards d’euros supplémentaires, et qu’il a augmenté le montant du taux de C.S.G., pour une inflation attendue de 1,6%. Alors que Macron anticipait une croissance de 2%, nous devons sobrement nous contenter d’un taux de croissance de … 0,2%. Sans occulter l’indécent prélèvement à la source qui devrait coûter rien qu’à l’Etat près de 2 milliards d’euros. Le pire, c’est que le montant de toutes les taxes, impôts et autres cotisations dans notre pays atteint la somme faramineuse de 1.038 milliards d’euros, nous faisant les champions du monde toutes catégories confondues. Pourtant, parallèlement, les dépenses publiques se sont envolées représentant désormais 47,2% du P.I.B., l’Etat n’ayant réduit ses dépenses que de 3 milliards d’euros alors qu’il était prévu que son train de vie baisse de 21 milliards d’euros ces cinq dernières années

Le plus grave, c’est que ce pillage fiscal ne profite même pas à nos infrastructures, à nos équipements ou à notre politique de santé. Sur les 5 milliards d’euros collectés, 4 milliards sont d’ores et déjà réservés au seul accueil des migrants, lorsque 200 millions d’euros supplémentaires ont été consacrés en un an à la politique d’accueil des clandestins, somme pourtant supprimée du budget dépendance du ministère de la Santé alloué aux maisons de retraite.

Aussi le 17 novembre prochain, une grande mobilisation spontanée de Français exaspérés du racket fiscal comme de la préférence étrangère doit se mettre en place. J’y apporte tout mon soutien car il est grand temps de rappeler l’Elysée aux réalités du pays et de la France qui se lève tôt. Aussi il est nécessaire d’opposer à la volonté présidentielle la colère populaire, conséquence logique d’une désastreuse politique de trahison de l’intérêt national.