Aquarius : le naufrage français

Alors que le vent tourne partout en Europe et dans le monde, les gouvernants français continuent à s’entêter dans une politique d’accueil insensée et suicidaire au mépris du respect des frontières et du droit.

D’un côté le gouvernement italien prend la décision courageuse, sous la houlette de son nouveau ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini de refuser l’accès à ses ports du navire l’Aquarius, de l’autre, l’Espagne l’accueille une semaine après à Valence, et finalement la France se retrouve comme le terminus de plus de la moitié des clandestins présents à bord. C’est en tout cas la volonté affichée de plus de 300 d’entre eux de quitter l’Espagne au plus vite pour rejoindre la France, nouveau pays de cocagne de tous les déshérités du globe.

Heureusement, notre président jupitérien a géré la situation de main de maître : tout en critiquant vertement l’Italie, il a lui-même refusé que le fameux bateau accoste en Corse, avant d’envoyer services et secours en Espagne pour acheminer les clandestins jusque chez nous par esprit d’humanisme…

Quand l’absurde tient lieu de politique, il est difficile de trouver une cohérence dans les décisions de l’exécutif. Et pourtant j’en vois bien une, celle que j’ai toujours perçue dans les actes de tous les présidents de cette Cinquième république, l’esprit de trahison.

Compte tenu d’une opinion publique exaspérée par les réalités d’une invasion massive continue, le gouvernement Macron ne pouvait accepter que l’Aquarius vienne s’échouer sur les côtes corses, malgré les fanfaronnades de l’exécutif régional. Et « en même temps », son rôle de héraut du camp du Bien face à la méchante Italie l’oblige. C’est pourquoi Emmanuel Macron a annoncé que la France entendait recevoir la majeure partie de ces clandestins, ce au mépris des réels intérêts du pays et des conséquences d’une telle déclaration tonitruante qui ne manquera pas de motiver de futurs candidats à l’émigration.

La trahison est d’autant plus flagrante dans ce dossier qu’il est devenu de notoriété publique que l’Aquarius était financé de manière indirecte par la fondation de George Soros, le spéculateur international pro-migrants. Les ONG, à l’instar de SOS Méditerranée, ne secourent pas des embarcations en perdition, et ne sont pas elles-mêmes sans ressources comme les médias propagandistes ont voulu le faire accroire : la preuve en est que l’équipage et ses passagers ont pu tenir une semaine en mer en traversant toute la Méditerranée pour acheminer les centaines de migrants en Europe, seul et unique but de l’opération. Ces associations, complices directes des mafias et de ce qu’il faut bien appeler une traite humaine, affrètent de véritables ferries pour l’Europe. Cette ruée porte un nom : la colonisation de la France et de l’Europe. Et notre président est bien l’un des agents actifs et favorable à celle-ci.

Il faut donc dénoncer le chantage moral et la mise en scène grotesque dont les populations européennes sont les victimes perpétuelles. En outre il faut inlassablement apporter les preuves de cette trahison des élites contre les peuples : je ne vois pas où réside la philanthropie dans cet acheminement massif d’esclaves de substitution, ou alors il faut de ce pas honorer les armateurs de la traite négrière. En revanche, le patriotisme est bel et bien un humanisme de bon aloi, au sens où il ne vise qu’au bien commun des peuples.