Algérie : Macron creuse le sillon de la repentance à sens unique

La santé d’une Nation se jauge à l’amour que ses dirigeants lui portent. Plus ses gouverneurs l’encensent et la défendent, plus sa culture rayonne à l’étranger et donne au monde entier l’envie de la découvrir. Plus ses hommes politiques protègent les intérêts du peuple, et plus les citoyens sont fiers d’appartenir à ce pays. Il n’y a qu’à constater l’enthousiasme national et le patriotisme des Polonais, des Hongrois, des Tchèques comme des Italiens. Non seulement ils sont véhiculés par les habitants mais plus encore défendus par leurs gouvernements respectifs.

En France, seule la repentance historique a voix au chapitre. Depuis le douloureux non-sens historique de Jacques Chirac reconnaissant la responsabilité erronée et entièrement fausse de la France dans la rafle du Vél d’Hiv, ses successeurs se sont satisfaits de réécrire l’histoire à leur façon, afin qu’elle devienne un récit bien-pensant, humaniste, cosmopolite et a-national.

Lorsque François Hollande se précipitait pour reconnaître la défaite du 19 mars comme date officielle de la fin de la guerre d’Algérie, son poulain, Emmanuel Macron, fait de l’ancien compagnon de route du parti communiste et de l’organisation terroriste du Front de Libération National, Maurice Audin, un héros ayant pourfendu les méchants colonialistes français en Algérie. Le fait d’être allé visiter la veuve de Maurice Audin et d’avoir reconnu officiellement la responsabilité de l’Armée française dans une pratique, qui reste à prouver, de la torture en Algérie est purement révoltant. C’est tout simplement vouloir déifier nos ennemis d’hier comme d’aujourd’hui et faire de la France un éternel oppresseur. Or lorsque l’on constate que c’est la France qui a transformé ce qui n’était encore qu’un désert en un Etat, l’Algérie, l’histoire parle d’elle-même et ne peut volontairement placer la France dans le camp des vaincus ou des coupables.

Il faut que cesse immédiatement le culte voué aux traîtres et à ceux qui passent leur temps à fouler le drapeau français. Pour la survie de la France, il n’y a pas de place pour la repentance ni pour la haine de soi.

Je ne comprends pas après quelles chimères coure Emmanuel Macron. Toutefois, ce que je vois, c’est qu’il salit les Français qui ont versé leur sang pour que l’Algérie demeure française, ce qui était strictement conforme à la Constitution de la Vème République.