Donald Trump, l’empêcheur de tourner en rond du cirque médiatique

On connaissait le « Yes we can » de la campagne de Barack Obama, déjà bien désuet. On peut désormais vanter le « He did dit » de Donald Trump !

Chômage à son plus bas niveau historique depuis 20 ans, richesse nationale en forte croissance, rapatriement fiscal des grandes sociétés américaines, Corée du Nord à l’agressivité pacifiée, G7 remis à sa place, l’homme impressionne autant par sa méthode que par ses succès à l’occasion de ses bras de fer diplomatiques et économiques.

Que n’a-t-on entendu à son sujet pour tenter de le décrédibiliser et, à travers cette entreprise, de convaincre les électeurs de continuer de voter pour les favoris désignés et non pour les outsiders…

Pourtant, depuis deux ans, depuis sa candidature solitaire aux primaires jusqu’à son exercice du pouvoir à la Maison Blanche, Donald Trump s’amuse à faire mentir ses plus féroces détracteurs en remportant victoire sur victoire.

Lui, que la classe médiatique présente comme vulgaire, et qui l’est sans doute un peu ; lui, que les intellectuels de gôche conspuent comme raciste et mysogine, et qui n’est qu’un homme au franc parler et désinvolte vis-à-vis des tabous contemporains ; lui, que les Démocrates et le FBI ont accusé de trahison, et qui est sans doute l’un des présidents américains les plus patriotes ; lui, enfin, que les caricatures présentent comme fou et dilettante, et qui n’agit que selon la ligne qu’il a fixée et qu’il tient ferme.

Que reprochent-ils en vérité à Donald Trump ? D’avoir provoqué la défaite et l’humiliation d’Hillary Clinton et du camp du Bien ? Gagner loyalement les élections contre une femme est sans aucun doute du dernier sexisme et le reflet d’une conception archaïque de la démocratie.

Non, je pense que l’hyper-classe dirigeante reproche à Donald Trump son insoumission au prêt-à-penser, son bon sens, son amour du peuple américain… trois qualités en tous points opposées à la docilité, au fatalisme, et à l’internationalisme nécessaires à la bonne marche des intérêts mondialistes.

Je ne suis pas suffisamment au fait des questions géopolitiques épineuses, du jeu subtil des grandes puissances, pour juger de la pertinence de la politique internationale du président américain, et je m’en garde bien.

En revanche, je vois que Donald Trump crédibilise profondément la volonté et la parole politique face aux administrations mondialisées. Le G7 au Canada en fut un merveilleux exemple.

Oh, je sais que le rouleau compresseur médiatique ne cesse de vous dire l’inverse et de vous le présenter comme un pitre qui ridiculise la haute fonction qu’il occupe. Et pourtant… et pourtant… à l’épreuve, je me demande bien qui sont les pitres dans cette histoire.

Même l’usage compulsif de Twitter est intéressant, car le président en conservant son compte personnel a gardé un lien avec le peuple et ses électeurs que personne ne peut lui retirer ou tronquer : il peut parler sans le filtre des commentateurs et des experts, dire la vérité qu’il voit et qu’il sent au grand dam de ses interlocuteurs. Il rétablit ainsi une proximité essentielle à la démocratie au moment même où l’oligarchie mondialisée cherche à se séparer totalement du peuple et de ses intérêts. Par là même, Donald Trump accomplit un double acte de courage : il s’expose en permanence à la sanction de ses électeurs et de l’opinion publique, et il affronte ouvertement les puissants du moment en leur rappelant la primauté du politique.

Je ne veux pas me faire le promoteur aveugle de Donald Trump. Il n’y a aucun bénéfice à cela, et jamais je ne confondrai mon pays aux intérêts d’une puissance étrangère, même intellectuellement. Je constate juste avec amusement que la boussole médiatique a l’avantage de toujours indiquer le bon sens à l’opposé de son pôle magnétique, et qu’il est encore possible de parler de volonté politique à l’heure du nouvel ordre mondial.