Le coup d’Etat de la technocratie contre le peuple italien

Dans notre histoire commune, Athènes et Rome passent pour être les mères des fondements de notre démocratie moderne. C’est un modèle qui fut admiré et chanté au XVIIIè siècle, Montesquieu y voyant la définition de la vertu même.

Tout le paradoxe c’est que ce qui reste de cet exemple de démocratie occidentale est désormais malmené, sacrifié et détruit sur l’autel de la technocratie et de la bien-pensance. Le pire, c’est que cela se déroule chez la mère patrie, à Rome.

En mars dernier, 69% des suffrages italiens condamnaient sans ambages le système politique en place, en faisant confiance à des coalitions politiques atypiques. Les deux grands vainqueurs du scrutin étaient le Mouvement 5 Etoiles de Luigi Di Maio et la Ligue du Nord de Matteo Salvini. Les Italiens ont donc clairement exprimé leur souhait d’en finir avec les partis de gouvernement de gauche comme de droite qui se succédaient depuis des années, et dont la principale préoccupation restait de s’aligner scrupuleusement sur le diktat bruxellois. Au nom du système, l’électeur italien s’est vu administrer durant des années une politique économique bruxelloise prônant l’austérité à tout va, avec en contrepartie des augmentations d’impôts et le rabotage des salaires comme des retraites. L’argument brandi : l’avenir de l’Europe. Au nom de la sacro-sainte bien-pensance, les Italiens ont dû accepter l’arrivée d’un million de clandestins sur leurs côtes en l’espace de 20 ans, avec toutes les conséquences sociales et identitaires inhérentes. L’argument choisi : l’Europe terre d’accueil.

Il était donc tout à fait légitime que 7 Italiens sur 10 se prononcent massivement pour des partis osant se dresser contre le système et voulant défendre leur souveraineté. Clairement, l’Italie disait son choix de ne pas être la vassale de l’Europe. On retrouvait là tout l’esprit italien du 12è siècle qui avait sévi contre la féodalité d’antan, synonyme de confiscation des libertés.

Toutefois, Bruxelles n’est démocrate que lorsque cela l’arrange. Peu importe le traité de Copenhague de 1993 faisant du respect de la démocratie la condition sine qua non pour adhérer à l’U.E., Bruxelles et ses sbires europhiles ont décidé que le nouveau gouvernement italien n’était pas légitime et qu’il n’avait pas lieu d’exister, leur objectif premier restant de « préserver l’épargne des ménages ». Bruxelles s’assoit sans aucune difficulté sur la volonté populaire de 69% d’Italiens … et le président de la République italienne, notable sans légitimité démocratique, suit et avalise en refusant la formation d’un gouvernement anti-système directement issu de la légitimité populaire.

Ce jour du 27 mai fera date dans l’Histoire. Ce sera celle du reniement populaire et du triomphe d’une philosophie du prêt-à-penser qui prétend contrôler le monde. Cela signifie que le modèle politique que prépare l’Europe est celui de la dénonciation des Etats-Nations, considérés comme de simples supplétifs d’un système mondialisé souhaitant éradiquer nos frontières, nos cultures propres et nos particularités. Quant au vote, il n’est qu’un artifice devant acter du modèle mondialiste qui nous est imposé. Et si le peuple est contre, il n’a plus qu’à se taire.

Alors que l’Europe s’était fondée sur le souhait de préserver, au nom de la paix, notre civilisation occidentale commune, les eurocrates semblent préparer volontairement une guerre civile où le peuple européen aurait toutes les raisons de se battre pour le retour du bon sens, du bien commun et la préservation de son identité. Et surtout que l’on respecte son choix.

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