« Cachez ce saint que je ne saurais voir » : la mairie d’Avignon débaptise ses écoles

Le politiquement correct a encore frappé ! L’histoire pourrait sembler anecdotique. Elle est en vérité très révélatrice d’une volonté politique qui entend nier l’histoire et l’héritage du christianisme en Avignon, un non-sens absolu pour la cité des Papes.

Le quotidien Vaucluse matin rapporte ainsi le grand chambardement que s’apprête à réaliser la municipalité d’Avignon en renommant notamment les établissements scolaires. Dans le viseur des adjoints de Cécile Helle (PS) figurent en bonne place les bâtiments municipaux qui portent un nom de Saint, telles les écoles Saint-Roch, Saint-Jean ou encore Sainte-Catherine…. Pour briser cette homogénéité un peu trop flagrante, l’école Thiers sera sans doute aussi débaptisée pour être renommée en l’honneur de Simone Veil, mais ce ne sont encore que des rumeurs pour le moment.

Quelles sont les justifications avancées pour légitimer cette bizarrerie subite ? « Le maire ne veut plus d’école qui ont des noms de rue… » C’est un peu court comme alibi, mais heureusement les élus sont plus explicites. Ainsi l’adjointe Nathalie Gaillardet avoue son ignorance et sa motivation politique dans la foulée : « qui sait qui est Saint Roch ? C’est un saint, est-ce que ça représente encore quelque chose par rapport à ce quartier multiculturel ? Est-ce que ça a sa place dans une école laïque ? » Voilà qui a le mérite de la clarté. Et si jamais vous doutiez encore, l’adjoint Kader Belhadj confirme de son côté le changement de nom de l’école Saint-Jean dans les quartiers Est. Bref, Cécile Helle entend adapter sa ville aux nouveaux impératifs multiculturels, comptant par là-même flatter l’électorat des quartiers, lequel n’en demandait sûrement pas autant.

Le vieux projet de déchristianisation sous couvert de laïcisme est toujours fécond. Ce qui hier s’apparentait à une bataille idéologique est aujourd’hui le reflet d’un désert culturel : imagine-t-on Jules Ferry demander « qui sait qui est Saint Roch ? »… Cette ignorance crasse couverte du vernis politiquement correct fait à terme le lit de l’Islam qui n’a même plus à combattre pour s’imposer, car chacun sait bien que l’adjectif « multiculturel » n’est qu’une couverture pudique pour parler ici des populations musulmanes. Niant des siècles d’histoire, la municipalité avignonnaise s’engage dans la voie dangereuse d’une politique clientéliste à court terme qui n’aura d’autres effets que de semer le trouble et les divisions. Déjà la majorité se déchire sur les nouveaux noms à trouver… Puisque l’histoire semble les encombrer, nous conseillons aux élus d’Avignon de choisir la rationalité soviétique pour éviter les polémiques en donnant un simple numéro à leurs écoles.